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Séville, au sommet de la Giralda

Pourquoi visiter la tour de la Giralda à Séville ?

Un symbole architectural

La Giralda est l’ancien minaret de la grande mosquée almohade du XIIe siècle, intégré à la cathédrale chrétienne après la Reconquête. Cette synthèse unique d’architecture islamique (sa base carrée et sa décoration en sebka) et d’ajouts Renaissance (le campanile et la statue de la Foi au sommet) incarne le dialogue historique entre les civilisations qui ont façonné l’Andalousie. Elle représente ainsi, physiquement et symboliquement, la continuité et la transformation des pouvoirs religieux à Séville.

Une ascension unique

Contrairement aux tours médiévales classiques, la Giralda se gravit par une série de trente-cinq rampes douces, conçues à l’origine pour que les gardiens puissent la monter à cheval. Cette ascension accessible mène à une plateforme d’observation située à près de cent mètres de hauteur. De là, le visiteur découvre une vue à 360 degrés, englobant toute la ville, les toits de la cathédrale, les patios du quartier de Santa Cruz et, au loin, les méandres du Guadalquivir.

Une perspective exceptionnelle

Du sommet, on saisit parfaitement l’organisation historique de Séville : l’enceinte de l’Alcazar, l’ancien quartier juif, les traces de la muraille arabe et l’expansion moderne. Cette vue permet de comprendre la géographie sacrée de la ville, avec la Giralda comme point focal visible de presque partout. C’est une leçon d’urbanisme et d’histoire à ciel ouvert, offrant un point de repère concret sur les évolutions de la cité.

Un élément de l’identité  sévillane

La Giralda est bien plus qu’un monument ; elle est le cœur battant de l’identité sévillane. Sa silhouette est omniprésente dans l’art, la littérature et l’imaginaire local. La statue du Giraldillo, qui couronne la tour et sert de girouette, est un emblème de la ville. Visiter la Giralda, c’est donc toucher à l’âme même de Séville, comprendre sa fierté et partager le point de vue depuis lequel la ville se contemple et se célèbre depuis des siècles.

Comment visiter la tour de la Giralda à Séville ?

Accès et localisation

La Giralda est intégrée au complexe de la cathédrale de Séville, située sur l’Avenida de la Constitución, dans le cœur historique de la ville. L’entrée s’effectue par la même porte que celle de la cathédrale, généralement la Puerta del Príncipe. Les transports en commun desservant le site incluent plusieurs lignes de bus urbains, la ligne 1 du tramway (arrêt Archivo de Indias), et le métro (ligne 1, arrêt Puerta de Jerez). La position centrale rend la tour également facilement accessible à pied depuis la plupart des points d’intérêt du centre.

Horaires d’ouverture et tarification :

Les horaires de visite de la Giralda sont inclus dans ceux de la cathédrale. Elle est ouverte du lundi au samedi de 10h45 à 18h00, et le dimanche de 14h30 à 18h30, avec la dernière entrée une heure avant la fermeture. Il est impératif de vérifier les horaires officiels avant la visite, car ils peuvent varier lors des fêtes religieuses ou des événements spéciaux. L’accès à la tour est inclus dans le billet d’entrée de la cathédrale, dont le tarif plein est d’environ 12 euros. Ce billet unique permet également de visiter la cathédrale, le Patio de los Naranjos et l’église du Salvador.

L’ascension :

L’ascension s’effectue par une série de trente-cinq rampes larges et peu inclinées, conçues à l’origine pour les cavaliers. Cette montée, d’environ quinze à vingt minutes sans escaliers, est physiquement accessible à la plupart des visiteurs. Le parcours est agrémenté de fenêtres offrant des vues progressives sur la ville. Au sommet, une plateforme protégée par des grilles dévoile un panorama circulaire exceptionnel sur Séville. La descente se fait par le même chemin.

Conseils pratiques :

Pour éviter les files d’attente, souvent très longues, il est conseillé d’acheter son billet en ligne à l’avance sur le site officiel de la cathédrale. La meilleure période pour profiter de la vue est le matin à l’ouverture ou en fin d’après-midi, lorsque la lumière est plus douce et les foules moins denses. 

Séville, au sommet de la Giralda

Dimanche 23 novembre. Ce petit tour dans la cour des orangers m’a quelque peu refroidi… Le ciel s’est assombri depuis que j’ai passé les portes de la cathédrale. Dommage, je ne pourrai pas profiter à plein du panorama depuis le sommet de la Giralda. Car il s’agit bien maintenant de grimper tout là-haut…
La Giralda, c’est 97,50 m de haut. Une tour qui était autrefois le minaret de la grande mosquée de Séville. Les catholiques ont eu beau transformer son sommet en clocher baroque, il n’en reste pas moins les arabesques et l’élégance des grandes constructions musulmanes du XIIe s.
La vérité, c’est que cette tour se voulait être la réplique des minarets de Marrakech et de Rabat, au Maroc, deux autres constructions datant de la domination des Almohades. Bon, tant pis pour le mauvais temps… Je reviendrai demain matin faire d’autres clichés ensoleillés.

Pour grimper au sommet de la Giralda, nul besoin de s’essouffler à monter les escaliers. Les étages se comptent par degrés et se franchissent grâce à un ingénieux système de plan incliné. L’idée, c’était d’économiser le souffle du muezzin chargé d’appeler les croyants à la prière ! Il n’avait qu’à se rendre au sommet de la Giralda… à cheval ! Un système qui me fait penser aussitôt à ce que j’avais vu au château de Prague.
Une chose est sûre, la montée n’en est que plus facile et chacun y va à son rythme pour se retrouver tout là-haut. La Giralda offre un panorama incroyable sur Séville la blanche. Dommage que le ciel bleu se soit refermé… Une occasion d’y revenir un jour d’été !

Bon, avant de repartir, il ne faut pas oublier de lever la tête pour admirer les cloches de la Giralda.

Et bien, pour une première journée, ce fut une journée bien remplie. Un petit tour encore le long du Guadalquivir pour anticiper les visites de demain, puis je file devant les arènes, et retourne en centre-ville. La pluie me cueille sur le chemin du retour. Ok, petite halte improvisée dans un bar à tapas proche de la cathédrale. Vins délicieux et petites douceurs. Dans mon dos, des têtes de taureaux lancent leurs regards vides vers le comptoir.

Des jambons pendent tranquillement au plafond. Oui, on est bien en Espagne !

Retour à l’hôtel Don Pedro. Une bonne douche et une bonne soirée de détente au programme. C’est aussi ça, les vacances ! Et brusquement le drame… Merde ! Fausse manip. J’efface toutes les photos prises depuis mon arrivée, samedi soir ! Arghhhh… Ok, pas de panique. Voyons voir s’il existe des logiciels de récupération. Normalement, oui. Bref, on verra tout ça à mon retour en France. En attendant, repos.

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