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Grenade, les bains arabes avant de quitter l’Andalousie

Pourquoi visiter les bains arabes à Grenade ?

Un héritage architectural et culturel d’Al-Andalus

Les bains arabes (hamman) de Grenade sont un témoignage direct de la culture de l’eau et des pratiques sociales raffinées de la période nasride (XIIIe-XVe siècles). Leur architecture, avec ses voûtes percées d’étoiles laissant filtrer une lumière tamisée, ses colonnes et ses bassins, illustre le savoir-finge ingénieur et l’esthétique islamique. Ils rappellent l’importance de la purification et du bien-être dans la vie quotidienne et spirituelle de l’époque.

Une expérience sensorielle

Visiter un hammam aujourd’hui, c’est vivre une expérience sensorielle héritée de cette tradition. Le parcours alternant des salles à différentes températures (chaud, tiède, froid), les massages aux huiles essentielles et l’ambiance de quiétude offrent une pause régénérante. C’est une immersion dans un rituel de détente qui apaise le corps et l’esprit, particulièrement appréciable après une journée de visites dans la ville.

Un lieu de convergence historique entre les cultures

Les bains arabes de Grenade ne sont pas seulement des monuments historiques ; certains, comme le Bañuelo du XIe siècle (dans l’Albaicín), sont parmi les plus anciens et les mieux conservés d’Espagne. Ils illustrent la persistance de cette tradition à travers les siècles, y compris après la Reconquête, où certains ont continué à fonctionner. Ils symbolisent ainsi le dialogue et la superposition des cultures islamique et chrétienne.

Une porte d’entrée vers la Grenade authentique

Au-delà des grands monuments, fréquenter un hammam moderne ou visiter les vestiges du Bañuelo permet de toucher à une dimension plus intime de la vie à Grenade. C’est une pratique qui relie le passé au présent, et qui invite à un moment de recueillement. Pour le voyageur, c’est l’occasion de comprendre l’héritage vivant d’Al-Andalus à travers une expérience personnelle et apaisante.

Comment visiter les bains arabes à Grenade ?

Localisation et accès aux bains historiques

Les bains arabes historiques les plus célèbres, comme le Bañuelo (XIe siècle), sont situés dans l’Albaicín, au début de la Carrera del Darro. Les bains modernes, ou hammams, proposant des soins, se trouvent principalement dans le centre historique, comme le Hammam Al Ándalus près de la cathédrale. Ces sites sont accessibles à pied depuis les quartiers centraux. Pour le Bañuelo, la marche est nécessaire dans les ruelles de l’Albaicín ; pour les hammams modernes, une réservation est presque toujours obligatoire.

Horaires d’ouverture et tarification variable

Le Bañuelo, géré par le patrimoine national, est généralement ouvert du mardi au samedi (souvent de 10h à 14h), avec un droit d’entrée symbolique (environ 5 €). Les hammams modernes fonctionnent sur réservation avec des créneaux étendus, souvent de 10h à minuit. Leurs tarifs varient selon la formule choisie (simple accès aux bains, avec gommage ou massage), débutant autour de 30 à 40 € pour une session d’environ 1h30. Les horaires et disponibilités doivent être vérifiés et réservés à l’avance, surtout le weekend.

Organisation de la visite et expérience proposée

La visite du Bañuelo est culturelle et dure environ 30 minutes ; il s’agit d’admirer l’architecture des salles et de comprendre le fonctionnement des bains médiévaux. Pour les hammams modernes, l’expérience est immersive : après s’être changé, on suit un parcours dans des salles à températures différentes (chaud, tiède, froid), avec possibilité de pauses thé et relaxation. Le respect du silence et des autres baigneurs est une règle commune à ces établissements.

Conseils pratiques :

Pour les hammams modernes, réservez plusieurs jours à l’avance, particulièrement en haute saison. Apportez votre maillot de bain (obligatoire, parfois fourni à la location), et laissez vos objets de valeur au vestiaire. Il est déconseillé de visiter l’estomac plein ou complètement vide. 

Grenade, les bains arabes avant de quitter l'Andalousie

Jeudi 27 et vendredi 28 novembre. Après cette belle promenade dans le Sacromonte, il s’agit maintenant de passer entre les gouttes ! La pluie s’est de nouveau invitée à la fête. Pas question de tergiverser pour trouver un endroit où manger. Petit coup d’œil sur le Routard : Azafran. Bingo ! Vue imprenable sur l’Alhambra depuis les tables collées à la terrasse. Cuisine fine, légère, mais copieuse. Le tout pour un prix tout aussi léger. Que demander de mieux ?
Ok, après m’être rempli l’estomac (ça a l’air d’aller un peu mieux ce midi), je décide de remonter le paseo de los Tristes et le Darro, puis de m’arrêter un instant au Bañuelo. Bon, autant le dire tout de suite, rien à voir avec les bains du calife de Cordoue ! On traverse une courette fleurie, puis les salles s’enchaînent. Belles arcades et voûtes percées d’étoiles pour réceptionner la lumière du jour. Colonnes et chapiteaux. Certes l’endroit devait être idéal pour faire trempette, mais ces bains arabes ont un goût de déjà vu.

Cette fois-ci, il s’agit bien de la fin du voyage. Je passe encore un moment à traîner dans les rues de Grenade, puis je retourne à l’hôtel. Mes maux de ventre reprennent de plus belle. Cloué au lit. Télévision et bain pour me soulager. Ce soir, je retourne au Mentidero. C’est con, mais seule la nourriture parvient à me calmer. Je ne veux rien dire, mais ça sent l’ulcère à plein nez. Ok, n’y pensons plus.

Après quelques bonnes tapas prises sur les tables montantes du bar (délicieux plats de légumes grillés à l’huile d’olive !), je retourne dans Grenade taper quelques clichés de nuit. Bon, ce n’était pas Sumatra, mais depuis le temps que je me disais que je ferais bien un tour en Andalousie.

Dernière nuit épouvantable. Vivement que je rentre en France choper un rendez-vous chez le toubib… Matinée tranquille passée dans le hall de l’hôtel, puis dernières petites tapas prises au hasard dans un des bars du quartier des restaurants. Une fois encore délicieux. J’attrape enfin un taxi, direction l’aéroport de Grenade. Correspondance prise sur le fil à Madrid. Décidément ! Une heure plus tard, je suis enfin à Paris. Titine ne fait pas des siennes pour redémarrer. Ce soir, je serai au lit de bonne heure.

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