Pourquoi emprunter la route de Volcans ?
Une traversée spectaculaire de l’Allée des Volcans
La route des Volcans (Avenida de los Volcanes) suit la colonne vertébrale des Andes équatoriennes, offrant un parcours unique le long d’un alignement de sommets majestueux. Ce corridor, décrit par l’explorateur Alexander von Humboldt, dévoile une succession de géants enneigés comme le Cotopaxi, le Chimborazo ou le Cayambe, qui se dressent à proximité de la route. C’est une immersion géographique exceptionnelle au cœur d’un des paysages les plus dramatiques et emblématiques de la cordillère des Andes.
Un accès privilégié à des écosystèmes andins variés
Emprunter cette route permet de traverser rapidement une mosaïque d’écosystèmes, des vallées fertiles et peuplées aux páramos ventés et aux forêts d’altitude. Chaque arrêt ou détour offre une expérience distincte : observer la faune adaptée à l’altitude, comme le condor ou le renard des Andes, découvrir des villages indigènes aux marchés colorés, ou visiter des parcs nationaux protégés. C’est une leçon de géographie et d’écologie à ciel ouvert.
Une plongée dans la culture et l’histoire andines
Cette artère historique relie des communautés et des villes au riche patrimoine colonial et précolombien, telles que Latacunga, Ambato ou Riobamba. Elle permet de s’immerger dans la vie rurale des hauts plateaux, de comprendre le lien sacré qui unit les populations locales aux montagnes, et de visiter des haciendas historiques qui racontent l’époque coloniale. Le voyage devient ainsi une quête culturelle autant que panoramique.
Une aventure pour tous les voyageurs
Que l’on soit randonneur aguerri partant gravir un sommet, amateur de paysages recherchant le cliché parfait, ou voyageur culturel en quête d’authenticité, la route des Volcans se prête à toutes les envies. Sa proximité avec Quito et sa bonne infrastructure routière la rendent accessible, tandis que ses nombreux chemins de traverse invitent à l’exploration la plus aventureuse. C’est l’itinéraire terrestre quintessentiel pour saisir l’âme et la grandeur de la Sierra équatorienne.
Comment emprunter la route des Volcans ?
Itinéraire et points de départ principaux
La Route des Volcans s’étend principalement le long de la Panaméricaine (E35), au sud de Quito, traversant la vallée interandine jusqu’à Riobamba ou Cuenca. Le point de départ classique est Quito. L’itinéraire passe par des sites majeurs comme le volcan Cotopaxi, la ville de Latacunga, le volcan Chimborazo près de Riobamba, et les thermes de Baños à l’est. Une voiture de location, un tour organisé ou les bus interprovinciaux sont les moyens les plus courants pour l’emprunter.
Transports : bus, location ou tours organisés
Le moyen le plus économique est le réseau de bus interprovinciaux. Depuis le terminal terrestre de Quitumbe à Quito, des bus fréquents desservent Latacunga (1h30, ~2$), Ambato (2h, ~3$) et Riobamba (3h, ~4$). Pour une liberté totale, la location de voiture (à Quito) est idéale, mais exige une bonne expérience de conduite en montagne. De nombreux tours guidés (à la journée ou sur plusieurs jours) couvrent également les points d’intérêt, avec des prix variables (50$ à 150$+ par jour).
Accès aux sites naturels et horaires clés
L’accès aux parcs nationaux (comme le Cotopaxi) est généralement gratuit, mais l’entrée à certaines zones ou l’utilisation de sentiers peut requérir un guide agréé (à réserver à l’avance ou sur place). Les centres d’accueil des parcs sont ouverts de 8h à 16h environ. Les routes d’accès aux refuges de haute montagne (comme le Chimborazo ou le Cotopaxi) peuvent être en terre et exiger un véhicule 4×4. Vérifiez toujours les conditions météo et l’activité volcanique avant de partir.
Conseils pratiques :
Prévoyez au moins 3 à 5 jours pour explorer les étapes majeures sans précipitation. L’altitude varie entre 2 500 et 4 000 mètres : acclimatez-vous à Quito avant, hydratez-vous et prévoyez des vêtements chauds. Réservez votre hébergement à l’avance (hôtels, haciendas ou auberges). Pour les budgets serrés, privilégiez les bus et les hébergements économiques ; pour le confort, optez pour les tours privés ou la location d’un 4×4 avec chauffeur. Enfin, gardez de la flexibilité car la météo andine peut modifier les plans.
Les pintores, sur la route du Quilotoa
Samedi 23 juin. Après cette débauche d’énergie pour assister à la fête du village, on quitte péniblement Zumbahua, encombré de voitures, de camions et de chevaux. Les cantonniers du village balayent les rues avec des branches d’arbres. 100 % écologiques. L’Amérique du Sud a beaucoup à nous apprendre. On s’éloigne enfin du village. On croise en chemin un alpaga.
Un événement plutôt rare car, contrairement au Pérou voisin, lamas et alpagas sont plutôt rares à brouter les herbes andines. Quant aux vigognes, à la laine tant recherchée, elles n’ont été réintroduites que dans les années 90 sur les pentes du volcan Chimborazo.
On profite donc de la vue de ce bel alpaga. Ce sera le seul que nous croiserons sur notre route pendant tout notre voyage en Équateur.
Derrière l’animal, les contreforts de la Sierra s’étalent jusqu’à perte de vue.
À deux pas de Zumbahua, on fait un arrêt pour admirer les toiles d’un peintre local dont la réputation commence à dépasser les frontières de la Sierra. Ses toiles ont notamment été exposées à Quito. Hélas, trop chères pour ma bourse de voyage.
L’homme n’a pas été dépassé par son succès. Il vit toujours dans son petit atelier dressé au bord de la route où les touristes profitent d’acheter quelques bouteilles d’eau et des provisions en prévision de la descente du Quilotoa pour admirer ses toiles.
La simplicité de ses toiles, qui mêlent à la fois les traditions, la légende indienne, la mythologie et la vie quotidienne, est désarmante.
Par la qualité de sa peinture, son style unique et son engagement, on comprend rapidement pourquoi ses toiles connaissent un tel succès.
C’est avec quelques regrets que l’on reprend la route. Une vingtaine de kilomètres seulement nous séparent de la laguna du Quilotoa.
À la sortie de Zumbahua, impossible de manquer la montagne sacrée qui domine le village. Son sommet est vénéré depuis des centaines d’années par les indiens Quechuas.