Bhaktapur, la place Taumadhi et ses grands temples
Vendredi 10 novembre. Après une petite pause bien méritée dans notre petit café sympa, direction la place Taumadhi. Ma préférée à Bhaktapur. Mais avant de visiter les temples (ou plutôt de grimper à leur sommet !), on fait un petit tour dans les rues alentour pour prendre le pouls de la ville.
Ici, comme partout au Népal, il existe mille et un petits métiers. En général, les artisans d’un même corps de métiers sont rassemblés entre eux, comme ici, les sculpteurs sur bois.
Un peu plus loin, on se mêle à la foule. De jeunes lycéennes nous croisent en nous lançant des sourires. « Namaste ! Namaste ! » Un vrai bonheur.
Plus loin, ce sont des pères de famille qui sont rassemblés pour discuter ensemble et faire la lecture des journaux. On rit, on se charrie, et on se prête gentiment aux photos. Quels gens charmants.
Sur un mur d’un temple, j’en profite pour admirer quelques scènes mythologiques. Hommes à tête de cheval et d’éléphant jouent de la flûte.
Plus loin, c’est un couturier qui travaille à la confection d’une chemise. Machine à couture d’un autre temps… Qui trône chez nous, européens, en mode décoration intérieure.
Dans les rues autour de la place, c’est un ballet continu de gens, d’enfants et de familles, le tout dans un décor de carte postale : puits ancestraux, temples, pagodes, stupas, statues… Sans oublier les commerçants de rue qui nous sourient si gentiment.
À force de tourner autour du pot, on finit par enfin arriver sur la place Taumadhi. Pour moi, la plus belle que j’ai pu voir au Népal. Deux temples se dressent là : Bhairav et le Nyatapola. C’est celui-ci que nous allons grimper.
Un escalier massif d’une blancheur immaculée, encadré par deux immenses lutteurs malla, permet d’accéder à la terrasse du temple.
Au sommet du temple, un petit garçon insiste pour que je le prenne en photo, ce que je m’empresse de faire ! Du coup, le petit me suivra partout en me réclamant quelques roupies. Ici comme en Inde, il ne faut surtout pas donner d’argent aux enfants… C’est le meilleur moyen de faire d’eux des mendiants jusqu’à la fin de leurs jours.
Le temple de Nyatapola est connu pour être le plus haut de tout le Népal. Depuis son sommet, on a une vue panoramique sur toute la place Taumadhi. En observant les façades, on distingue clairement les étais qui soutiennent toutes les maisons de la place. Le tremblement de terre de 2015 est encore dans toutes les têtes.
Une petite photo-souvenir et je fais le tour de la terrasse centrale.
Construit en 1708, le temple de Nyatapola offre vraiment une vue exceptionnelle sur toute la place cernée de vieilles maisons newar, du nom des premiers peuples s’étant installé dans le pays. À gauche, le temple de Bhairava se dresse sur trois étages.
Griffons au premier plan. La vue depuis le sommet offre des perspectives fantastiques. Le temple de Nyatapola repose sur un socle à cinq niveaux flanqué à chacun de ses coins par quatre sanctuaires de Ganesh, le dieu éléphant.
Sa pagode à cinq toits superposés culmine à plus de 30 m de haut et dépasse tous les autres édifices de la ville. Selon la légende, ce serait pour faire concurrence au temple de Talaju, à Katmandou, que le roi malla le fit construire en 1703.
On a bien le droit de monter jusqu’à la terrasse du temple, mais nul ne peut y pénétrer, à l’exception du prêtre qui célèbre le culte en son honneur… Et selon les rites tantriques.
Les deux lutteurs malla qui gardent l’entrée du temple sont réputés pour être forts comme dix hommes ordinaires.
D’immenses statues d’une beauté insolente encadrent chaque volée de marches. Éléphants, lions, griffons mystiques à pattes de lion, guerriers et divinités tantriques gardiennes du temple.