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Bhaktapur, les rues et le temple Indrayani

Bhaktapur, les rues et le temple Indrayani

Vendredi 10 novembre. Avec la belle lumière de cette fin d’après-midi, impossible de résister à l’envie de revenir en arrière. Cette ville de Bhaktapur est réellement de toute beauté.

L’architecture et l’organisation de la ville révèlent tout l’art newar de la planification. Revenir sur mes pas pour retourner dans le quartier des potiers, c’est une fois encore admirer ce sens inouï de l’organisation newari : un quartier qui s’articule autour d’une place centrale avec un puits ou une source et des autels religieux attitrés à chaque corporation.

En un sens, ce quartier des potiers résume à lui seul l’architecture de la ville… Ici, tout est régi par les dieux.

À deux pas de là, je ne peux résister non plus à retourner admirer l’exceptionnelle place Taumadhi. Des piles de briques et de pierres rappellent encore le terrible séisme de 2015. Mais une armée de petites mains s’emploie chaque jour à en effacer les stigmates.

Une fois sur la place centrale, je ne peux que rester ébahi devant tant de beauté. Les deux temples de Nyatapola et de Bhairava se répondent dans le bel éclat de lumière du soleil couchant.

À cette heure-ci, la foule est moins dense pour grimper les marches du temple de Nyatapola. Les faces des lutteurs malla sont baignées d’une belle lumière blonde.

Du coup, je profite de cet instant pour demander à Pierre une petite photo-souvenir. Quel bonheur d’être ici.

Pour mes derniers pas dans les rues de Bhaktapur, j’ai envie de rendre hommage à toutes ces femmes si courageuses. Je les trouve tellement formidables, si souriantes et si accueillantes.

Et si travailleuses aussi. Comme toutes ces femmes au nord de la place Taumadhi qui profitent du soleil pour faire sécher la moisson de millet et la passer au tamis.

Plus loin dans la ville, ce sont les femmes qui portent les briques sur les différents chantiers de reconstruction de la ville. Combien pèsent ces hottes qu’elles supportent à la seule force de leur front et de leur dos ? Ici, cela ne semble choquer personne. Qui imaginerait une femme faire un tel travail en Europe ?

Le temps de remonter les flancs du temple de Dattatraya et d’admirer au passage drapeaux de prières, mantras et mandalas, et je retourne vers Durbar Square.

En chemin, des femmes me souhaitent la bienvenue et me sourient quand je veux les photographier. « Namaste ! Namaste ! » C’est un vrai bonheur d’être ici.

À deux pas du quartier des potiers, au détour d’une rue, je rencontre encore une femme occupée à tamiser la récolte de millet.

Je profite de la belle lumière du soir pour faire de beaux clichés. J’ai une chance inouïe.

Enfin, nous quittons le centre-ville de Bhaktapur. À la sortie de Durbar Square, à droite, se dresse le temple Indrayani flanqué de lutteurs mallas et d’éléphants.

Du temple vénéré par les adeptes de Ganesh, il ne reste que la terrasse et la rangée d’animaux qui encadrent l’escalier principal. La pagode a été soufflée par le tremblement de terre.

Il est tard. Il est grand temps de retourner prendre le bus du retour pour Katmandou. L’arrêt se trouve derrière le grand bassin de Siddha Pokhari, déjà mentionné au VIIe siècle par un voyageur chinois… C’est ici que l’on se poste pour attendre le bus, mais ces derniers sont véritablement bondés. Impossible de pénétrer à l’intérieur. Ok, on se rabat sur un taxi qui au bout d’une longue négociation finit par accepter de nous ramener à Thamal pour 600 roupies.

Enfin, après une grosse demi-heure de route, nous voici enfin revenus à notre point de départ. Ratna Park apparaît depuis le sommet du pont qui l’enjambe. Il est grand temps de regagner notre hôtel. Demain matin, nous devons prendre un avion à sept heures pour Lukla où commence notre trek pour l’Everest. L’aventure continue.

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