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Inde – Toutes mes astuces et conseils

Table des matières

Quel itinéraire ?

Inde – Rajasthan

1er jour – Arrivée à New Delhi – Visite de Old Delhi (Fort rouge – bazar de Chandni Chowk – Grande mosquée de Jama Masjid – Mausolée Humayun – Ruines de Qutb Minar; Nuit à New Delhi.

2e jour : Route pour Agra -Visite du Fort Rouge d’Agra – Visite du Baby Taj Mahal – jardins de Mehtab Bagh – Nuit à Agra. 

3e jour : Agra – Visite du Taj Mahal – Ancienne capitale de Fatehpur Sikri – Route pour Jaipur – Visite du Bharatpur National Park – réservoir de Abhaneri Baori – Nuit à Jaipur.

4e jour : Jaipur – Visite du palais des vents – Visite de l’Amber Palace – City Palace de Jaipur – Jantar Mantar et Water Palace. Nuit à Jaipur.

5e jour – Route pour Ajmer – Visite du grand mausolée musulman – Route pour Pushkar – Visite de la ville sainte – Visite des ghâts. Nuit à Ajmer.

6e jour – Retour à New Delhi – Nuit à New Delhi.

7e jour – Vol retour pour Paris.

Comment se rendre en Inde depuis la France et à quel prix ?

Le voyage en avion, seul moyen direct
Il n’existe pas de liaison terrestre ou maritime directe entre la France et l’Inde. Des vols directs relient Paris-Charles de Gaulle (CDG) à des villes comme Delhi (DEL) ou Mumbai (BOM) en environ 8 à 9 heures de vol. De nombreuses compagnies proposent également des vols avec escale, souvent via les hubs du Moyen-Orient (Dubaï, Doha, Abou Dabi) ou d’Europe, ce qui allonge la durée totale du voyage mais peut offrir des tarifs plus attractifs.

Les prix des billets d’avion
Les tarifs varient considérablement selon la période de l’année. En basse saison (généralement d’avril à septembre, hors vacances scolaires), il est possible de trouver des billets aller-retour entre 400 et 700 euros avec escale, parfois moins lors de promotions exceptionnelles. En haute saison (d’octobre à mars, correspondant à la saison sèche et festive en Inde, et incluant Noël et le Nouvel An), les prix montent généralement entre 700 et 1 200 euros, voire plus pour les réservations de dernière minute. Les vols directs sont souvent 100 à 300 euros plus chers que les vols avec escale.

Facteurs influençant le coût
La souplesse sur les dates de voyage et l’aéroport d’arrivée (Delhi, Mumbai, Bengaluru, etc.) permet de réaliser des économies. Réserver plusieurs mois à l’avance (idéalement 2 à 4 mois) est le meilleur moyen d’obtenir un bon prix. Utiliser des comparateurs de vols comme Skyscanner ou Google Flights facilite la recherche.

Formalités obligatoires
Outre le billet d’avion, un visa électronique (eVisa) est obligatoire pour les touristes français. Il s’obtient en ligne, coûte entre 25 et 80 euros selon la durée de validité (30 jours, 1 an, 5 ans) et est généralement délivré sous 72 heures. Il est recommandé de vérifier les vaccins conseillés (hépatite A, typhoïde, rage selon les conditions de voyage) et de souscrire une assurance voyage couvrant les frais médicaux et le rapatriement.

Budget global pour le transport
En résumé, prévoyez un budget minimal d’environ 600 euros (vol + visa) pour un voyage économique en basse saison, et plutôt 1 000 à 1 500 euros pour un voyage plus confortable ou en haute saison, auxquels il faudra ajouter le coût des transports intérieurs en Inde (trains, vols domestiques, etc.).

Pourquoi se déplacer en Inde en voiture avec chauffeur ?

Se déplacer en Inde en voiture avec chauffeur est la meilleure stratégie de voyage, la plus sûre, la plus confortable et la plus efficace. Pour ma part, pour préparer ce voyage, j’ai contacté de nombreux chauffeurs à travers différents blogs de voyages et je les ai mis en concurrence. C’est la meilleure façon de maîtriser les coûts et d’établir un plan de voyage au meilleur rapport qualité-prix.

Sécurité et adaptation au chaos routier
La conduite en Inde est notoirement chaotique, avec des règles souvent implicites, une circulation dense et des comportements imprévisibles (piétons, vaches, deux-roues, camions). Un chauffeur local expérimenté maîtrise parfaitement ce langage routier et anticipe les dangers. Il évite les zones risquées, gère les conflits potentiels et conduit de manière adaptée aux conditions, ce qui réduit considérablement le stress et les risques d’accident.

Gain de temps et efficacité logistique
Un chauffeur connaît les itinéraires, les raccourcis et les heures de pointe. Il peut s’adapter en temps réel aux embouteillages, aux fermetures de routes ou à vos envies de dernière minute. Il gère également le stationnement (souvent problématique) et les éventuels contrôles de police. Vous gagnez ainsi un temps précieux et évitez les erreurs de navigation dans un pays où la signalisation peut être limitée.

Confort et flexibilité maximale
Voyager avec un véhicule privé (généralement une berline climatisée ou un SUV) offre un sanctuaire de fraîcheur et de calme face à l’agitation extérieure. Vous pouvez faire des pauses à votre rythme, modifier votre itinéraire spontanément, et transporter vos bagages en toute sécurité. C’est particulièrement appréciable pour les trajets interurbains longs (ex. : Delhi-Agra, Udaipur-Jodhpur) ou pour explorer des régions rurales mal desservies.

Rôle de guide informel et facilitateur
Un bon chauffeur parle souvent anglais et sert de premier contact culturel. Il peut vous recommander des restaurants authentiques, vous alerter sur les arnaques courantes, faciliter les interactions locales (achats, négociations) et partager des anecdotes sur les régions traversées. Bien qu’il ne soit pas un guide officiel (pour les monuments, il faut engager un guide certifié), il apporte un contexte précieux.

Coût et organisation
La location d’une voiture avec chauffeur coûte généralement 50 à 100 € par jour, incluant le véhicule, le carburant, le salaire du chauffeur et ses frais. Cela peut être économique pour un groupe de 3-4 personnes. Il est recommandé de  prévoir un pourboire (environ 500-1000 roupies/jour) pour un service satisfaisant.

Quand est-ce indispensable ?

Pour les premiers visiteurs peu habitués aux conditions locales. Pour les circuits dans le Triangle d’Or (Delhi-Agra-Jaipur) ou au Rajasthan. Pour explorer des zones reculées (campagnes, montagnes) mal reliées. Pour les familles avec enfants ou les voyageurs avec des contraintes de temps.

Comment se déplacer en transport en commun en Inde ?

Le train reste la colonne vertébrale des déplacements longue distance. Pour voyager confortablement, il est essentiel de réserver vos billets plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance pour les lignes populaires, via le site officiel IRCTC ou des plateformes agréées. Privilégiez les classes climatisées (comme la 3AC ou la 2AC) pour les trajets de nuit, qui offrent un bon compromis entre confort et budget. Une fois en gare, soyez vigilant : vérifiez les écrans d’affichage pour confirmer le quai et l’heure de départ, car les changements de dernière minute ne sont pas rares. L’application “Where is my Train” peut s’avérer très utile pour suivre votre train en temps réel.

Pour les trajets régionaux ou vers des destinations non desservies par le rail, le réseau de bus, public et privé, prend le relais. Les bus publics sont très économiques mais peuvent être lents et surchargés. Pour plus de confort et de fiabilité, tournez-vous vers les services de bus privés climatisés, que vous pouvez réserver en ligne via des applications comme RedBus. Ils sont particulièrement recommandés pour les trajets de nuit entre villes touristiques.

Dans les grandes villes comme Delhi, Mumbai ou Bangalore, le métro est de loin le moyen le plus rapide et le plus fiable pour échapper aux embouteillages. Pour les derniers kilomètres, les auto-rickshaws (tuk-tuks) et les pousse-pousse cyclistes sont incontournables. La règle d’or est de toujours négocier le prix avant de monter ou d’exiger l’usage du compteur. Une alternative plus simple est d’utiliser les services de rickshaw proposés par les applications Uber et Ola, qui offrent une tarification fixe et évitent les négociations souvent éprouvantes.

Quel que soit votre choix, adoptez une attitude prudente. Gardez vos affaires personnelles très près de vous dans la foule et soyez sceptique face aux propositions d’aide non sollicitées dans les gares, qui peuvent cacher des arnaques. Enfin, intégrez une marge de temps conséquente dans votre planning, car les retards font partie de l’expérience. Pour un premier séjour, une combinaison entre le train pour les grandes étapes et les applications de VTC pour les déplacements urbains constitue souvent la formule la plus équilibrée, alliant authenticité, sécurité et efficacité relative.

Quelles sont les formalités pour voyager en Inde ?

Le passeport doit impérativement être valide au moins six mois après la date prévue d’entrée sur le territoire indien et comporter au minimum deux pages vierges face à face pour les tampons d’immigration.

L’obtention d’un visa est une étape incontournable pour les touristes français. Le système de visa électronique, ou eVisa, a grandement simplifié la procédure. Vous devez effectuer votre demande en ligne sur le portail officiel du gouvernement indien, en choisissant la catégorie adaptée à la durée de votre séjour parmi les options proposées, généralement 30 jours, un an ou cinq ans. Il est prudent de soumettre votre demande au moins quatre à sept jours ouvrables avant votre départ, sans dépasser cent vingt jours à l’avance. Le paiement des frais, variables selon la durée, se fait en ligne. Une fois approuvé, il est crucial d’imprimer une copie de l’autorisation électronique que vous présenterez, avec le passeport correspondant, aux services d’immigration à votre arrivée en Inde.

Comment respecter les règles de stationnement ?

Il est crucial d’éviter les zones où le stationnement est interdit pour des raisons de sécurité ou de commodité publique. Cela inclut les passages piétons, les trottoirs, les pistes cyclables, et les abords des intersections à moins de cinq mètres. Il est également interdit de se garer devant les entrées de garages, les bouches d’incendie, les arrêts de transport en commun et dans les zones de livraison réservées, sauf si vous y êtes autorisé.

Dans de nombreuses villes, un disque de stationnement est obligatoire pour les zones gratuites mais à durée limitée ; réglez-le sur votre heure d’arrivée. Dans les zones payantes, utilisez les horodateurs physiques ou, de plus en plus souvent, les applications mobiles officielles pour payer votre durée de stationnement directement depuis votre téléphone.

Les places de stationnement réservées aux véhicules électriques ne doivent être utilisées que pendant la durée de la recharge. Les places pour personnes à mobilité réduite exigent un badge valide visible. Dans les zones résidentielles, respectez les priorités des habitants, comme les emplacements réservés avec un permis de quartier.

Un stationnement dit “gênant” peut conduire à une mise en fourrière immédiate, entraînant des frais de remorquage et de stockage à votre charge. Lors d’un arrêt d’urgence, utilisez vos warnings et, si nécessaire, placez un triangle de pré-signalisation. Enfin, renseignez-vous sur les règles locales, car elles peuvent varier d’une commune à l’autre. Dans les parkings souterrains, vérifiez toujours la hauteur maximale autorisée et les tarifs.

Comment louer une voiture en Inde ? Et à quel prix ?

Louer une voiture en Inde (avec chauffeur) est une pratique courante et recommandée pour les voyageurs, car la conduite autonome peut être très éprouvante. 

Location avec chauffeur : l’option la plus courante et sécurisante
C’est la formule privilégiée par la plupart des touristes. L’agence fournit une voiture (souvent une berline type Toyota Etios ou un SUV type Innova) avec un chauffeur expérimenté. Les avantages sont nombreux : le chauffeur connaît les routes, gère le stress de la conduite locale, sert parfois de guide informel et peut vous accompagner sur plusieurs jours, avec ses frais d’hébergement et de nourriture inclus dans le forfait.

Prix pour une voiture avec chauffeur
Les tarifs varient selon le type de véhicule, la région et la durée.

Berline standard (ex. : Toyota Etios) : 1 800 à 2 500 INR par jour (≈ 20 à 28 €).

SUV confortable (ex. : Toyota Innova) : 2 500 à 4 000 INR par jour (≈ 28 à 45 €).

Voiture premium (Mercedes, BMW) : 6 000 INR et plus par jour (≈ 68 € et plus).

Ce prix inclut généralement le chauffeur, le carburant, l’assurance et les frais de péage. Le logement et les repas du chauffeur sont souvent à la charge du client (compter 500-800 INR/jour). Un pourboire est apprécié en fin de service (environ 300-500 INR/jour).

Location sans chauffeur (self-drive) : pour les conducteurs aguerris
Quelques agences internationales (Avis, Hertz) et locales (Zoomcar, Revv) proposent des locations sans chauffeur. Cette option est déconseillée aux nouveaux visiteurs en raison de la conduite très chaotique, des règles de priorité implicites et des conditions routières souvent difficiles.

Voyager en bus en Inde, une bonne solution alternative ?

Cette option est particulièrement adaptée pour les trajets régionaux, les liaisons entre villes moyennes ou les destinations moins accessibles par le train.

Les bus sont omniprésents et desservent même les villages les plus reculés. Pour les longs trajets, les bus privés climatisés (souvent appelés “Volvo buses”) offrent un confort correct avec des sièges inclinables, et sont bien plus ponctuels que les bus publics. Les réservations s’effectuent facilement en ligne via des plateformes comme RedBus ou MakeMyTrip, ou directement aux gares routières. Les tarifs sont très attractifs ; par exemple, un trajet de 6 heures en bus climatisé coûte généralement entre 500 et 1 500 INR (environ 6 à 18 €).

Cependant, cette alternative comporte des défis majeurs. Le réseau routier indien est souvent congestionné, et les trajets peuvent être longs, bruyants et éprouvants en raison des conditions de conduite et de l’état des routes secondaires. Les bus publics non climatisés, bien que très économiques, sont généralement bondés, lents et peu confortables. La sécurité peut également être un point sensible, surtout de nuit, en raison des styles de conduite parfois risqués. Il est donc prudent de privilégier les compagnies réputées, d’éviter les voyages nocturnes sur les routes de montagne ou isolées, et de garder ses affaires précieuses avec soi.

Et le train, c'est comment ? Est-ce vraiment une bonne idée ?

Voyager en train en Inde est bien plus qu’un simple déplacement : c’est une expérience culturelle à part entière, souvent considérée comme le moyen le plus authentique, pittoresque et économique de découvrir le pays. 

Le train est le réseau le plus vaste et le plus fréquenté au monde, reliant des milliers de villes et villages. Pour les longues distances (comme Delhi → Varanasi, Mumbai → Goa, ou Delhi → Kolkata), c’est souvent l’option la plus confortable et la plus sûre comparée aux bus ou à la voiture sur des routes chaotiques. Les trains de nuit permettent de gagner du temps (voyager en dormant) et économiser une nuit d’hôtel. Le spectacle depuis la fenêtre est fascinant : on traverse des paysages variés, des campagnes vivantes et on observe la vie indienne défiler.

Le confort dépend entièrement de la classe choisie. Pour les voyageurs étrangers, les classes AC Tier (2AC ou 3AC) sont recommandées : elles sont climatisées, disposent de couchettes avec draps, et sont relativement propres. La Chair Car (CC) est idéale pour les trajets de jour. Évitez les classes non climatisées (Sleeper Class, General Class) si vous n’êtes pas préparé à la foule, à la chaleur et au bruit. La réservation est obligatoire pour les classes climatisées et doit se faire plusieurs semaines à l’avance (surtout pour les trains populaires) via le site IRCTC ou des plateformes comme 12Go ou MakeMyTrip.

Cependant, voyager en train en Inde demande une certaine préparation. Les gares sont souvent bondées et bruyantes, les retards sont fréquents (surtout en saison des pluies ou pour les longs trajets), et il faut être vigilant avec ses bagages. Comprendre le système de réservation (PNR, liste d’attente, quotas) peut sembler complexe au début. Il est aussi essentiel de bien vérifier son numéro de train et de voiture sur les écrans en gare, car les voitures sont parfois réorganisées.

Prendre un taxi ? Hors de prix !

Pour des déplacements urbains ou des courses courtes, il existe des alternatives bien plus économiques et pratiques. Les applications de VTC comme Uber et Ola ont révolutionné les déplacements dans les grandes villes indiennes (Delhi, Mumbai, Bangalore, etc.). Elles offrent une tarification fixe et transparente, évitent les négociations éprouvantes et permettent de choisir parmi différentes catégories de véhicules, souvent à des prix très compétitifs. Par exemple, un trajet en “Uber Go” ou “Ola Mini” coûte généralement moins cher qu’un auto-rickshaw négocié à la hâte.

Pour les trajets interurbains ou les excursions à la journée, la négociation d’un forfait avec un chauffeur privé reste souvent plus avantageuse qu’un taxi au compteur. De nombreux chauffeurs proposent des tarifs fixes pour une demi-journée ou une journée complète, incluant souvent l’attente et les détours. Cette option, bien que plus chère que le train ou le bus, offre un confort et une flexibilité incomparables pour un groupe ou une famille.

En résumé, évitez les taxis traditionnels sans compteur ou sans accord préalable sur le prix. Privilégiez sans hésiter les applications de réservation pour la ville, et pour les excursions, optez pour la location d’une voiture avec chauffeur à la journée, un service très courant et bien mieux adapté aux besoins des touristes. 

Les VTC et compagnies comme Uber ou Bolt sont-ils une bonne alternative ?

Les services de VTC comme Uber et son équivalent local Ola, bien plus répandu en Inde que Bolt, constituent effectivement une excellente alternative aux taxis traditionnels, en particulier dans les grandes villes métropolitaines telles que Delhi, Mumbai, Bangalore ou Chennai. Leur principal atout réside dans la transparence tarifaire : le prix de la course est affiché et fixé à l’avance, ce qui élimine les négociations souvent éprouvantes et les risques de surfacturation courants avec les taxis sans compteur. Cette prévisibilité est un atout majeur pour la gestion du budget voyage.

Sur le plan de la sécurité, ces applications offrent également des garanties appréciables. Chaque course est tracée, le conducteur et son véhicule sont clairement identifiés, et il est possible de partager son trajet en temps réel avec un proche. Le confort n’est pas en reste, puisque les véhicules sont généralement récents, bien entretenus et équipés de la climatisation, une nécessité lors des chaleurs indiennes. La facilité d’utilisation est un autre point fort : il suffit de saisir une adresse précise pour éviter tout malentendu linguistique, et le paiement s’effectue sans contact via la carte enregistrée, supprimant le besoin de manipuler de l’argent liquide.

Cependant, cette solution présente certaines limites qu’il convient de connaître. Sa couverture géographique est principalement urbaine ; dans les zones rurales, les petites villes ou sur certains sites touristiques isolés, la disponibilité des véhicules peut être nulle ou très aléatoire. Il faut également anticiper les pics tarifaires, ou “surge pricing”, qui peuvent multiplier le coût de la course par un facteur de 1,5 à 3 pendant les heures de pointe, par mauvais temps ou lors d’une forte demande localisée. Enfin, leur utilisation est intrinsèquement dépendante d’une connexion internet de bonne qualité, qu’il s’agisse d’une carte SIM locale avec data ou d’un accès Wi-Fi.

Pour une utilisation optimale sur place, il est judicieux de télécharger les applications Uber et Ola avant votre arrivée en Inde. À votre descente d’avion, utilisez le Wi-Fi de l’aéroport pour commander votre premier trajet. Lors de l’attente, vérifiez systématiquement la plaque d’immatriculation et le modèle du véhicule indiqué dans l’application avant de monter à bord. Bien que le paiement électronique soit la norme, il est toujours prudent d’avoir sur soi une petite réserve de roupies en espèces, certains chauffeurs pouvant exceptionnellement demander un règlement liquide.

En comparaison avec les autres moyens de transport, les VTC surclassent clairement les taxis traditionnels pour la ville. Face aux auto-rickshaws, ils offrent plus de confort et de sécurité, pour un coût parfois légèrement supérieur mais souvent justifié. Pour les excursions à la journée ou les trajets interurbains, ils ne remplacent pas la formule de la voiture privée avec chauffeur, qui reste la solution la plus flexible et adaptée.

Le permis international est-il obligatoire pour rouler en Inde ?

En Inde, le permis de conduire international (IDP) est recommandé mais pas toujours obligatoire pour les touristes et visiteurs étrangers, selon la durée de séjour et le type de permis que vous possédez.

Se loger en Inde, à l'hôtel, combien ça coûte ?

Dans la catégorie économique, les hôtels bon marché et les guesthouses (souvent appelés “lodges” ou “homestays”) proposent des chambres basiques, parfois avec salle de bain commune. Les prix peuvent démarrer aux alentours de 500 à 1 500 INR (environ 6 à 18 €) par nuit. Ce segment est très répandu dans les villes touristiques et les lieux de pèlerinage, mais le confort est souvent minimal et il est essentiel de vérifier la propreté et les avis des voyageurs.

Pour un hébergement de milieu de gamme, offrant un niveau de confort et de service standardisé, les prix se situent généralement entre 2 500 et 7 000 INR (environ 30 à 85 €) par nuit. À ce tarif, on trouve des chaînes hôtelières nationales (comme Taj Ginger, Treebo, Lemon Tree) ou des hôtels indépendants proposant des chambres propres avec salle de bain privée, la climatisation, le Wi-Fi et souvent le petit-déjeuner. C’est la fourchette de prix la plus courante pour les voyageurs internationaux recherchant un bon rapport qualité-prix.

Le segment haut de gamme et luxe affiche des tarifs comparables à ceux des grandes villes occidentales. Pour les palaces historiques (comme ceux de Jaipur ou Udaipur), les resorts balnéaires ou les hôtels 5 étoiles des grandes métropoles (comme le Taj Mahal Palace à Mumbai ou les Oberoi), les prix débutent autour de 10 000 INR (120 €) et peuvent facilement dépasser 25 000 à 40 000 INR (300 à 480 €) par nuit, voire beaucoup plus pour les suites.

Se loger en Inde, chez l'habitant en résidence type Airbnb, combien ça coûte ?

Dans les grandes villes métropolitaines comme Mumbai, Delhi ou Bangalore, les prix sont les plus élevés. Une chambre privée chez l’habitant dans un quartier standard peut coûter entre 1 500 et 3 500 INR (environ 18 à 42 €) par nuit. Un logement entier (appartement ou maison) dans ces mêmes villes démarre généralement autour de 3 000 INR (35 €) pour un studio modeste et peut facilement atteindre 7 000 à 10 000 INR (85 à 120 €) par nuit pour un appartement avec deux chambres dans un quartier central ou branché. Dans les quartiers les plus huppés (comme South Mumbai ou South Delhi), les prix se rapprochent de ceux des pays occidentaux.

Dans les villes touristiques moyennes (comme Jaipur, Goa, Kochi ou Varanasi), les tarifs sont souvent plus abordables. Une chambre privée peut être trouvée entre 800 et 2 000 INR (10 à 24 €) par nuit, tandis qu’un logement entier (une petite maison ou un appartement) se situe fréquemment entre 2 000 et 5 000 INR (24 à 60 €). Les propriétés ayant un caractère unique (une haveli traditionnelle, une maisonette en bord de plage) peuvent voir leurs prix augmenter significativement.

Dans les zones rurales, les petites villes ou les destinations moins fréquentées, l’offre sur ce type de plateformes est plus rare, mais les prix peuvent y être très modestes, parfois à partir de 500 INR (6 €) pour une chambre simple. On y trouve souvent des “homestays” familiaux traditionnels qui ne sont pas toujours présents sur Airbnb mais plutôt réservés directement ou via des agences locales.

Se loger en Inde, en auberge de jeunesse, combien ça coûte ?

Dans la grande majorité des villes touristiques (comme Delhi, Jaipur, Goa, Varanasi, Rishikesh ou Mumbai), une place en dortoir mixte ou non mixte (généralement de 4 à 10 lits) coûte en moyenne entre 300 et 800 INR (environ 3,50 à 9,50 €) par nuit. Les prix les plus bas de cette fourchette correspondent souvent à des auberges plus simples dans des zones moins centrales ou pendant la basse saison (été et mousson). Les auberges les plus populaires et modernes, avec une forte ambiance sociale, dans les quartiers centraux, tendent vers le haut de cette fourchette.

Pour plus d’intimité, la plupart des auberges proposent également des chambres privées, simples ou doubles, souvent avec salle de bain attenante. Le tarif pour ce type de chambre se situe généralement entre 1 200 et 3 000 INR (environ 14 à 35 €) par nuit. Cela reste souvent plus avantageux qu’un hôtel économique, tout en offrant l’accès aux équipements communs de l’auberge.

Plusieurs facteurs spécifiques influencent ces prix. La saisonnalité est marquée : les tarifs peuvent doubler pendant la haute saison touristique (novembre à mars) et lors de grands festivals comme Diwali ou Holi. La réputation de l’auberge, basée sur les avis en ligne, joue également un rôle majeur. Les auberges notées “hôtel-boutique” ou “design hostels” avec piscine, rooftop bar et activités organisées quotidiennement sont plus chères. Enfin, la localisation est primordiale ; une auberge dans le centre historique de Delhi (Paharganj) ou à deux pas de la plage à Goa sera plus onéreuse qu’une autre située en périphérie.

Se loger en Inde, au camping, combien ça coûte ?

Le camping organisé en tant que mode d’hébergement touristique en Inde est un secteur en développement, principalement présent dans des zones touristiques spécifiques comme les contreforts de l’Himalaya, les déserts du Rajasthan, et certaines régions côtières. Il n’est pas aussi répandu ni standardisé qu’en Europe ou en Amérique du Nord. 

Pour un camping basique, souvent appelé “tented accommodation”, il s’agit généralement de tentes fixes installées sur une plateforme en dur. On les trouve fréquemment dans les safaris (comme à Ranthambore, Jim Corbett) ou lors de treks organisés. Le prix pour une nuit dans ce type d’installation peut démarrer à partir de 1 000 INR (environ 12 €) par personne, mais il est souvent inclus dans un forfait safari ou trek qui comprend les repas et les activités.

Le “glamping” (camping glamour) est une offre en plein essor, notamment en Himachal Pradesh, au Ladakh, dans l’Uttarakhand, et dans le désert du Thar au Rajasthan. Ces installations proposent des tentes luxueuses avec lit confortable, salle de bain privative, électricité et parfois même une terrasse privée. Les tarifs pour ce type d’expérience se situent généralement entre 4 000 et 10 000 INR (environ 48 à 120 €) par nuit pour deux personnes, souvent avec les repas inclus. Dans des sites exceptionnels (en bord de lac, au milieu des dunes), les prix peuvent être plus élevés.

Le camping sauvage ou indépendant (poser sa propre tente dans un lieu non aménagé) est fortement déconseillé pour des raisons de sécurité (faune sauvage, terrains instables, conditions météorologiques extrêmes) et de réglementation. Dans de nombreux parcs nationaux et zones protégées, il est strictement interdit sans permis spécial, qui doit être obtenu via un organisateur agréé. Le coût dans ce cas est celui du forfait de l’organisateur, qui inclut guide, équipement et permis.

Se nourrir en Inde, ça coûte combien ?

Le budget le plus faible correspond à la nourriture de rue et aux petits restaurants locaux, appelés “dhabas” ou “thali joints”. Un repas simple composé d’un thali (assiette complète avec rotis, riz, dal et légumes) ou d’un plat de riz peut coûter entre 80 et 200 INR (environ 1 à 2.5 €). Un snack de rue comme un samosa, un vada pav ou un masala dosa se trouve généralement entre 20 et 80 INR (0.25 à 1 €). Un chai (thé) coûte entre 10 et 30 INR. C’est ainsi que se nourrit une grande partie de la population locale, et la qualité hygiénique peut être variable. Il est prudent de choisir des échoppes où l’affluence est constante.

Pour un repas dans un restaurant standard de catégorie moyenne, dans une ville ou une zone touristique, les prix augmentent. Un repas à la carte dans un restaurant propre et climatisé, servant une cuisine indienne ou continentale, coûtera généralement entre 300 et 800 INR (3.5 à 9.5 €) par personne, sans boissons alcoolisées. Un thali végétarien dans un restaurant de chaîne réputé comme “Haldiram’s” ou “Saravana Bhavan” se situe entre 250 et 400 INR. Les restaurants dans les centres commerciaux ou les quartiers branchés des grandes villes appliquent des tarifs plus élevés.

Le haut de gamme, comprenant les restaurants gastronomiques des grands hôtels internationaux, les établissements primés ou les concepts à la mode dans les métropoles, affiche des prix comparables à ceux de l’Europe. Un repas avec entrée, plat, dessert et une boisson peut facilement atteindre 2 500 à 5 000 INR (30 à 60 €) par personne, voire beaucoup plus pour des expériences culinaires d’exception. Les boissons alcoolisées, particulièrement les spiritueux importés, sont très fortement taxées et peuvent considérablement augmenter l’addition. Une bière locale dans un bar standard coûte environ 200 à 400 INR.

Plusieurs facteurs influencent les coûts. Les grandes villes comme Mumbai, Delhi et Bangalore sont significativement plus chères que les petites villes ou les campagnes. Les zones touristiques très fréquentées ont des prix majorés. Manger végétarien est presque toujours moins cher que les plats à base de viande ou de fruits de mer. L’eau en bouteille scellée est un coût à ajouter (20 à 40 INR la bouteille d’un litre). 

Quel budget pour les sorties ?

Pour les visites culturelles et sites touristiques, il existe une différence majeure de tarification entre les visiteurs indiens et les étrangers. Les étrangers paient presque toujours un tarif beaucoup plus élevé, souvent 10 à 20 fois le prix local. L’entrée pour un monument majeur comme le Taj Mahal coûte 1 300 INR (environ 15,5 €) pour les étrangers, contre 50 INR pour les Indiens. Un site du patrimoine mondial comme le Fort d’Amber à Jaipur coûte environ 600 INR pour les étrangers. Les musées nationaux ont aussi une double tarification, généralement entre 200 et 650 INR pour les visiteurs internationaux. Un budget quotidien de 1 000 à 2 000 INR (12 à 24 €) par personne est raisonnable pour visiter un ou deux monuments majeurs par jour, hors guide.

Les activités et excursions organisées représentent un poste de dépenses important. Une demi-journée de safari en jeep dans un parc national comme Ranthambore pour voir les tigres peut coûter de 2 000 à 4 000 INR (24 à 48 €) par personne, selon la saison et la catégorie de véhicule. Une journée complète de visite privée avec chauffeur-guide dans une ville peut varier entre 3 000 et 6 000 INR (36 à 72 €) pour le groupe, selon le niveau de service. Les cours (cuisine, yoga, méditation) sont très abordables : un cours de cuisine de 3 heures coûte environ 1 000 à 1 500 INR (12 à 18 €), et une semaine de cours de yoga dans un ashram à Rishikesh peut coûter entre 4 000 et 10 000 INR (48 à 120 €) avec hébergement et repas inclus.

Voir un spectacle traditionnel (danse Kathakali à Kochi, danse folklorique au Rajasthan) coûte généralement entre 300 et 600 INR (3,5 à 7 €). Une place de cinéma dans un multiplex moderne, en classe “executive”, coûte entre 300 et 500 INR. Les boissons alcoolisées dans un bar ou un pub standard des grandes villes sont chères : une bière pression locale coûte 300 à 500 INR, un cocktail simple 500 à 800 INR. Une soirée dans un club branché de Delhi ou Mumbai avec entrée et quelques consommations peut facilement atteindre 4 000 à 6 000 INR (48 à 72 €) par personne. Une sortie au théâtre ou à un concert international dans une grande ville aura des prix similaires à ceux de l’Europe.

En résumé, un budget quotidien de 1 500 à 3 000 INR (18 à 36 €) par personne permet de faire des visites culturelles et quelques activités modérées. Pour un programme plus intense incluant des safaris, des guides privés ou des soirées dans des établissements branchés, il faut prévoir 4 000 à 8 000 INR (48 à 95 €) par jour et par personne

Les tarifs des musées et des entrées des sites touristique sont-ils abordables en Inde ?

Pour les visiteurs étrangers, les tarifs sont généralement élevés et parfois même comparables à ceux pratiqués en Europe. Par exemple, l’entrée au Taj Mahal coûte 1 300 INR (environ 15-16 €) pour un étranger, contre seulement 50 INR pour un Indien. Cette logique s’applique à la grande majorité des sites gérés par l’Archaeological Survey of India (ASI) et les États : le Fort Rouge de Delhi, les grottes d’Ajanta et d’Ellora, le temple du Soleil de Konark, etc., affichent tous des écarts de prix importants. Un billet pour un étranger peut facilement coûter entre 500 et 1 000 INR (6 à 12 €) par site.

Pour les ressortissants des pays voisins de la SAARC (Bangladesh, Népal, etc.), il existe souvent un tarif intermédiaire, mais toujours supérieur à celui des Indiens.

Les musées nationaux (comme le National Museum de New Delhi) suivent la même règle, avec des entrées pour étrangers autour de 500 à 700 INR. Seuls quelques sites, notamment certains temples actifs et lieux de culte importants (comme le Temple d’Or d’Amritsar), sont entièrement gratuits pour tous, quel que soit l’origine.

Ainsi, d’un point de vue local, les tarifs sont extrêmement abordables, permettant un large accès à la population indienne. Pour un touriste international, en revanche, le coût cumulé des visites devient un poste budgétaire significatif. Visiter plusieurs sites majeurs sur un circuit classique (comme le Triangle d’Or) peut représenter un budget de 5 000 à 8 000 INR (60 à 95 €) rien qu’en entrées.

Quels sont les meilleurs bons plans quand on visite l'Inde pour faire des économies ?

Transport : Privilégiez les options locales et longue distance
Utilisez le réseau ferroviaire, extrêmement étendu et économique. Pour les longues distances, les trains de nuit en classe Sleeper (SL) ou 3AC (troisième classe climatisée) offrent un bon rapport confort/prix et vous évitent une nuit d’hôtel. Réservez via le site officiel IRCTC ou des applications comme IXigo. Pour les trajets courts, les bus publics, les autorickshaws partagés (tuk-tuk) et le métro dans les grandes villes sont très abordables. Évitez les taxis privés et négociez toujours le prix d’une course en autorickshaw avant de monter.

Hébergement : Alternatives aux hôtels classiques
Les guesthouses familiales (homestays) et les auberges de jeunesse (hostels) offrent les meilleurs rapports qualité-prix, avec des nuits en dortoir à partir de 300-500 INR. Pour les séjours de plus d’une semaine, envisagez la location d’un appartement ou d’une chambre via des plateformes locales, souvent plus économique. Dans certaines villes universitaires ou religieuses (comme Rishikesh, Pushkar), les ashrams proposent un hébergement spartiate mais très peu cher, incluant parfois des repas.

Nourriture : Mangez local et street food
La nourriture de rue et les petits restaurants locaux (dhabas) sont délicieux, authentiques et très économiques. Un thali végétarien complet (repas avec riz, pains, lentilles, légumes) dans un établissement fréquenté par les Indiens coûte souvent moins de 200 INR. Évitez les restaurants “touristiques” aux menus en anglais affichant des prix élevés. Buvez de l’eau en bouteille scellée de marque (20 INR/1L) et évitez les glaçons.

Visites : Planifiez et choisissez
La tarification différentielle pour les étrangers sur les sites majeurs est inévitable, mais vous pouvez faire des choix. Priorisez les sites incontournables et complétez avec des expériences gratuites ou peu coûteuses : les temples actifs (souvent gratuits), les marchés locaux, les ghats au bord des fleuves, les festivals de rue et l’observation de la vie quotidienne. Certains sites ont des billets “coupe-file” en ligne légèrement plus chers, mais ils vous feront gagner un temps précieux.

Achats et négociation
Faites vos achats de souvenirs dans les marchés locaux (et non dans les boutiques d’hôtel ou d’aéroport) et négociez toujours poliment. Une règle commune est de commencer à 40-50% du prix initialement demandé. Pour les vêtements et l’artisanat, les magasins gouvernementaux (Khadi Gramodyog BhavanState Emporiums) ont des prix fixes et une bonne qualité, ce qui évite la négociation.

Communication et argent
Évitez les frais bancaires en retirant des sommes plus importantes en une fois aux distributeurs (DAB). Prévenez votre banque de votre voyage. Une carte SIM locale prépayée (Airtel, Jio) avec un forfait data est très économique (environ 300-500 INR/mois). Utilisez les applications de paiement mobile comme Paytm ou PhonePe lorsque c’est possible.

Saisonnalité et flexibilité
Voyager pendant la basse saison (avril à septembre, hors période de mousson intense dans votre région de visite) peut réduire considérablement le coût des vols et des hébergements. La période juste avant ou après la mousson (sept-oct, mars-avr) offre souvent un bon compromis climat/prix. Être flexible sur les dates de vol permet de saisir les meilleures offres.

Parlons sécurité

Sécurité générale et criminalité
Les risques les plus fréquents pour les voyageurs sont les délits mineurs : vols à la tire, pickpocketing dans les foules et les lieux très touristiques, et arnaques (faux guides, fausses agences de voyage). La grande pauvreté rend ces délits plus probables. Il est donc impératif de garder ses objets de valeur en sécurité, de ne pas exhiber argent ou bijoux, de préférer une ceinture de sécurité portée sous les vêtements, et de faire preuve de scepticisme face aux offres trop alléchantes. Le risque d’agression violente ou de vol à main armée est relativement faible dans les zones touristiques, mais il augmente la nuit et dans les endroits isolés.

Sécurité des femmes voyageuses
C’est un point critique. L’Inde présente des risques spécifiques pour les femmes voyageant seules ou en petits groupes : harcèlement verbal (commentaires, sifflements), regards insistants (staring), frottements dans les foules, et dans des cas plus graves, agressions ou attouchements. Les femmes doivent redoubler de vigilance, surtout le soir. Il est conseillé de s’habiller de manière conservatrice (éviter décolletés, jupes courtes, shorts), de privilégier les transports sûrs (métro, Uber/Ola plutôt que les transports publics vides la nuit), et de choisir des hébergements bien notés. Avoir l’air confiant et éviter tout contact visuel prolongé avec des groupes d’hommes sont des stratégies courantes. Malgré ces difficultés, de nombreuses femmes voyagent en Inde sans incident majeur en suivant ces précautions.

Sécurité sanitaire et alimentaire
C’est l’un des risques les plus probables. La “tourista” (diarrhée du voyageur) est très fréquente. Il est crucial de ne boire que de l’eau en bouteille scellée, d’éviter les glaçons, de peler les fruits, et de ne consommer que des plats cuits et servis chauds. Se laver les mains fréquemment avec du gel hydroalcoolique est essentiel. La pollution atmosphérique dans les grandes villes comme Delhi peut être sévère ; les personnes sensibles doivent prévoir un masque. Assurez-vous que vos vaccinations sont à jour (hépatites, typhoïde) et discutez avec un médecin du voyage de la prophylaxie contre le paludisme si vous visitez des zones rurales.

Sécurité liée aux transports
C’est l’un des principaux dangers. La circulation est chaotique, les règles peu respectées et les accidents très fréquents. Il faut éviter de conduire soi-même. Privilégiez les chauffeurs recommandés, les trains et les vols intérieurs pour les longues distances. Dans les taxis ou rickshaws, insistez pour attacher votre ceinture si elle existe. Évitez les trajets nocturnes en voiture ou en bus sur de longues distances.

Risques géopolitiques et naturels
Certaines régions sont sensibles : le Cachemire, les zones frontalières avec le Pakistan et la Chine, ainsi que certaines régions du Nord-Est peuvent connaître des tensions. Il est impératif de consulter les conseils aux voyageurs de son gouvernement avant le départ et de s’inscrire sur le registre des ressortissants à l’étranger. Les risques naturels (mousson avec inondations, canicules extrêmes en été) doivent aussi être pris en compte dans la planification.

Surtout ne consommez pas de drogues en Inde !

Consommer, posséder ou trafiquer des drogues en Inde expose à des risques extrêmement graves, bien au-delà des conséquences habituelles.

Législation d’une sévérité implacable : L’Inde applique la Loi sur les Stupéfiants et les Substances Psychotropes (NDPS Act). Cette loi est très stricte et ne fait pas de distinction claire entre usage personnel et trafic pour certaines substances ou quantités. La possession, même de petites quantités, peut entraîner des peines allant jusqu’à 1 an de prison ferme, de lourdes amendes et une obligation de désintoxication. Pour des quantités plus importantes, les peines peuvent s’élever à 10 ans de prison, voire à la réclusion à perpétuité ou à la peine de mort dans les cas de trafic répété à grande échelle. Les procédures judiciaires sont longues et les conditions de détention sont réputées très difficiles.

Absence de tolérance et application variable : Contrairement à certaines idées reçues liées à l’usage traditionnel de substances comme le cannabis (bhang) dans certains contextes religieux (et strictement réglementé par l’État), il n’existe aucune tolérance pour la consommation récréative par des touristes. La police et les douanes sont très vigilantes. Les contrôles peuvent être fréquents, notamment dans les lieux touristiques comme Goa, les régions himalayennes ou lors des fêtes (rave parties). La corruption n’est pas une garantie de sécurité : elle peut au contraire mener à un chantage sans fin, à des extorsions ou à des arrestations malgré le paiement.

Risques sanitaires majeurs : Le marché noir est totalement non régulé. Les substances peuvent être coupées avec des produits toxiques ou dangereux (strychnine, produits chimiques industriels, puissants opiacés de synthèse). La qualité et la concentration sont imprévisibles, ce qui multiplie les risques de surdose, d’intoxication aiguë ou d’effets secondaires graves. Les services médicaux d’urgence peuvent ne pas être équipés pour gérer ces cas, et votre assurance voyage refusera très probablement toute prise en charge si l’incident est lié à une activité illégale.

Conséquences administratives désastreuses : Une arrestation, même sans condamnation, entraîne presque inévitablement une inscription dans les fichiers de police, l’annulation de votre visa, l’expulsion du territoire et une interdiction d’entrée en Inde. Cela peut aussi entraver sérieusement vos futurs voyages dans d’autres pays (comme les États-Unis, le Canada, l’Australie) qui demandent si vous avez déjà été arrêté.

Les prises électriques sont-elles les mêmes en Inde ?

Non, les prises électriques en Inde sont différentes de celles utilisées en France et dans de nombreux pays européens.

Les prises les plus courantes sont les types C, D et M. Type C (européenne à 2 broches rondes) : Elle est parfois présente, surtout dans les hôtels récents, mais n’est pas la norme. Type D (ancien standard britannique à 3 broches rondes) : Très répandue. Type M (à 3 broches rondes, plus épaisses) : De plus en plus commune, notamment pour les appareils nécessitant la terre (comme les climatiseurs).

Adaptateur indispensable : vous aurez absolument besoin d’un adaptateur universel ou spécifique pour les prises de type D/M pour brancher vos appareils français (type E). Les adaptateurs simples “européen vers britannique” (type G) ne fonctionnent pas.

Quelle langue parler en Inde ?

L’anglais constitue la langue de communication la plus fiable et la plus répandue dans les contextes touristiques, administratifs et commerciaux. Il est parlé par une partie significative de la population urbaine et par la quasi-totalité des professionnels du secteur du tourisme, comme les guides, les chauffeurs ou le personnel hôtelier. L’anglais utilisé peut présenter des particularités d’accent et des expressions locales, mais il reste pleinement compréhensible et permet de voyager sans difficulté majeure.

Mais l’Inde ne se résume pas à l’anglais. Le hindi, langue officielle au niveau central, est largement parlé dans le nord et le centre du pays, mais il est loin d’être universel. Dans de nombreuses régions, notamment dans le sud (comme le Tamil Nadu, le Kerala ou le Karnataka), le hindi n’est pas couramment maîtrisé, et les langues locales (tamoul, malayalam, kannada, etc.) y sont prédominantes. 

Au-delà de l’anglais et du hindi, l’Inde reconnaît vingt-deux langues officielles à l’échelle des États, et des centaines de dialectes coexistent. Cette diversité reflète la richesse culturelle du pays, mais elle implique aussi une adaptabilité de la part du visiteur. Dans les zones rurales ou éloignées des circuits touristiques, la maîtrise de l’anglais peut être limitée ; il est alors utile d’avoir recours à des applications de traduction hors-ligne ou à des gestes simples pour se faire comprendre.

Comment puis-je utiliser mon téléphone portable en Inde ?

Déverrouillage et compatibilité
Assurez-vous que votre téléphone est déverrouillé (non lié à un opérateur spécifique) pour pouvoir y insérer une carte SIM locale. Vérifiez aussi sa compatibilité avec les fréquences indiennes (réseaux 4G/LTE principalement sur les bandes 850, 1800, 2100 MHz).

Options de connexion :

Carte SIM locale : c’est l’option la plus économique pour avoir un numéro indien et un forfait data. Les principaux opérateurs sont Jio, Airtel et Vi (Vodafone Idea).

Forfait data/roaming international : contactez votre opérateur actuel avant le départ pour activer un forfait voyage (ex : « roaming » quotidien). C’est pratique mais souvent plus cher qu’une SIM locale.

Wi-Fi uniquement : vous pouvez compter sur les Wi-Fi des hôtels, cafés et restaurants. Utilisez alors des applications de messagerie (WhatsApp, Signal) pour communiquer. Notez que la qualité du Wi-Fi peut être inégale.

Acheter une carte SIM locale
Dans les aéroports internationaux (Delhi, Mumbai, etc.), vous trouverez des comptoirs d’opérateurs ouvrts 24h/24. C’est plus pratique à l’arrivée, bien que parfois légèrement plus cher qu’en ville. Un forfait touristique prépayé typique (avec appels locaux illimités et 1,5 à 2 Go de data par jour) coûte environ 300 à 600 INR (4 à 7 €) pour un mois.

Les femmes peuvent-elles voyager seules en Inde ?

Oui, mais cela nécessite une préparation rigoureuse, une vigilance accrue et l’adoption de stratégies d’adaptation aux réalités locales. Il est crucial d’être consciente des défis spécifiques pour minimiser les risques.

Précautions essentielles à prendre :
Sur le plan logistique, privilégiez des hébergements bien notés et centraux, évitez les déplacements seules la nuit, et utilisez des transports sûrs comme les applications de réservation (Uber, Ola) plutôt que les transports publics non officiels. Habillez-vous de manière conservatrice (évitez shorts, décolletés, jupes courtes) pour attirer moins l’attention et respecter les normes culturelles. Ayez toujours sur vous un téléphone chargé avec une connexion internet (une carte SIM locale est très utile) et partagez votre position avec des proches. Faites confiance à votre instinct : si une situation semble inconfortable, éloignez-vous.

Risques spécifiques à anticiper :
Les principales difficultés incluent le harcèlement verbal (“Eve teasing” : commentaires, sifflements), les regards insistants, et parfois des contacts physiques non désirés dans les foules. Les espaces publics très masculins (comme certains marchés, gares) peuvent être intimidants. Les rencontres sociales avec des hommes inconnus doivent être abordées avec prudence, car certaines interactions amicales peuvent être mal interprétées. Enfin, la pression sociale et la curiosité envers une femme seule peuvent se traduire par des questions personnelles insistantes ou une impression constante d’être observée.

Régions et contextes à considérer :
La sécurité perçue varie selon les endroits. Les grandes villes touristiques (comme Delhi, Mumbai, Rajasthan, Goa) sont habituées aux voyageuses seules, mais restent celles où les cas de harcèlement sont le plus rapportés en raison de la densité de population. Les régions du Sud (Kerala, Tamil Nadu) et les zones rurales sont souvent décrites comme plus sereines, mais l’offre touristique y est parfois moins développée. Les petites villes de montagne (Himachal Pradesh, Uttarakhand) et les destinations spirituelles (Rishikesh, Dharamshala) sont généralement considérées comme plus sûres et adaptées aux voyageuses solitaires.

Conseils pratiques :
Apprenez quelques phrases en hindi ou dans la langue locale pour pouvoir donner des directives fermes (“Non, merci”, “Laissez-moi”). Imitez les comportements des femmes indiennes locales (évitez le contact visuel prolongé avec des hommes inconnus, restez dans les zones “familiales” dans les transports). Privilégiez les réseaux féminins : certains trains et métros ont des wagons réservés aux femmes, et des taxis ou guesthouses tenus par des femmes existent. Rejoindre temporairement d’autres voyageurs (hommes ou femmes) pour certaines visites peut aussi être une bonne stratégie.

Parlons argent, banque et change

Devises et change
La monnaie officielle est la roupie indienne (INR). Il est interdit d’importer ou d’exporter des roupies indiennes en grandes quantités. Il est donc conseillé d’arriver avec des devises fortes (euros, dollars américains, livres sterling) ou de retirer sur place. Les billets en euros doivent être en parfait état (sans déchirure, sans écriture), sans quoi ils risquent d’être refusés. Les lieux de change les plus fiables sont les banques autorisées, les comptoirs de change agréés dans les aéroports internationaux (comme Thomas Cook, Forex) et certains grands hôtels. Évitez les changeurs de rue non officiels, même s’ils proposent des taux alléchants (risque de contrefaçon ou d’arnaque). Conservez toujours les reçus de change, car ils peuvent être demandés pour reconvertir vos roupies excédentaires en devises à votre départ (dans la limite autorisée).

Distributeurs automatiques (ATM) et cartes bancaires
Les distributeurs automatiques (DAB) sont omniprésents dans les villes et bourgs. Ils acceptent les cartes internationales (Visa, MasterCard) et souvent les cartes à puce. Prévenez impérativement votre banque avant votre départ pour éviter tout blocage de votre carte pour usage suspect à l’étranger. Les retraits sont soumis à des frais (frais de votre banque + frais locaux, généralement autour de 200-300 INR par retrait). Beaucoup de DAB ont une limite de retrait par opération (souvent 10 000 à 20 000 INR). Il est donc prudent de retirer des sommes importantes en une fois pour limiter les frais. Gardez toujours une carte de secours et de l’argent liquide en cas de panne de réseau ou de dysfonctionnement momentané.

Paiements par carte et numérique
Les cartes de crédit internationales sont largement acceptées dans les hôtels, restaurants standards, magasins organisés et centres commerciaux. Pour les petits commerces, les transports locaux, les marchés et en zone rurale, le paiement en espèces est roi. Les applications de paiement mobile (Paytm, PhonePe, Google Pay) sont extrêmement populaires en Inde, mais elles nécessitent généralement un compte bancaire indien ou une carte SIM locale enregistrée, ce qui les rend peu pratiques pour un court séjour touristique.

Budget et gestion au quotidien
Il est avisé de répartir votre argent en plusieurs endroits (ceinture de sécurité, sac à dos, hébergement). Utilisez le coffre-fort de votre hôtel pour les objets de valeur et les réserves de liquidités. Les petites coupures (billets de 10, 20, 50, 100 INR) sont indispensables pour les achats quotidiens, les pourboires et les transports. Les grands billets (500 et 2000 INR) peuvent être difficiles à faire changer dans les petits commerces. Vérifiez toujours les billets qu’on vous rend. Le marché noir du change est illégal et à éviter absolument.

Banques et heures d’ouverture
Les banques sont généralement ouvertes du lundi au vendredi de 10h à 16h, et le samedi jusqu’à 13h dans certaines régions. Elles peuvent être fermées le deuxième samedi du mois. Les opérations de change peuvent y prendre du temps (paperasserie). Pour un voyageur, les banques privées (comme HDFC, ICICI, Axis) dans les grandes villes sont souvent plus efficaces que les banques publiques (State Bank of India) pour le change. Les aéroports internationaux offrent des services 24h/24, mais avec des taux légèrement moins avantageux.

Quels sont les vaccins à faire pour voyager en Inde ?

Il est fondamental de vérifier que vos vaccins universels, conformes au calendrier vaccinal français, sont à jour. Cela inclut les rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’hépatite B, ainsi que la rougeole, les oreillons et la rubéole, particulièrement pour les personnes nées après 1980.

Plusieurs vaccinations sont fortement recommandées par les autorités sanitaires en raison des risques spécifiques présents dans le pays. La vaccination contre l’hépatite A et la fièvre typhoïde est conseillée pour presque tous les voyageurs, ces maladies se transmettant par l’eau et les aliments contaminés. Pour les séjours prolongés en zone rurale, particulièrement pendant la saison des pluies, la vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être indiquée après évaluation médicale. Enfin, la vaccination préventive contre la rage est recommandée pour les voyageurs pratiquant des activités de plein air, pour les enfants ou pour ceux s’éloignant des infrastructures médicales rapides.

Il est essentiel de noter qu’il n’existe pas de vaccin contre le paludisme, qui est présent dans de nombreuses régions. La prévention repose sur une protection rigoureuse contre les piqûres de moustiques et, sur avis médical, sur la prise d’un traitement prophylactique. De même, la dengue, également véhiculée par les moustiques, nécessite une protection mécanique et par répulsifs, aucun vaccin n’étant adapté pour les voyageurs.

Quelles sont les règles de base à respecter pour préserver sa santé ?

Se préserver des maladies liées à l’eau et à la nourriture constitue la priorité absolue. J’en sais quelque chose car je suis tombé malade à mon retour d’Inde, un fichu virus qui m’a mis à plat pendant plus de six mois. Il est impératif de ne consommer que de l’eau en bouteille capsulée ou purifiée, et d’éviter les glaçons. Concernant l’alimentation, privilégiez les aliments cuits et servis brûlants, ainsi que les fruits que vous pouvez peler vous-même. Évitez les crudités, les salades et les produits laitiers non pasteurisés. Lavez-vous fréquemment les mains avec du gel hydroalcoolique, surtout avant de manger.

Se protéger des piqûres de moustiques est essentiel pour prévenir des maladies comme la dengue, le paludisme ou le chikungunya. Utilisez un répulsif efficace sur la peau et les vêtements, portez des vêtements couvrants de couleur claire, surtout au crépuscule, et dormez sous une moustiquaire imprégnée si votre hébergement n’est pas climatisé et bien clos.

La préparation avant le départ est tout aussi cruciale. Consultez un médecin spécialiste des voyages pour mettre à jour vos vaccins universels et discuter des vaccinations recommandées, ainsi que d’une éventuelle prophylaxie contre le paludisme. Souscrivez une assurance voyage de qualité couvrant explicitement les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.

Sur place, adoptez une attitude prudente face au soleil et à la chaleur, qui peuvent être intenses. Hydratez-vous abondamment avec des boissons encapsulées, portez un chapeau et utilisez de la crème solaire. Évitez les efforts physiques aux heures les plus chaudes. En matière d’hygiène personnelle, préférez les douches aux bains, évitez de marcher pieds nus et séchez-vous soigneusement les pieds pour prévenir les infections fongiques.

En cas de problème de santé, même bénin, ne tardez pas à consulter. Dirigez-vous vers des cliniques privées réputées dans les grandes villes ou les hôpitaux de référence, qui offrent des standards de soins généralement supérieurs aux structures publiques pour les voyageurs.

Quelle est la meilleure saison pour partir en Inde ?

Haute saison touristique (novembre à mars)
C’est la période généralement recommandée pour un premier voyage, car le climat est sec et ensoleillé sur la majeure partie du territoire. Dans le Nord (Delhi, Rajasthan, Varanasi), les journées sont agréables (20-25°C) et les nuits fraîches, voire froides en décembre-janvier dans le désert. Le Sud (Kerala, Tamil Nadu, Goa) et les côtes jouissent d’une chaleur modérée et de très peu de pluies. C’est aussi la période idéale pour visiter les parcs nationaux du centre (comme Ranthambore) et observer la faune. Cependant, c’est la période la plus fréquentée et les prix sont à leur maximum, surtout en décembre et janvier.

Saison chaude (avril à juin)
Les températures deviennent extrêmes, surtout dans le Nord et le Centre, où elles peuvent dépasser 45°C (plaines du Gange, Rajasthan). Cette saison est déconseillée pour visiter ces régions, sauf pour les circuits en montagne dans l’Himalaya (Ladakh, Himachal Pradesh, Sikkim), où les conditions deviennent favorables à partir de mai. Le Sud, bien que chaud et humide, reste plus supportable, surtout près des côtes. Les prix baissent et les sites sont moins bondés.

Saison des moussons (juin à septembre)
La mousson apporte des pluies torrentielles mais irrégulières selon les régions. Elle atteint d’abord le Sud et les côtes Ouest (Goa, Kerala) dès juin, puis remonte vers le Nord. Elle peut rendre les déplacements difficiles (inondations, retards) et limiter la visibilité. Cependant, la nature est luxuriante, les prix au plus bas, et certaines régions comme le Rajasthan (peu touché) ou les montagnes du Nord (Ladakh) sont parfaitement accessibles. La mousson de retrait (septembre-octobre) touche certaines régions (Tamil Nadu, sud-est) et peut encore être pluvieuse.

Recommandations par région et activité
Pour un circuit classique dans le Triangle d’Or (Delhi, Jaipur, Agra) ou le Rajasthan, privilégiez octobre à mars. Pour le Sud (Kerala, backwaters) et Goa, la période novembre à février est idéale. Pour le Ladakh et l’Himalaya, la fenêtre est courte : juin à septembre. Pour éviter la foule tout en ayant un bon climat, les mois d’octobre et mars-avril (selon la région) sont souvent un excellent compromis.

Quel décalage horaire ?

L’Inde observe un fuseau horaire unique pour tout le pays : l’Indian Standard Time (IST), qui est UTC+5:30.

Heure d’hiver en France (UTC+1) : le décalage est de +4h30. Quand il est 12h00 à Paris, il est 16h30 à New Delhi.

Heure d’été en France (UTC+2) : le décalage est de +3h30. Quand il est 12h00 à Paris, il est 15h30 à New Delhi.

Pendant l’heure d’été française (de fin mars à fin octobre), s’il est 8 heures du matin à Paris, il est 11h30 du matin en Inde. Pendant l’heure d’hiver française, s’il est 8 heures à Paris, il est 12h30 en Inde.

Que mettre dans la valise pour partir en Inde ?

Vêtements (privilégiez les matières légères et respirantes comme le coton ou le lin)
Prévoyez des tenues modestes et couvrantes par respect pour les normes culturelles et pour vous protéger du soleil et des moustiques. Pour les femmes, des pantalons longs, des jupes ou robes sous le genou, et des hauts à manches (manches courtes acceptables, mais longues préférables le soir contre les moustiques). Pour les hommes, des pantalons légers et des chemises ou t-shirts. Emportez un châle ou une écharpe légère, indispensable pour les femmes pour se couvrir les épaules dans les temples et les lieux religieux. Prévoyez également un pull léger ou une veste pour les soirées fraîches en hiver (décembre-janvier dans le Nord) et pour les transports climatisés souvent glacials. Un vêtement de pluie léger (type k-way) est utile en toutes saisons.

Chaussures
Une paire de chaussures fermées et confortables pour la marche et les visites (type baskets ou chaussures de randonnée légères). Une paire de sandales ou tongs résistantes pour la douche, la plage et les lieux où l’on retire ses chaussures (temples, certains hébergements). Des chaussettes en coton.

Santé et pharmacie de voyage
Une trousse doit contenir vos médicaments personnels avec leur ordonnance, un antiseptique, des pansements, un antidiarrhéique, un antiémétique, des sachets de réhydratation orale, un répulsif anti-moustiques puissant (contenant du DEET ou de l’IR3535), de la crème solaire haute protection, des lingettes désinfectantes ou du gel hydroalcoolique, un thermomètre, et des préservatifs achetés dans votre pays d’origine pour une garantie de qualité.

Équipement pratique
Un adaptateur universel pour les prises de type C, D et M. Une batterie externe (power bank) pour recharger vos appareils. Une lampe de poche ou frontale (pour les coupures de courant ponctuelles). Un cadenas pour vos bagages. Un sac à dos léger pour la journée. Une gourde filtrante ou des pastilles de purification d’eau pour réduire l’usage du plastique.

Papiers et argent
Votre passeport avec visa valide (et des photocopies séparées). Une carte internationale d’assurance maladie et rapatriement. Des photos d’identité pour d’éventuelles formalités locales (comme l’achat d’une carte SIM). Des cartes bancaires (Visa/Mastercard) et des euros ou dollars en petites coupures pour le change initial. Un porte-documents ou une ceinture de sécurité pour garder l’essentiel sur vous.

Articles de toilette et hygiène
Tous vos produits habituels (shampoing, brosse à dents, etc.) dans des formats voyage, car ils peuvent être difficiles à trouver selon votre itinéraire. Du papier toilette (les rouleaux sont rares dans les toilettes publiques, on utilise souvent de l’eau). Du savon ou du gel lavant multi-usage. Un nécessaire de lessive pour faire laver à la main. Des mouchoirs. Des protections hygiéniques, si vous les utilisez, car les marques peuvent différer.

Divers
Un sac de voyage souple (un sac rigide à roulettes peut être encombrant dans les trains et les rues). Un livre de voyage ou un carnet. Des écouteurs. Un masque pour les yeux et des bouchons d’oreilles (utiles pour les nuits dans les trains ou les hôtels bruyants). Un couteau suisse multiusage (à mettre en soute si vous prenez l’avion). Un petit cadeau de courtoisie (stylo, carte postale de votre région) pour des remerciements exceptionnels.

Quels souvenirs acheter en Inde ?

Textiles et vêtements
Le cachemire et la pashmina, notamment du Jammu-et-Cachemire ou du Ladakh, sont des classiques, mais nécessitent un œil avisé pour éviter les imitations en viscose. Les étoffes en soie, comme la soie de Kanchipuram (Tamil Nadu) ou la soie de Banarasi (Varanasi), sont somptueuses. Pour un souvenir léger et peu encombrant, les saris ou les morceaux de tissus permettent de confectionner des coussins ou des rideaux. Les vêtements prêts-à-porter comme les tuniques kurta, les pyjamas traditionnels (salwar kameez) ou les écharpes en coton brodé sont également populaires.

Artisanat et décoration
Les objets en marqueterie de bois (papier mâché du Cachemire, marqueterie de Saharanpur) sont délicats. La poterie et la céramique bleue de Jaipur (Blue Pottery) sont reconnaissables. Les lampes et abat-jour en papier mâché ou en métal repoussé créent une belle ambiance. Les objets en laiton, cuivre ou bronze (plateaux, statues, encensoirs) se trouvent dans tout le pays, notamment à Moradabad.

Bijoux et accessoires
Les bijoux en argent tribaux du Rajasthan ou du Gujarat, les bracelets en laque (bangles) et les boucles d’oreilles ethniques sont très appréciés. Les sacs en cuir (de Kanpur ou de Chennai) ou les porte-monnaie en brocart sont à vérifier pour la qualité du cuir.

Thé, épices et produits alimentaires
Les thés de Darjeeling, d’Assam ou de Nilgiri, achetés dans des plantations ou des maisons réputées, sont un souvenir gourmand. Les mélanges d’épices (masala), comme le garam masala, doivent être achetés en sachets scellés pour éviter les problèmes à la douane. Le café des plantations du Kerala ou du Karnataka est également une bonne option.

Art et spiritualité
Les statues de divinités hindoues ou bouddhistes en bois, en laiton ou en pierre de savon sont à choisir avec respect et en vérifiant leur origine. Les tankas (peintures sur toile bouddhistes) du Ladakh, du Sikkim ou du Dharamshala sont de véritables œuvres d’art. Les encens de qualité (agarwood, santal) et les porte-encens sont vendus partout, notamment à Mysore.

Où acheter et conseils pratiques
Il est recommandé de se rendre dans les magasins d’État (Khadi Gramodyog Bhavan, State Government Emporiums) pour des prix fixes et une garantie d’authenticité, ou dans les boutiques d’artisanat et les coopératives. Les marchés (comme Janpath à Delhi, ou les marchés locaux dans chaque ville) permettent de négocier, mais la qualité est variable. Évitez les boutiques d’hôtel et les vendeurs trop insistants aux abords des sites touristiques. Négociez toujours poliment, sauf dans les magasins à prix fixes. Vérifiez la qualité des matériaux (vrai cuir, vraie soie, argent massif) et demandez un certificat d’authenticité pour les pierres ou les antiquités.

Combien coûte le pourboire en Inde ?

Le pourboire s’applique surtout dans les restaurants (hors petits dhabas locaux), pour les chauffeurs, les guides, le personnel hôtelier (porteurs, femmes de chambre) et les coiffeurs/masseurs. Il est toujours donné en mains propres et de préférence en roupies locales (ne donnez jamais de pièces de monnaie, considérées comme irrespectueuses pour un service). La discrétion est de mise.

Montants indicatifs (en roupies indiennes – INR)

Restaurants : Dans les établissements où le service n’est pas inclus, un pourboire de 5% à 10% de l’addition est apprécié. Laissez-le en cash sur la table, même si vous payez par carte (car le pourboire en argent liquide va directement au serveur).

Chauffeurs privés : Pour une journée complète, un pourboire de 200 à 500 INR par jour est une bonne pratique, à remettre à la fin du service.

Guides touristiques : Pour une journée, prévoyez 300 à 700 INR par jour, selon la qualité et la durée de la prestation.

Porteurs d’hôtel ou de gare : 50 à 100 INR par bagage, selon sa taille et le niveau de l’établissement.

Femmes de chambre : 100 à 200 INR par nuit de séjour, à laisser dans la chambre à la fin de votre séjour.

Conducteurs de rickshaw/taxi : Il n’est pas d’usage de laisser un pourboire pour une course standard. On arrondit simplement le montant (ex : 87 INR → 100 INR). Pour un chauffeur attitré sur une demi-journée, 100 à 200 INR sont possibles.

Autres services (coiffeur, masseur, etc.) : 10% à 15% du prix du service est approprié.

Peut-on boire l'eau du robinet ?

Non, il est formellement interdit de boire l’eau du robinet en Inde, y compris pour se brosser les dents. Cette règle s’applique à tout le pays, dans les villes comme dans les campagnes, et quel que soit le niveau de confort de votre hébergement.

Les raisons principales sont :
Le traitement de l’eau n’est pas suffisant pour éliminer tous les pathogènes (bactéries, virus, parasites) auxquels les systèmes immunitaires des voyageurs ne sont pas habitués. La contamination peut également survenir dans les canalisations. Boire cette eau expose à un risque très élevé de “tourista” (diarrhée du voyageur), d’infections intestinales (comme la giardiase) ou pire, comme la typhoïde ou l’hépatite A.

Les alternatives sûres :

Eau en bouteille scellée : C’est la solution la plus simple. Achetez des bouteilles de marques reconnues (Bisleri, Kinley, Aquafina) et vérifiez toujours que le sceau est intact. Dans les restaurants, insistez pour qu’on ouvre la bouteille devant vous.

Eau purifiée : De nombreux hôtels et guesthouses fournissent de l’eau filtrée et purifiée (par système UV ou osmose inverse) dans des cruches. Renseignez-vous sur la méthode utilisée. Vous pouvez aussi utiliser votre propre gourde filtrante (type Lifestraw, Grayl) ou des pastilles de purification (à base de chlore ou d’iode, mais elles peuvent altérer le goût).

Eau bouillie : L’eau bouillie pendant au moins une minute est sans danger. C’est une méthode fiable, souvent utilisée dans les homestays.

Boissons chaudes : Le thé (chai) et le café préparés avec de l’eau bouillante sont généralement sans risque.

Évitez absolument les glaçons dans vos boissons, sauf si vous êtes certain qu’ils ont été fabriqués avec de l’eau purifiée ou en bouteille.

Autres précautions connexes :
Méfiez-vous des fruits et légumes qui ont pu être lavés avec l’eau du robinet. Privilégiez les fruits que vous pouvez peler vous-même (bananes, oranges, mangues). Évitez les crudités et les salades dans les petits restaurants. Fermez la bouche sous la douche.

Et les toilettes, c'est comment ?

La question des toilettes en Inde est un sujet important pour tout voyageur, car les installations peuvent varier de façon spectaculaire et requièrent une certaine adaptation.

La diversité des installations
Vous rencontrerez toute une gamme de toilettes, des plus modernes aux plus rudimentaires. Dans les hôtels internationaux, restaurants haut de gamme, aéroports et centres commerciaux des grandes villes, vous trouverez des toilettes à l’occidentale (avec cuvette et chasse d’eau), souvent propres et bien entretenues. En revanche, dans les gares, les lieux publics, les restaurants locaux, les sites touristiques éloignés et les zones rurales, les toilettes sont le plus souvent à la turque (squat toilets). Il s’agit d’une dalle en céramique au niveau du sol avec deux emplacements pour les pieds et un trou. Parfois, il n’y a pas de chasse d’eau manuelle, mais un seau d’eau et un petit récipient (lotā) pour vous laver et pour faire la chasse. Il est essentiel de savoir les utiliser.

L’hygiène et les accessoires indispensables
L’hygiène dans les toilettes publiques peut être très variable, et le papier toilette est presque toujours absent. La méthode traditionnelle de nettoyage utilise de l’eau avec la main gauche et le lotā (petite cruche). En conséquence, la main gauche est considérée comme impure et ne doit jamais être utilisée pour manger, serrer la main ou donner quelque chose. En tant que voyageur, il est vivement recommandé de toujours avoir sur vous :

Un flacon de gel hydroalcoolique ou des lingettes désinfectantes.

Du papier toilette ou des mouchoirs en paquet (mais attention : ne le jetez PAS dans la cuvette, car les canalisations sont très fines. Il y a presque toujours une petite poubelle à côté pour cela).

Des sandales ou tongs pour les douches communes et pour entrer dans les toilettes qui peuvent être humides.

Toilettes publiques et gratuité
Les toilettes publiques payantes existent dans les villes et sur les aires d’autoroute. Le prix est symbolique (5 à 10 INR). Dans les temples et certains sites, elles sont souvent gratuites mais très basiques. Le mouvement “Clean India” a permis la construction de millions de toilettes publiques, mais leur entretien reste inégal. Il est souvent préférable d’utiliser les toilettes d’un café ou d’un restaurant (parfois en consommant quelque chose) ou d’un hôtel de bonne catégorie.

Conseils pratiques pour les femmes
Pour les femmes voyageant seules, il peut être plus difficile de trouver des toilettes propres. Privilégiez les grands établissements (centres commerciaux, chaînes de café, grands hôtels). Dans les trains, il y a des toilettes séparées, mais elles sont souvent très rudimentaires (squat) et peuvent être sales. Prévoyez des vêtements faciles à relever (jupes, pantalons larges) pour les toilettes de type squat. Emportez un petit nécessaire avec les produits mentionnés ci-dessus.

Adaptation et état d’esprit
L’utilisation des toilettes à l’indienne (squat) peut sembler déroutante au début, mais elle devient naturelle avec un peu de pratique.  Gardez à l’esprit que cette méthode est considérée par beaucoup comme plus hygiénique (pas de contact avec la cuvette). L’odeur dans certains endroits peut être forte en raison de la chaleur et du manque de ventilation. La clé est d’être préparé, d’avoir vos propres fournitures et de faire preuve de flexibilité.

Peut-on voyager avec des enfants ?

Voyager en Inde avec des enfants est un projet exigeant mais parfaitement réalisable et extrêmement gratifiant. La clé du succès réside dans une préparation méticuleuse, un rythme adapté aux plus jeunes, une hygiène sans compromis et une vigilance de tous les instants pour leur sécurité.

Préparation et santé (priorité absolue)
Une consultation chez un pédiatre ou dans un centre de vaccination internationale est indispensable plusieurs semaines avant le départ. Il faut vérifier et mettre à jour les vaccins universels de l’enfant, et discuter des vaccins spécifiques au voyage (hépatite A, typhoïde, éventuellement encéphalite japonaise pour les séjours ruraux prolongés). La prévention du paludisme (chimioprophylaxie adaptée à l’âge et au poids) et une protection anti-moustiques maximale (vêtements couvrants, moustiquaire, répulsif adapté) sont cruciales. Il est impératif de ne jamais laisser les enfants boire de l’eau du robinet ou consommer des glaçons. Privilégiez l’eau en bouteille scellée, les fruits pelés par vos soins et les aliments bien cuits. Avoir une pharmacie complète (antidiarrhéiques pédiatriques, réhydratation orale, antiseptiques, pansements, thermomètre, antihistaminiques, traitements habituels) est essentiel.

Organisation du voyage et itinéraire
Privilégiez un itinéraire modéré en termes de distances et de rythme. Les trajets peuvent être longs, chaotiques et fatigants. Optez pour des transports directs et confortables lorsque c’est possible (trains en classe AC, vols intérieurs pour les longues distances, véhicule privé avec chauffeur). Choisissez des hébergements offrant des garanties de propreté et de sécurité (clôture, piscine surveillée, restaurant sur place). Une chambre avec climatisation est souvent un atout pour le repos et pour échapper à la chaleur et à la pollution. Prévoyez beaucoup de temps libre pour les pauses, les jeux et les siestes, et alternez visites culturelles et activités ludiques (plage, parc animalier, spectacle de marionnettes, atelier de cuisine).

Sécurité et surveillance au quotidien
La surveillance doit être constante et rapprochée. Dans la foule (marchés, gares), utilisez des porte-bébé pour les tout-petits ou des harnais de sécurité, et fixez un point de rendez-vous clair en cas de séparation avec les plus grands. Apprenez-leur à identifier un policier ou une femme avec des enfants en cas de problème. La circulation est extrêmement dangereuse : tenez toujours les enfants par la main, utilisez systématiquement les sièges-auto (à apporter ou pré-réserver avec le véhicule) et méfiez-vous des trottoirs inexistants ou encombrés. Expliquez-leur les règles d’hygiène de base (se laver les mains avant de manger, ne rien ramasser par terre).

Adaptation culturelle et aspects pratiques
Préparez les enfants aux différences culturelles : la pauvreté visible, les animaux dans la rue, les pratiques religieuses. Habillez-les de manière couvrante et légère (coton) par respect et pour les protéger du soleil et des moustiques. Les enfants indiens sont généralement chaleureux et curieux, les interactions peuvent être très joyeuses. Prévoyez des jeux et des livres pour les temps d’attente, ainsi qu’un stock de snacks familiers et sûrs (biscuits sous vide). La plupart des restaurants et hôtels sont très accueillants envers les familles et peuvent souvent préparer des plats simples (riz, pâtes, poulet grillé) sur demande.

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