Pourquoi visiter le quartier de l’Alsançak à Izmir ?
Le cœur historique de la ville moderne
Alsancak, autrefois nommé “Punta”, est le quartier emblématique de la Izmir moderne, né au XIXe siècle avec l’essor du commerce international et l’arrivée des communautés européennes. Ses larges rues, son architecture néo-classique et ses anciennes maisons de marchands (comme les maisons « sark ») témoignent de cette époque où Izmir était un port florissant et multiculturel. Il incarne l’identité ouverte et commerçante de la ville.
Une artère culturelle et commerçante
La célèbre rue Kıbrıs Şehitleri (anciennement rue des Roses) et ses perpendiculaires constituent le centre névralgique du shopping, de la restauration et de la vie nocturne. On y trouve des boutiques de créateurs, des librairies historiques, des galeries d’art, des cafés branchés et des restaurants de tous horizons. C’est le lieu de rendez-vous et de promenade préféré des Izmiriotes, offrant une ambiance à la fois dynamique et élégante.
Un patrimoine architectural
Le quartier fait l’objet d’importants efforts de préservation et de restauration. Des bâtiments historiques comme l’ancien Consulat de France, la Maison de Haşim İşcan ou la Gare d’Alsancak (historique) côtoient des rénovations contemporaines. Cette mixité architecturale raconte l’histoire de la ville et sa volonté de valoriser son patrimoine tout en restant tournée vers l’avenir.
Le point de départ pour explorer le front de mer
Alsancak est directement connecté au Kordon, la longue promenade au bord de la mer Égée, offrant des vues magnifiques et des espaces de détente. C’est aussi un lieu culturel majeur, à proximité de l’Opéra d’État, du Thâtre d’État et de plusieurs musées. Visiter Alsancak, c’est donc s’immerger dans le pouls contemporain d’Izmir, entre histoire, shopping, gastronomie et vue sur la mer.
Comment visiter le quartier de l’Alsançak à Izmir ?
Localisation et accès au quartier
Le quartier d’Alsancak est situé sur la rive nord de la baie d’Izmir, immédiatement au nord du quartier de Konak. Il est délimité approximativement par le front de mer (Kordon) à l’ouest et la voie ferrée à l’est. L’accès est aisé par le métro (ligne M1, stations « Alsancak » ou « Halkapınar »), par le train de banlieue Izban (station « Alsancak ») et par de nombreuses lignes de bus. Il est également très agréable d’y accéder à pied depuis Konak en longeant le Kordon (environ 30 minutes de marche).
Horaires d’ouverture et fréquentation
Alsancak étant un quartier résidentiel et commerçant, il est accessible à toute heure. Les boutiques, galeries et cafés ont généralement des horaires standards, ouverts de 10h00 à 22h00 environ. L’ambiance est plus diurne sur les avenues commerçantes, tandis que les restaurants et bars de la rue Kıbrıs Şehitleri sont animés jusqu’à tard le soir. Le week-end, le quartier est particulièrement fréquenté pour le shopping et les sorties.
Organisation de la visite et points d’intérêt
Une visite complète peut durer une demi-journée. Il est recommandé de débuter par une promenade sur le Kordon pour profiter de la vue sur la baie, puis de remonter la célèbre rue Kıbrıs Şehitleri et ses perpendiculaires pour le shopping et l’architecture. Les points d’intérêt incluent les bâtiments historiques restaurés, les passages couverts (comme le Passage Mirkelam), les galeries d’art, et la place de la République (Cumhuriyet Meydanı) avec son monument équestre d’Atatürk.
Conseils pratiques :
Le quartier est sûr et agréable à parcourir de jour comme de nuit. Pour une pause, de nombreux cafés-terrasses permettent d’observer l’animation. La visite peut facilement être combinée avec celle du Kordon, du bazar de Kemeraltı (au sud) ou du parc de la Culture (Kültürpark) à proximité.
Izmir, au cœur du quartier de l'Alsançak
Jeudi 17 mai. Dernière étape de cette journée déjà bien remplie, le quartier de l’Alsançak qui se trouve à l’extrémité nord du centre-ville. Et pour m’y rendre, dans la foulée du Kulturpark et du musée des Antiquités, je vais marcher. Beaucoup. Direction le nord. Droit devant. Quartier de l’Alsançak. Et au hasard de mes pas pour admirer au passage quelques-unes des dernières maisons levantines de l’ancienne Smyrne. Et pour cause, ce quartier, habité par une majorité de Grecs, fut épargné le grand incendie de 1923.
Des maisons colorées de jaune, de bleu, de pourpre… Voici tout le charme du quartier de l’Alsançak. La plupart des maisons ont fait l’objet d’une restauration plutôt soignée et abritent pour bon nombre cafés et restaurants à la mode.
Mais un peu à l’écart de l’artère principale du quartier, la rue Kibris Sehitler, la vie au quotidien apparaît au grand jour avec ses petits magasins sans prétention, ses demeures d’artisans, ses réparateurs en tout genre et ses petits métiers. Au détour d’une rue, les signes de l’Islam, du Judaïsme et du Christianisme s’affichent au grand jour. On est très loin ici de la Turquie conservatrice.
Rue Kibris Sehitler, c’est un tout autre quartier qui s’affiche, branché, à la mode, et fréquenté par toute la jeunesse turque de la ville. C’est ici que l’on retrouve les grandes enseignes de la mode et les restaurants où il faut se faire voir.
Le long de l’artère piétonne, le flot de la jeunesse turque est incessant. Les grands magasins ont envahi la place. Et sur les terrasses des cafés, on fait tout pour se faire remarquer. Ici et là, des marchands ambulants viennent aux terrasses proposer leur camelote.
Dans les rues perpendiculaires, on trouve encore d’anciennes voies typiques de l’ancienne Smyrne. Ambiance un brin cosy et fréquentée par les étudiants et une poignée de touristes.
Retour vers les quais. Le quartier de l’Alsançak se prolonge vers la mer. Une flopée de cavaliers, symbole de l’héroïsme turque, trône à 10 mètres au-dessus d’une vaste place fréquentée elle aussi par la jeunesse d’Izmir.
Un peu plus loin, des calèches attendent patiemment que des touristes veuillent bien prendre place à bord. Mais en ces temps incertains, en Turquie, deux ans à peine après la tentative de coup d’État contre Erdogan, le tourisme bat sérieusement de l’aile.