Katmandou, une dernière journée de farniente
Jeudi 23 novembre. Au retour de Changu Narayan, je propose à Pierre de descendre près de Thamel pour faire un petit détour par les Garden Dreams**, les jardins à l’anglaise imaginé à la fin du XIXe siècle par le premier ministre de l’époque.
Bon, autant le dire tout de suite… Passé les portes du jardin (moyennant 2 euros), on se retrouve dans une sorte de parenthèse spaciale qui na plus rien à voir avec la vie trépidente et fervente de Katmandou. Mais bon, l’endroit demeure très fréquenté par les couples d’amoureux de l’intelligentia locale et par des “nunuches” omnibulées par leur collection instagram.
Petit coin de nature au coeur de la trépidante Katmandou, le jardin des rêves ou “garden of dreams” est un havre de paix. Situé à l’entrée du quartier Thamel, il fait partie du Palais Kaiser bâtit en 1895 par le premier ministre de l’époque, Bir SJB Rana.
Six superbes pavillons indépendants avec vérandas, pergolas, balustrades et des volières sont répartis dans l’enceinte du parc. Chacun d’entre eux est dédié à l’une des six saisons que les Népalais appellent respectivement Basanta (le printemps), Barkha (la mousson), Sharad (le début de l’automne), Hemanta (la fin de l’automne) et Shishir (l’hiver).
Plus qu’un petit parc, le jardin des rêves est un lieu où l’on peut se restaurer, boire un verre avant de siester sur la pelouse en écoutant les oiseaux chanter. Un luxe pour Katmandou qui meure étouffée lentement par la pollution.
Belle pelouse, nombreux arbres, mare aux canards, fontaines, le jardin est des plus agréables et paisibles.
Pour cette dernière journée passée au Népal, pas de grande aventure aujourd’hui. Grasse matinée, lecture, petit-déjeuner et sur les coup de 11 heures, on décide de retourner à Durbar Square que nous avions visité une première fois lors de notre arrivée à Katmandou.
Et tandis que je paye un nouveau ticket d’entrée, Pierre se débrouille pour négocier son entrée gratuite… Chapeau ! Bref, tout ça pour dire qu’on profite de cette matinée pour admirer de nouveau les nombreux temples de la place.
Je ne vais pas de nouveau entrer dans les détails historiques de la création de ces temples, mais juste me contenter de faire quelques photos en profitant de la belle lumière de cette matinée.
J’en profite aussi pour prendre quelques clichés des nombreuses marionnettes que l’on trouve à acheter parmi les jolies boutiques artisanales de la place.
Un peu plus loin, je me place au milieu de plusieurs temples pour réaliser quelques clichés de la place envahie par des milliers de pigeons.
Au cours de cette matinée, je profiterai encore de ma présence dans les rues de Katmandou pour compléter ma collection de portraits et de scènes de rue. Comme ces vendeurs de légumes qui transportent leurs marchandises sur des vélos surchargés.
Il y a aussi toutes ces grands-mères qui partout à travers le pays s’occupent de leurs petits-enfants quand les parents sont partis loin travailler à l’étranger pour gagner de l’argent.
Et puis, il y a aussi toutes ces femmes qui se rassemblent au pied des temples, et parfois même à leur sommet pour travailles ensemble des tissus, des tapis et autres broderies.
Plus loin, c’est un fidèle absorbé par quelque lecture de livres religieux.
Plus loin, un autre fidèle qui vient apporter une offrande et des colliers de fleurs à son dieu.
Dans les rues de la vieille ville, les marchands tiennent boutique en se plaçant sur les trottoirs. Une vieille femme grille une cigarette en attendant les clients.
Un autre joue de la guitare et chante John Lennon tout en tenant boutique.
Enfin, je garde cette photo-souvenir pour la fin de notre voyage. L’histoire retiendra que j’aurais chanté “Que je t’aime” de Johnny pour obtenir de cette marchande une ristourne sur son bol en cuivre.
Voilà, ce nouveau voyage s’achève. Plus qu’un voyage en fait. Une vraie aventure humaine, presque un voyage initiatique aux confins de l’Asie et de l’Inde, sur les plus hauts sommets de l’Himalaya, en quête d’aventure et de questionnement sur soi. Jamais avant le Népal aucun de mes voyages ne m’aura changé à ce point. J’en reviens même guéri de mes maux d’intestins attrapés en Inde six mois plus tôt. C’est tout dire. Jamais je n’oublierai cette grande et belle aventure sur les sommets de l’Himalaya.