Pourquoi visiter Naples et sa région ?
Un cœur historique bouillonnant d’histoire et d’authenticité
Naples vous accueille avec son centre historique, l’un des plus vastes d’Europe et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, où l’âme de la ville se dévoile dans un dédale de ruelles tortueuses et vibrantes. C’est un véritable musée à ciel ouvert où se côtoient les splendeurs baroques de la chapelle Sansevero, abritant le fameux Christ voilé, les vestiges des églises anciennes et l’effervescence quotidienne des habitants. S’aventurer dans les Quartiers Espagnols, c’est plonger dans l’authenticité napolitaine, entre scène de street art émergente et l’odeur alléchante de la pizza frite préparée dans les échoppes locales. Cette énergie brute et cette richesse culturelle, qui semblent suinter des murs de pierre, constituent l’essence même de ce que l’on appelle “La Bella Napoli”.
Un voyage dans le temps au pied du Vésuve
La région de Naples offre une plongée saisissante dans l’Antiquité avec les cités romaines de Pompéi et d’Herculanum, figées pour l’éternité par l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C. . À seulement trente minutes de la ville, vous pouvez déambuler dans les rues de Pompéi, dont les fameux moulages de corps racontent la tragédie humaine avec une émotion intacte . Herculanum, quant à elle, surprend par la préservation exceptionnelle de ses fresques et de ses structures en bois. Pour une expérience immersive, certaines visites proposent même une reconstitution en réalité virtuelle de la vie quotidienne avant le cataclysme. La journée peut se conclure par une ascension jusqu’au cratère du Vésuve lui-même, d’où la vue embrasse toute la baie, offrant une perspective unique sur les forces qui ont façonné cette terre.
Un archipel méditerranéen entre glamour et authenticité
La baie de Naples est parsemée d’îles aux personnalités contrastées, chacune offrant une échappée belle inoubliable. Capri, la plus célèbre, déploie son glamour intemporel avec ses hôtels de luxe, ses boutiques de créateurs et la légendaire Grotte Bleue, accessible en bateau. En contrepoint, Procida séduit par son authenticité et ses couleurs pastel, offrant des plages paisibles comme celle de Pozzo Vecchio, rendue célèbre par le film “Le Facteur”. L’île d’Ischia, plus grande et plus sauvage, est réputée pour ses spas thermaux naturels, où l’on peut se baigner dans une eau à trente-deux degrés, directement alimentée par l’activité volcanique . Un simple ferry vous transporte ainsi, en moins d’une heure, de l’effervescence urbaine à la dolce vita insulaire.
Des trésors cachés entre mer et campagne
Au-delà des sentiers battus, la région regorge de pépites qui raviront les curieux. Le parc sous-marin de Gaiola, par exemple, permet de faire du snorkeling ou une excursion en bateau à fond de verre pour admirer les vestiges de villas romaines englouties, où poissons et murènes ont élu domicile parmi les ruines. Pour un plongeon dans l’histoire plus récente, le parc de la colline de Posillipo offre des points de vue imprenables sur la baie depuis le Parco Virgiliano, tandis que ses “discese” mènent à des criques secrètes. Enfin, une excursion à la Reggia di Caserta, grandiose résidence royale du XVIIIe siècle, vous transportera dans un autre monde : ce palais aux mille quatre cents pièces et ses jardins à perte de vue surpassent même Versailles en superficie, pour une fraction de ses visiteurs.
Comment visiter Naples et sa région depuis Paris ?
L’avion, l’option la plus rapide et pratique
Pour rejoindre Naples depuis Paris, l’avion constitue la solution la plus efficace avec un vol direct d’environ 2 heures 15 minutes au départ de Paris-Orly ou de Paris-Charles-de-Gaulle. Plusieurs compagnies low-cost comme easyJet, Transavia France et Ryanair proposent des liaisons quotidiennes vers l’aéroport international de Naples (NAP), avec des tarifs aller simple pouvant descendre jusqu’à 57 dollars, soit environ 52 euros, pour les vols les moins chers . Une fois à l’aéroport de Naples, situé à seulement 4 kilomètres du centre-ville, vous pourrez rejoindre votre hébergement en une vingtaine de minutes en taxi pour un coût modique.
Le train, une alternative confortable et panoramique
Les voyageurs qui privilégient le confort et les paysages peuvent opter pour le train, une option certes plus longue mais agréable. Depuis Paris Gare de Lyon, les TGV et trains à grande vitesse italiens Frecciarossa assurent la liaison jusqu’à Naples Centrale via Milan, pour un trajet total d’environ 10 heures. Les prix oscillent entre 120 et 200 euros pour un aller simple selon la saison et le délai de réservation. Cette formule séduit par l’absence de restrictions de bagages et la possibilité d’admirer les paysages de la campagne italienne, tout en évitant les contraintes aéroportuaires.
La voiture, la liberté de la route
Pour les amateurs de road trips, conduire de Paris à Naples offre une flexibilité incomparable. Le trajet couvre environ 1 600 kilomètres et nécessite entre 15 et 17 heures de conduite effective, sans compter les arrêts. L’itinéraire emprunte les autoroutes A6, A7 puis A1 via Lyon, Milan et Rome, avec un budget à prévoir entre 200 et 280 euros pour le carburant et les péages. Cette option permet de découvrir plusieurs destinations en chemin, notamment la Toscane, Florence ou la capitale italienne, transformant le simple transfert en véritable voyage.
Le bus, la solution économique pour les longs trajets
Les voyageurs au budget serré peuvent se tourner vers le bus, l’option la moins chère mais aussi la plus longue. Des compagnies comme FlixBus et BlaBlaCar Bus relient Paris à Naples en 21 à 24 heures, pour un prix compris entre 70 et 120 euros l’aller simple. Les bus sont équipés de WiFi et effectuent des arrêts réguliers pour les pauses, avec la possibilité de voyager de nuit pour optimiser son temps. Depuis Naples, il faudra ensuite compter 1 à 2 heures supplémentaires en train, bus ou ferry pour rejoindre les perles de la côte amalfitaine comme Sorrente, Positano ou Amalfi.
La découverte de la vieille ville de Naples
Vendredi 5 février. Après de longues escapades au bout du monde, retour en Europe pour une petite escapade dans le sud de l’Italie. Cap vers Naples, le Vésuve et Pompéi ! Pourquoi ? « Ben, parce queeeee… » C’est bien, l’Italie, non ? Bon allez zou, en plus, c’est une grande première. J’emmène Marinette avec moi pour son premier grand périple à travers l’Europe… Hummmmm… Suis content, moi !
En plus, pas besoin d’aller bien loin pour prendre l’avion. Deux petites heures depuis Orly… Une éternité pour Marinette qui s’envoie en l’air pour la première fois de sa vie. Pas évident, ça c’est sûr. C’est bizarre comme elle ne me lâche pas la main quand l’avion finit par décoller !
Deux heures plus tard donc, nous voilà donc à Naples. Pour nous rendre dans le centre-ville, rien de plus simple avec la navette d’autobus qui nous descend au pied de la station de train centrale. Cool ! Reste juste à traverser une bonne partie de la vieille ville avec nos valises (toutes petites, mais très mignonnes !) pour rejoindre notre hôtel.
La via Tribunali semble interminable. Mais tout le charme des vieilles villes italiennes est là : la vie est partout, les boutiques d’artisans côtoient encore les bouchers et les poissonniers… Ouf ! Les centres-villes commerciaux et impersonnels des grandes métropoles ont encore épargné Napoli. Bon, passé la minuscule voie qui conduit à notre hôtel (un boyau ?), on se retrouve dans notre belle chambre qui donne directement sur le parvis du Duomo. Elle est pas belle, la vie !
Bon, voilà, le temps de faire connaissance avec notre belle chambre, on dévale les escaliers et on part à l’assaut de la vieille ville. Incontournable… Et à 20 mètres à peine de notre hôtel, impossible de passer à côté de la via San Gregorio Armeno… Autrement dit, la rue des santons ! C’est bien simple, où que l’on porte nos yeux, il y en a partout !
Ici, la crèche est permanente et c’est toujours Noël ! L’enfant Jésus côtoie allègrement le pape François… Comme les stars du Napoli ! Maradona en tête… Mais ce sont surtout les petites figurines de la vie quotidienne dans la campagne napolitaine qui attire l’œil. Les personnages font une trentaine de centimètres tout au plus et peuvent parfois atteindre des sommes astronomiques !
Mais la véritable artère qui fait battre le cœur de Naples reste l’incontournable Spaccanapoli, littéralement la rue qui fend Naples. Elle date des premières heures de la ville quand les Grecs fondèrent la cité à l’antiquité. La voie descend sur près de deux kilomètres et prend tour à tour le nom de la via Benedetto Croce, puis de via San Biagio dei librai.
Certes, on est bien loin de l’an – 800 av. J.-C. quand des marins de Rhodes s’installèrent ici pour la première fois depuis la zone du château de l’Œuf, comme on est bien loin encore de la légende d’Homère, quand les trois sirènes ne parvinrent pas à retenir Ulysse ni à le détourner de son parcours, puis se noyèrent, mais on s’imagine sans mal les millions d’hommes qui se succédèrent ici au fil du temps, montant et descendant cette voie aujourd’hui peuplée de bouquinistes, d’artisans, de pâtissiers, de boulangers et de mille autres petits métiers de bouche. J’adore cette ville !