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Latacunga, la porte des Andes dominée par les volcans

Pourquoi visiter Latacunga ?

Un carrefour historique et culturel des Andes

Latacunga, capitale de la province de Cotopaxi, est une ville andine au riche passé colonial et précolombien. Reconstruite à plusieurs reprises après les éruptions du volcan Cotopaxi, elle témoigne d’une résilience unique. Son centre historique, marqué par une architecture coloniale sobre avec des influences indigènes, offre une plongée authentique dans la vie des hautes terres équatoriennes, loin des sentiers touristiques saturés.

Porte d’entrée du  volcan Cotopaxi

La ville est le point de départ stratégique pour l’ascension ou l’exploration du parc national du Cotopaxi, qui abrite l’un des plus beaux et actifs volcans du monde. Depuis Latacunga, on organise facilement des excursions pour randonner dans les páramos, observer une faune andine unique (condors, chevaux sauvages) et admirer les paysages grandioses de l’Allée des Volcans, chère à l’explorateur Alexander von Humboldt.

L’épicentre de la célébration de la Mama Negra

Latacunga est mondialement connue pour sa fête emblématique, la Mama Negra, célébrée à deux reprises annuellement (en septembre et novembre). Ce carnaval coloré et syncrétique, classé patrimoine culturel immatériel de l’Équateur, mêle rites catholiques, traditions indigènes et influences afro-équatoriennes dans un spectacle vibrant de danses, de musiques et de costumes, offrant une immersion inoubliable dans la culture populaire.

Une base pour explorer les villages et les lagunes

La région autour de Latacunga regorge de trésors moins connus, comme le village de Pujilí, réputé pour son marché artisanal et ses céramiques, ou Saquisilí, qui accueille l’un des marchés indigènes les plus authentiques et animés du pays. Les lagunes andines, telles que la Laguna de Limpiopungo ou les Lagunas de Quilotoa (accessible via la célèbre boucle de Quilotoa), sont à proximité, faisant de la ville un excellent camp de base pour les voyageurs autonomes et curieux.

Comment visiter Latacunga ?

Localisation et accès depuis Quito

Latacunga est située à environ 90 km au sud de Quito, sur la Panaméricaine, dans la région andine. Le moyen de transport le plus courant est le bus interprovincial depuis le terminal terrestre de Quitumbe à Quito. Des départs fréquents (toutes les 15-20 minutes) assurent un trajet d’environ 2 heures pour un coût modique de 3 à 5 dollars US. Les taxis collectifs (colectivos) sont une alternative légèrement plus chère mais plus rapide. En voiture privée, comptez 1h30 à 2h via l’E35.

Se déplacer dans la ville

La ville elle-même est compacte et son centre historique se visite facilement à pied. Les sites principaux (la Cathédrale, la Plaza de la Independencia, le marché) sont concentrés. Pour les excursions alentour (Cotopaxi, Quilotoa, villages), vous devrez utiliser des transports locaux : des bus régionaux depuis le terminal terrestre de Latacunga ou, plus simplement, négocier une excursion organisée ou un taxi pour la journée auprès de votre hébergement ou d’agences locales.

Horaires clés et coûts indicatifs

Les sites historiques (comme le Musée des Traditions de la Casa de los Marqueses) ont généralement des horaires réduits, souvent de 9h00 à 17h00 du mardi au samedi. Les marchés sont vivants tôt le matin, celui de Saquisilí se tenant le jeudi. L’entrée aux musées locaux coûte généralement 1 à 3 dollars US. Pour le Parc National Cotopaxi, l’entrée est gratuite, mais il est obligatoire d’être accompagné d’un guide agréé pour les randonnées, dont le coût varie de 30 à 60 USD par personne selon la durée.

Conseils pratiques :

Prévoyez au moins deux nuits pour visiter la ville et ses alentours.La saison sèche (juin à septembre) est idéale pour les randonnées et voir le volcan. Si votre séjour coïncide avec la Mama Negra (fin septembre et 11 novembre), réservez votre hébergement bien à l’avance. Enfin, goûtez aux spécialités locales comme les allullas (biscuits) et les chugchucaras (plat typique).

Latacunga, la porte des Andes dominée par les volcans

Vendredi 22 juin. Ce matin, direction la gare de bus centrale de Quito. Cinq minutes de taxi puis nous grimpons à bord d’un bus, en direction de Latacunga, à environ deux heures de route de la capitale. Cap au sud. Ou plutôt au centre du pays où s’en va rejoindre la chaîne des volcans de l’Équateur. Le moteur de cette expédition en Amérique du Sud. Même si avec Léa, je ne ferai pas tous les treks que j’aurai faits sans elle. Mais c’est normal. Je suis déjà si heureux de pouvoir voyager avec ma fille.
La sortie de Quito est laborieuse. Encombrements de voitures. Le pays ne bénéficie pas des mêmes infrastructures routières, même si, je vais rapidement le comprendre, ses routes sont ce qui se fait de mieux sur le continent. Loin des routes catastrophiques du Pérou ou de la Colombie.

L’Équateur est encore très largement un pays rural, et plus généralement d’élevage. Les grandes prairies et laines d’élevage se succèdent derrière la vitre du bus.

Puis, au bout d’une heure de route, le paysage change diamétralement. Les premiers volcans apparaissent. Car, il ne faut pas l’oublier, l’Équateur, en bordant l’océan à l’ouest, fait partie de la ceinture de feu du Pacifique. Tremblements de terre et éruptions volcaniques sont choses fréquentes dans ce pays.

En arrivant dans la chaîne des volcans, on se retrouve justement dans cette région que l’explorateur allemand, Alexander von Humboldt, baptisa « l’avenida de los volcanes ». Celle-ci est aujourd’hui traversée de part en part par la route Panaméricaine qui traverse le pays du nord au sud. C’est justement celle-ci que nous empruntons aujourd’hui.

Base idéale pour de nombreuses excursions dans les Andes voisines, Latacunga est pourtant bien plus qu’un simple camp de base, n’en déplaise à ma fille qui est loin d’être emballée. Il faut dire que notre chambre d’hôtel n’est pas ce que ce qu’on peut appeler un palace !

Notre hôtel se situe à trois « quadras » du parque Léon, le centre névralgique de Latacunga. C’est ici que nous nous rendons aussitôt arrivés afin de chercher l’agence de voyages Neiges… Hélas fermée. Du coup, on se rabat sur sa voisine qui se trouve de l’autre côté de la cathédrale.

Et oui, car avec ses 65.000 habitants, la cité de Latacunga a le privilège d’abriter une cathédrale et un magnifique hôtel de ville construit en pierre volcanique.

Bon, certes, ce n’est pas une ville touristique, mais une base intéressante pour rayonner dans la région avant de partir vers le laguna Quilotoa, à environ 1 h 30 de voiture de là.

Il n’empêche, sa cathédrale vaut vraiment le détour. Moins exubérante bien sûr que les églises de Quito, elle n’en recèle pas moins de magnifiques décorations aux tons jaune et ocre, le tout placé sous un superbe plafond voûté de style baroque.

Le chœur est lumineux, flanquée de deux jolies chapelles consacrées à la Vierge, tandis qu’une demi-coupole surplombe le chœur de la cathédrale.

Le chœur justement abrite un superbe retable doré tandis que deux immenses toiles de l’école Quiteña décorent le déambulatoire.

Retour sur le Parque Léon pour aller prendre un verre dans le minuscule café de « El Abuelo ». Un peu bruyant, mais vraiment sympa.

Il est tard. On retourne à l’hôtel. En passant, on jette un regard vers la façade massive de l’hôtel de Ville. Demain, on se lève tôt. On part pour une journée d’excursion autour de la Laguna Quilotoa.

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