Pourquoi visiter le musée précolombien de la Casa del Alabado ?
Une plongée dans les cultures préhispaniques équatoriennes
Le musée précolombien de la Casa del Alabado offre une immersion exceptionnelle et rigoureuse dans les sociétés amérindiennes qui ont peuplé l’Équateur actuel avant l’arrivée des Espagnols. Sa collection, soigneusement sélectionnée, présente plus de 5 000 artefacts archéologiques, dont des céramiques, des pierres sculptées et des objets rituels, permettant de comprendre la diversité et la complexité de ces civilisations souvent méconnues.
Une scénographie moderne et poétique
Installé dans une maison coloniale du XVIIe siècle superbement restaurée, le musée contraste par sa muséographie contemporaine et sensible. Les pièces sont mises en valeur par un éclairage subtil et une disposition thématique (cosmogonie, chamanisme, vie quotidienne) qui invite à la contemplation plutôt qu’à la simple accumulation. Cette approche rend accessible la dimension spirituelle et symbolique des objets, créant un dialogue intime entre le visiteur et les œuvres.
Un contrepoint essentiel à l’histoire coloniale
Au cœur du centre historique colonial de Quito, ce musée rappelle avec force que la ville et le pays ont une histoire bien antérieure à la conquête espagnole. Il constitue un indispensable contrepoint aux églises baroques et aux palais coloniaux, permettant de saisir la richesse des cultures originelles et la profondeur des racines précolombiennes qui continuent d’influencer l’identité équatorienne contemporaine.
Une contribution à la réappropriation du patrimoine indigène
La Casa del Alabado dépasse la simple exposition en participant activement à la revalorisation et à la réappropriation du patrimoine culturel des peuples autochtones. En offrant une vision respectueuse et dépourvue de clichés, il joue un rôle pédagogique majeur pour les visiteurs nationaux et internationaux, affirmant que l’histoire de l’Équateur ne commence pas avec la colonisation, mais plonge dans un passé complexe et fascinant.
Comment visiter le musée précolombien de la Casa del Alabado ?
Localisation et accès pratique
Le musée Casa del Alabado est situé au cœur du centre historique de Quito, à l’adresse Calle Cuenca N1-41, entre les rues Bolívar et Rocafuerte. Il se trouve à quelques minutes à pied de la Plaza San Francisco et de la Plaza de la Independencia, facilitant son intégration dans une visite pédestre du quartier. Le moyen d’accès le plus simple depuis d’autres secteurs de la ville est le taxi ou une application de VTC (Uber, Cabify), car le stationnement aux alentours est très limité.
Horaires d’ouverture et tarifs d’entrée
Le musée est généralement ouvert du lundi au samedi de 9h00 à 17h30 et le dimanche de 10h00 à 16h00. Il est recommandé de vérifier les horaires sur leur site internet ou par téléphone avant la visite, car ils peuvent changer lors de jours fériés ou d’événements spéciaux. L’entrée pour les visiteurs internationaux coûte environ 6 dollars US pour les adultes, avec des tarifs réduits pour les étudiants, les enfants et les seniors sur présentation d’un justificatif.
Déroulement de la visite et points forts
La visite s’effectue de manière autonome, avec des panneaux explicatifs en espagnol et en anglais. Le parcours se déploie sur deux étages, organisés de manière thématique autour de la cosmovision, des rituels et de la vie quotidienne des cultures précolombiennes. Les collections sont présentées dans une ambiance tamisée et contemplative, mettant en valeur la finesse des céramiques et des sculptures. Comptez environ 1 heure à 1h30 pour une visite approfondie.
Conseils pratiques :
Pour profiter pleinement de la visite, privilégiez les heures du matin en semaine pour éviter les groupes. La photographie sans flash est généralement autorisée. Après la visite, vous pourrez explorer les cafés et restaurants traditionnels des rues avoisinantes, ou poursuivre votre découverte culturelle vers le musée de la Ciudad ou le couvent San Francisco, tous situés à proximité immédiate.
Quito, le musée précolombien de la Casa del Alabado
Jeudi 21 juin. Un peu à l’écart du Quito Colonial, à deux rues de la Plaza San Francisco, il ne faut surtout pas manquer la Casa del Alabado, le plus beau musée précolombien de la capitale.
Ce musée occupe un magnifique bâtiment colonial du XVIIe siècle organisé autour d’un patio, superbement restauré. Le parcours, essentiellement thématique, permet de découvrir un ensemble d’objets en pierre, poteries et figurines exceptionnelles, qui toutes révèlent un aspect de la vision du monde des Indiens qui les ont créés.
Pour faire simple, ce musée aborde tous les thèmes privilégiés par les civilisations indiennes. On retrouve ainsi les Machallila, Chrorrea, Napo, Tolica-Tumaco ou Mayon Chinchipe.
Ces thèmes sont multiples et sont autant d’occasions d’exposer des figurines ou des poteries en rapport avec eux. On aborde ainsi le chamanisme, la force spirituelle des ancêtres, le monde primordial, les mondes parallèles ou encore celui des élites.
Ce musée privilégie l’esthétique de l’objet plutôt que le thème chronologique de l’archéologie équatorienne. Il s’inspire ainsi du concept de divinisation de l’être humain, du contact qu’il a avec les forces de la nature.
Ce musée d’art précolombien dispose de 14 salles d’exposition permanentes, d’une salle d’expositions temporaires, de deux salles pour le développement d’activités éducatives, d’un café et de deux cours. Il dispose également d’un espace de service et de service client… C’est ici que j’achèterai une petite statuette pour décorer mon petit « chez moi ».
Il y a tellement de belles pièces à voir qu’il est difficile de faire un choix. Du coup, je fais comme d’habitude. Je m’attache d’abord à ce qui me touche émotionnellement sans me soucier des pièces essentielles qu’il faut absolument avoir vues. Le choix du cœur en quelque sorte.
Si on devait toutefois qu’en citer quelques-unes, il faudrait mentionner (merci mon Routard !) : les très belles statues votives de la culture Valdivia (4.500 à 1.500 av. J.-C.) ou El Cacico, de la culture Jama-Coaque (de 350 av. J.-C. à 1500 apr. J.-C.).
À voir également les magnifiques poteries zoomorphes ou ces étonnantes figures de handicapés, considérées comme des intercesseurs privilégiés entre le monde physique et le monde spirituel.
Cette collection d’art précolombien va des objets fabriqués par les sociétés les plus anciennes d’Équateur (datant de 7.000 ans avant JC) à l’arrivée des Espagnols vers 1530 après JC.
Les anciennes cultures de l’Équateur habitaient toutes les régions géographiques de la région, allant de la côte du Pacifique aux forêts tropicales et aux montagnes des Andes. Ces cultures ont créé des artefacts extraordinaires à des fins cérémonielles et utilitaires dans la poterie, la pierre, les conques, le métal, les textiles et le bois.
À ne pas manquer les danseurs Jama-Coaque. Certains danseurs portent des costumes évoquant des animaux tels que différentes espèces de félins et de hiboux. D’autres sont montrés avec une coiffe spéciale qui peut être manipulée avec deux cordons qui pendent aux côtés de la tête, pour se fermer et s’ouvrir pendant la danse. Le troisième type de danseurs porte un petit manteau particulier sur le dos qui est tenu par les poignets.