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Quito, Plaza del Convento Santo Domingo

Pourquoi visiter la plaza et le convento Santo Domingo ?

Un ensemble architectural majeur et historique

La plaza et le convento Santo Domingo constituent l’un des ensembles religieux les plus importants et anciens de Quito, fondé par l’ordre dominicain au XVIe siècle. Sa construction, qui s’étendit sur des siècles, mêle des styles allant de la Renaissance au Baroque, avec une façade en pierre volcanique finement sculptée et un cloître paisible. Ce site incarne la profonde empreinte des ordres religieux dans la formation de la ville coloniale.

Un trésor artistique méconnu

L’intérieur de l’église et du couvent abrite des œuvres d’art exceptionnelles de l’École de Quito, notamment des retables dorés, des sculptures de Caspicara et des peintures de Miguel de Santiago. La chapelle de la Virgen del Rosario, à droite du maître-autel, est un joyau baroque entièrement recouvert de feuilles d’or et de motifs polychromes, offrant une profusion décorative qui rivalise avec la célèbre Compañía.

Un lieu de syncrétisme et de traditions vivantes

La place animée qui précède l’église est un espace de vie sociale où se mêlent dévotion, commerce artisanal et flânerie. Le couvent, encore actif, préserve une atmosphère de recueillement et une riche bibliothèque historique. Ce lieu permet de ressentir la continuité entre le passé colonial et les expressions religieuses contemporaines, illustrant comment le patrimoine reste ancré dans la vie quotidienne des Quiténiens.

Un point de vue unique sur la ville

Depuis les hauteurs du couvent et de la place, on bénéficie d’une vue panoramique sur les toits de tuiles du centre historique et les collines environnantes. Cette perspective rappelle la situation topographique spectaculaire de Quito, nichée dans les Andes. Visiter Santo Domingo, c’est ainsi allier la découverte d’un patrimoine artistique de premier ordre à une expérience sensorielle et contemplative propre à la ciudad alta.

Comment visiter la plaza et le convento Santo Domingo ?

Localisation et accès au site

La plaza et le convento Santo Domingo se situent dans le centre historique de Quito, à l’intersection des rues Bolívar et Guayaquil, sur la colline orientale de la ville. L’ensemble domine le secteur et est aisément repérable par ses deux tours de pierre grise. Pour vous y rendre depuis d’autres quartiers, le taxi ou une application de VTC (Uber, Cabify) est le plus pratique. Si vous êtes dans le centre, la marche depuis la Plaza de la Independencia (environ 10-15 minutes en montée) est agréable mais demande un effort en raison du dénivelé.

Horaires d’ouverture et tarifs d’entrée

L’église Santo Domingo est généralement ouverte aux visiteurs tous les jours, avec des horaires pour le tourisme (souvent de 9h00 à 17h00) qui évitent les offices. L’accès à la place est libre et gratuit à toute heure. La visite du couvent et de son musée (Museo Fray Pedro Bedón) suit des horaires plus restreints, généralement du mardi au samedi de 9h00 à 16h00. L’entrée au musée est payante, avec un tarif modique d’environ 2 à 4 dollars US. Il est prudent de vérifier les horaires exacts avant votre visite, car ils peuvent varier.

Déroulement de la visite et points clés

Commencez par la place pour admirer la façade imposante de l’église et son portail en pierre sculptée. À l’intérieur de l’église, ne manquez pas la chapelle de la Virgen del Rosario (sur le côté droit), un chef-d’œuvre baroque entièrement doré. La visite du couvent comprend le cloître principal, la salle capitulaire et le musée qui abrite une importante collection d’art religieux colonial. Comptez environ 1h30 à 2 heures pour une visite complète et attentive.

Conseils pratiques :

Privilégiez une visite en matinée pour bénéficier d’une meilleure lumière et d’une atmosphère plus calme. 

Quito, Plaza del Convento Santo Domingo

Jeudi 21 juin. La journée tire à sa fin. On rentre vers l’hôtel. Léa a faim. En allant chercher à manger, on fait un petit détour rapide par la Plaza Santo Domingo. Rapide parce que le couvent est fermé. À croire que toutes les églises du pays n’ouvrent et ferment qu’à des heures bien spécifiques… Dommage.

Ici, on est bien loin de l’exubérance de la Compania ou du couvent San Francisco. Le monastère donne sur la vaste plaza Santo Domingo au centre de laquelle se dresse le maréchal Sucre, le héros de la bataille décisive pour l’indépendance, la Pichincha, envoyé par Bolivar, pour défaire les derniers loyalistes à l’empire espagnol.

Tant pis pour l’intérieur de la nef, donc. Pour son cloître qui rassemble les plus vieux arbres de Quito, son église coloniale, son plafond mudéjar, sa chapelle de la Virgen del Rosario richement décorée en or, son réfectoire et son musée dominicain renfermant quelques belles toiles de l’école Quiteña.

Je me contenterai donc du général Sucre trônant au milieu de la place. L’Équateur fut un des derniers pays à être libéré du joug des Espagnols. Il fallut en effet quinze longues années à Simon Bolivar et José de San Martin pour mener à bien l’émancipation des colonies espagnoles de l’Amérique. De la Colombie en 1811 jusqu’à la Bolivie en 1825.

Un temps affilié à la confédération des États d’Amérique du Sud, la « Gran Colombia », « l’Audience de Quito » prit alors le nom d’Équateur, le 10 août 1830, quand le pays prit véritablement son indépendance dans la foulée des autres états… Le rêve de Bolivar d’unifier l’Amérique du Sud dans une grande confédération du même type que les États-Unis s’envolait définitivement.

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