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Quito, un tour de la capitale à l’heure bleue

Pourquoi visiter Quito à l’heure bleue ?

Une métamorphose

L’heure bleue, ce crépuscule profond où le ciel prend des teintes d’indigo et où les premières lumières artificielles s’allument, transforme radicalement le centre historique. La pierre des églises et des palais coloniaux, souvent austère en plein jour, se pare de douceur et de mystère. Cette lumière diffuse estompe les imperfections, sublime les détails architecturaux et crée une ambiance romantique et presque théâtrale, intensifiant l’émotion patrimoniale.

Une expérience de tranquillité

Après l’agitation diurne des touristes et de la vie citadine, l’heure bleue apporte souvent un calme relatif. Les rues pavées se vident progressivement, les bruits s’atténuent, et il devient possible de contempler les places majestueuses (comme la Plaza de la Independencia ou la Plaza San Francisco) dans une sérénité rare. Cette quiétude permet une connexion plus intime et personnelle avec l’histoire des lieux, loin de la frénésie des visites guidées.

Un dialogue entre héritage et vie contemporaine

C’est le moment où le patrimoine historique entre en dialogue avec la vie nocturne moderne. Les façades illuminées des monuments dialoguent avec les lumières chaleureuses des cafés, des restaurants et des boutiques qui commencent à animer les rues. Ce contraste offre une vision complète et dynamique du centre historique, non plus comme un musée figé, mais comme un espace vivant, habité et constamment réinventé.

Une opportunité photographique

Pour les photographes, amateurs ou professionnels, l’heure bleue est le “moment magique” par excellence. L’équilibre parfait entre la lumière résiduelle du ciel et les éclairages urbains permet de capturer des images d’une grande richesse de couleurs et de contrastes, sans les ombres dures de la journée. Les clichés pris à ce moment restituent l’âme et la poésie du lieu de manière incomparable, fixant une atmosphère éphémère et émouvante.

Comment se rendre en Equateur ?

Les vols directs et avec escale depuis Paris
Le voyage depuis Paris vers l’Équateur s’effectue principalement par avion. Il n’existe actuellement aucune ligne directe régulière entre Paris et Quito ou Guayaquil. Les vols comportent généralement une escale, souvent en Europe (Madrid avec Iberia, Amsterdam avec KLM) ou aux États-Unis (Miami, Houston). Le temps de vol total varie entre 13 et 18 heures, escale comprise, selon la durée de la correspondance.

Fourchettes de prix et facteurs d’influence
Les prix des billets aller-retour oscillent considérablement selon la saison. En basse saison (hors vacances scolaires, de février à juin et de septembre à novembre), on peut trouver des billets entre 600 et 900 euros. En haute saison (décembre-janvier, juillet-août), les tarifs dépassent fréquemment 1000 à 1300 euros. La réservation plusieurs mois à l’avance, la flexibilité sur les dates et l’utilisation de comparateurs sont essentielles pour obtenir le meilleur tarif.

Arrivée et aéroports principaux
Les deux principaux aéroports internationaux sont Quito (UIO) et Guayaquil (GYE). L’aéroport de Quito, le plus fréquenté pour l’entrée touristique, est situé à environ 40 minutes du centre historique. Celui de Guayaquil dessert davantage la côte et les Galápagos. À l’arrivée, les taxis officiels et les applications (comme Uber dans les villes) sont les moyens les plus simples pour rejoindre le centre-ville, bien que des services de navettes existent également.

Conseils pratiques et liaisons internes
Une fois en Équateur, pour rejoindre d’autres régions comme les Galápagos, la Amazonie ou la côte, les vols intérieurs sont rapides et abordables (souvent entre 50 et 150 euros par trajet). Il est crucial de vérifier les frais d’aéroport pour les Galápagos (environ 20 $ de taxe de transit et 100 $ de taxe d’entrée au parc national) qui s’ajoutent au billet d’avion. Pour les déplacements terrestres, un réseau de bus confortables et économiques couvre l’ensemble du pays.

Quito, un tour de la capitale à l'heure bleue

Jeudi 21 juin. Derniers moments dans la ville de l’Inca Atahualpa. Sitôt après avoir dîné, je pars à l’assaut de la ville pour profiter de l’heure bleue pour la photographier. Contraste insensé des couleurs. La Compania. Façade or sur fond bleu. Magique.

Cette balade au clair de lune me permet d’évoquer la courte histoire de la domination Inca sur le pays. Courte, car ne dura qu’un demi-siècle, entre 1480 et 1532. Du coup, les vestiges de cette époque sont assez peu nombreux. Mais j’y reviendrai plus tard quand nous visiterons le plus grand site inca de l’Équateur : Ingapirca.

En attendant, je ne me lasse pas d’admirer la façade baroque de la Compania dont la couleur dorée préfigure la démesure ornementale de sa nef.

Dans la rue qui me ramène vers la plaza San Francisco, les lumières blondes éclaboussent les balcons des palais qui bordent l’avenue.

Parfois, ce sont tous les encadrements des fenêtres qui sont illuminés. Une chose est sûre, Quito soigne efficacement son classement au patrimoine mondial de l’humanité.

Plaza San Francisco, l’éclairage se fait plus sobre, parant de blanc les façades du monastère.

Retour sur la plaza de la Independencia. La cathédrale Primada a elle aussi opté pour la sobriété. Sa volée de marches basses tranche avec sa façade immaculée de blanc.

Je traverse de nouveau le petit parc placé au centre de la place. La nuit se fait plus noire. Je n’ai plus que quelques instants pour en profiter.

Dans les rues désertées du centre-ville, Léa joue encore les stars.

À deux pas de l’hôtel, je fais quelques photos à basse vitesse pour surprendre la course des automobiles sur l’avenue. Les phares des voitures transpercent l’obscurité.

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