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Depuis Ouchgouli, la très belle randonnée vers le glacier Shkhara

Pourquoi faire la randonnée vers le glacier Shkhara depuis Ouchgouli ?

La randonnée vers le glacier de Shkhara depuis le village d’Ouchgouli (Ouchguli), en Géorgie, est considérée comme l’une des plus belles et emblématiques du Caucase. 

Une expérience au cœur du Caucase

Ouchgouli est souvent présenté comme l’une des plus hautes communautés permanentes d’Europe. Le départ depuis ce village de pierres et de tours médiévales, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre une immersion dans la Svanétie historique et préservée. La randonnée permet de s’éloigner progressivement de l’habitat humain pour pénétrer dans des paysages de haute montagne quasi vierges.

Des paysages d’une beauté à couper le souffle

Le sentier traverse des vallées alpines verdoyantes parsemées de fleurs sauvages en été, passe à gué des rivières tumultueuses (comme la rivière Shkhara), et longe des moraines impressionnantes avant de déboucher sur le glacier lui-même. L’objectif final est le front du glacier Shkhara, la plus haute montagne de Géorgie (5 193 m), dont la paroi nord domine le paysage de manière vertigineuse. Le contraste entre les pâturages, les eaux turquoise des torrents et les glaces éternelles est spectaculaire.

Un défi physique récompensé

Cette randonnée est classée comme difficile en raison de sa longueur (environ 22 km aller-retour depuis Ouchgouli), d’un dénivelé significatif (environ 800 m) et de l’altitude (de 2.200 m à plus de 3.000 m). Le sentier demande une bonne condition physique, une certaine expérience de la randonnée en montagne et une adaptation à l’altitude.

Accès au camp de base des alpinistes

Le trek mène au camp de base utilisé par les expéditions pour l’ascension du Shkhara et d’autres sommets majeurs du Caucase. Pour les passionnés d’alpinisme, c’est l’occasion de voir de près le départ de ces grandes voies. Même pour les randonneurs, l’ambiance de ce lieu mythique est palpable.

Logistique et précautions importantes

Guide fortement recommandé : le sentier n’est pas toujours bien marqué, la traversée de rivières peut être dangereuse et la météo en montagne change rapidement. Un guide local connaît les passages sûrs et enrichit l’expérience par sa connaissance du terrain et de la culture svane.

Condition physique : il faut être bien entraîné et acclimaté à l’altitude. Prévoir une journée entière pour l’aller-retour.

Équipement : chaussures de randonnée robustes, bâtons de trekking (indispensables pour les traversées de rivière et les pentes caillouteuses), vêtements chauds et imperméables (même en été), coupe-vent, crème solaire, eau et nourriture énergétique.

Saison : la fenêtre idéale est courte, de juillet à début septembre, lorsque la neige a fondu et que les rivières sont franchissables. En juin, il peut y avoir encore beaucoup de neige ; en septembre, les journées raccourcissent et il fait plus froid.

Comment faire la randonnée vers le glacier Shkhara depuis Ouchgouli ?

Une aventure exigeante au cœur du Caucase

La randonnée vers le glacier Shkhara depuis Ouchgouli, en Géorgie, est une expérience exigeante qui séduit les randonneurs aguerris par ses paysages grandioses et son immersion dans le Caucase sauvage. Le trek débute dans le village d’Ouchgouli, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses tours médiévales svanes. Cette aventure mène au pied du Shkhara, plus haut sommet de Géorgie, dont le glacier étincelle à plus de 5.000 mètres d’altitude. Réalisable entre mi-juillet et mi-septembre, elle demande une préparation rigoureuse en raison de l’altitude, de la distance et des conditions changeantes de la haute montagne.

Un itinéraire technique entre vallées et rivières

L’itinéraire, long d’environ 22 kilomètres aller-retour, présente un dénivelé positif de 800 mètres et exige entre 8 et 10 heures de marche effective. Le sentier quitte les pâturages verdoyants pour s’engager dans une vallée minérale dominée par les moraines. Le principal obstacle technique est la traversée à gué de la rivière Shkhara, dont le débit, variable selon l’heure et la saison, impose prudence et expérience. La progression se poursuit sur des terrains caillouteux avant d’atteindre le front glaciaire et le camp de base des alpinistes, offrant une vue spectaculaire sur la face nord du géant caucasien.

L’indispensable accompagnement d’un guide local

Pour des raisons de sécurité, le recours à un guide local est fortement recommandé, voire indispensable. Celui-ci maîtrise les points de passage des rivières, souvent délicats, et anticipe les risques météorologiques soudains propres à cette région. Son expertise permet également de mieux appréhender la culture svane et les particularités du milieu naturel. Une alternative consiste à louer un cheval de bât pour alléger le portage, mais cela ne dispense pas d’une solide orientation et d’une condition physique adaptée à l’effort en altitude.

Un équipement adapté aux défis du terrain

L’équipement doit être sélectionné pour affronter les défis du parcours. Des chaussures de trekking, des bâtons de marche pour les gués et les descentes, ainsi qu’une tenue multicouche incluant veste imperméable et polaire sont obligatoires. Le sac doit contenir une réserve d’eau et de nourriture énergétique pour la journée, une protection solaire renforcée, une trousse de premiers secours. Prévoir un changement complet de vêtements conservé au sec, les pieds mouillés lors des traversées étant inévitables.

Un panorama d’exception

Cette randonnée représente bien plus qu’un simple défi physique ; elle est une immersion totale dans un paysage époustouflant où se mêlent vestiges historiques, traditions montagnardes et forces minérales des glaciers. Elle convient uniquement aux randonneurs expérimentés, acclimatés à l’altitude et prêts à s’adapter aux imprévus. Pour ceux qui relèvent le pari, la récompense est à la mesure de l’effort : l’un des panoramas les plus grandioses du Caucase, dans un isolement et une pureté rarement égalés.

Depuis Ouchgouli, la très belle randonnée vers le glacier Shkhara

Lundi 11 juillet. Il est presque 15 heures quand je commence le trek qui doit me mener jusqu’au pied du mont Shkhara. Le glacier Shkhara est situé dans les montagnes de l’est de la Géorgie. La région de Svanétie abrite les plus grands glaciers de la chaîne de montagnes du Caucase et le glacier Shkhara n’est que l’un d’entre eux.
Le glacier Shkhara se trouve sur les pentes du mont Shkhara. La randonnée commence donc dans le village d’Ushguli. La Svanétie abrite un certain nombre de glaciers, mais la plupart sont assez difficiles à atteindre.

La Svanétie abrite un certain nombre de glaciers, mais la plupart sont assez difficiles à atteindre. Le glacier Shkhara près d’Ushguli et le glacier Chalaadi près de Mestia sont les seuls accessibles lors d’une randonnée facile d’une journée.
La randonnée vers le glacier Chalaadi est très facile. La randonnée vers Shkhara est légèrement plus longue, mais aussi plus belle à mon avis. La randonnée complète est un aller-retour de 16 kilomètres et dure environ 5 à 6 heures.

Personnellement, je vais mettre cinq heures aller et retour. Peut-être par le fait que je ne suis pas monté totalement jusqu’au pied du glacier (mais peut-on vraiment le faire ? En tout cas, je n’ai pas trouvé le chemin d’accès).
Pour se rendre au pied du glacier Shkhara, rien de plus simple… Il faut suivre la rivière Enguri. Pour cela, il faut d’abord traverser tout le village d’Ouchgouli, escalader la petite colline qui le domine et filer droit vers le glacier… Rien de plus simple, pendant tout le parcours, on l’aperçoit en ligne de mire !

Le sentier traverse le fond de la vallée avec de belles vues sur la montagne Shkhara devant vous. Ce n’est qu’à la fin qu’il y a une montée progressive jusqu’au glacier.
De nos jours, les jeeps peuvent également entrer dans la vallée. De cette façon, vous pouvez raccourcir votre randonnée permettant de visiter le glacier Shkhara en 2 à 3 heures si vous faites une excursion d’une journée de Mestia à Ushguli. Mais pour moi, il n’en est pas question. Et visiblement pour beaucoup d’autres touristes. Je ne croiserais pas un seul véhicule sur mon chemin pendant toute la durée de la montée.

Une autre option est de visiter le glacier Shkhara lors d’une balade à cheval. Et là, par contre, je vais en croiser quelques-uns. Mais pour tour dire, il n’y a pas beaucoup de touristes qui fréquentent Ouchgouli. On est bien loin ici du tourisme de masse.
En tout cas, sachez qu’il est facile, à Ushguli, de trouver des guides qui louent leurs chevaux à cet effet. Dépassé le village et la prairie qui l’entoure, on rattrape aussitôt la piste empruntée par les 4X4. La rivière Enguri nous accompagne pendant tout le chemin.

À cette époque de l’année, la prairie environnante est tapissée d’une multitude de petites fleurs de toutes les couleurs. Je suis un randonneur lent, donc pour moi, il a fallu 5 heures pour visiter le glacier Shkhara. D’autres pourraient être en mesure de le faire en 4 heures, je pense.
Comme vous suivez une route de jeep en gravier pendant la plus grande partie du trajet, j’étais un peu inquiet au sujet de la circulation, mais je n’ai vu aucune jeep. J’ai l’impression que la plupart des gens choisissent encore de faire de la randonnée, même si cette option est disponible. Il est vrai que le chemin ne présente vraiment aucune difficulté. Le dénivelé positif n’augmente que vers la fin de la randonnée.

À ce moment du récit, il me faut vous parler des passages à guet de la rivière Enguri, car il est important de savoir qu’il arrive fréquemment que le cours d’eau traverse la piste qui mène jusqu’au glacier.
Ne vous laissez donc pas abuser par la vue quasiment magique que vous avez sous les yeux, le glacier gigantesque du mont Shkhara qui barre tout l’horizon, mais regardez donc vos pieds ! Et pour cause, au cours du chemin, il existe deux passages à guet particulièrement difficile à négocier. L’eau vous arrive facilement jusqu’aux chevilles. Ne faites pas comme moi, ne vous laissez pas abuser par votre impression que vous pouvez vous passer d’enlever vos chaussures pour passer, sinon vous allez le regretter.
Si vous n’êtes pas munis de bottes en caoutchouc, une seule solution : déchaussez-vous et passez pieds nus ! Rien d’impossible ! Vous ressentirez seulement le froid de l’eau glacée qui passe sous vos pieds. Aucun danger particulier. Les passages se font sur seulement cinq à six mètres de large.

Ne faites donc pas comme moi… J’ai eu rapidement de l’eau jusqu’aux mollets et j’ai dû continuer la marche avec des chaussures gorgées d’eau ! Pas glop, pas glop ! Donc, retirez vos chaussures, nouez les ensembles pour les passer autour de votre cou, passez de l’autre côté et rechaussez-vous après vous être essuyé les pieds.
Pour ma part, je vais avoir la chance que ce jour-là, il faisait assez chaud pour que mes chaussures de randonnée sèchent assez rapidement… J’ai dû toutefois les retirer pour en vider toute l’eau… Voilà pour l’anecdote. Passés ces deux passages à guet qui se trouvent relativement à mi-parcours jusqu’au glacier, la route se poursuit tranquillement en longeant la rivière.

En octobre, c’est plus facile car le niveau de l’eau est très bas et vous pouvez simplement traverser sans même que vos chaussures soient mouillées. En juin, le niveau d’eau est légèrement plus élevé, mais ce n’est pas difficile du tout.
À souligner que vous pouvez faire la randonnée du glacier Shkhara lors d’une excursion avec un guide, mais il est également très facile de l’organiser vous-même sans guide. Selon l’endroit où vous commencez à Ushguli, il faut environ un kilomètre ou moins pour marcher jusqu’à l’église Lamaria à Zhibiani.

Il s’agit du quartier le plus au nord d’Ushguli. L’église de Lamaria mérite une courte visite pour ses fresques anciennes à l’intérieur et les belles vues sur Ushguli. Après l’église de Lamaria, vous suivrez la piste de jeep en gravier le long de la rivière Enguri.
Cette partie du sentier traverse la vallée et est principalement plate. Il faut parfois traverser un petit ruisseau, mais rien de trop difficile. En chemin, vous arriverez à croiser d’autres petits glaciers formés au pied de petits ruisseaux adjacents.

La présence de ces glaciers rappelle que la fonte des glaces intervient tardivement dans le grand Caucase, du fait des montagnes escarpées et des températures glaciales.

En chemin, je croise plusieurs petits glaciers formés au bas d’une cascade ou d’un ruisseau. À gauche, le lit de la rivière se retrouve parfois à nu pour, quelques kilomètres plus loin, reprendre de la vigueur. Et au bout du chemin, majestueux, monstrueux, formant comme une barre infranchissable, le mont Shkhara se dresse sur l’horizon.

La randonnée sur le glacier de Shkhara est une excursion d’une journée facile à partir d’Ushguli et aucun équipement spécial n’est nécessaire. Apportez simplement un sac à dos contenant tout ce dont vous avez besoin lors d’une randonnée d’une journée.
Même s’il fait chaud et ensoleillé à Ushguli, il peut faire froid une fois à proximité du glacier Shkhara. Prévoyez donc des vêtements chauds. Une fois que vous entrez dans la moraine du glacier, il y aura beaucoup de rochers.

Vous n’avez pas besoin de chaussures de randonnée professionnelles, mais vous apprécierez certainement de porter des chaussures solides. Enfin, si vous partez en randonnée, il est toujours important d’apporter suffisamment d’eau. Il est même facile de remplir sa bouteille en cours de route avec de l’eau de la rivière.
Sur le chemin, vous aurez même droit à de belles rencontres avec les vaches. Elles sont nombreuses à occuper la prairie alpine qui borde le sentier et la rivière.

Et bien sûr, vous pourrez profiter (si vous venez au printemps !) des magnifiques parterres fleuris qu’offre la prairie au pied du glacier. La route de gravier s’arrête au restaurant du glacier Shkhara. Celui-ci ne vaut le détour qu’au cas où vous auriez besoin d’une petite pause.
Pour ma part, comme il est déjà tard quand j’arrive enfin à ma destination, je préfère ne pas m’y arrêter pour ne pas me laisser surprendre par la nuit au retour de randonnée. D’ailleurs, tout le monde était quasiment parti quand je suis arrivé. On a même le plaisir de croiser quelques randonneurs à cheval.

Le chemin va aussi loin que les jeeps peuvent aller et à partir de là, c’est une montée progressive jusqu’au pied du glacier. Il ne faut pas trop s’approcher du glacier et faire attention aux chutes de pierres.
En raison du changement climatique et de la fonte des glaciers, la région est devenue instable.

Enfin me voici arrivé au pied du glacier Shkhara. Pour s’en rapprocher, il faut encore marcher une bonne demi-heure, voire quarante minutes après avoir dépassé le café. Une fois arrivé là, on se trouve devant une moraine importante difficilement traversable. Pour ma part, j’ai préféré ne pas m’y aventurer.
Après avoir examiné le paysage attentivement, j’ai décidé de prendre le petit chemin montant sur la gauche qui permet de s’élever quasiment à hauteur du glacier principal. De là, on se tient face au monstre qui doit se trouver à moins de 300 mètres de l’autre côté du versant de la montagne.

Pour grimper ce chemin, il faut quand même s’accrocher car il y a parfois de très gros pourcentages. En clair, ça grimpe sec. La première partie de la montée permet d’accéder à un premier point de vue tout à fait convenable pour avoir une belle vue sur le glacier. De là, vous pouvez comme moi prendre une grosse partie de vos photos… À condition bien sûr d’être muni d’un téléobjectif. Arrivé à ce pic, on peut ensuite continuer vers un autre point de vue situé un peu plus haut sur le versant de la montagne. C’est ce que je vais faire.

La montée est encore plus raide que la première ! Pendant une bonne vingtaine de mètres, on grimpe avec un pourcentage de presque 15 %. Ça grimpe dur ! Au bout de l’effort se trouvent un replat et une sorte de plateau herbeux que l’on peut traverser aisément sur une bonne centaine de mètres.
Là, se trouve un deuxième promontoire, mieux placé encore pour prendre des photos du glacier. Deuxième arrêt photo. Depuis ce promontoire, on peut zoomer aisément sur le flanc le plus exposé du monstre de glace.

Là, on comprend pourquoi son retrait engagé depuis le réchauffement climatique laisse une moraine de caillasse vraiment importante. Il broie tout sur son passage ! Après une nouvelle série de photos, je tente une nouvelle escalade.
Mais là, ça grimpe vraiment très fort, et j’avoue qu’après plus de trois heures de marche, je n’ai plus trop de force pour tenter le coup. Je dois donc renoncer face à la pente vertigineuse et je reviens un cran en dessous pour continuer à prendre quelques photos et admirer ce paysage fabuleux.

Parlons maintenant de cette montagne ô combien symbolique et importante aux yeux de tous les habitants de la communauté d’Ouchgouli. À une altitude de 5.193 m, le glacier Shkhara est le point culminant de la Géorgie, et le troisième sommet le plus élevé de Russie et du continent européen.
Située à l’extrémité orientale de la muraille de Bezengui, la montagne fait partie de la chaîne du Grand Caucase central. À sa base se trouve la communauté d’Ouchgouli, un groupe de villages de la région géorgienne de Svanétie établi au moins depuis le haut Moyen Âge et devenu une destination touristique importante de Géorgie, tandis que le versant nord se trouve au sein de la réserve naturelle de haute montagne de Kabardino-Balkarie.

Ce n’est qu’en 1888 que la montagne apparaît dans les documents officiels sous ce nom, après la première ascension de son sommet par une équipe anglo-suisse. La montagne est ensuite escaladée à de nombreuses reprises au cours du XXe siècle, mais reste l’une des ascensions les plus difficiles d’Europe, parfois comparée au mont Everest.

En m’élevant encore un peu, j’ai réussi à prendre d’autres photos du glacier, de ses incroyables plis de glace qui concassent la roche sur son passage.
Formé par la collision des plaques eurasiatique et arabique durant l’Oligocène, le Shkhara a une topographie complexe. Il comprend quatre cimes principales et cinq secondaires qui constituent chacun un objectif d’alpinisme séparé, ainsi que plusieurs pitons. Ses roches principales sont le granite, le gneiss et l’ardoise, tandis que plusieurs sources d’eau minérale témoignent de la haute concentration de certains minéraux sur la montagne.

Le Shkhara est la source principale du glacier de Shkhara, où naît l’Engouri, ainsi qu’une source secondaire de plusieurs autres glaciers locaux, dont celui de Bezengui.
Le Shkhara, comme plusieurs autres sommets du Caucase, n’est pas mentionné dans les sources historiques géorgiennes ou internationales. Cela est dû au moins en partie à sa localisation dans le nord de la Svanétie, une région géorgienne qui est en grande partie isolée du reste de la Géorgie. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que le nom Shkhara commence à apparaître dans les journaux académiques et cartes topographiques de la Russie impériale.

Le nom de la montagne est une ancienne appellation créée par la population des villages d’Ouchgouli. La version la plus commune de l’étymologie du nom de la montagne est sa ressemblance avec tchkhara, qui signifie « neuf » en langue svane et serait une référence aux nombreux pics de la montagne, ou encore au fait que le Chkhara est la neuvième montagne de la muraille de Bezengui.
Une autre version lie le nom à “chkhar”, un mot svane utilisé pour décrire du bétail portant une rayure blanche sur le front. Tandis que le Shkhara est à cheval entre la Géorgie et la Russie, le russe n’a pas de nom national pour la montagne et utilise la toponymie géorgienne.

En karatchaï balkar, la langue locale de la Kabardino-Balkarie (république autonome où se trouve le côté russe de la montagne), le Chkhara se nomme Ouchkhara, qui peut être lié au mot « non-monolithique ».
Le Shkhara est l’une des montagnes qui forment la frontière entre la Géorgie et la fédération de Russie, une frontière qui passe sur la crête de la montagne, plaçant celle-ci dans les deux pays.
En Géorgie, le sommet est situé au sein de l’agglomération d’Ouchgouli, un groupe de villages de la municipalité de Mestia dans la région de Samegrelo-Zemo Svanétie. En Russie, la montagne se trouve au sein de la réserve naturelle de haute montagne de Kabardino-Balkarie dans le raïon de Tcherekski de la république autonome de Kabardino-Balkarie.

À 5.193 m d’altitude, le Shkhara est le plus haut sommet de Géorgie et le troisième de Russie, ainsi que le troisième sommet du continent européen. Derrière l’Elbrouz et le Dykh-Taou, le Chkhara est aussi le troisième plus grand sommet du Caucase.
La montagne fait partie de la muraille de Bezengui, un massif de douze kilomètres de longueur dont le Shkhara est la limite orientale et le pic dominant. La muraille de Bezengui est incluse dans la chaîne du Grand Caucase et a été surnommée « Alpes de Svanétie » par les alpinistes du XIXe siècle.

Le Shkhara est situé à 85 km au nord-est de Koutaïssi, la troisième plus grande ville de Géorgie, à 33 km à l’est de Mestia, le centre administratif de la municipalité géorgienne locale, et à 64 km au sud-ouest de Naltchik, la capitale de Kabardino-Balkarie. Autour de la montagne se trouve le glacier de Shkhara où naît la rivière d’Engouri au sud, le Dykh-Taou au nord, le Djangha à l’ouest et l’Aïlama (à la frontière administrative de la région géorgienne de Ratcha-Letchkhoumi et Basse Svanétie).

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