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Grenade, basilica San Juan de Dios et monasterio San Jeronimo

Pourquoi visiter la basilique San Juan de Dios et le monastère San Jeronimo à Grenade ?

La basilique San Juan de Dios

Consacrée au fondateur de l’ordre hospitalier, cette basilique du XVIIIe siècle est considérée comme l’une des plus somptueuses expressions du baroque en Espagne. Son intérieur est une explosion d’or, de fresques, de marbres polychromes et de sculptures, créant un effet théâtral saisissant. Elle abrite également les restes de saint Jean de Dieu et un musée d’art sacré lié à l’histoire de l’ordre hospitalier, offrant un témoignage unique sur la charité et la dévotion dans la Grenade postérieure à la Reconquête.

Le monastère San Jeronimo

Fondé par les Rois Catholiques après la prise de Grenade, ce monastère est le premier dédié à l’ordre de Saint-Jérôme. Son architecture mêle style gothique tardif, Renaissance et éléments mudéjares, illustrant la transition artistique de l’époque. L’église abrite le tombeau spectaculaire du Grand Capitaine (Gonzalo Fernández de Córdoba), héros militaire de la Reconquête, et son cloître Renaissance à deux étages est un havre de paix majestueux, orné de fresques et d’orangeraies.

La Grenade impériale et religieuse

Ensemble, ces deux monuments représentent les piliers de la nouvelle identité chrétienne de Grenade après 1492 : d’une part la puissance militaire et politique incarnée par le Grand Capitaine et les souverains (San Jerónimo), d’autre part l’œuvre de charité et la ferveur religieuse populaire (San Juan de Dios). Leur visite permet de comprendre comment la ville s’est transformée physiquement et spirituellement pour affirmer le triomphe du catholicisme.

Une plongée artistique

Bien que moins fréquentés que l’Alhambra ou la Cathédrale, ces édifices offrent une expérience artistique intense et intimiste. Leur décoration intérieure, d’une richesce exceptionnelle, contraste avec la sobriété extérieure de leurs murs, réservant au visiteur une révélation spectaculaire. Ils témoignent du rôle du mécénat royal et religieux dans l’embellissement de la ville et valent le détour pour les amateurs d’art, d’histoire et de spiritualité.

Comment visiter la basilique San Juan de Dios et le monastère San Jeronimo à Grenade ?

Localisation et accès aux monuments

La basilique San Juan de Dios est située dans le centre historique, sur la rue San Juan de Dios, à proximité de l’hôpital royal et de la cathédrale. Le monastère San Jerónimo se trouve un peu à l’écart, dans le quartier de la Cartuja, au nord du centre, à l’adresse Rector López Argüeta. Les deux sites sont accessibles à pied depuis le centre (environ 15-20 minutes de marche entre eux et depuis la cathédrale). Le réseau de bus urbains, notamment les lignes reliant le centre à la Cartuja, dessert également ces zones, et des taxis sont facilement disponibles.

Horaires d’ouverture et tarifs d’entrée

La basilique San Juan de Dios est généralement ouverte aux visiteurs du lundi au samedi, de 10h00 à 13h00 et de 16h00 à 19h00, avec des horaires réduits le dimanche pour les offices. Le monastère San Jerónimo est ouvert tous les jours, généralement de 10h00 à 18h30 en hiver et jusqu’à 19h30 en été. Les tarifs d’entrée sont modérés, autour de 4 à 5 euros par site, avec des réductions pour les étudiants, seniors et groupes. Il est conseillé de vérifier les horaires exacts avant la visite, car ils peuvent varier.

Organisation de la visite et points d’intérêt

Une visite complète des deux monuments demande environ deux à trois heures. À la basilique, l’accent est mis sur l’intérieur baroque exubérant, le musée d’art sacré et la salle des reliques. Au monastère, la visite comprend l’église avec le tombeau du Grand Capitaine, le cloître Renaissance à deux étages et les dépendances monastiques. Les deux sites offrent des audioguides ou des panneaux explicatifs en plusieurs langues pour comprendre leur histoire et leur symbolisme artistique.

Conseils pratiques :

Pour éviter les groupes et profiter d’une ambiance plus recueillie, privilégiez une visite en milieu de matinée ou en début d’après-midi.  Étant donné la distance entre les deux sites et le centre, il peut être judicieux de les visiter le même jour en planifiant un itinéraire qui inclut d’autres points d’intérêt à proximité, comme la Cartuja ou le Campo del Príncipe.

Grenade, basilica San Juan de Dios et monasterio San Jeronimo

Jeudi 27 novembre. Journée chargée aujourd’hui. Mon objectif est de visiter le maximum de choses ce matin pour profiter pleinement de ma visite de l’Alhambra cet après-midi, et pourquoi pas faire un petit tour en bus vers les villages de montagne demain matin… Si jamais ce fichu mal à l’estomac veut bien me laisser la paix.

Ok, première étape de cette longue journée : la Basilica San Juan de Dios.
Bel exemple de baroque grenadin exubérant du XVIIIe siècle.
Si la façade extérieure ne paye pas de mine, il en va tout autrement de l’intérieur.

Car à l’intérieur, pour être exubérant, c’est exubérant ! L’or dégueule de partout à la fois : des murs, du plafond, des décorations, des chairs. Nul centimètre de cette église n’est pas recouvert d’or ! Il s’agit en fait de l’ancien hospital bâti par Jean de Dieu, initiateur des Frères de la charité dédié aux malades, et appelés aujourd’hui l’Ordre hospitalier de saint Jean de Dieu. Ses restes sont d’ailleurs conservés dans une urne d’argent.
Depuis les dalles de marbre de la nef, la vision de cette rivière d’or est impressionnante (et difficile à photographier tant l’or étouffe la lumière !), mais il me faut encore monter au premier étage de l’église. Une jeune gardienne m’en ouvre les portes et me fait profiter du spectacle. Depuis les balcons, la rivière d’or se transforme en fleuve, mais on peut surtout admirer à loisir la magnifique coupole baroque.

De l’autre côté de la rue, à droite, se dresse le clocher du monastère San Jeronimo. Fondé au XVe siècle, puis abandonné au XIXe, le monastère abrite aujourd’hui une douzaine de sœurs de Saint-Jérôme. L’église, le réfectoire, les chapelles et toutes les autres pièces s’organisent autour d’un large patio peuplé de beaux orangers. Une galerie à arcades sur deux niveaux encadre le cloître.

Mais le clou de la visite se situe ailleurs… Dans l’église précisément. Mélange de style gothique et Renaissance, elle abrite un exceptionnel plafond à caissons où trônent des bustes de personnages, angelots, chérubins et monstres. Mais la vraie merveille se situe dans le cœur.
C’est là que se dresse un incroyable retable datant du XVIe siècle. La vie du Christ relatée sur au moins huit mètres de haut. Mais là où les autres retables d’Andalousie sont couverts d’or, celui-ci semble plus aéré, plus léger, et du coup, bien plus compréhensible. Simple.

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