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Au mirador du Cañon del rio Toachi

Pourquoi visiter le Cañon del rio Toachi ?

Un canyon spectaculaire

Le Cañon del Río Toachi offre un paysage géologique saisissant à moins de deux heures de la capitale, Quito. Creusé par la rivière Toachi entre les versants andins, ses parois abruptes, ses formations rocheuses sculptées par l’érosion et ses végétations accrochées aux falaises créent un contraste frappant avec les hauts plateaux environnants. Cette proximité en fait une escapade nature idéale pour ceux qui souhaitent découvrir une autre facette, plus sauvage, des Andes équatoriennes sans s’éloigner exagérément.

Une destination pour les amateurs de sensations fortes

Le canyon est devenu un lieu prisé pour les activités d’aventure, notamment le rafting et le canyoning. Les eaux vives de la rivière Toachi, avec des rapides de classe II à IV selon la saison, offrent une expérience de rafting accessible et excitante. Les parois rocheuses et les cascades du canyon se prêtent également à l’exploration en rappel et à la descente en corde, faisant de ce site un terrain de jeu naturel pour les passionnés de sports en plein air.

Une biodiversité insoupçonnée

En descendant dans le canyon, on traverse plusieurs microclimats qui abritent une diversité biologique remarquable. La zone sert de corridor écologique entre les écosystèmes andins et subtropicaux, où l’on peut observer une variété d’oiseaux, de papillons et une végétation luxuriante. Cette immersion dans un environnement préservé, loin de l’agitation urbaine, est une expérience de reconnexion à la nature aussi rafraîchissante que dépaysante.

Un témoin des traditions locales

Le canyon et ses alentours sont habités par des communautés qui ont adapté leur vie à cet environnement particulier. Le site offre un aperçu des pratiques agricoles en terrasse et des modes de vie traditionnels. La visite peut être combinée avec la découverte de villages voisins, permettant de comprendre le lien entre les habitants et ce paysage spectaculaire, et de soutenir un tourisme communautaire émergent qui valorise le patrimoine naturel et culturel local.

Comment visiter le Cañon del rio Toachi ?

Localisation et accès depuis Quito

Le Cañon del Río Toachi est situé dans la région de Santo Domingo de los Tsáchilas, au nord-ouest de Quito. Le point de départ principal est la ville de Santo Domingo, accessible depuis Quito par la route E28 (environ 2h30 de trajet). Depuis le terminal terrestre de Quito (Quitumbe), des bus fréquents relient Santo Domingo pour un coût d’environ 4 à 6 dollars US. Depuis Santo Domingo, il faut ensuite rejoindre les secteurs d’accès au canyon comme La Unión del Toachi ou San Miguel de los Bancos en taxi ou camionnette locale (30-45 minutes).

Organisation des activités et opérateurs

La visite du canyon se fait presque exclusivement par le biais d’opérateurs de tourisme d’aventure spécialisés, basés à Quito ou à Santo Domingo. Ces agences proposent des excursions d’une journée comprenant transport, équipement, guide et repas. Les activités principales sont le rafting et le canyoning. Il est essentiel de réserver à l’avance, surtout en week-end et haute saison (juin à septembre). L’autonomie est déconseillée sans guide expérimenté, en raison des risques liés aux eaux vives et à la complexité du terrain.

Coûts indicatifs et conditions physiques

Une excursion d’une journée de rafting ou de canyoning coûte généralement entre 60 et 90 dollars US par personne. Le prix comprend généralement tout : équipement (combinaison, casque, gilet), guide bilingue, transport depuis Quito ou Santo Domingo, et parfois un repas. Aucun droit d’entrée spécifique au site n’est habituellement requis. Une condition physique moyenne et savoir nager sont recommandés pour le rafting. L’âge minimum varie selon les opérateurs (souvent 12 ans). Les horaires de départ depuis Quito sont très matinaux (vers 6h-7h) pour un retour en fin d’après-midi.

Conseils pratiques :

Portez des vêtements de sport qui sèchent rapidement, un maillot de bain sous la combinaison fournie, et des chaussures fermées pouvant aller dans l’eau (sandales de rivière ou vieilles baskets).  Vérifiez que l’opérateur choisi possède les certifications de sécurité requises et une bonne réputation en ligne. La période idéale pour le rafting est la saison des pluies (décembre à mai), lorsque le débit de la rivière est plus important.

Au mirador du Cañon del rio Toachi

Samedi 23 juin. Après cette magnifique excursion au fond du cratère du Quilotoa pour y admirer la laguna, nous reprenons le chemin du retour. Environ dix kilomètres plus loin, je demande à Clinton de nous arrêter au mirador du Cañon del rio Toachi, qui se situe à gauche de la route.

On fait donc un petit arrêt en chemin pour admirer le canyon depuis le mirador. Nous n’allons pas le regretter. D’autant que le temps se lève un peu. Le soleil fait quelques percées dans la croûte des nuages et distille une lumière éblouissante dans le fond du canyon.

Sublime. Il n’y a pas d’autres mots. Microscopique comparé à ses aînés du Colorado, ou de Colca au Pérou, ou encore les magnifiques canyons que j’ai pu voir dans les montagnes de l’Atlas, dans le sud de la Tunisie, le cañon del rio Toachi n’en est pas moins magnifique.
Rien de grandiose pourtant. Le fond du canyon doit tomber à quelques centaines de mètres, pas plus, mais sa configuration unique, ses falaises abruptes, son écartement sauvage et son promontoire taillé à l’épée en son centre en font un des plus beaux paysages de l’Équateur. Et dire que nous allions passer à côté sans rien voir !

Je réalise quelques clichés sur le bord du canyon, usant de premiers plans sauvages pour renforcer la beauté des lieux, puis je m’enfonce dans la bouche du géant.

Le soleil se lève et recouvre d’une incroyable lumière blonde les bords de la falaise. J’en reste bouche bée. Toute la palette de la nature sauvage semble s’être rassemblée ici, dans ce lieu unique et quasi magique, le vert des herbes folles, le bleu gris du ciel métallique, l’onde blonde du soleil reflété sur les falaises, le blanc du promontoire crayeux et le gris des flancs de la montagne écartelée.

Le canyon se trouve au lieudit Pucausha, un peu avant le village de Zumbahua. Il n’existe aucune barrière de sécurité, mais grimper sur son mirador, taillé comme une épée au milieu du canyon, procure une émotion unique. Un sentiment très fort d’appartenance à la nature. La sensation étrange de ne faire qu’un avec elle.

Ici, la terre semble avoir été écartelée par une force surhumaine. Et c’est bien le cas, puisqu’il s’agit très probablement de l’activité du volcan Quilotoa, qui, il y a 1.800 ans, serait entré en éruption pour percer la montagne.

Très vraisemblablement, le canyon de Toachi serait le produit de coulées pyroclastiques provenant du volcan Quilotoa. Les matériaux qui forment la base du canyon sont tous d’origine volcanique.

Le canyon se présente ainsi sous la forme d’un gigantesque ravin qui traverse une partie de la réserve. Impossible de résister à l’envie de m’avancer jusqu’à la proue du promontoire. À mes risques et périls.

Tout au fond du canyon coule ainsi la rivière Toachi, mais par ces temps de sécheresse et de réchauffement climatique, elle demeure invisible.

En s’éloignant un peu, embrassant ainsi du regard tout le site, on comprend mieux comment ce paysage s’est formé. Il faut imaginer la violence de la nature qui en l’espace de quelques heures a déchiré la montagne. Les coulées pyroclastiques ont fait le reste.

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