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Cuenca, sur les berges du rio Tomebamba

Pourquoi visiter les berges du rio Tomebamba ?

Un contraste harmonieux entre nature et cité coloniale

Les berges du río Tomebamba offrent une échappée naturelle au cœur même de Cuenca, créant un dialogue unique entre le paysage urbain historique et la vitalité d’une rivière andine. La vue des maisons coloniales suspendues aux falaises, les “casas colgadas”, se reflétant dans l’eau vive, constitue un tableau vivant et apaisant. Cette promenade linéaire permet de ressentir une autre dimension de la ville, plus organique et sereine, loin de l’animation de ses places centrales.

Un patrimoine historique et architectural

La rivière borde le site des Ruines de Pumapungo, ancien complexe inca de Tomebamba, rappelant que la ville fut un centre cérémoniel et administratif majeur de l’Empire. Se promener le long de la rivière, c’est ainsi longer l’histoire, des fondations préhispaniques aux constructions républicaines. L’architecture des bâtiments qui surplombent les berges témoigne de différentes époques, offrant une leçon de patrimoine en plein air.

Un écosystème urbain préservé

Les berges aménagées en parc linéaire sont un refuge de biodiversité en milieu urbain. La végétation ripisylve, les oiseaux et le son constant de l’eau courante créent une bulle de fraîcheur et de tranquillité. Cet espace vert, utilisé par les habitants pour la détente et le sport, invite à une pause contemplative ou à une marche active, permettant de découvrir la ville sous un angle résolument local et authentique.

Un lieu de vie et de loisirs

Les berges du Tomebamba sont le théâtre de la vie quotidienne des Cuencains : étudiants qui se réunissent, familles en promenade, joggeurs et artistes inspirés par le cadre. C’est un lieu de sociabilité informelle qui permet d’observer la culture locale dans sa simplicité. La présence de cafés et de bancs invite à s’arrêter pour profiter de l’atmosphère, faisant de cette balade bien plus qu’une simple visite : une expérience de partage du rythme de vie andin.

Comment visiter les berges du rio Tomebamba ?

Localisation et accès 

Les berges du río Tomebamba traversent le centre-sud de Cuenca, en contrebas du centre historique. Le secteur le plus fréquenté et aménagé s’étend entre le Pont de l’Av. Remigio Crespo et le Pont de l’Av. Fray Vicente Solano, à proximité immédiate des Ruines de Pumapungo et du Museo de las Culturas Aborígenes. L’accès est entièrement piéton et se fait par de nombreux escaliers ou rampes depuis les rues adjacentes comme la Calle Larga. Le secteur est facilement accessible à pied depuis la plupart des hôtels du centre.

Horaires et conditions de visite

Les berges sont un espace public ouvert 24 heures sur 24, mais il est fortement recommandé de les visiter en journée, entre 8h et 18h, pour des raisons de sécurité et pour profiter pleinement des vues et de l’animation. La visite est totalement gratuite, sans aucun droit d’entrée. L’éclairage limité le soir rend la promenade moins agréable et moins sûre dans certains tronçons, bien que les abords des ponts principaux restent animés.

Activités et parcours recommandés

Une promenade typique consiste à longer la rivière sur 1 à 2 kilomètres, en partant par exemple du Mirador de Turi (en hauteur) pour descendre vers les berges, ou en commençant au niveau du Museo Pumapungo. Le parcours est plat, bien entretenu et jalonné de jardins, de bancs et de passages pittoresques sous les ponts. C’est un lieu prisé pour la photographie (notamment des “casas colgadas”), la détente ou un jogging matinal. Des visites guidées historiques incluent parfois ce secteur.

Conseils pratiques :

La zone est généralement sûre en journée, mais gardez vos objets de valeur discrets. Après votre promenade, vous pourrez facilement rejoindre le centre historique (5-10 minutes à pied) ou visiter le Museo Pumapungo et son parc archéologique adjacent. Des cafés et restaurants avec vue sur la rivière se trouvent aux alentours, notamment sur la Calle Larga.

Cuenca, sur les berges du rio Tomebamba

Mardi 26 juin. Le long du rio Tomebamba, c’est un festival de couleurs qui nous attend. Les murs de pierre qui séparent les demeures de la rivière sont recouverts d’œuvres de street art. Un vrai régal pour les yeux.

Les fresques s’enchaînent à un rythme effréné. Des hommes et des femmes coiffés de chapeaux rappellent que Cuenca est la véritable capitale du « panama ». Car c’est bien ici qu’est fabriqué le chapeau le plus emblématique d’Amérique du Sud. Et pas ailleurs, très loin de la ciudad de Panama City, en Amérique centrale.
D’autres fresques repeignent les murs qui longent le rio Tomebamba. Fresques colorées et imaginatives qui reprennent des thèmes des populations indiennes du pays.

D’autres illustrent la vie culturelle de la ciudad, les fêtes populaires, les mâts indiens dressés au pied de la cathédrale, les maisons coloniales colorées. Tout simplement magnifique.

Bien sûr, les origines indiennes de la population ne sont pas oubliées, les coiffes et les habits traditionnels. Les croyances aussi.

Plus loin, le long de l’escalier qui ramène les promeneurs des rives du Tomebamba au centre-ville, d’autres fresques illustrent le parcours. Plus modernes, inspirées des grands peintres cubistes et impressionnistes, mêlant naïveté et réalité sociale.

Œuvres complètement délirantes, largement inspirées des Dali, Miro ou Picasso, mais qui font preuve d’une grande originalité.

Le long des berges du rio Tomebamba se dresse la iglesia de Todos los Santos, la première église chrétienne de la ville bâtie dès 1534 par les Espagnols… mais depuis détruite et reconstruite en 1820, puis restaurée entièrement après un grave incendie en 2006… Pas de chance, une fois encore, l’église ferme ses portes juste au moment où on arrive… Tant pis pour nous et pour la visite de cette très belle église accolée à un couvent del Corazon de Jesus.

On va donc se promener le long du rio Tomebamba où se dressent de nombreuses demeures coloniales.

Parmi ces demeures, le CIDAP, le musée des arts populaires, siège d’une administration promouvant l’artisanat. Une fois encore, une très belle demeure coloniale avec son superbe escalier et sa rotonde de pierre.

Il est grand temps d’aller manger. Je fais découvrir à Léa mon quartier général, Chez Cositas, un des restos les plus populaires de Cuenca. Une véritable institution visitée par les touristes du monde entier.

La décoration intérieure du restaurant est tout simplement hallucinante, avec un bazar inouï accroché en vrac sur tous les murs de la salle principale, allant d’une collection de Miss Équateur en passant par des instruments de musiques, des ustensiles de cuisine, des cartes postales, et tout autre chose que chaque visiteur croit bon d’accrocher aux murs du restaurant… Inouï !

Après ce bon petit repas, on repart à l’assaut de la ville. Dans le hall d’une galerie marchande, Léa repère une exposition d’art contemporain. Le Graal pour ma fille.

Ce n’est pas l’envie qui me manque de céder à la tentation et d’acheter quelques-unes de ces magnifiques assiettes, mais le prix est vraiment prohibitif et risque d’amputer sérieusement le budget du reste du voyage.

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