Pourquoi visiter le musée des peintures et des Thangka à Bhaktapur ?
Un écrin de peintures tantriques et de paubhas
Le musée national d’Art, installé dans l’aile ouest du palais royal de Bhaktapur, abrite la plus riche collection de peintures tantriques et de paubhas du Népal. Ces œuvres, équivalent hindou des thangkas bouddhiques, déploient une iconographie fascinante où l’on peut admirer des représentations du terrifiant Maha Sambhara, doté de vingt et un visages et d’innombrables bras, ainsi que des scènes du Kama-sutra dans la même galerie. Les paubhas, réalisés selon la tradition newar, se distinguent par leur richesse symbolique, leurs couleurs vibrantes et leur finesse d’exécution, témoignant de l’influence croisée de l’hindouisme et du bouddhisme mahayana sur l’art himalayen.
Un cadre historique somptueux
Le musée occupe une partie du magnifique Palais aux cinquante-cinq fenêtres, édifié au XVe siècle par les rois Malla. Dès l’entrée, le visateur est saisi par la majesté des lieux, gardés par deux immenses lions de pierre, un mâle et une femelle, datant de 1698. À leurs côtés se dressent d’imposantes sculptures du XVIIe siècle représentant Hanuman, le dieu-singe, sous sa forme tantrique à quatre bras, et Vishnu incarné en Narsingha, le terrible homme-lion. Les boiseries finement ciselées des portes et des fenêtres du palais constituent elles-mêmes des œuvres d’art exceptionnelles qui préparent le visiteur à la beauté des collections.
Une plongée dans l’histoire du Népal
Au-delà des peintures, le musée offre un panorama unique sur l’histoire népalaise à travers ses collections de manuscrits sur feuilles de palme, dont certains remontent au XIe siècle, et ses sculptures en pierre, métal et bois issues des périodes Lichhavi et Malla. La section consacrée aux sculptures de pierre expose des pièces remarquables comme la statue d’Harishanker, fusion de Shiva et Vishnou, sauvée des ruines du temple détruit par le séisme de 1934. Une galerie présente également les portraits de tous les rois Shah, offrant une perspective touchante sur la monarchie népalaise jusqu’à son abolition en 2008, avec le portrait du dernier roi Gyanendra, le visage renfrogné.
Un complément indispensable à la visite de Bhaktapur
Le musée constitue un havre de contemplation, offrant une atmosphère plus calme et méditative que l’animation de la place Durbar. Il permet de comprendre le contexte religieux et artistique qui a donné naissance aux merveilles architecturales disséminées dans toute la ville. La visite est d’autant plus intéressante que le billet d’entrée, vendu environ 150 roupies, donne également accès au musée de la Sculpture sur bois et au musée du Cuivre et du Bronze situés sur la place Tachupal. Ouvert de 10h00 à 17h00 du mercredi au dimanche (jusqu’à 15h00 le lundi), avec une fermeture hebdomadaire le mardi et les jours fériés, ce musée est un passage obligé pour qui veut véritablement s’imprégner de l’âme artistique du Népal.
Comment visiter le musée des peintures et des Thangka à Bhaktapur ?
Localisation au cœur du palais royal
Le musée national d’Art, souvent appelé musée des peintures et des Thangka, est situé dans l’aile ouest de l’ancien palais royal de Bhaktapur, immédiatement à côté de la célèbre Porte Dorée . Son adresse se résume à la place Durbar de Bhaktapur elle-même, au sein du complexe patrimonial. L’entrée du musée est facilement reconnaissable aux deux imposantes statues qui la gardent : une représentation du dieu Vishnou sous sa forme d’homme-lion Narsingha et une statue du dieu-singe Hanuman. Pour vous y rendre, il suffit de traverser la place Durbar en direction du palais aux cinquante-cinq fenêtres.
Horaires d’ouverture et jour de fermeture
Le musée est accessible au public selon des horaires réguliers, généralement de 10 heures à 17heures. Une information essentielle à retenir est que le musée est fermé le mardi, ainsi que les jours fériés. Il est donc prudent de planifier votre visite en semaine, du mercredi au lundi, pour éviter toute déception. Le temps de visite recommandé est d’environ une heure pour apprécier sereinement les collections.
Tarifs d’entrée
Le droit d’entrée pour les visiteurs étrangers est fixé à 150 roupies népalaises par personne . Ce tarif donne accès à l’ensemble des collections permanentes. Si vous souhaitez prendre des photographies à l’intérieur du musée, un supplément de 100 roupies est exigé pour l’appareil photo, et un supplément de 200 roupies pour une caméra vidéo. Il est important de noter que les billets pour la place Durbar de Bhaktapur n’incluent pas l’entrée à ce musée, qui fait l’objet d’une billetterie séparée.
Recommandations pratiques
Pour profiter pleinement de votre visite, il est conseillé d’y aller en matinée, lorsque la lumière naturelle met en valeur les détails des peintures et des thangkas. Le personnel surveille attentivement le respect des règles, notamment concernant la photographie. Une particularité piquante de la collection réside dans la présence de peintures érotiques dans la première salle, qui peuvent surprendre les visiteurs non avertis. Prévoyez de l’argent liquide en petites coupures pour régler l’entrée, et pensez à combiner cette visite avec celle des autres musées du palais, comme celui de la sculpture sur bois, pour une immersion complète dans l’art newar.
Bhaktapur, au musée des peintures et des Thangka
Vendredi 10 novembre. Aménagé à l’intérieur d’un des bâtiments du palais royal, le musée des Peintures et des Thangkas, les peintures traditionnelles newaris. Ici, les représentations des divinités sont partout, de Hanuman, le dieu-singe, à Narsingh, le dieu-lion, en passant par Vishnu ou Ganesh.
Bon, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, je rappelle ma technique pour la visite d’un musée. Une seule règle d’or… Se faire plaisir. Lâcher son guide au maximum et aller vers les œuvres qui vous parlent le plus. C’est le meilleur moyen de se faire véritablement plaisir en visitant un musée.
Quant aux fameuses thangkas, certaines d’entre elles sont véritablement exceptionnelles. J’adore tout particulièrement celles-ci. Pour la petite histoire, l’origine des thangkas est souvent attribuée aux Tibétains, mais il n’en est rien. Ce sont les Newars de Bhaktapur qui les ont exportées jusqu’à Lhassa où ils fondèrent des écoles pour apprendre leur technique.