Lindau, sur les rives du lac de Constance
Samedi 1er juillet. Le temps de prendre un petit café et une part de gâteau au fromage dans un salon de thé de Meersburg et je remonte dans ma voiture. Cap à l’Est, direction Lindau, en longeant les rives du lac de Constance.
Lindau possède le plus adorable des ports de plaisance de toute l’Allemagne. Située à la pointe est du lac de Constance, la ville insulaire de Lindau fait partie de la Bavière. La cité est reliée à la terre ferme par un pont supportant une chaussée destinée aux voitures et une ligne de chemin de fer. C’est ici, tout à son extrémité que je trouve une place.
Sur la droite, le quai forme un large coude pour accueillir les bateaux de plaisance. À l’extrémité de son bras, se dresse un phare qui, du haut de ses 33 mètres, garde l’entrée du port.
Bonne pioche. L’accès au sommet du phare est autorisé moyennant une poignée d’euros. Pas question de laisser passer ma chance d’admirer de haut la ville la plus romantique de la région de Constance !
Depuis son sommet, la vue est vraiment fantastique. On peut ainsi admirer les maisons à pignons et à colombages, les toits vernissés des églises et de l’ancien hôtel de Ville.
Mais on peut aussi passer des heures (ce qui ne sera pas mon cas !) à observer le ballet incessant des bateaux qui font régulièrement la navette entre les différentes villes qui bordent le lac de Constance.
Depuis son piédestal haut de plusieurs mètres, le lion de Bavière garde l’autre entrée du port.
En redescendant sur la terre ferme, depuis le quai, impossible de détacher mon regard vers la rive opposée où, dans le lointain, se dresse la silhouette de la ville autrichienne de Bregenz, et plus loin encore, les sommets alpins, les monts de l’Appenzell en Suisse et la chaîne du Voralberg, en Autriche.
De l’autre côté, la ville de Lindau se détache nettement, découpant sa silhouette romantique à travers un ciel tourmenté et ténébreux. Une aubaine pour mon D750.
Depuis les quais, la vue sur le chenal du port matérialisé à sa droite par le phare et à sa gauche par le lion de Bavière est tout simplement fantastique.
Cerise sur le gâteau, je bénéficie en cette fin d’après-midi d’un ciel de toute beauté, tourmenté et ténébreux qui rehausse encore la magie de ce lieu.
Plus loin, vers le port de plaisance, les reflets des mâts, des vergues, et des pontons d’amarrage dans les eaux grises du lac donnent un caractère encore plus tourmenté à cette atmosphère. Quasi surréaliste. Quelle chance !
En me rapprochant de l’autre bras du quai qui donne directement sur la statue du lion de Bavière, j’ai une vue quasi parfaite sur le reste de la ville, son cortège de façades baroques et ses toits vernissés.
En s’avançant plus encore sur le bras du quai, le lion de Bavière et la silhouette du phare face à lui offrent une magnifique perspective rehaussée encore par le ciel ténébreux de cette fin d’après-midi… J’adore.
Cette imposante statue de pierre représentant le lion de Bavière est aujourd’hui l’emblème de la ville de Lindau.