Bavière, au pied du château romantique de Neuschwanstein

Bavière, au pied du château romantique de Neuschwanstein

Samedi 15 juillet. Bon, il y a deux façons de visiter les châteaux romantiques de Bavière imaginés par Louis II, soit on s’immisce au cœur de l’édifice pour y découvrir les salles imaginées dans son délire (kitch à souhait, rococo et dégoulinantes de thèmes repris dans d’authentiques demeures médiévales), soit on se contente de profiter de la vue souvent admirable qu’offrent ces châteaux tout droit sortis d’un dessin animé de Walt Disney ! Pour ma part, je choisis encore la seconde option.

Tant pis pour ses fresques aux grands thèmes wagnériens, pour sa salle du trône au style byzantin ou son immense salle des Chanteurs conçue encore une fois pour un Wagner qui n’y mit jamais les pieds… À tout cela, je préfère l’extraordinaire panorama qu’offre la montée vers le château. Vingt bonnes minutes de grimpette à pied qui valent vraiment le coup !

Une fois là-haut, les tours délirantes du château de Neuschwanstein apparaissent. Ce château digne de La Belle au Bois-dormant, dressé sur son éperon rocheux, perdu au milieu des sapins, domine les lacs et une vallée superbes. Avec en toile de fond, les Alpes, leurs cimes enneigées et le fleuve qui serpente au creux de la vallée. Fantastique.

Mauvaise nouvelle, l’entrée principale du château est défigurée par les échafaudages qui masquent le donjon et les deux tours principales. La guigne me poursuit. Du coup, il me faut m’enfoncer plus profond dans le château, jusque dans la cour principale où commencent les visites (il faut penser à acheter son billet… En bas ! Au village !)

Pour la petite histoire, Louis II de Bavière choisit ce site en 1868 après avoir arpenté à pied une grande partie de la région. Dans sa folie douce, il eut quand même un éclair de génie avec ce site à couper le souffle. Du coup, un tel endroit valait bien tous les délires ! Et Louis II ne s’en priva pas, quitte à dépenser l’argent qu’il n’avait pas : 6 millions de marks-or au total… Une fortune.

Le chantier du château fut en tout point titanesque. Louis II fit venir 460 t de marbre, 1.550 t de pierre de taille, 400.000 briques et 600 t de ciment ! Une véritable folie au cœur d’un XIXe siècle en proie aux premières tensions de l’ère industrielle. Mais pendant plus de 20 ans, la région vécut grâce à l’argent dépensé pour la construction du château.

Après de tels travaux pharaoniques, on a pourtant peine à croire que Louis II n’habita ici que seulement 170 petits jours de sa vie. Pire, il mourut bien avant l’achèvement des travaux. À sa mort, seule la construction du château et la décoration des 3e et 4e étages étaient achevées.

Bon après ce petit tour dans la cour principale du château, demi-tour toute ! Je reprends le chemin principal pour m’enfoncer au cœur de la forêt alpine. Un petit sentier forestier permet de rejoindre les plus beaux points de vue du château. Ne pas oublier de tourner la tête pour admirer l’exceptionnel panorama que l’on a sur toute la vallée. Décidément, ce coquin de Louis II n’avait pas son pareil pour dénicher les beaux points de vue.

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