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San Agustín, une balade à cheval dans la vallée

Pourquoi faire une balade à cheval dans la vallée de San Agustín ?

Une manière idéale de relier des sites archéologiques

Les impressionnantes statues précolombiennes de San Agustín, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, ne se limitent pas au parc archéologique principal. De nombreux vestiges sont éparpillés dans la campagne environnante, à des kilomètres les uns des autres. La meilleure – et la plus agréable – façon de les relier est sans conteste la randonnée équestre. L’excursion typique dure quatre à cinq heures et visite quatre sites majeurs : El Tablón, La Chaquira, La Pelota et El Purutal. À cheval, le temps de trajet entre ces joyaux dispersés est divisé par deux par rapport à une randonnée pédestre, tout en épargnant les jambes. Sans cheval, il faudrait compter une journée complète pour couvrir le même itinéraire, là où les guides locaux vous emmènent confortablement d’un site à l’autre.

Une expérience au cœur des Andes

Loin de se résumer à un simple moyen de transport, cette balade vous plonge au cœur des paysages andins. Les sentiers serpentent à travers une campagne vallonnée parsemée de fermes colorées, et les panoramas sur le canyon du río Magdalena qui s’ouvrent depuis La Chaquira sont à couper le souffle. Marcher sur les traces de ces mystérieux tailleurs de pierre millénaires, au rythme lent et naturel du cheval, transforme une visite en véritable aventure sensorielle où le voyage compte autant que la destination.

Accessible aux cavaliers débutants

Contrairement à ce que l’on pourrait craindre, cette activité est très accessible. Les chevaux sont réputés pour être calmes, bien dressés et habitués à ces itinéraires qu’ils connaissent parfaitement. Les guides adaptent l’allure au niveau de chacun, des débutants complets aux cavaliers expérimentés. Les enfants participent également sans difficulté. On peut opter pour une excursion privée ou rejoindre un petit groupe, ce qui est souvent plus économique ; dans tous les cas, la prise en charge se fait directement depuis votre hôtel, chevaux amenés par le guide pour vous épargner toute contrainte logistique.

Un contact avec la culture locale

Cette expérience est également un précieux vecteur de lien humain. Les propriétaires des chevaux sont souvent des familles locales pour qui cette activité constitue une source de revenus essentielle. Les guides, natifs de la région, connaissent chaque sentier et partagent volontiers leurs connaissances sur les statues, les plantes médicinales et les légendes locales, enrichissant la visite d’un éclairage vivant que ne donnent pas les seuls panneaux explicatifs. Et contrairement aux idées reçues, la fourchette de prix reste très abordable : comptez environ 45 dollars par personne pour une excursion de quatre heures, une somme qui soutient directement l’économie locale tout en vous offrant un souvenir inoubliable.

Comment faire une balade à cheval dans la vallée de San Agustín

Organisation et réservation de l’excursion

Pour organiser une balade à cheval dans la vallée de San Agustín, la solution la plus simple est de passer par votre hôtel ou les agences locales situées près du parc archéologique. La plupart des guides proposent une prise en charge directement à votre hébergement, ce qui évite tout déplacement supplémentaire. L’excursion classique dure environ quatre heures et relie quatre sites majeurs : El Tablón, La Chaquira, La Pelota et El Purutal, où vous pourrez admirer les célèbres statues polychromes aux couleurs originelles. Les départs se font généralement en petit groupe, mais il est également possible de réserver un tour privé pour plus d’intimité.

Tarifs et prestations incluses

Les prix varient selon le nombre de participants et la durée de la balade. Pour un service standard incluant guide, cheval, équipement de sécurité (casque) et droits d’entrée aux sites archéologiques, comptez entre 60 000 et 70 000 pesos colombiens par personne (environ 15 euros). Les excursions privées, plus personnalisées, peuvent atteindre 45 à 80 dollars américains par personne. Le transport aller‑retour depuis votre hôtel est généralement inclus. Il est conseillé de confirmer les prestations lors de la réservation et de prévoir un petit supplément pour le pourboire du guide.

Horaires et meilleure période

Les départs ont lieu principalement le matin, entre 8 h et 10 h, afin de profiter de la fraîcheur et d’une lumière idéale pour la photographie. La région de San Agustín se visite toute l’année, mais la saison sèche (de juin à septembre et de décembre à février) offre les meilleures conditions : sentiers moins boueux et ciel dégagé. En saison des pluies, les chemins peuvent être glissants, mais la végétation est plus luxuriante. Pensez à réserver à l’avance, surtout en haute saison touristique.

Conseils pratiques

Aucun niveau d’équitation n’est requis : les chevaux sont réputés calmes et habitués aux débutants, et les guides adaptent l’allure au rythme de chacun. Pour votre confort, portez un pantalon long, des chaussures fermées (évitez les tongs) et un chapeau pour vous protéger du soleil. N’oubliez pas une protection solaire, de l’eau en quantité suffisante et un peu d’argent liquide pour d’éventuels pourboires. 

San Agustín, une balade à cheval dans la vallée

Jeudi 5 juillet. Petite parenthèse enchantée dans ce déjà si beau périple au cœur de l’Amérique du Sud. Cette après-midi, nous partons pour une longue balade à cheval à travers la vallée de San Agustín.

Cinq longues heures de balade dans un paysage verdoyant afin de partir à la découverte de cette merveilleuse vallée placée au cœur de la pointe sud de la cordillère orientale. Altitude moyenne : environ 1.700 mètres.

Pour l’occasion, j’hérite d’un magnifique hongre, le mâle dominant du petit groupe, mais un cheval absolument fantastique, puissant et docile, petite bombe qui ne demande qu’à être sollicitée pour aller de l’avant.

Léa commence cette balade avec un peu d’appréhension. Elle n’est pas montée à cheval depuis notre petite excursion dans les montagnes de Monument Valley, en Arizona, en avril 2012… Autant dire, une paye !

Chaque halte que nous allons faire sera l’occasion de prendre soin de nos chevaux, de les reposer et de les câliner.

Car aujourd’hui, c’est à cheval que nous allons nous rendre pour aller visiter les autres sites archéologiques liés à la civilisation de San Agustín : la Chaquira, El Tablon, la Pelota et El Perutal.

À pied, à cheval ou à vélo, on ne compte pas les possibilités de randonnée dans les alentours de San Agustín. De quoi s’occuper pendant des jours entiers, si l’on veut !

Allez zou, une dernière petite pause photographique et on reprend notre chemin.

Sur les sentiers tracés à travers les importants massifs forestiers de la région, on se suit en file indienne. Je me sens si bien à cheval. Je retrouve de vieilles sensations enfouies pendant longtemps dans ma mémoire.

Cette petite balade à cheval sera un véritable moment de grâce pour Léa et moi. Un déclic je crois qui nous aura permis de renouer de vrais liens. Je ne sais pas. Juste une impression. Comment savoir ?

Cette balade à cheval nous aura permis de découvrir une région merveilleuse. Jardins colorés et fleuris, plantations de café, vergers luxuriants… La vallée de San Agustín est une petite merveille de nature préservée.
Lors de notre deuxième halte près du site de La Chaquira, je réalise toute une série de clichés de Léa dont je suis très fier… Je retrouve ma fille.

Partout autour de nous, les paysages sont entre jungle, forêt tropicale et montagne. Ici et là, des maisons apparaissent faites de bambous guadua d’une rare beauté, avec lequel les artisans réalisent de véritables petits bijoux architecturaux.

Sur le chemin encore, on croise de nombreuses poules colombiennes, appelées guacharacas, qui pullulent et nichent dans les arbres…

Puis arrive enfin le chemin du retour. Notre guide nous laisse à l’entrée du village. Nous devrons redescendre à pied jusqu’au centre de la ciudad. Nos pas sont légers, émerveillés encore de la balade à cheval que nous venons de faire…

Trotter au milieu de la vallée de San Agustín est une expérience unique. Un des plus grands moments de ce voyage en Amérique du Sud. Plus encore quand on monte un si beau cheval… Premier arrêt de cette excursion à cheval : le site archéologique d’El Purutal – La Pelota.

À peine descendu de cheval, et après l’avoir attaché à l’entrée, on pénètre sur le site archéologique. La vue sur la cordillère orientale qui entoure la vallée est magnifique.

Ce site englobe deux petits ensembles de statues qui valent vraiment le coup d’œil. On monte d’abord un petit chemin de terre pour accéder à La Pelota, un groupe de trois statues.

Ce groupe représente un homme (probablement un chaman) entouré de ses animaux fétiches, l’aigle et le serpent. La représentation de l’aigle est vraiment saisissante.

Aux pieds de l’homme et de l’aigle, entre les deux représentations se tient la figure aplatie et stylisée du serpent.

Un autre champ sépare le groupe de La Pelota de celui d’El Purutal. L’occasion de profiter des magnifiques paysages que la cordillère orientale a à nous offrir. Ici, la nature sauvage a été préservée et l’intervention humaine est peu visible… Si ce n’est ces prairies où paissent quelques troupeaux de vaches. 50 mètres d’un petit chemin escarpé nous séparent du deuxième site.

Voici le groupe d’El Purutal, le plus intéressant des deux, puisqu’il est le seul site archéologique de San Agustín à abriter des statues peintes.

Sans conteste, le site d’El Purutal est bien le plus spectaculaire. Il comprend deux statues protégées chacune par deux petites cabanes en bois afin de les préserver des intempéries qui pourraient faire disparaître leurs pigments colorés.

Entre les deux statues emblématiques du site, deux autres totems rituels sont également dressés, mais ces derniers ont perdu toutes leur coloration.

Au contraire de la deuxième statue, qui, elle, se distingue par ses pigments colorés encore bien présents. Teinte de rouge, de jaune et de noir, elle représente un chaman portant un masque de jaguar.

Aux alentours, je ne me lasse pas des paysages sauvages qui se dressent à l’horizon.

Une petite heure de cheval plus tard, nous stoppons nos montures à l’entrée du site de la Chaquira.

La plus belle vue sur la région. Idéalement placé sur les hauteurs de la vallée, le site offre une vue exceptionnelle sur les gorges du rio Magdalena.

Pour y accéder, il faut d’abord grimper une bonne vingtaine de minutes sur un petit chemin en lacets, puis on arrive à un plateau. On fait encore quelques mètres sur un terrain plat et on arrive au pied d’un petit promontoire.

De là, on marche encore deux, trois minutes avant d’accéder aux flancs du promontoire.

Pour apercevoir les gorges du rio Magdalena, il suffit juste de se pencher. La vue est à couper le souffle.

La rivière coule au fond du canyon tandis que les Andes orientales déroulent ses chaînes de montagnes jusqu’à perte de vue.

Sur la gauche, un petit à-pic se dresse au-dessus de cette péninsule de forêt tropicale. Au loin, on aperçoit un magnifique bas-relief taillé à même la roche.

En zoomant, on aperçoit un chaman levant les deux bras au ciel comme pour s’extasier du panorama grandiose qui s’offre devant lui. Sublime.

Mais ce n’est pas fini. Un escalier de bois descend jusqu’à une plateforme aménagée à la pointe du renflement, face au vide.

La vue sur le canyon et les gorges de la rivière Magdalena est absolument fantastique. Comment se lasser d’un tel spectacle ?

Le soleil qui descend lentement sur l’horizon offre un dégradé de vert absolument incroyable.

La journée tire à sa fin. Notre guide-accompagnateur nous laisse sur les hauteurs du village de San Agustín. À nous de nous débrouiller pour revenir à pied jusqu’au centre de la ciudad. Ce qui ne présente aucune difficulté. Il suffit juste de descendre les rues qui mènent tout droit au centre de la ville.

Les casas blancas se succèdent le long de la calle, pour le plus grand bonheur de ma fille qui commence enfin à comprendre comment sont organisés les villages dans l’Amérique post-coloniale. Rues pavées et maisons blanches. Toute l’ambiance de l’Amérique du Sud dont je ne me lasse pas.

Une fois dans le centre de la ciudad, on repasse par l’agence de notre guide pour réserver avec lui le bus direct vers notre prochaine étape : el desierto de Tatacoa. Un peu plus de 8 heures de bus nous attend dès demain matin.
En attendant, on profite de cette soirée pour acheter quelques pâtisseries à la boulangerie qui fait l’angle de la place principale de San Agustín. La vie est si douce de côté du monde. J’aime tellement cette ambiance, ce côté extraverti de l’Amérique du Sud. Les gens sont si accueillants pourvu qu’on veut bien aller vers eux. Allez zou, une fois rassasiés, on rentre à pied jusqu’à l’hôtel Valladolid. Encore une fois, merci Google map !

Après un bon repas pris au Donde Richard – nous sommes leurs derniers clients et le chef de table doit rappeler de toute urgence son chef-cuisinier ! -, on passe une agréable soirée en compagnie du fils du gérant de l’hôtel. Un peu homo sur les bords et tellement sympa. Le lendemain, au moment de partir et d’attendre le bus pour le désert de Tatacoa, on prend avec lui une dernière photo-souvenir.

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