Pourquoi visiter le musée Botero ?
Le geste d’un artiste envers son pays
En l’an 2000, Fernando Botero, le plus célèbre artiste colombien, a fait don à sa nation d’une collection de 208 œuvres d’art. Ce geste, qualifié par la presse locale de « plus beau cadeau jamais fait par un Colombien à son pays », a permis la création du musée. Installé dans une élégante demeure coloniale du XVIIe siècle qui servait autrefois de bureau à l’archevêché, le lieu a été restauré sous l’œil attentif de l’artiste lui-même, avec la volonté de rapprocher le public des chefs-d’œuvre de son temps.
Un « Boterismo » unique au monde
Le musée expose plus de 120 œuvres de Fernando Botero, dont des peintures, dessins et sculptures, qui illustrent avec brio son style inconfondible. Surnommé le « Boterismo », cet art des volumes généreux et des proportions exagérées est à la fois une célébration sensuelle des formes et une forme d’ironie subtile, souvent appliquée aux scènes de la vie colombienne ou aux grands thèmes de l’histoire de l’art. L’humour et la puissance de ce langage plastique unique émerveillent les visiteurs, même ceux qui ne se considèrent pas comme des passionnés d’art.
Une prestigieuse collection internationale
Au-delà de l’œuvre de Botero, le musée abrite également sa collection personnelle d’art internationale, soit 85 pièces de maîtres incontournables. On peut y admirer des œuvres de Picasso, Renoir, Monet, Dalí, Miró, Chagall, Giacometti, Bacon et bien d’autres, retraçant l’évolution de la peinture et de la sculpture moderne et contemporaine. Cette exceptionnelle collection place le musée Botero parmi les cinq plus importantes collections d’art international public d’Amérique latine.
Une expérience culturelle gratuite
Situé dans le charmant quartier historique de La Candelaria, le musée est un incontournable pour tout visiteur de Bogotá. Conformément à la volonté de l’artiste, l’entrée est gratuite tous les jours, sauf le mardi. Le musée propose également des programmes éducatifs quotidiens, des visites guidées et des ateliers pour enfants, permettant à tous de s’approprier ce patrimoine. C’est une invitation à la flânerie dans un havre de paix où l’art de l’un des plus grands créateurs contemporains dialogue avec celui des maîtres qui l’ont inspiré.
Comment visiter le musée Botero ?
Localisation et accès
Le musée Botero se trouve au cœur du quartier historique de La Candelaria, à l’adresse Calle 11 No. 4‑21, au sein du pôle culturel de la Banque de la République . Pour vous y rendre en transports en commun, la station de TransMilenio la plus proche est « Museo del Oro » . Sortez par le côté oriental de la station et descendez sur la calle 11. Le musée se trouve à quelques pas, à l’intersection avec la carrera 4 . Les personnes à mobilité réduite peuvent accéder aux salles par l’entrée principale du musée d’art Miguel Urrutia (MAMU), située au même numéro.
Horaires d’ouverture à connaître
L’accès au musée est ouvert du lundi au samedi de 9h00 à 19h00, à l’exception du mardi, où l’établissement est fermé toute la journée. Les dimanches et jours fériés, les portes sont ouvertes de 10h00 à 17h00. La dernière entrée est autorisée une heure avant la fermeture. Les horaires peuvent être modifiés sans préavis ; il est prudent de consulter le calendrier des fermetures sur le site officiel avant votre visite.
Services proposés
L’entrée au musée Botero est entièrement gratuite, conformément à la volonté de l’artiste . Aucune réservation préalable n’est nécessaire . Des visites guidées gratuites en espagnol sont organisées du lundi au samedi (sauf le mardi) à 12h00 et 17h00, ainsi que le dimanche et les jours fériés à 12h00 . Des visites guidées en anglais et en espagnol de l’ensemble du pôle culturel (musée Botero, musée d’art MAMU et musée Casa de Moneda) ont lieu les vendredis, samedis, dimanches et jours fériés à 15h00. Ces visites ne nécessitent pas non plus de réservation. Des visites autonomes sont également possibles.
Conseils pratiques pour une visite réussie
Prévoyez environ deux à trois heures pour profiter pleinement des collections. Le musée compte plus de deux cents œuvres, dont plus de cent du maître Fernando Botero, ainsi qu’une remarquable collection internationale. Le quartier de La Candelaria regorge de cafés et de restaurants, idéal pour une pause avant ou après la visite. Bien que l’entrée soit gratuite, il est conseillé d’arriver tôt pour éviter les files d’attente, surtout pendant les week‑ends. Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le musée au +57 1 343 13 16.
Bogotá, au cœur du musée Botero
Lundi 9 juillet. S’il est un musée qu’il ne faut absolument pas manquer à Bogotá, en plus du musée de l’or bien sûr, c’est bien le musée consacré à l’œuvre de Botero, le grand artiste colombien mondialement reconnu.
Impossible pour moi de nommer toutes les œuvres, je ne les connais pas par cœur. Et comme chaque fois que je me rends dans un musée, je fais d’abord confiance à mon goût. Lui seul doit me guider dans mes choix. Et qu’importent les nomenclatures et autres incontournables nommés dans les guides. Seule ma sensibilité doit compter dans mes choix.
J’aime ainsi particulièrement ces scènes de la vie quotidienne, padre colombien d’une simplicité désarmante et tellement attachant dans son amour de la famille.
Il y a aussi ces scènes de nu avec ces femmes aux corps généreux et opulents, comme partout dans l’œuvre de Botero, mais qui, une fois dévêtus, prennent encore plus de relief.
Mais Botero se nourrit aussi de l’actualité, des conflits que traverse son pays, guérillera et révolutions populaires qui jalonnent l’histoire de la Colombie depuis un siècle.
Sans oublier bien sûr la place de l’église, et ces prêtres rondelets dont le reflet rejaillit dans les eaux des nombreux cours d’eau du pays.
Et puis, il y a les scènes tragiques, le “ladron”, qui la nuit venue profite de l’obscurité pour dérober les riches maisons bourgeoises, ou bien les violents séismes qui chaque année viennent secouer le pays ou l’Équateur voisin…
Ou encore, ces scènes de violences urbaines, règlements de compte entre gangs rivaux qui tournent au carnage, le tout sur fond de musique.
Qu’on adore ou qu’on déteste Botero, ses œuvres et ses sculptures ne laissent pas indifférent et sont présentées à travers toute la planète et dans tous les plus grands musées du monde. Alors, avoir sous les yeux tant d’œuvres de l’artiste rassemblées dans un même lieu est tout à fait exceptionnel.
Pénétrer dans ce musée Botero, c’est d’abord être accueilli par une énorme main en bronze sculptée par l’artiste colombien.
La création du musée est récente, elle date de l’an 2000, quand l’artiste colombien fait don à la banque de la République d’une collection de 208 œuvres comprenant 123 œuvres personnelles et 85 d’artistes internationaux. Ce sont ces derniers qui m’intéressent ici. Une place entière leur est consacrée dans ce musée installé dans une des plus belles demeures coloniales du quartier de la Candelaria.
Ces salles renferment une incroyable collection de peintures de grands artistes impressionnistes et d’œuvres exceptionnelles du XXe siècle : Renoir, Corot, Sisley, Degas, Picasso, Matisse, Dali Chagall, Rouault, Bacon, etc.
Devant ces œuvres, ma fille semble fascinée. Il est loin le temps où je devais la traîner dans les musées… Désormais ce serait presque elle qui me forcerait à aller les visiter.
A la lumière des œuvres présentées, on peut imaginer la fortune que le peintre colombien a pu amasser au cours de sa longue carrière de peintre contemporain…
De toutes les œuvres présentes au musée Botero, ma préférence va aux sculptures de l’artiste colombien. À croire qu’en vieillissant mon goût pour l’art a changé, ou tout du moins évolué… Le fruit de mes multiples voyages sans doute. L’influence des multiples sculptures que j’ai pu admirer sous tant de civilisations.
La sculpture me fascine. Les proportions, l’expression, le rendu des corps, cette incroyable interaction qui se fait jour entre le corps et l’esprit. C’est tout cela que rend la sculpture. Et Botero, imprégné de la culture européenne et des influences précolombiennes, parvient admirablement à traduire cette dualité du corps et de l’esprit.
Illustration ultime de son génie, cette incomparable traduction d’Adam et Ève.
Sans oublier Ève encore, allongée sur le ventre, jouissant de son péché originel, dégustant avec délice la pomme qu’elle vient de croquer.