You are currently viewing Everest Base Camp, autour du parc de Sagamartha

Everest Base Camp, autour du parc de Sagamartha

Comment se passe la visite du parc de Sagamartha ?

L’entrée dans le parc, une étape administrative

La visite du parc national de Sagarmatha commence officiellement à Monjo, le village qui marque l’entrée du territoire protégé. C’est à cet endroit que les randonneurs doivent présenter leur permis d’accès au parc, obtenu au préalable à Katmandou ou via une agence. Le poste de contrôle vérifie scrupuleusement les documents avant d’autoriser la progression vers Namche Bazaar. Franchir cette porte, c’est pénétrer dans un espace classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, un territoire de 1 148 kilomètres carrés qui englobe les hauts bassins versants des rivières Dudhkoshi et Bhotehoshi. Dès cet instant, le trekkeur évolue dans un environnement protégé où chaque pas contribue à la préservation d’un écosystème unique.

Des paysages grandioses

Au fil des jours, la traversée du parc dévoile une palette de paysages d’une beauté saisissante. Les forêts de pins bleus, de sapins et de rhododendrons cèdent progressivement la place aux prairies alpines et aux étendues rocheuses à mesure que l’altitude augmente. Les randonneurs attentifs peuvent apercevoir une faune discrète mais remarquable, comme le rare tahr de l’Himalaya, le loup du Tibet, ou encore le magnifique monal de l’Himalaya, l’oiseau national du Népal, dont le plumage irisé illumine les pentes. Les plus chanceux et les plus patients pourraient même croiser la trace insaisissable de la panthère des neiges, qui hante ces hauteurs . Chaque étape offre son lot de découvertes naturelles, des cascades tumultueuses aux glaciers suspendus.

Une immersion dans la culture sherpa

Visiter le parc de Sagarmatha, c’est aussi marcher sur les terres du peuple Sherpa, dont l’histoire et la culture sont intimement liées à ces montagnes sacrées. Les villages traditionnels comme Namche Bazaar, Khumjung ou Pangboche ponctuent le parcours, avec leurs maisons de pierre, leurs champs en terrasses et leurs monastères centenaires. Le monastère de Tengboche, perché sur une crête avec vue imprenable sur l’Ama Dablam et l’Everest, constitue un temps fort spirituel. Les drapeaux de prières colorés qui flottent au vent, les murs de pierres gravés de mantras et les chörten blanchis à la chaux rappellent à chaque instant que l’on chemine dans un espace sacré où la religion imprègne le quotidien.

Une expérience encadrée

La visite du parc s’effectue aujourd’hui dans un cadre réglementé visant à protéger cet environnement fragile. Depuis 2023, les randonneurs doivent obligatoirement être accompagnés d’un guide agréé, une mesure renforçant la sécurité et l’encadrement. Les droits d’entrée, environ 30 dollars pour le permis du parc national, s’ajoutent à la taxe locale de la municipalité rurale de Khumbu Pasang Lhamu, pour un total approximatif de 50 dollars par personne. Ces contributions financent directement la conservation du site, l’entretien des sentiers et les programmes communautaires. Tout au long du parcours, des panneaux invitent à respecter l’environnement, à ne pas laisser de déchets et à limiter son impact, afin que cette beauté himalayenne perdure pour les générations futures.

Comment faire le trek de l’Everest Base Camp ?

Accès et point de départ du trek

Le trek de l’Everest Base Camp débute par un vol intérieur depuis Katmandou jusqu’à l’aéroport de Lukla, considéré comme l’un des plus spectaculaires au monde en raison de sa piste courte en forte pente. Ce vol de trente-cinq minutes coûte entre 180 et 220 dollars l’aller simple, mais attention, pendant la haute saison, les départs se font souvent depuis Ramechhap, accessible par un trajet routier de cinq à six heures commençant aux alentours de minuit. Une fois à Lukla, le cheminement s’effectue à pied à travers la vallée du Khumbu, avec des journées de marche de quatre à six heures en moyenne, ponctuées de jours de repos indispensables pour l’acclimatation.

Budget global et coûts détaillés

Le coût total du trek varie considérablement selon que vous voyagez de manière indépendante ou par l’intermédiaire d’une agence. Pour un trek en autonomie, prévoyez entre 1.200 et 1.600 dollars, tandis qu’une formule accompagnée par une agence s’élève généralement entre 1.500 et 2.500 dollars par personne. Ce budget inclut les permis, l’hébergement en tea house, la nourriture et les transports locaux, mais exclut les vols internationaux et l’équipement personnel. En journée, comptez environ 40 à 45 dollars pour les repas et les boissons, avec des prix qui augmentent progressivement avec l’altitude.

Permis obligatoires et formalités administratives

Pour effectuer ce trek, vous devez obligatoirement être muni de trois documents officiels. Le TIMs card (Trekkers’ Information Management System) coûte environ 20 dollars, le permis d’entrée du parc national de Sagarmatha est fixé à 30 dollars, et la taxe locale du Khumbu s’élève à 15 dollars, soit un total d’environ 65 dollars par personne. Ces permis s’obtiennent principalement à Katmandou auprès du Nepal Tourism Board ou via une agence agréée, à l’exception de la taxe locale qui peut être réglée directement sur le chemin à Monjo. Un visa touristique de trente jours est également requis à l’arrivée pour environ 40 dollars.

Hébergement et organisation quotidienne

Tout au long du parcours, les tea houses, ces petits lodges familiaux, constituent l’hébergement typique. Le prix d’une nuit varie de 5 à 10 dollars dans les villages de basse altitude comme Phakding et Namche Bazaar, et atteint 10 à 15 dollars dans les étapes plus élevées comme Dingboche, Lobuche ou Gorak Shep. Il est important de prévoir un budget supplémentaire pour les services comme les douches chaudes (3 à 8 dollars), la recharge des appareils électroniques (2 à 5 dollars par heure) et l’accès à internet (environ 5 dollars par jour). Pour l’équipement, la location sur place à Katmandou est possible, avec des tarifs d’environ 2 dollars par jour pour un sac de couchage ou une doudoune.

Everest Base Camp, autour du parc de Sagamartha

Lundi 13 novembre. Deuxième nuit sans sommeil. Nuit très compliquée avec la barre au front. Le mal des montagnes n’est pas très loin. Mais ce matin, tout va mieux. Montée vers Khumjung prévue au programme. Journée d’acclimatation. On monte à 3.900 puis on redescend dormir à Namche Bazar. Le meilleur moyen de s’acclimater.

Dernière vision de Namche Bazar avant de monter vers l’entrée du parc de Sagamartha. L’officielle cette fois-ci. On prend donc le chemin des ruelles étroites qui dominent la capitale des Sherpas. Escaliers qui coupent les jambes et montées parfois à pic. On croise même les enfants du village qui s’en vont à l’école.

La montée vers le parc commence. On la fera en deux temps. Un bon coup de collier pour monter jusqu’à mi-hauteur et pour profiter de la vue de la chaîne himalayenne qui se détache dans le petit matin. Des drapeaux de prières ornent les environs. Du coup, on fait une halte pour faire quelques photos et pour remettre un peu d’essence dans la machine : de l’eau. Encore de l’eau. Pour éviter le mal des montagnes, le meilleur moyen est encore de boire de l’eau. Jusqu’à 3 litres par jour au minimum.

Puis on reprend l’ascension. La montée est dure, les lacets courts et le pourcentage au maximum. Mais bon, je m’accroche. Devant moi, Pierre galope comme un cabri. Sashee se retourne de temps en temps pour voir où j’en suis. Ça va, tout va bien jusqu’ici. Je m’accroche. Enfin, le terrain s’aplanit. Les premiers bâtiments du parc apparaissent. La statue d’Edmund Hillary et le petit musée qui lui est consacré. Je respire.

Avant d’aller visiter le musée, on profite de ce moment pour reprendre notre souffle… Et des forces. Sashee nous rassemble et nous montre du doigt les huit sommets à plus de 8.000. L’Everest est tout là-haut. Mais mon préféré reste la magnifique silhouette d’Amada Blanc. Petite photo-souvenir avec Sashee.

Nous voici enfin arrivés dans l’enceinte du petit musée du parc de Sagamartha consacré à Edmund Hillary, le premier alpiniste à avoir vaincu l’Everest. Sa statue trône au milieu du parc, entouré par la silhouette des plus grands sommets de l’Himalaya. Étourdissant.

Après notre petite séance de photos-souvenirs, on prend la direction du musée qui explique la faune et la flore que l’on peut trouver sur les pentes du chemin qui mène à l’Everest… Mais qui s’attarde également sur la culture et la religion des hommes qui vivent sur les pentes de l’Himalaya. De nombreuses fresques colorées retiennent mon attention… Et celle de mon Nikon ! En voici, un petit condensé. Sans autres commentaires.

Après ce petit détour par le musée et les bureaux d’accueil du parc de Sagarmatha, nous reprenons notre ascension vers le sommet du mont Khumjung. Quelques-uns des plus beaux sommets de l’Himalaya accompagnent notre ascension. Mais j’y reviendrai dans l’épisode suivant.

Laisser un commentaire