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Everest Base Camp, envol pour Lukla et début du trek

Pourquoi faire le trek de l’Everest Base Camp ?

Des paysages himalayens parmi les plus spectaculaires de la planète

Le trek de l’Everest Base Camp offre une immersion totale au cœur des plus hauts sommets du monde, avec des vues à couper le souffle sur des géants comme l’Everest, le Lhotse, le Nuptse et l’extraordinaire Ama Dablam, souvent surnommé la plus belle montagne du monde. Du lever de soleil sur les cimes enneigées depuis le célèbre point de vue de Kala Patthar, culminant à 5.545 mètres, à la traversée du glacier du Khumbu, chaque étape est un tableau vivant qui justifie à elle seule l’effort fourni. L’environnement change radicalement au fil de l’ascension, passant des forêts de rhododendrons aux paysages lunaires de la haute altitude, offrant aux photographes et amoureux de la nature une palette de décors sans cesse renouvelée.

Une plongée dans la culture Sherpa et le bouddhisme himalayen

Au-delà de la performance sportive, ce trek est un voyage culturel profond au pays des Sherpas, ces montagnards légendaires. Le chemin traverse des villages traditionnels comme Namche Bazaar, où l’on peut découvrir leur mode de vie, leur hospitalité légendaire et leur spiritualité intimement liée aux montagnes. La visite de monastères séculaires, tels que celui de Tengboche, où résonnent les chants des moines dans un cadre grandiose, ajoute une dimension de paix et de recueillement à l’aventure. Partout, les drapeaux de prières colorés, les murs de pierres gravés de mantras et les stupas rappellent que l’on évolue dans un espace sacré.

Un défi personnel

Atteindre le camp de base de l’Everest, à 5.364 mètres d’altitude, est bien plus qu’une randonnée : c’est un exploit personnel qui marque une vie. L’effort physique sur la durée, la gestion de l’altitude et le dépassement de soi transforment chaque trekkeur. Se tenir au pied de la plus haute montagne du monde, là où des générations d’alpinistes ont préparé leur assaut, procure une émotion et une fierté rares, souvent décrites comme des moments de grâce inoubliables. Le sentiment de camaraderie qui se crée avec les autres marcheurs, partageant les difficultés et les joies du chemin, renforce cette expérience humaine unique.

Une expérience alliant nature, aventure et moments de grâce

Le trek de l’Everest Base Camp est une mosaïque d’expériences inoubliables qui commence dès le vol pour Lukla, l’un des aéroports les plus impressionnants du monde. C’est aussi l’occasion d’observer une faune adaptée à ces milieux extrêmes dans le parc national de Sagarmatha, classé à l’UNESCO, et peut-être d’apercevoir le rare tahr de l’Himalaya. Les soirées dans les chaleureux tea houses, à déguster un dal bhat réconfortant autour d’un poêle, ajoutent une dimension humaine et conviviale qui fait partie intégrante de la magie du lieu.

Comment faire le trek de l’Everest Base Camp ?

Accès et point de départ du trek

Le trek de l’Everest Base Camp débute par un vol intérieur depuis Katmandou jusqu’à l’aéroport de Lukla, considéré comme l’un des plus spectaculaires au monde en raison de sa piste courte en forte pente. Ce vol de trente-cinq minutes coûte entre 180 et 220 dollars l’aller simple, mais attention, pendant la haute saison, les départs se font souvent depuis Ramechhap, accessible par un trajet routier de cinq à six heures commençant aux alentours de minuit. Une fois à Lukla, le cheminement s’effectue à pied à travers la vallée du Khumbu, avec des journées de marche de quatre à six heures en moyenne, ponctuées de jours de repos indispensables pour l’acclimatation.

Budget global et coûts détaillés

Le coût total du trek varie considérablement selon que vous voyagez de manière indépendante ou par l’intermédiaire d’une agence. Pour un trek en autonomie, prévoyez entre 1.200 et 1.600 dollars, tandis qu’une formule accompagnée par une agence s’élève généralement entre 1.500 et 2.500 dollars par personne. Ce budget inclut les permis, l’hébergement en tea house, la nourriture et les transports locaux, mais exclut les vols internationaux et l’équipement personnel. En journée, comptez environ 40 à 45 dollars pour les repas et les boissons, avec des prix qui augmentent progressivement avec l’altitude.

Permis obligatoires et formalités administratives

Pour effectuer ce trek, vous devez obligatoirement être muni de trois documents officiels. Le TIMs card (Trekkers’ Information Management System) coûte environ 20 dollars, le permis d’entrée du parc national de Sagarmatha est fixé à 30 dollars, et la taxe locale du Khumbu s’élève à 15 dollars, soit un total d’environ 65 dollars par personne. Ces permis s’obtiennent principalement à Katmandou auprès du Nepal Tourism Board ou via une agence agréée, à l’exception de la taxe locale qui peut être réglée directement sur le chemin à Monjo. Un visa touristique de trente jours est également requis à l’arrivée pour environ 40 dollars.

Hébergement et organisation quotidienne

Tout au long du parcours, les tea houses, ces petits lodges familiaux, constituent l’hébergement typique. Le prix d’une nuit varie de 5 à 10 dollars dans les villages de basse altitude comme Phakding et Namche Bazaar, et atteint 10 à 15 dollars dans les étapes plus élevées comme Dingboche, Lobuche ou Gorak Shep. Il est important de prévoir un budget supplémentaire pour les services comme les douches chaudes (3 à 8 dollars), la recharge des appareils électroniques (2 à 5 dollars par heure) et l’accès à internet (environ 5 dollars par jour). Pour l’équipement, la location sur place à Katmandou est possible, avec des tarifs d’environ 2 dollars par jour pour un sac de couchage ou une doudoune.

Everest Base Camp, envol pour Lukla et début du trek

Samedi 11 novembre. Le trek pour l’Everest Base Camp commence véritablement ce matin. Et au pas de course. Lever 4 h 30. Ram vient nous chercher au bout de la rue de notre hôtel pour nous emmener jusqu’à l’aéroport de Katmandou. Nous avons un avion qui décolle à sept heures pour Lukla. Ça ne vous dit pas grand-chose, bien sûr, mais pourtant Lukla est réputé dans le monde entier…
Et pour cause. Il est l’aéroport le plus dangereux au monde. 500 mètres de piste, une pente de 12° et tout au bout de la piste, un épais mur en béton. Le seul moyen de se poser ici, c’est d’atterrir à vue et au jugé. En mai dernier, 25 personnes y ont encore trouvé la mort.

Ok, passé ce petit détail, nous voilà arrivés à l’aéroport de Katmandou. Et là, c’est une pagaille comme je n’en ai jamais vu dans un aéroport. Un minuscule terminal permet de se rendre à peu près partout dans le pays. Deux portes d’accès aux pistes, une ruche de voyageurs désorientés, aucun panneau indicateur, aucune zone d’embarquement, des appels en langue népalaise que personne ne comprend… Bienvenue à l’aéroport national de Katmandou. Vive l’anarchie !

Bon, sur la photo, Pierre se retourne et me sourit… Mais quelques minutes plus tôt, son visage était encore défait. Après une fouille un peu légère de nos bagages, nous accédons au terminal.
Aujourd’hui, nous décollons avec la compagnie Sita Air. Autour de son comptoir ouvert, c’est une cohue indescriptible. Il faut jouer des coudes pour accéder jusqu’aux deux agents qui organisent (le mot est-il vraiment approprié ?) les départs.
Le temps passe. Il est déjà moins dix quand nous parvenons à laisser nos sacs à dos… Le vol est prévu dans dix minutes à peine. Ok, on pénètre dans la zone d’embarquement. Vive l’anarchie.
Le temps passe, nous harcelons des hôtesses qui font le pied de grue devant les portes pour savoir si notre avion a décollé sans nous ou pas. Pierre est dans tous ses états. Vol manqué pour Lukla se lit directement sur son visage. Moi, j’attends.
Vingt minutes ont passé depuis l’heure prévue pour le décollage… Et brusquement, une hôtesse de l’air vient nous chercher et nous pousse à l’intérieur d’un minibus. Une dizaine de passagers s’entassent à l’intérieur. Pierre retrouve le sourire. Vita Bella !

Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Le minibus parcourt encore bien deux kilomètres avant d’atteindre une petite piste secondaire de l’aéroport de Lukla. Un bimoteur de type Dornier 228 attend à côté de la piste. Le temps pour le pilote de faire le tour de l’avion, d’inspecter la carlingue, et nous montons à bord. Une hôtesse de l’air nous offre des bonbons. Service de bord impeccable !

Bon, autant le dire tout de suite, du vol pour Lukla, je n’en verrai pas grand-chose. Les réveils à 4 heures du matin, ce n’est vraiment pas fait pour moi. Envie de dormir et de me reposer un peu avant d’attaquer le trek. Quand j’ouvre enfin les yeux, nous sommes au-dessus de la chaîne de l’Himalaya. Extraordinaire. J’ai peine encore que ce soit vrai. Il faudrait me pincer pour le croire. Je vole au-dessus de l’Himalaya ! Merde alors ! C’est carrément fantastique.

Malgré tout, la fatigue est la plus forte… Et je finis par m’endormir ! Je dois être un des seuls passagers au monde à pouvoir m’endormir entre Katmandou et Lukla ! La plupart des gens écarquillent les yeux de bout en bout et redoutent l’atterrissage sur la piste la plus dangereuse du monde. Du coup, c’est justement l’atterrissage qui va me réveiller.
Les roues touchent le sol violemment et le pilote freine à mort. La piste inclinée à 12° prend ici tout son sens. Le mur en béton qui termine la piste aussi. Derrière lui, c’est le vide et une mort assurée. Mais pour nous, tout va bien. Pierre devant moi pousse un grand ouf de soulagement et affiche un large sourire. Bienvenue à Lukla !

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