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Parque nacional Machalilla, à la découverte des baleines

Parque nacional Machalilla, à la découverte des baleines

Samedi 30 juin. Créé il y a 25 ans, le Parque Nacional Machalilla comprend trois sites majeurs : la Isla de la Plata, les ruines d’Agua Blanca et la plage de Los Frailes. Ce parc est la seule réserve côtière de l’Équateur.

Ses côtes sont surtout l’endroit idéal pour observer les baleines… Et nous n’allons pas être déçus !

Le parc Machalilla a pour mission de protéger plusieurs îles, dont la Isla de la Plata et Salango, des plages, des coraux, et une partie de la forêt tropicale. Sans oublier le parc archéologique d’Agua Blanca. Mais c’est surtout pour la Isla de la Plata et les colonies de baleines qui fréquentent ses eaux de mai jusqu’à octobre.

Pour une fois, nous sommes dans le bon tempo, et les baleines vont être au rendez-vous. Pas vraiment à l’aller, pour nous rendre jusqu’à la Isla de la Plata, où nous n’observerons qu’une seule baleine, mais au retour où nous allons passer plus d’une heure à chercher et observer ces grands mammifères marins.

Alors je pourrais parler pendant des heures de la majesté de ces grands animaux, de l’émotion qui nous saisit quand on les aperçoit pour la première fois de son existence, mais je préfère m’attacher à des petits détails. À cette incroyable puissance qui se dégage de l’océan quand brusquement deux immenses baleines à bosses surgissent des eaux et propulsent dans l’air des jets d’eau. Saisissant.

Face à ce tel spectacle, on reste muet d’admiration. Bouche bée. Et en même temps tellement excité à l’idée de voir les baleines s’approcher au plus près de notre embarcation.

La mère et son baleineau poursuivent tranquillement leur chemin sans se soucier de nous. Respirant doucement en propulsant l’eau filtrée à plusieurs mètres de haut.

Fuyant la zone antarctique, les baleines émigrent à la recherche d’un endroit propice pour mettre bas et lâcher dans les eaux équatoriennes leur progéniture née un an plus tôt dans les mêmes eaux.

Chaque année, le même spectacle vient agiter les eaux côtières de la Isla de la Plata. Une colonie de plusieurs centaines de baleines à bosse choisit de s’installer dans ces eaux territoriales.

Et cette fois-ci, elles sont bel et bien au rendez-vous. Pas comme en Afrique du Sud, un an plus tôt, dans les eaux de la baie d’Hernanus où elles n’étaient jamais apparues.

Quel bonheur vraiment de voir évoluer ces monstres marins nageant avec une telle élégance, dégageant une telle puissance.

Quelle grâce ! Quelle chance de voir ces baleines plonger doucement dans les abysses en remontant leur épine dorsale et leur queue qui disparaît lentement dans les eaux bleues de l’Équateur. Magique.

Comment ne pas être bouleversé devant le spectacle incroyable d’une baleine plongeant lentement mais sûrement dans les profondeurs de l’océan, ne laissant plus derrière elle que les nageoires de sa queue et les gerbes d’eau qu’elle soulève dans son sillage ? Époustouflant.

Entre juin et septembre, la baleine Megaptera novaeangliae, connue comme baleine à bosse, choisit les eaux chaudes de la côte pacifique équatorienne pour mettre au monde sa progéniture.

Ces géants de 16 mètres de longs et 40 tonnes viennent s’y reproduire et y élever leur progéniture. Pour les vieux pêcheurs de la région, les baleines étaient la représentation vivante de Rubiel, un être mythologique de l’océan.

À Puerto Lopez, le tourisme a ainsi permis de créer peu à peu une réelle conscience écologique. Du coup, les baleines sont de plus en plus nombreuses à venir s’y reproduire.

Aujourd’hui, il existe même un programme de photo-identification des taches sur la queue des baleines, leur empreinte « digitale ». Aucune tâche n’est semblable à une autre. Impossible de les confondre.

Chaque année, ce sont entre 400 à 600 baleines à bosse qui visitent la baie de Puerto Lopez.

On compte aujourd’hui environ 100.000 baleines à bosse dans les océans. La baleine à bosse a une espérance de vie 40 à 60 ans.

Sa queue est comme l’empreinte digitale de l’homme et est unique pour chaque baleine. La répartition entre le noir et le blanc sur sa queue permet de reconnaître une baleine. Le pourcentage de blanc peut aller de 5 à 95 %.

La baleine s’alimente de petites crevettes et poissons, la quantité est de 1.500 kilos par jour.

Une baleine peut avoir un baleineau tous les deux à trois ans et le nourrit avec un lait riche en graisse. Le baleineau pèse déjà 1 tonne pour 4 mètres de long. Il a pour habitude de jouer et de se reposer sur le dos de sa mère.

Les baleines voyagent 16.000 km par an, avec une vitesse entre 8 à 15 km/heure. Pour rejoindre les côtes équatoriennes elles vont alors parcourir 8.000 km.

En cet après-midi, une grande surprise nous attend. Alors que nous suivons depuis plusieurs minutes un groupe de baleines, l’une d’elles décide de sortir la gueule de l’eau afin de voir qui nous sommes. Un moment absolument fantastique.

Voir surgir la tête d’une baleine hors de l’eau n’est pas si courant que ça. Sur le bateau, nous comprenons tout de suite à quel point nous sommes privilégiés d’assister à un tel spectacle.

La baleine va rester ainsi, la tête hors de l’eau, cinq bonnes secondes, à observer les alentours et voir à quoi nous ressemblons. J’imagine combien elle doit trouver ça étrange de nous voir ainsi tous regroupés à bâbord du bateau pour l’observer en silence.

Quelques instants, plus tard, la baleine disparaît de la surface de l’eau puis reparaît presque aussitôt pour s’en aller vers le large. L’écume de l’océan vient balayer ses flancs.

Un moment unique et intense que jamais nous n’oublierons. Quelle chance d’avoir pu assister à un tel spectacle.

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