Riyad, bienvenue au sommet de la Kingdom Tower
Samedi 25 octobre. Pour cette dernière journée en Arabie Saoudite, mon programme de visite est considérablement allégé. Une vilaine crève me cueille à cause de l’air conditionné et je vais me contenter aujourd’hui d’une sortie tardive à l’une des tours les plus emblématiques de Riyad : la Kingdom Tower.
Il s’agit ni plus ni moins que la plus haute tour de Riyad (en attendant que d’autres la dépassent !). Elle est véritablement reconnaissable… Car elle ressemble à mes yeux à un immense rasoir dressé dans le ciel d’Arabie Saoudite ! Quelque chose me dit que Gilette ou Wilkinson serait ravi de posséder une tour pareille ! Depuis le pied de la tour, l’ensemble est véritablement impressionnant. Et à vrai dire, j’ai préféré être en bas qu’en haut.
Pour se rendre au sommet de la tour, il faut se rendre au premier étage du complexe et se faufiler dans l’étroit corridor qui jouxte le magasin Mont-Blanc (du luxe, toujours du luxe…).
Là, le personnel de la tour est aux petits soins pour vous pour vous faire pénétrer dans un premier ascenseur, puis un second avant d’atteindre le sommet.
De là, on accède à l’espèce de bras horizontal qui relie les deux parties de la tour. C’est de là qu’on a, paraît-il, la plus belle vue sur Riyad. Le meilleur moment de la journée pour la visiter est bien évidemment au moment du coucher du soleil, mais hélas, nous sommes arrivés trop tard. Peu importe.
Très franchement, je ne suis pas convaincu que cette vue sur Riyad soit la plus belle que j’ai vue. Très honnêtement, j’ai connu meilleure vue, notamment à New York, Singapour, Kuala Lampur, Osaka, Tokyo ou Astana. Mais bon, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature.
Haute de 302 mètres, elle fut le premier bâtiment d’Arabie saoudite à dépasser symboliquement la barre des 300 mètres. Conçue par les architectes Omrania et Associates, sa forme s’inspire d’une tige de plante du désert, évasée à la base et s’affinant vers le sommet.
La tour se distingue par son pont panoramique aérien situé à 180 mètres de hauteur, reliant deux sections du bâtiment et offrant une vue à 360 degrés sur Riyad. Son couronnement en forme de flèche ajourée, illuminé la nuit, est devenu un élément marquant de la skyline.
Les fonctions du bâtiment sont réparties sur 41 étages : centres commerciaux de luxe dans les niveaux inférieurs, espaces de bureaux occupés par des multinationales au centre, et le Four Seasons Hotel occupant les étages supérieurs avec ses 165 chambres. L’ascenseur le plus rapide du Moyen-Orient à l’époque de sa construction montait à 6 mètres par seconde.
Structurellement, la tour utilise un système de noyau en béton armé couplé à des colonnes périphériques, conçu pour résister aux vents de sable et aux variations thermiques du désert. Sa façade en verre teinté reflète le soleil tout en réduisant de 30 % les besoins en climatisation.
Voilà pour cette tour qui clôt ma visite en Arabie Saoudite. Il ne me reste plus qu’à rentrer à l’hôtel et à attendre le taxi qui doit me ramener à l’aéroport. Un vol de nuit m’attend pour me ramener à Paris.
Franchement, ce pays ne me laissera pas de très beaux souvenirs, mis à part Deriyah et Hegra peut-être, mais rien de vraiment sensationnel. Pour le reste, un dégoulinement permanent de magasins de luxe et une modernité qui tranche avec l’idée que je me faisais de ce pays. Il ne me reste plus qu’à regarder de nouveau Lawrence d’Arabie et à rêver de paysages éternels.