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Cracovie, autour de la rue Kanonicza et de la vieille ville

Pourquoi visiter la rue Kanonicza et la vieille-ville de Cracovie ?

Un chef-d’œuvre d’architecture chargé d’histoire

La rue Kanonicza est sans doute l’une des plus belles et des mieux préservées de Cracovie, épargnée par le grand incendie de 1850 qui ravagea une grande partie de la ville. Cette artère, qui mène à la colline de Wawel, offre un véritable voyage dans le temps avec ses maisons nobles et palais épiscopaux datant pour certains de la première moitié du XIVe siècle. Chaque demeure, avec ses façades décorées, ses portails sculptés et ses cours à arcades de style Renaissance, raconte l’histoire d’une époque où la rue était l’un des quartiers les plus prestigieux de la capitale royale.

Un lieu imprégné par la mémoire de Saint Jean-Paul II

La rue Kanonicza est indissociablement liée à la figure de Karol Wojtyła, le futur pape Jean-Paul II. C’est au numéro 21, dans la Maison du Doyen, qu’il résida de 1963 à 1967, alors qu’il était évêque de Cracovie. Cette présence, inscrite dans le marbre de la rue, attire aujourd’hui de nombreux pèlerins venus du monde entier, transformant cette artère médiévale en un lieu de mémoire vivante. Plus qu’une simple rue, c’est un lieu de spiritualité où l’histoire rencontre la foi, où les pas du saint pontife semblent encore résonner sur les pavés.

Une porte d’entrée vers la colline de Wawel

Rue Kanonicza constitue la voie royale d’accès au château de Wawel, offrant des perspectives uniques sur les églises romane Saint-André et baroque Saint-Pierre-et-Saint-Paul. En la parcourant, on se prépare à la majesté du complexe royal tout en s’imprégnant de l’atmosphère médiévale qui caractérise le centre historique. Cette approche progressive, des façades patriciennes aux murs du château, rend l’expérience de la visite encore plus immersive et grandiose.

Le cœur battant de la vieille ville classée à l’UNESCO

Au-delà de la rue Kanonicza, la vieille ville de Cracovie, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1978, est un véritable joyau architectural et culturel. La place du marché, l’une des plus grandes d’Europe, abrite des trésors tels que la Halle aux Draps, la basilique Sainte-Marie avec son superbe autel de Veit Stoss, et la tour de l’hôtel de ville. Se perdre dans le dédale des ruelles, c’est découvrir des églises gothiques, des palais Renaissance et des vestiges médiévaux qui témoignent de la riche histoire de l’ancienne capitale royale.

Comment visiter la rue Kanonicza et la vieille-ville de Cracovie ?

La rue Kanonicza, une rue musée gratuite

La rue Kanonicza est l’une des plus anciennes et des plus charmantes de Cracovie, située au pied de la colline de Wawel. Sa visite est entièrement gratuite et possible à toute heure, car il s’agit d’un espace public ouvert. Le temps recommandé pour flâner et admirer les façades Renaissance est d’environ une heure. Pour une expérience plus paisible et de meilleures photos, il est conseillé de s’y rendre tôt le matin ou en soirée. Pour une visite plus culturelle, ne manquez pas le Musée de l’Archidiocèse (au n°19) dédié au pape Jean-Paul II, ouvert du mardi au vendredi de 10  à 16 heures, et le week-end de 10 à 15 heures.

La vieille ville, un patrimoine mondial à explorer

Le centre historique de Cracovie (Stare Miasto), classé à l’UNESCO, est un véritable musée à ciel ouvert. L’accès à la place du marché (Rynek Główny) est libre et accessible à tout moment. Pour visiter les monuments, prévoyez un budget moyen de 10 à 20 PLN (environ 2,50 à 5,00 €) par site. Le ticket pour la basilique Sainte-Marie coûte environ 10 PLN (2,50 €), tandis que les musées plus grands, comme l’usine d’Oskar Schindler ou le Rynek Podziemny, affichent des prix entre 17 et 30 PLN (environ 4,00 à 7,00 €). Le quartier se visite idéalement à pied.

Transports en commun et parking

Le centre historique étant un espace protégé et très accessible, la marche est le meilleur moyen de s’y déplacer. Un réseau efficace de bus et de tramways permet de rejoindre la vieille ville et la rue Kanonicza, avec un arrêt “Wawel” à proximité. Les tickets de transport en commun, valables 20 minutes, coûtent 2,80 PLN (environ 0,70 €) et sont disponibles dans les kiosques et distributeurs. Les services de VTC (Uber, Bolt) sont également une option pratique et transparente. Si vous venez en voiture, sachez que le stationnement dans le centre est payant, avec des parcmètres facturant entre 4 et 6 PLN de l’heure (environ 1,00 à 1,50 €).

Conseils pratiques

La meilleure période pour visiter est le printemps et l’été pour l’animation, ou l’automne pour des balades plus calmes. Pour une expérience plus complète, des visites guidées gratuites (free tour) de la vieille ville sont proposées en anglais, généralement à 10h15 en semaine et à 10h15 et 15h00 le week-end, avec un départ devant la basilique Sainte-Marie. Pour optimiser vos déplacements, l’application mobile Jakdojade est très utile pour calculer vos itinéraires en transport en commun. Enfin, pensez à garder de la monnaie locale (złoty) en petites coupures pour les petites dépenses, car tous les commerces n’acceptent pas forcément la carte bancaire.

Cracovie, autour de la rue Kanonicza et de la vieille ville

Jeudi 9 mars. Au pied de la colline du château, impossible de passer à côté de la célèbre rue Kononicza. Il s’agit en effet d’un ancien tronçon de la voie royale. C’est sans doute la raison pour laquelle des attelages l’empruntent encore pour faire visiter la ville aux touristes.

La rue abrite encore d’anciennes demeures patriciennes aux façades gothiques et Renaissance finement travaillées et bien alignées. Jusque dans la courbe qu’elle forme pour rejoindre la rue Sanacka.

Ce raffinement est poussé à l’extrême, jusqu’à ces magnifiques livres de pierre incrustés dans la façade d’une de ses anciennes demeures royales.

Au milieu de la rue, une large ouverture permet de rejoindre la rue Grodzka et d’avoir une vue sans pareil sur l’extraordinaire façade de l’église Saint-Pierre- Saint-Paul. Cela tombe plutôt pas mal, c’est justement ici que se trouve la prochaine étape de mon excursion.

Le temps de se retourner et d’admirer la statue d’un poète polonais qui se dresse au milieu de la place, et je file tout droit admirer la façade de l’église.

Sa façade baroque date du XVIIIe siècle. Toutefois, elle fut autrefois une église romane du XIe siècle et servit de refuge à la population lors de l’invasion tatare de 1241… Et en sortit intacte !

Ses tours furent coiffées de coupoles et l’intérieur recouvert de stucs… Dommage qu’elle soit fermée à cette heure-ci. Je me contenterai donc d’une photo prise à travers la grille du portail.

De retour sur le parvis, je ne me lasse pas de cette série de saints et de personnages illustres (inconnus de moi) qui coiffent les colonnes qui cernent l’édifice. Elles tranchent étrangement avec la façade simple et sans chichi de l’église Saint-André toute proche.

Petit retour en arrière. Au bout de la rue Grodzka, impossible de ne pas aller jeter un coup d’œil sur l’église Saint-Aegidius qui date de la moitié du XIVe siècle. C’est la petite sœur des églises Saint-André et Saint-Pierre-saint-Paul. À voir surtout pour la grosse croix dressée à l’arrière de l’édifice qui veille au souvenir des soldats et officiers polonais exécutés sous les ordres de Staline dans la forêt de Katyn, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Demi-tour. Au bout de la rue Grodzka toujours, mais cette fois-ci dans l’autre sens, en retournant vers le cœur de la ville, juste à droite, se dresse l’église et le monastère des Dominicains. Simple église d’abord, construite à l’emplacement d’une première détruite par les Tatars en 1241, elle se mua au fil des siècles en une des plus grandes de la ville… Avant que l’incendie de 1850 n’en détruisit la majorité de la décoration intérieure et une bonne partie du quartier.

Aujourd’hui elle se présente comme une basilique austère du XIIIe siècle agrémentée d’une série de chapelles Renaissance épargnées par l’incendie. Quant à sa nef, reconstruite plus tard, elle est néogothique. Bref, un étrange mélange de styles.

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