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Bogotá, Iglesia San Francisco et les rues alentour

Bogotá, Iglesia San Francisco et les rues alentour

Lundi 9 juillet. Je laisse Léa un moment profiter des parties d’échecs du Parque Sntander pour visiter les environs, et notamment la Iglesia San Francisco qui se dresse à l’angle nord-ouest de la place, coincée entre deux buildings moches à souhait.

Construite à la fin du XVIe siècle (1557-1621), la Iglesia San Francisco a été endommagée par de multiples séismes et plusieurs fois remaniée. Ce serait la plus ancienne église de Bogotá. Le plafond de style mudéjar est impressionnant.

L’intérieur de l’église se présente sous une nef basse soutenue par des piliers blancs ornés de boiseries. Des confessionnaux sont placés à la base de chaque pilier. Au cas où on aurait des choses à se faire pardonner.

Au fond, le chœur richement sculpté abrite un retable du XVIIe siècle.

La partie d’échecs est terminée. À deux pas de notre hôtel, l’armée veille au grain armes au poing. On se croirait à Belfast ou à Bilbao dans les années 80.

Les rues du centre de Bogotá ne sont pas très fréquentées par la foule. On s’aperçoit très rapidement que la Candelaria demeure avant tout le quartier colonial préservé et touristique de la ville. Quant à la population, elle préfère vivre au cœur des différents barrios constitués dans toute l’agglomération.
Dans chacun d’eux, la vie est préservée avec ses nombreux commerces et ses services. Pourquoi alors se rendre dans le centre-ville ? Celui-ci est réservé de facto aux élites intellectuelles qui peuvent profiter des nombreuses infrastructures culturelles et des nombreux musées.

Il ne reste plus alors qu’à admirer les façades rénovées des anciennes demeures coloniales bourgeoises du Bogotá du XVIIIe et XIXe siècles. Les balcons boisés notamment accrochés aux façades colorées des maisons.

On se permet même de faire un nouveau petit crochet par la Plaza Bolivar pour profiter de la petite éclaircie qui vient chasser les paquets de nuages du ciel de Bogotá. La casa del Florero, symbole de l’indépendance colombienne, brille d’un tout autre éclat que ce matin.

Dernier petit tour en ville avant d’aller dîner et se reposer un peu de nos efforts de la journée. Du coup, on longe un moment la Carrera 7, l’une des artères les plus populaires du centre de Bogotá.

Ici, au milieu des marchands ambulants qui proposent churros et jus de fruits, on peut jouer à la loterie ou au bingo organisé à même le trottoir. Ambiance assurée.

À deux pas de là, les artistes de street art ne sont pas en reste et ont redécoré les façades des murs gris de la ville derrière lesquelles se cachent des friches en construction… ou des terrains abandonnés par leur promoteur.

J’aime particulièrement ce panneau, avec au premier plan, deux marchands ambulants qui plient leur petit commerce.

Photo-souvenir avec Léa pour immortaliser sa présence au cœur du street art de Bogotá, puis on s’en retourne tranquillement à l’hôtel.

En chemin, on jette un coup d’œil sur les marchands de rue, les artistes qui viennent là exposer leurs œuvres en espérant le bon vouloir des rares touristes qui ont su dépasser les préjugés pour débarquer en Colombie. Et Léa va faire des affaires en achetant plusieurs disques vinyles gravés à l’effigie de grandes légendes du rock du XXe siècle.

Pour cette petite soirée à Bogotá, pas question de retourner à la Brujera, hors de prix… Du coup, on se rabat vers la maison du hamburger voisine. Décoration soignée aux petits oignons, version Amérique des années 50 et 60, et hamburgers tout simplement délicieux. Bonne pioche.

En prime, on a même droit à un petit feu de bois le bienvenu en cette soirée un peu fraîche. La vie est belle.

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