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Bogotá, Iglesia San Francisco et les rues alentour

Pourquoi visiter l’église San Francisco ?

L’édifice religieux le plus ancien de Bogota

L’église San Francisco, située à l’angle de la Carrera 7 et de l’Avenida Jiménez, est le plus ancien temple catholique encore préservé de Bogota, ses origines remontant aux années 1557-1566. Construite sur des terres données par l’archevêque Juan de los Barrios aux frères franciscains, sa construction initiale s’est achevée en 1611. Déclarée bien d’intérêt culturel, elle constitue le point de départ idéal pour toute promenade architecturale et historique dans le quartier de La Candelaria, offrant un témoignage unique des premières heures de la capitale colombienne.

Un chef-d’œuvre baroque

L’église impressionne par son imposant retable baroque, achevé en 1623, véritable chef-d’œuvre recouvert de feuilles d’or qui attire immédiatement le regard dans la pénombre de la nef. Ce retable représente Dieu le Père entouré des apôtres et de nombreux saints. Mais la véritable surprise réside dans son plafond à caissons en bois, réalisé dans un style mudéjar typique de l’architecture arabo-andalouse, considéré comme l’un des plus beaux exemples de l’ancienne vice-royauté de Nouvelle-Grenade. Cette fusion unique entre l’art baroque espagnol et les influences mauresques rend l’édifice exceptionnel.

Un témoin de l’histoire

L’église San Francisco a traversé les siècles en surmontant de nombreuses épreuves. Sévèrement endommagée par le tremblement de terre de 1785, elle dut être reconstruite, seule la façade d’origine, la tour et le presbytère ayant été préservés. En 1861, elle fut expropriée par le gouvernement de Tomás Cipriano de Mosquera, avant de retrouver sa fonction religieuse en 1881. Son couvent adjacent, qui s’étendait sur deux pâtés de maisons et possédait trois cloîtres, fut démoli en 1917 pour laisser place au palais de San Francisco. Malgré ces bouleversements, l’église reste un monument vivant de la résilience et de la foi colombienne.

Un lieu de culte actif

Aujourd’hui, l’église San Francisco demeure un lieu de pèlerinage très fréquenté par les catholiques colombiens, ce qui imprègne l’atmosphère d’un profond recueillement. Sa situation géographique est idéale, à quelques pas de la station de TransMilenio Museo del Oro, en plein centre-ville. Après une restauration majeure achevée entre 1988 et 1990, l’édifice a retrouvé sa splendeur.

Comment visiter l’église San Francisco ?

Localisation et accès

L’église San Francisco est située à l’angle de l’Avenida Jiménez et de la Carrera 7, dans le quartier historique de La Candelaria à Bogotá. Facile d’accès depuis n’importe quel point de la capitale, elle se trouve à seulement 400 mètres de la Plaza de Bolívar et à proximité immédiate du célèbre Musée de l’Or. Pour vous y rendre, vous pouvez emprunter le système de transport TransMilenio et descendre à la station « Museo del Oro », d’où vous rejoindrez l’église en quelques minutes à pied. De nombreux bus du SITP (Sistema Integrado de Transporte Público) desservent également le secteur, et des taxis abondent dans tout le centre-ville.

Des horaires d’ouverture variables

L’église San Francisco étant un lieu de culte actif, ses horaires d’ouverture au public sont irréguliers. De nombreux visiteurs la trouvent fermée, en particulier en semaine. Pour maximiser vos chances de la découvrir, privilégiez le week-end, où les horaires d’ouverture semblent plus fiables. Selon les sources, l’église serait ouverte de 7h00 à 12h00 en semaine. L’entrée à l’église est entièrement gratuite, cette dernière n’étant pas un musée mais un sanctuaire où les fidèles se rendent pour prier.

Un joyau baroque

Ne vous fiez pas à la relative sobriété de sa façade : l’intérieur de l’église San Francisco, la plus ancienne de Bogotá encore debout (construite entre 1557 et 1566), est un chef-d’œuvre d’ornementation baroque. Son retable principal, daté de 1623, est un somptueux panneau de bois en partie recouvert de feuilles d’or. Les autels latéraux, sculptés dans un bois sombre et chargé d’histoire, sont également très ouvragés. Le plafond à caissons en bois de style mudéjar, typique de l’architecture arabo-andalouse, ajoute encore à la singularité et à la beauté du lieu.

Conseils pratiques

Avant de vous déplacer, il est vivement recommandé de vérifier les horaires d’ouverture sur une source officielle ou des plateformes comme TripAdvisor, afin d’éviter une fermeture imprévue. La photographie à l’intérieur est officiellement interdite, mais des clichés discrets et sans flash sont parfois tolérés. Veillez à adopter une attitude respectueuse, car l’église n’est pas un musée et les fidèles viennent s’y recueillir. Un dernier conseil : l’église fermant souvent le lundi, mieux vaut planifier votre visite un autre jour de la semaine

Bogotá, Iglesia San Francisco et les rues alentour

Lundi 9 juillet. Je laisse Léa un moment profiter des parties d’échecs du Parque Sntander pour visiter les environs, et notamment la Iglesia San Francisco qui se dresse à l’angle nord-ouest de la place, coincée entre deux buildings moches à souhait.

Construite à la fin du XVIe siècle (1557-1621), la Iglesia San Francisco a été endommagée par de multiples séismes et plusieurs fois remaniée. Ce serait la plus ancienne église de Bogotá. Le plafond de style mudéjar est impressionnant.

L’intérieur de l’église se présente sous une nef basse soutenue par des piliers blancs ornés de boiseries. Des confessionnaux sont placés à la base de chaque pilier. Au cas où on aurait des choses à se faire pardonner.

Au fond, le chœur richement sculpté abrite un retable du XVIIe siècle.

La partie d’échecs est terminée. À deux pas de notre hôtel, l’armée veille au grain armes au poing. On se croirait à Belfast ou à Bilbao dans les années 80.

Les rues du centre de Bogotá ne sont pas très fréquentées par la foule. On s’aperçoit très rapidement que la Candelaria demeure avant tout le quartier colonial préservé et touristique de la ville. Quant à la population, elle préfère vivre au cœur des différents barrios constitués dans toute l’agglomération.
Dans chacun d’eux, la vie est préservée avec ses nombreux commerces et ses services. Pourquoi alors se rendre dans le centre-ville ? Celui-ci est réservé de facto aux élites intellectuelles qui peuvent profiter des nombreuses infrastructures culturelles et des nombreux musées.

Il ne reste plus alors qu’à admirer les façades rénovées des anciennes demeures coloniales bourgeoises du Bogotá du XVIIIe et XIXe siècles. Les balcons boisés notamment accrochés aux façades colorées des maisons.

On se permet même de faire un nouveau petit crochet par la Plaza Bolivar pour profiter de la petite éclaircie qui vient chasser les paquets de nuages du ciel de Bogotá. La casa del Florero, symbole de l’indépendance colombienne, brille d’un tout autre éclat que ce matin.

Dernier petit tour en ville avant d’aller dîner et se reposer un peu de nos efforts de la journée. Du coup, on longe un moment la Carrera 7, l’une des artères les plus populaires du centre de Bogotá.

Ici, au milieu des marchands ambulants qui proposent churros et jus de fruits, on peut jouer à la loterie ou au bingo organisé à même le trottoir. Ambiance assurée.

À deux pas de là, les artistes de street art ne sont pas en reste et ont redécoré les façades des murs gris de la ville derrière lesquelles se cachent des friches en construction… ou des terrains abandonnés par leur promoteur.

J’aime particulièrement ce panneau, avec au premier plan, deux marchands ambulants qui plient leur petit commerce.

Photo-souvenir avec Léa pour immortaliser sa présence au cœur du street art de Bogotá, puis on s’en retourne tranquillement à l’hôtel.

En chemin, on jette un coup d’œil sur les marchands de rue, les artistes qui viennent là exposer leurs œuvres en espérant le bon vouloir des rares touristes qui ont su dépasser les préjugés pour débarquer en Colombie. Et Léa va faire des affaires en achetant plusieurs disques vinyles gravés à l’effigie de grandes légendes du rock du XXe siècle.

Pour cette petite soirée à Bogotá, pas question de retourner à la Brujera, hors de prix… Du coup, on se rabat vers la maison du hamburger voisine. Décoration soignée aux petits oignons, version Amérique des années 50 et 60, et hamburgers tout simplement délicieux. Bonne pioche.

En prime, on a même droit à un petit feu de bois le bienvenu en cette soirée un peu fraîche. La vie est belle.

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