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Mes incontournables au Vietnam

Le temple Ngoc Son, “temple de la Montagne de Jade”, se dresse sur la petite île de Jade au milieu du lac Hoàn Kiếm, le cœur historique de Hanoï . Sa situation unique, accessible par le pont rouge The Huc, en fait un havre de paix flottant, une oasis de spiritualité au sein de l’effervescence de la capitale. Ce lieu sacré est indissociable de la légende du lac, contant comment l’empereur Lê Loi rendit une épée magique à une tortue dorée, donnant son nom au lac : “lac de l’Épée restituée”. Cette légende prend vie au temple avec l’exposition des dépouilles d’une tortue géante des années 1960, considérée comme une manifestation de la créature mythique. Le temple Ngoc Son s célèbre plusieurs figures majeures de l’histoire et de la spiritualité vietnamienne. Il honore principalement le héros national Trần Hưng Đạo, le prestigieux commandant militaire qui repoussa les invasions mongoles au XIIIe siècle.

Le lac de l’Ouest, ou Hồ Tây, est le plus grand plan d’eau de la capitale vietnamienne, avec une superficie de plus de 500 hectares et un pourtour d’environ 17 kilomètres. Il offre une échappée loin de l’effervescence des rues de Hanoï. Les berges, bordées de jardins et d’arbres, invitent à la flânerie, au jogging ou au vélo. Ce lieu de détente privilégié par les Hanoïens est aussi chargé de légendes, certaines racontant qu’il aurait été formé par le combat d’un buffle d’or ou par un roi dragon contre un renard à neuf queues. Le tour du lac est jalonné de trésors historiques. Sur une petite île se dresse la pagode Trấn Quốc, la plus ancienne pagode bouddhiste de Hanoï, dont les origines remontent au VIe siècle. Non loin, le temple Quán Thánh, l’un des quatre temples sacrés de l’ancienne citadelle de Thăng Long, impressionne par sa statue en bronze de quatre mètres.

L’île de Ti Top est réputée pour offrir l’un des panoramas les plus spectaculaires de toute la baie d’Ha Long. Depuis son sommet, accessible par un escalier d’environ 400 marches, les visiteurs découvrent une vue panoramique à 360 degrés sur les eaux émeraude parsemées de milliers d’îles calcaires, un spectacle souvent décrit comme l’image de carte postale par excellence du Vietnam. C’est un endroit où l’on vient pour cette photo iconique qui symbolise la beauté de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Même si l’ascension est abrupte, la récompense visuelle au sommet est considérée par beaucoup comme un moment incontournable du voyage. L’île de Ti Top est une étape quasi-obligatoire pour la grande majorité des circuits en baie d’Ha Long. Sa popularité et sa proximité avec les principaux ports en font une destination très accessible. 

Surnommée la “baie d’Ha Long terrestre”, la région de Tam Coc offre des paysages karstiques tout aussi spectaculaires que son illustre voisine, mais dans un cadre terrestre et fluvial unique. En vous éloignant de l’agitation de la baie d’Ha Long et du tumulte de Hanoï, vous découvrez une atmosphère plus paisible où les majestueuses formations calcaires émergent non pas de la mer, mais de rizières verdoyantes et de rivières cristallines. Cette expérience plus intime vous permet de vous immerger dans la beauté sauvage de la campagne vietnamienne. L’expérience phare de Tam Coc est sans conteste la balade en barque sur la rivière Ngo Dong. Pendant environ deux heures et demie, vous voguez à travers les trois grottes qui ont donné leur nom au site : Hang Ca, Hang Hai et Hang Ba. Ces cavités naturelles, creusées par la rivière, dévoilent des mondes souterrains fascinants. La plus grande, Hang Ca, mesure plus de 120 mètres de long et vous émerveille par ses centaines de stalactites aux formes les plus surprenantes.

Construit à l’origine en 1428, le site fut redécouvert et réaménagé en 1705 par deux moines bouddhistes, Tri Kien et Tri The, qui lui donnèrent sa forme actuelle en trois pagodes : la Pagode Basse (Ha Pagode), située au pied de la montagne avec ses piliers de pierre monolithes de quatre mètres, la Pagode Moyenne (Trung Pagode), à mi-hauteur, et la Pagode Haute (Thuong Pagode), tout en haut de la montagne. C’est cette disposition en trois niveaux, épousant la forme du caractère chinois “Tam”, qui confère au lieu son caractère unique. L’originalité de Bich Dong réside dans son architecture troglodyte : certains sanctuaires sont littéralement enchâssés dans la roche, comme la Pagode Moyenne, dont seuls l’entrée et le toit sont visibles de l’extérieur. L’un des moments forts de la visite est l’exploration de la Grotte Sombre (Dark Cave), un sanctuaire souterrain long et large, dont les parois sont illuminées pour révéler un univers de stalactites et de formations rocheuses aussi impressionnant que mystérieux.

La pagode Dieu De occupe une place unique dans l’histoire de Hué, car elle est directement liée à l’empereur Thiệu Trị, le troisième souverain de la dynastie Nguyễn. Le site n’a pas toujours été un lieu de culte : il s’agit à l’origine de la demeure de son grand-père maternel, où l’empereur est né en 1807 . Une fois monté sur le trône, il a fait reconstruire sa maison natale en une pagode en 1844 pour honorer ses racines familiales et exprimer sa dévotion au bouddhisme . Cette année-là, il lui a également accordé le titre prestigieux de “Temple National” (Quốc Tự), un honneur réservé aux sites religieux d’importance pour l’État sous la dynastie Nguyễn. La pagode faisait d’ailleurs partie des vingt sites les plus renommés de la capitale impériale. En pénétrant dans l’enceinte, on ressent une atmosphère de quiétude et de sérénité. Le complexe comprend plusieurs bâtiments, dont le sanctuaire principal (Dai Hung Hall), la tour des gardiens, la maison des stèles, le pavillon des cloches et une porte à trois entrées. 

Le tombeau de Khải Định se distingue des autres mausolées impériaux de Hué par son architecture hybride, fruit des voyages de l’empereur en France. Ce monument, dernier grand mausolée de la dynastie Nguyễn, mêle les styles vietnamiens traditionnels aux influences gothiques, romanes et Art déco. On y retrouve ainsi des éléments comme des motifs de fleurs de lys ou un soleil stylisé Art déco qui côtoient des symboles traditionnels. Cette fusion des genres, qui inclut des touches d’architecture indienne, en fait un monument à part. Le palais Thiên Định, point culminant de la visite après l’ascension de 127 marches, est un écrin de mosaïques. Ses murs et plafonds sont recouverts de milliers de morceaux de porcelaine et de verre coloré importés du Japon et de Chine, créant un spectacle d’une richesse inouïe. La fresque du plafond, représentant neuf dragons dans les nuages, est particulièrement remarquable. On y trouve également une statue en bronze de l’empereur, fondue à Marseille en 1922.

La pagode Thien Mu, également connue sous le nom de Linh Mu, est la plus ancienne pagode de la ville impériale de Hué, fondée en 1601 par le seigneur Nguyên Hoàng. Selon la légende, une dame céleste vêtue de rouge apparaissait chaque nuit sur la colline de Hà Khê, annonçant qu’un seigneur viendrait y construire une pagode pour rassembler l’énergie spirituelle du pays. En entendant cette prophétie, Nguyên Hoàng décida d’ériger la pagode à cet emplacement précis, surplombant la rivière des Parfums. Ce site est aujourd’hui considéré comme l’un des plus vénérés de la cité impériale. La tour Phuoc Duyen, haute de 21 mètres, est sans doute l’élément le plus reconnaissable de la pagode. Construite en 1844 sous le règne de l’empereur Thiệu Trị pour commémorer le quatre-vingtième anniversaire de sa grand-mère, cette tour octogonale à sept étages est la plus haute du Vietnam. Chaque étage abrite une statue de Bouddha, et l’édifice est devenu un sujet récurrent dans la poésie et les chansons populaires sur Hué. 

Construite en 1697 par la communauté chinoise du Fujian, la salle d’assemblée Phuc Kien est la plus célèbre des cinq salles d’assemblée chinoises de Hoi An. Son architecture, avec son portique à trois entrées, sa cour intérieure arborée et son toit orné de dragons en céramique, en fait un témoignage exceptionnel du savoir-faire des artisans chinois de l’époque. Elle se distingue par la finesse de ses sculptures sur bois et de ses mosaïques de porcelaine. Le cœur spirituel de la salle Phuc Kien est dédié à Thien Hau, la déesse de la mer également connue sous le nom de Mazu, vénérée par les marchands chinois qui traversaient les océans pour le commerce. Selon la légende, elle serait apparue pour sauver des marins en détresse, ce qui lui a valu une dévotion profonde de la part de la communauté. Dans le sanctuaire principal, elle est flanquée de deux gardiens : Thien Ly Nhan, qui peut voir à des milliers de kilomètres, et Thuan Phong Nhi, qui peut entendre à des milliers de kilomètres, symbolisant sa capacité à protéger les navigateurs. 

Construite en 1697 par la communauté chinoise du Fujian, la salle d’assemblée Phuc Kien est la plus célèbre des cinq salles d’assemblée chinoises de Hoi An. Son architecture, avec son portique à trois entrées, sa cour intérieure arborée et son toit orné de dragons en céramique, en fait un témoignage exceptionnel du savoir-faire des artisans chinois de l’époque. Elle se distingue par la finesse de ses sculptures sur bois et de ses mosaïques de porcelaine. Le cœur spirituel de la salle Phuc Kien est dédié à Thien Hau, la déesse de la mer également connue sous le nom de Mazu, vénérée par les marchands chinois qui traversaient les océans pour le commerce. Selon la légende, elle serait apparue pour sauver des marins en détresse, ce qui lui a valu une dévotion profonde de la part de la communauté. Dans le sanctuaire principal, elle est flanquée de deux gardiens : Thien Ly Nhan, qui peut voir à des milliers de kilomètres, et Thuan Phong Nhi, qui peut entendre à des milliers de kilomètres, symbolisant sa capacité à protéger les navigateurs. 

Le lac Hoan Kiem, également appelé “lac de l’Épée restituée”, est l’âme de Hanoï, un lieu où l’histoire, la spiritualité et la vie quotidienne se mêlent harmonieusement. Selon la légende nationale, au XVe siècle, l’empereur Lê Loi reçut une épée magique des dieux pour repousser les envahisseurs chinois. Après sa victoire, une tortue sacrée émergea des eaux pour réclamer l’épée, qui disparut dans les profondeurs, donnant son nom actuel au lac. Cette légende, profondément ancrée dans l’identité vietnamienne, confère au lac une dimension quasi mystique, renforcée par la présence de la Tour de la Tortue (Thap Rua), un petit édifice perché sur un îlot au centre du lac, véritable symbole de Hanoï. Ce lac sert de lien élégant entre le Quartier Ancien, avec ses 36 rues marchandes animées, et le Quartier Français, aux larges boulevards bordés de bâtiments coloniaux.

La pagode Trấn Quốc est le plus ancien temple bouddhiste de la capitale vietnamienne, dont les origines remontent au VIe siècle, sous le règne de l’empereur Lý Nam Đế (544-548). Fondée sous le nom de Khai Quốc (« Fondation de la Nation »), elle fut déplacée en 1615 sur une petite île du lac de l’Ouest pour échapper aux crues du fleuve Rouge.  Son ancienneté et son histoire mouvementée, marquée par plusieurs changements de nom (An Quốc, Trấn Bắc), en font un témoin privilégié de l’histoire vietnamienne. L’architecture de la pagode respecte strictement les principes du bouddhisme, avec trois bâtiments principaux – le Tiền Đường (salle avant), le Nhà Thiêu Hương (salle de l’encens) et le Thượng Điện (sanctuaire supérieur) – disposés en forme de caractère « Công » (工). L’élément le plus remarquable est le stupa rouge à onze étages, haut de 15 mètres, érigé en 1998.

Le coucher de soleil est souvent le point d’orgue d’une journée en croisière, le moment où les passagers se rassemblent sur le pont pour partager cette émotion collective. La plupart des croisières programment même des activités pour sublimer cet instant, comme des cocktails de bienvenue, des démonstrations culinaires ou de la musique douce, créant une atmosphère romantique et conviviale pour célébrer la fin de journée. C’est le souvenir impérissable qui résume la magie de la baie d’Ha Long. Ce qui rend ce moment si spécial, c’est la manière dont la lumière se métamorphose au contact des milliers d’îles de la baie. La lumière dorée du soleil couchant transforme les pitons calcaires en des ombres chinoises d’une beauté saisissante, les teignant d’ocre et d’or avant que les couleurs ne s’intensifient en un magnifique dégradé de pourpre et d’orange.

Si vous visitez Ninh Binh, la grotte de Mua, ou Hang Múa, est une étape incontournable, bien que son attrait principal ne se trouve pas dans la grotte elle-même, mais la vue panoramique exceptionnelle que l’on découvre à son sommet. L’expérience commence par l’ascension d’un escalier de pierre de près de 500 marches, taillé à flanc de montagne, qui rappelle la Grande Muraille de Chine. L’effort est notable, surtout sous le soleil, mais il est largement récompensé. Du sommet, la vue sur la vallée de Tam Cốc est à couper le souffle : les rizières verdoyantes, la rivière Ngo Dong qui serpente et les impressionnantes formations calcaires qui ont valu à la région le surnom de “baie d’Ha Long terrestre”. Le lieu doit son nom, “Múa” qui signifie “danse”, à une légende du XIIIe siècle. On raconte que le roi Trần Thái Tông venait ici pour assister à des spectacles de danse royale. Pour renforcer ce caractère mythique, une grande statue de dragon, symbole de protection et de prospérité dans la culture vietnamienne, a été installée au sommet.

Le parc national de Thung Nham, souvent appelé le “pays des oiseaux”, est la plus grande réserve ornithologique naturelle du nord du Vietnam. Il est situé au cœur du complexe paysager de Tràng An, un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2014. Ce sanctuaire de 18 hectares, niché entre les montagnes calcaires et le lac Tiên, abrite plus de 46 espèces d’oiseaux, dont certaines sont inscrites sur la Liste rouge du Vietnam, pour un total de plusieurs dizaines de milliers d’individus. Le moment le plus magique pour visiter Thung Nham est à la tombée du jour, lorsque des milliers d’oiseaux, hérons, cigognes, aigrettes et canards, rentrent se percher. Le spectacle des nuées d’oiseaux blancs volant au-dessus des eaux calmes du lac Tiên est un moment d’une beauté saisissante, souvent comparé à un documentaire animalier. Le parc est conçu pour préserver cette quiétude, avec des barques à rames silencieuses pour s’approcher sans effaroucher les oiseaux.

Alors que la nuit tombe, la rivière des Parfums se pare d’une aura mystérieuse. Cette voie d’eau, déjà chargée d’histoire et de légendes, devient un lieu de quiétude et de méditation. La lumière douce du crépuscule adoucit les contours des monuments et invite à la contemplation. C’est un moment suspendu, où les bruits de la ville s’éloignent, laissant place au clapotis de l’eau et aux premiers chants des oiseaux nocturnes. Les bateaux, traditionnels ou plus modernes, glissent silencieusement sur la rivière, offrant un cadre idéal pour un moment en couple ou en famille. Les guides ou bateliers partagent parfois des histoires, des chants ou des airs de musique traditionnelle, ce qui ajoute une dimension culturelle à l’expérience. Quand on a passé la journée à explorer la Cité Impériale ou les tombeaux royaux sous la chaleur, la fraîcheur du soir sur la rivière est un véritable réconfort. En admirant les lumières de la ville qui s’allument progressivement, on comprend pourquoi ce fleuve est considéré comme l’âme de Hué.

La Cité impériale de Huế, cœur battant de la dynastie Nguyễn de 1802 à 1945, fut le théâtre du pouvoir absolu des derniers empereurs du Vietnam. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle n’est pas qu’un simple ensemble de ruines, mais le symbole vivant d’une époque où le pays était unifié et gouverné depuis cette cité sur les bords de la Rivière des Parfums. En vous promenant dans ses enceintes, vous marchez dans les pas des souverains et des mandarins qui ont façonné le Vietnam moderne. L’architecture de la Cité impériale se marie harmonieusement les principes traditionnels du feng shui vietnamien avec les techniques de fortification occidentales, notamment le style de Vauban. La citadelle, avec ses douves profondes et ses murs de 6 mètres de haut, témoigne d’une conception défensive avancée pour l’époque. L’ensemble du site, orienté vers le sud et adossé à la montagne Ngu Binh, reflète une symbolique cosmologique et impériale puissante, où chaque élément géographique était choisi pour sa signification protectrice et spirituelle.

Faire une croisière sur la Rivière des Parfums est bien plus qu’une simple balade en bateau : c’est une plongée dans l’âme romantique de Hué, l’ancienne capitale impériale du Vietnam. Ce cours d’eau paisible, bordé de jardins et d’arbres fruitiers, a inspiré des générations de poètes et d’artistes pour ses reflets de la Cité Impériale et des pagodes. C’est une expérience empreinte de poésie et de légendes qui vous transporte dans un autre temps. Le moment privilégié pour cette croisière est sans conteste en fin d’après-midi, au coucher du soleil. Alors que la lumière dorée embrase les monuments et se reflète dans l’eau calme, le spectacle est d’une beauté à couper le souffle. C’est le moment idéal pour prendre des photos, s’imprégner de l’atmosphère romantique et se laisser bercer par la sérénité du lieu, tandis que les lumières de la ville commencent à scintiller. La traversée de Huế à la pagode Thien Mu ou vers les tombeaux vous offre des perspectives inédites sur le pont Tràng Tiền et les frondaisons.

La salle d’assemblée du Guangdong, également appelée pagode Quang Dong, est l’un des sites les plus spectaculaires de Hoi An. Construite en 1885 par une communauté de dix-huit marchands chinois originaires de la province du Guangdong, elle s’étend sur une surface impressionnante de près de 1 700 mètres carrés. Ce qui frappe d’emblée le visiteur, c’est la porte d’entrée à trois arches, typique de l’architecture chinoise, ornée de sculptures de dragons et de phénix, avec ses trois toits superposés qui annoncent la magnificence du lieu. Initialement consacrée à la déesse de la mer Thien Hau et au philosophe Confucius, la salle a été réorientée en 1911 vers le culte de Quan Cong (ou Guan Yu), un général chinois du IIIe siècle devenu une divinité vénérée pour ses cinq vertus cardinales : la bienveillance, la droiture, la loyauté et la bravoure. Le sanctuaire central abrite une imposante statue en bronze du général à la célèbre figure rouge, accompagné de ses deux chevaux, le rouge et le blanc, dans des statues grandeur nature.

Embarquer sur la rivière Thu Bon, c’est s’immerger dans le quotidien authentique des pêcheurs locaux, loin des circuits touristiques classiques. Les embarcations traditionnelles glissent offrent des perspectives  sur les villages de pêcheurs et les techniques ancestrales de pêche qui rythment la vie des riverains depuis des générations. Au fil de la navigation, on découvre les filets géants qui s’élèvent au-dessus de l’eau. Cette immersion dans la culture locale est particulièrement intense lors des croisières matinales, lorsque les pêcheurs regagnent le rivage avec leurs prises fraîchement pêchées. Le crépuscule offre l’un des moments les plus magiques pour voguer sur la Thu Bon, lorsque la lumière dorée embrase les rizières et les toits de la vieille ville. La croisière en fin d’après-midi permet d’assister à un spectacle naturel grandiose, où le ciel se pare de nuances orangées et pourpres avant que la nuit ne tombe doucement sur la cité classée au patrimoine mondial.

Le Musée national d’histoire du Vietnam est une œuvre d’art à lui seul. Sa conception mêle harmonieusement les éléments architecturaux occidentaux aux motifs asiatiques. Il abrite plus de 200 000 objets et documents. Le site de Tràng Tiền (bâtiment A) retrace la période allant de la préhistoire jusqu’à la fin de la dynastie des Nguyễn en 1945. En déambulant dans les salles, on est transporté des premiers outils de pierre du Paléolithique aux célèbres tambours en bronze de la culture Đông Sơn (à partir de 500 avant J.-C.), qui sont l’un des symboles de l’identité vietnamienne. La visite se poursuit ensuite avec les magnifiques sculptures cham, témoignages du royaume hindouiste du Champa qui a prospéré du IIe au XVIIe siècle, puis par des objets raffinés des dynasties Ly, Trần et Lê, illustrant l’apogée des cours impériales vietnamiennes.

Le Temple de la Littérature n’est pas seulement un monument historique, c’est le symbole le plus pur du respect millénaire des Vietnamiens pour le savoir et l’éducation. Fondé en 1070 par l’empereur Lý Thánh Tông, ce site sacré était dédié à Confucius, aux sages et aux grands lettrés. Quelques années plus tard, en 1076, la première université nationale du Vietnam, l’Académie Impériale (Quốc Tử Giám), y fut établie pour former l’élite du pays, des fils de l’empereur aux plus talentueux des roturiers. Ce lieu est ainsi le témoin de neuf siècles d’histoire intellectuelle du pays, un héritage qui a valu au temple d’être représenté sur le billet de 100 000 dongs. Les pavillons aux toits courbes, dont le célèbre pavillon Khue Van, symbole du temple souvent utilisé sur les logos officiels, sont de magnifiques exemples de l’architecture traditionnelle vietnamienne.

La brume matinale est un élément clé de l’atmosphère unique de la baie d’Ha Long, ajoutant une dimension presque onirique aux paysages. Lorsque les vapeurs d’eau voilent les milliers d’îles calcaires, le décor devient mystérieux et éthéré, transformant la baie en un tableau vivant digne de la peinture traditionnelle chinoise. Cette ambiance brumeuse est particulièrement intense en janvier et février, lorsque les conditions météorologiques créent des couches de nuages bas qui enveloppent les pics, offrant un spectacle d’une beauté envoûtante. Au lever du soleil, elle se teinte de rose et d’or, créant un jeu de lumière dont les nuances changent avec les saisons : plus lumineuses en été, plus froides et bleutées en hiver. Les clichés de la baie dans la brume sont parmi les plus populaires, capturant un paysage “ressemblant à un tableau” qui attire des voyageurs du monde entier.

Inscrit en 2014 sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial, le complexe paysager de Tràng An est le premier site mixte (naturel et culturel) du Vietnam et d’Asie du Sud-Est à recevoir cette double distinction. Ce statut exceptionnel lui a été décerné pour deux raisons majeures : d’une part, un paysage karstique spectaculaire façonné par des millions d’années d’évolution géologique, et d’autre part, des traces archéologiques d’une occupation humaine continue de plus de 30 000 ans. Ce que vous découvrirez en visitant Tràng An, c’est un univers de pitons calcaires pouvant atteindre 200 mètres de hauteur, s’élevant au-dessus de rizières émeraude et de rivières paisibles. L’expérience phare consiste à embarquer sur une barque traditionnelle qui vous glisse à travers un réseau de plus de 100 grottes inondées, certaines atteignant plus d’un kilomètre de long, alternant passages dans l’obscurité des cavernes et retours à la lumière du jour sur des lacs calmes.

Hué fut la capitale du pays de 1802 à 1945, véritable cœur culturel et religieux de la nation. En déambulant dans ses rues, vous ne visitez pas de simples ruines, vous marchez sur les traces des empereurs et des mandarins, imprégné par une atmosphère à la fois majestueuse et empreinte de mélancolie. Le joyau incontestable de Hué est la Cité Impériale (Đại Nội). Ce vaste complexe, qui s’inspire de la Cité Interdite de Pékin, est une forteresse entourée de douves et de hauts remparts de brique, conçue selon les principes du Feng Shui. En franchissant la porte du Midi (Ngo Môn), l’entrée autrefois réservée à l’empereur, vous accédez à un monde de palais, de temples et de jardins. Le palais de l’Harmonie Suprême (Thai Hoa) est le bâtiment le plus important, où se tenaient les grandes cérémonies officielles. Au cœur de cet ensemble se trouvait la Cité Pourpre Interdite (Tử Cấm Thành), la résidence privée de l’empereur et de sa famille, qui fut malheureusement presque entièrement détruite pendant la guerre du Vietnam.

Le village de Thanh Toan est avant tout connu pour son pont couvert, un monument classé au niveau national depuis 1991, et l’un des deux seuls ponts de ce type encore debout au Vietnam avec celui de Hoi An. Construit en bois en 1776 par une femme, l’épouse d’un grand mandarin, il fut érigé pour faciliter le passage des villageois sur un canal. Son architecture est typique : long de 18 mètres, large de près de 6, il est surmonté d’une toiture en tuiles compartimentées. Des bancs disposés sur ses côtés permettent aux visiteurs de s’y reposer, tandis qu’un autel installé en 1920 honore encore sa fondatrice. Le village de Thanh Thuy, auquel Thanh Toan appartient, offre une authentique parenthèse campagnarde à seulement 8 kilomètres de l’agitation de la ville impériale. Les rizières, les vergers et les canaux d’irrigation bordent les routes calmes qui mènent au village, que l’on parcourt idéalement à vélo. Ce havre de paix préservé de l’urbanisation permet d’observer les travaux agricoles traditionnels, comme la récolte du riz ou l’élevage des canards.

La Cité Pourpre Interdite, ou Tử Cấm Thành, était la résidence privée et ultra-protégée de l’empereur et de sa famille, un lieu interdit au commun des mortels sous peine de mort. Seuls l’empereur, sa famille proche, les eunuques et quelques serviteurs triés sur le volet pouvaient y pénétrer, d’où son nom qui évoque une cité inaccessible et mystérieuse. C’est ici que se déroulait la vie intime du souverain, loin des fastes et des cérémonies officielles de la Cité Impériale. Ce lieu est le symbole de l’absolutisme royal et du secret qui entourait la personne sacrée de l’empereur. Au-delà de sa fonction résidentielle, la Cité Pourpre Interdite était le théâtre des décisions politiques les plus secrètes, des intrigues de cour et des plaisirs impériaux, notamment à travers la musique et le théâtre. C’est ici que l’empereur délibérait avec ses conseillers les plus proches, loin des regards des mandarins. L’atmosphère y était à la fois studieuse et détendue, contrastant avec la solennité des palais officiels. 

Le temple Quan Cong est l’un des sites les plus emblématiques de Hoi An, dédié à Quan Cong, un célèbre général chinois de la période des Trois Royaumes, vénéré comme l’incarnation de la loyauté, de la bravoure et de la justice. Construit en 1653 par la communauté chinoise de Hoi An, ce temple servait autrefois de lieu où les marchands chinois venaient signer leurs contrats, persuadés qu’il était impossible de tromper en présence du visage de Quan Cong. Sa superbe architecture, avec ses murs en briques roses et son toit de tuiles vertes vernissées orné de dragons et de licornes, en fait un exemple de l’artisanat chinois traditionnelLa salle d’assemblée Hai Nam (également appelée Hainan Assembly Hall ou Quynh Phu Assembly Hall) fut construite entre 1883 et 1891 par la communauté chinoise de Hainan, avec le soutien financier de la cour impériale. Son histoire est intimement liée à un drame survenu en 1851, lorsqu’un navire transportant 109 marchands chinois fut attaqué près de Hoi An.

Le Pont Japonais de Hoi An, également connu sous le nom de Pont Couvert, a été construit au début des années 1600 par la communauté japonaise établie dans la ville. Il est l’un des symboles les plus emblématiques de cette ancienne cité portuaire. Ce pont à l’architecture unique, avec son toit de tuiles, traverse un petit canal et reliait autrefois les quartiers japonais et chinois de la ville. Au fil des siècles, il a été restauré à plusieurs reprises, notamment en 1719 par la communauté chinoise, qui a ajouté les sculptures et les inscriptions qui l’ornent aujourd’hui. La légende la plus célèbre autour du pont raconte qu’un dieu marin, Namazu, un monstre géant qui provoquait des tremblements de terre, avait la tête en Inde et la queue au Japon. Pour l’empêcher de secouer la terre, les Japonais auraient construit le pont sur son corps pour le maintenir immobilisé. Le pont est également un symbole de protection, comme en témoignent les statues de chiens et de singes à chaque extrémité, qui représentent les années du calendrier chinois correspondant au début et à la fin de la construction du pont.

Au coucher du soleil, Hoi An se transforme en un conte de fées lumineux. Des milliers de lanternes de soie colorées illuminent les rues de la vieille ville, tandis que sur la rivière, un autre spectacle, tout aussi magique, commence. Les petites lanternes en papier, déposées sur l’eau par les visiteurs, créent un “fleuve de lumière” qui scintille sous les reflets des maisons anciennes. Ce tableau saisissant, souvent comparé à une rivière de la Voie lactée, offre un moment de beauté pure et un cadre exceptionnel pour les photographes. Assister au spectacle des lanternes flottantes à Hoi An, c’est participer à un rituel ancré dans la culture vietnamienne. Lâcher une lanterne sur la rivière Hoai est un acte de dévotion pour honorer ses ancêtres et exprimer sa gratitude envers eux. C’est aussi une prière pour la paix, la santé et la chance, un moment pour confier ses souhaits au fil de l’eau. La lanterne en forme de lotus, symbole de pureté et de renaissance, est portée par le courant comme un message adressé à l’univers. 

Le temple Quan Thanh est l’un des quatre temples sacrés de l’ancienne citadelle de Thang Long, aux côtés des temples Bach Ma, Voi Phuc et de la maison communale Kim Lien. Construit sous le règne de l’empereur Ly Thai To au début du XIe siècle, il fut dédié à Huyen Thien Tran Vu, une divinité taoïste chargée de protéger le nord de la capitale contre les mauvais esprits et les démons. Sa situation privilégiée, au bord du lac de l’Ouest, en fait un lieu spirituel paisible où les Hanoïens viennent encore nombreux se recueillir, notamment lors des grandes fêtes comme le Têt, le Nouvel An lunaire. Le joyau incontesté du temple Quan Thanh est la statue en bronze de Huyen Thien Tran Vu, haute de près de quatre mètres et pesant quatre tonnes. Cette œuvre représente le dieu sous les traits d’un guerrier, le pied droit écrasant une tortue et le gauche un serpent. 

La baie d’Ha Long est l’un des sites naturels les plus célèbres du Vietnam, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1994 pour sa beauté exceptionnelle, puis à nouveau en 2000 pour sa valeur géologique. Avec près de 2.000 îles et îlots karstiques qui émergent des eaux émeraude du golfe du Tonkin, ses paysages de pics calcaires et de grottes majestueuses sont considérés comme l’une des huit merveilles du monde moderne. Le nom “Hạ Long” signifie d’ailleurs “descente du dragon”, en référence à la légende d’une famille de dragons qui aurait craché des joyaux pour former les îles et protéger le pays des envahisseurs. La visite de la baie d’Ha Long dépend de la météo et du type de croisière choisi. La meilleure période s’étend de mars à mai et de septembre à décembre, avec un ciel plus dégagé, tandis que l’hiver peut être pluvieux et brumeux.

La grotte de la Surprise, ou Hang Sung Sot, est l’une des plus impressionnantes cavités de la baie d’Ha Long. Découverte en 1901, elle a depuis été surnommée la “grotte des merveilles”. En pénétrant dans la première chambre, que les guides surnomment la “salle d’attente”, le visiteur est subjugué par la voûte céleste qui s’offre à lui, un spectacle que les guides présentent comme une “fresque céleste”. Les parties les plus spectaculaires se révèlent dans les chambres suivantes. Les guides aiment à dire que les formations rocheuses prennent des formes familières : un lion majestueux, un dinosaure endormi, ou encore une scène de la vie quotidienne. La grotte est également imprégnée de légendes locales. On raconte qu’un dragon, fatigué après avoir créé la baie, y aurait trouvé refuge, ou encore que le roi de la mer y aurait organisé de somptueux banquets.

Hoa Lu n’est pas un simple site historique, c’est le lieu de naissance de l’État vietnamien unifié. En 968, le roi Dinh Bo Linh y mit fin à la révolte des Douze Seigneurs de guerre et fonda le royaume de Đại Cồ Việt, marquant ainsi la fin de mille ans de domination chinoise et l’établissement du premier État féodal centralisé du Vietnam. Cet endroit fut la capitale du pays pendant 42 ans, abritant successivement les dynasties Dinh (968-980), Lê antérieure (980-1009) et le début de la dynastie Lý (1009-1010). Les joyaux du site sont les temples dédiés aux rois Dinh Tien Hoang et Le Dai Hanh, construits sur les fondations des palais royaux d’origine et remarquablement préservés. Le temple du roi Dinh, avec son imposante cour des dragons et ses sculptures raffinées en bois et en pierre des XVIIe-XIXe siècles, témoigne de l’importance de ce lieu . Le temple du roi Le, quant à lui, est une œuvre d’art architecturale qui abrite des statues du roi, de la reine Duong Van Nga et du roi Le Long Dinh. 

Le marché de Dong Ba est le cœur battant de Hué, son poumon économique et un reflet vivant de son âme. S’y rendre, c’est plonger dans l’effervescence du quotidien des Hanoïens, loin des sites touristiques aseptisés. D’une superficie de seize mille mètres carrés, il s’agit du plus grand et du plus important marché central de la ville et même de la province de Thua Thien Hue. C’est ici que bat le pouls de la cité impériale, dans un dédale d’allées où s’entremêlent les odeurs d’épices, d’herbes fraîches et de poissons séchés. Le marché se découvre étage par étage Au troisième étage, vous trouverez les étoffes et les tissus pour vous faire confectionner une robe traditionnelle ao dai, un souvenir raffiné de la ville. Au deuxième étage, les objets artisanaux vous émerveilleront : des produits en bambou des villages environnants aux céramiques, en passant par les ciseaux verts de Hiên Luong, chaque objet raconte une histoire. Enfin, le rez-de-chaussée est dédié aux produits alimentaires, avec une profusion de fruits de mer séchés et de spécialités locales.

Visiter les tombeaux impériaux de Hué, c’est plonger au cœur de la dynastie des Nguyễn, la dernière dynastie féodale du Vietnam (1802-1945). Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces mausolées racontent l’histoire de l’apogée puis du déclin du royaume, à travers les règnes des treize empereurs. Chaque tombeau est un chapitre de cette épopée, de l’unification du pays par Gia Long à l’empreinte coloniale française sur le règne de Khải Định, en passant par l’apogée militaire et culturel sous Minh Mạng. En arpentant ces lieux, on suit les traces des souverains et on ressent le poids de l’histoire vietnamienne. Chaque mausolée est un miroir de la personnalité et de la philosophie de son commanditaire. Le tombeau de Tự Đức, avec ses 50 édifices répartis sur 13 hectares, est un havre de paix romantique. En contraste, le mausolée de Minh Mạng est un chef-d’œuvre de symétrie et de solennité confucéenne, conçu comme une cité impériale miniature en harmonie avec son environnement. Enfin, le tombeau de Khải Định, le plus récent, est un mélange baroque et surprenant d’architecture orientale et occidentale.

Le Pavillon de la Lecture, également connu sous le nom de Thái Bình Lâu, était bien plus qu’une simple bibliothèque. Il s’agissait d’un sanctuaire personnel où l’empereur se retirait pour lire, se reposer et méditer loin des affaires de la cour. Ce lieu de quiétude, précédé d’un jardin arboré et d’un bassin orné d’une petite montagne artificielle, était conçu comme un paravent contre les mauvais esprits, offrant à l’empereur un espace de sérénité au cœur de l’agitation impériale. Ce qui rend ce pavillon exceptionnel, c’est sa conservation remarquable. Contrairement à la majorité de la Cité Pourpre Interdite, qui fut presque entièrement détruite par les bombardements de la guerre du Vietnam, le Pavillon de la Lecture est le seul édifice de ce secteur à avoir survécu intact. Ses magnifiques colonnes laquées de rouge, ses boiseries finement sculptées et ses meubles d’origine ont été restaurés avec soin, permettant aux visiteurs d’aujourd’hui d’admirer ce témoin unique de l’architecture impériale.

Construite en 1845 par la communauté chinoise de Trieu Chau, cette salle d’assemblée est l’un des témoins les plus authentiques de l’âge d’or de Hoi An en tant que port marchand international. Moins fréquentée que les autres halls chinois, elle offre une atmosphère paisible et une plongée intime dans l’histoire des immigrants chinois venus s’installer dans la ville. Le hall servait à la fois de lieu de culte, de centre communautaire et même d’école de langue pour la communauté. Ce qui distingue particulièrement la salle d’assemblée Trieu Chau, c’est la qualité remarquable de ses sculptures sur bois. Les panneaux sculptés, les reliefs et les portes en bois finement ciselés sont considérés comme les plus impressionnants de Hoi An, au point que certains visiteurs qualifient l’endroit de leur favori dans la ville ancienne. L’architecture suit le style traditionnel “noi cong ngoai quoc”, avec une disposition intérieure en forme de lettre chinoise et des détails qui mêlent influences chinoises et japonaises.

Construite en 1780 par un marchand vietnamien, la maison Phung Hung est un témoignage de la prospérité de Hoi An à l’époque où la ville était un port commerçant international. Son nom, qui signifie “prospérité et succès”, reflète les ambitions de son premier propriétaire. Cette demeure est l’un des arrêts incontournables pour tout visiteur de la vieille ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle offre un aperçu précieux de l’âge d’or de cette cité portuaire, où marchands vietnamiens, chinois et japonais se côtoyaient. Son architecture est un mélange harmonieux de trois cultures. Les balcons et les portes principales portent l’empreinte chinoise. La toiture centrale, conçue dans le style japonais des “quatre mers”, symbolise l’unité du monde. Enfin, la charpente en bois et les toits à double pente sont typiquement vietnamiens. Ce qui frappe également, c’est la solidité exceptionnelle de la structure, avec ses quatre-vingts colonnes en bois de fer, un bois précieux et très durable, reposant sur des socles en pierre.

My Son fut le cœur religieux et politique du royaume du Champa, une civilisation majeure d’Asie du Sud-Est qui a prospéré le long des côtes du Vietnam central entre le IVe et le XIIIe siècle. Fondé dans une vallée entourée de hautes montagnes, ce sanctuaire était dédié au dieu hindou Shiva et servait de centre cérémoniel pour les souverains cham, qui y célébraient leurs plus grands rituels. Le site abrite plus de soixante-dix structures en brique et en pierre, construites entre le VIIe et le XIIIe siècle, dont la plupart étaient à l’origine recouvertes d’or ou d’argent. Chaque tour-temple est un chef-d’œuvre qui reflète la cosmogonie hindoue, avec sa tour centrale symbolisant le mont Méru, la demeure des dieux. Les bas-reliefs finement sculptés, les piliers ornementés et les lingas témoignent de l’adaptation exceptionnelle de l’architecture et de l’art hindou par la civilisation cham.

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