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Hoa Lu, au cœur de l’ancienne cité impériale

Hoa Lu, au cœur de l'ancienne cité impériale

Jeudi 25 janvier. Dernière étape de cette grande journée d’excursion : Hoa Lu, l’ancienne cité impériale du Vietnam indépendant sous les dynasties Dinh (de 968 à 980) et Lê (de 980 à 1009), puis des Ly (jusqu’en 1010).

Pour y accéder, mon chauffeur me laisse à l’entrée. Il me faut d’abord franchir un joli pont chinois qui n’a rien à envier aux anciens ponts romains. C’est un endroit idéal pour admirer la rivière qui passe en contrebas.

Enfin, voici la citadelle. Elle s’élevait là, dans ce cadre magnifique… mais il n’en reste plus grand-chose aujourd’hui. Seule cette porte centrale réhabilitée par grands soins évoque ce lointain passé glorieux. Et pour cause, après 1010, Hoa Lu fut déplacée à Hanoï qui devint à son tour la capitale de l’empire.

De la grande citadelle de Hoa Lu, ne reste donc que deux temples. Le premier, situé tout de suite à gauche de l’allée centrale, est le temple de Dinh Tiên Hoàng, matérialisé par cette magnifique porte pagode.

Ce temple fut construit sur les fondations de l’ancien palais royal de Hoa Lu… Les rois avaient le don pour choisir les sites de leur capitale ! Une longue allée bordée de bassins conduit au temple, lequel est précédé par ce beau portique avec sa clôture décorée de céramique verte ajourée et vernissée.

Devant le temple se dresse un piédestal du trône royal en pierre. Sur le toit fait de tuiles traditionnelles, on peut aussi admirer un dragon qui se glisse tout le long du faîte. Un magnifique cheval de pierre en garde aussi l’entrée.

Pour les courageux (je n’en fais pas partie), on peut aussi grimper les 265 marches d’un escalier qui conduit au tombeau du roi dressé au sommet du piton rocheux le plus proche du temple.

Pour ma part, je préfère rester sur le plancher des vaches et visiter l’intérieur du temple de Dinh Tien Hoàng.

Je fais quelques clichés des offrandes en or qui sont déposées sur l’autel.

Puis à la sortie du temple, je m’attarde un moment auprès des bassins impériaux qui ont gardé toute leur majesté. Magnifique.

De l’autre côté du site s’étendent de vastes rizières qui précèdent l’installation d’un petit musée consacrée à l’ancienne cité impériale, et le deuxième temple dédié à l’empereur Lê Dai Hành.

Avec la belle lumière de cette fin d’après-midi, les rizières se teignent d’une magnifique teinte blonde qui rehausse la beauté du paysage. On retrouve toute la beauté et le charme de l’Asie dans ce petit coin de paradis et on comprend pourquoi les empereurs avaient décidé d’implanter ici leur capitale.

Puis on accède au petit musée qui conserve les archives des fouilles menées sur le site et quelques-uns des plus beaux objets retrouvés sur place. On admire aussi, au centre, les vestiges de l’ancien palais de l’empereur.

Après ce petit tour dans le musée, direction le temple de l’empereur Lê Dai Hành. Ce roi fit bâtir ce temple sur le même modèle que celui dédié à son prédécesseur Dinh Tien Hoàng… dont il épousa la veuve ! Un petit pavillon est consacré à Confucius et un autre pour les offrandes. On trouve au centre de la deuxième cour les vestiges de son trône. À l’intérieur du temple proprement dit, une statue du roi l’empereur Lê Dai Hành est enveloppée dans la fumée des offrandes.

En ressortant du palais, on passe de nouveau le portique principal qui matérialise l’endroit où se dressaient les murs de la citadelle. La belle lumière blonde de cette fin d’après-midi vient frapper ses murs. Un petit passe à vélo. J’adore cette photo.

De l’autre côté du pont s’étend un petit lac de retenue qui vient alimenter le lac du site impérial. Un endroit idéal pour la contemplation.

À deux pas du site archéologique, tout près de la rivière, se dresse un minuscule petit temple entouré d’arbres, comme pour rendre hommage aux premiers empereurs du Vietnam libre qui édifièrent ici leur capitale.

À voir la beauté de ces paysages, magnifiés par la beauté du soleil couchant, on devine avec quel soin les empereurs du passé avaient choisi ce lieu pour y résider à l’année. Tout ici rappelle l’Asie éternelle, comme ces travailleurs arc-boutés sur la terre de leurs ancêtres, coiffés de leur chapeau coniques.

Tout près de la rivière, des troupeaux de bœufs paissent tranquillement l’herbe des jardins impériaux.

Toute l’âme de l’Asie du sud-est semble se concentrer dans ce petit coin de terre et j’ai peine à quitter du regard la silhouette fragile de ce temple dont les tuiles rouges usées et les courbes de sa toiture ondulent sous la lumière du couchant.

Même les squelettes des arbres semblent se mettre au diapason de cette Asie éternelle, fait de poésie, de lumières douces, de délicatesse et de respect de la nature.

Impossible de se lasser de voir ces silhouettes tortueuses de ces arbres qui accompagnent le temple dans son repos éternel. Dans la lumière du couchant, la dimension spirituelle prend une ampleur encore plus grande.

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