Lituanie
De Kaunas à Vilnius
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La place Rotušės, cœur médiéval de Kaunas, est un lieu chargé de mémoire où l’histoire de la Lituanie s’est écrite pendant des siècles. Dès le XVe siècle, cet espace accueillait un marché animé, des foires et des cérémonies officielles. La présence des fours à fondre la cire dès cette époque témoigne de l’activité économique de la cité. Sous la domination russe, un obélisque dédié à la victoire sur Napoléon fut érigé, puis disparut. Aujourd’hui, la place est un haut lieu de mémoire nationale, où les monuments érigés en hommage au poète Maironis et à l’évêque Valančius rappellent la permanence de l’identité lituanienne. Dominant la place, l’hôtel de ville de Kaunas, édifié à partir de 1542, est un chef-d’œuvre qui mêle le gothique, la Renaissance et le baroque tardif. Sa tour de 53 mètres, la plus haute de la vieille ville, lui a valu le surnom poétique de « cygne blanc ».
Construit au milieu du XIVe siècle dans un style gothique, le château de Kaunas occupe une position stratégique exceptionnelle : il se dresse sur un promontoire dominant le confluent des fleuves Niémen (Nemunas) et Néris. Son emplacement visait à contrer les assauts des chevaliers teutoniques. Bien qu’il ne subsiste aujourd’hui qu’environ un tiers de la forteresse d’origine, le château demeure l’un des plus anciens et des plus importants monuments historiques de Lituanie, ayant été le théâtre de batailles cruciales. Visiter le château de Kaunas, c’est plonger au cœur de l’histoire médiévale lituanienne. La construction du château, attaqué et détruit dès le XIVe siècle, incarne la lutte pour la survie contre les croisés. La Mosaïque de l’Histoire du Château de Kaunas, présentent les événements historiques les plus marquants.
La place Rotušės, cœur médiéval de Kaunas, est un lieu chargé de mémoire où l’histoire de la Lituanie s’est écrite pendant des siècles. Dès le XVe siècle, cet espace accueillait un marché animé, des foires et des cérémonies officielles. La présence des fours à fondre la cire dès cette époque témoigne de l’activité économique de la cité. Sous la domination russe, un obélisque dédié à la victoire sur Napoléon fut érigé, puis disparut. Aujourd’hui, la place est un haut lieu de mémoire nationale, où les monuments érigés en hommage au poète Maironis et à l’évêque Valančius rappellent la permanence de l’identité lituanienne. Dominant la place, l’hôtel de ville de Kaunas, édifié à partir de 1542, est un chef-d’œuvre qui mêle le gothique, la Renaissance et le baroque tardif. Sa tour de 53 mètres, la plus haute de la vieille ville, lui a valu le surnom poétique de « cygne blanc ».
La cathédrale de Vilnius est bien plus qu’un simple édifice religieux : c’est le cœur battant de l’histoire de la Lituanie. Ses origines remontent au XIIIe siècle, lorsque le roi Mindaugas y fit ériger le premier sanctuaire après sa conversion. Au fil des siècles, elle a été le théâtre des événements les plus marquants du pays : couronnements des grands-ducs, tombeau de Vytautas le Grand, et c’est sur son parvis qu’en 1918 fut proclamée l’indépendance de la Lituanie. Transformée en entrepôt puis en galerie de peinture sous l’ère soviétique, sa restauration en 1988 devint un puissant symbole du renouveau national. Aujourd’hui encore, elle demeure le lieu de pèlerinage des fidèles venus honorer saint Casimir, dont la chapelle lui est dédiée. La chapelle Saint-Casimir, chef-d’œuvre baroque du XVIIIe siècle, impressionne par sa coupole et ses stucs dorés.
Flâner dans la rue Pilies, c’est faire un voyage à travers les styles architecturaux qui ont façonné Vilnius. Mentionnée pour la première fois dans les annales en 1530, c’est la plus ancienne rue de la ville. Dès le XVe siècle, la rue Pilies (littéralement « rue du Château ») était l’artère la plus importante de la ville, servant de voie royale vers le château des grands-ducs. C’est par ici que passaient les rois, les légats du pape et les ambassadeurs étrangers. Cette importance historique a culminé le 16 février 1918, lorsque la Déclaration d’Indépendance de la Lituanie a été signée dans la célèbre Maison des Signataires, située au numéro 26. Aujourd’hui encore, la rue est le théâtre de célébrations nationales, comme lors des victoires de l’équipe de basket-ball, dont les processions joyeuses descendent spontanément cette rue chargée de symboles.
Du XVe au XVIIe siècle, le palais était le centre névralgique du Grand-Duché de Lituanie, l’une des plus grandes puissances d’Europe à l’époque, s’étendant de la mer Baltique à la mer Noire. C’est ici que les grands-ducs recevaient les ambassadeurs, que les décisions politiques étaient prises et que la cour rayonnait. Pourtant, cet édifice a été délibérément rasé au début du XIXe siècle sur ordre de l’administration tsariste russe. Sa reconstruction achevée en 2013 est un acte symbolique, celui d’une nation qui a choisi de ressusciter le monument de sa souveraineté perdue, devenant ainsi un symbole de l’indépendance retrouvée de la Lituanie. Construit à l’origine dans un style gothique, il a été transformé au XVIe siècle en une magnifique résidence de la Renaissance sous l’impulsion de Sigismond Ier l’Ancien.
Le palais propose aujourd’hui quatre parcours de visite thématiques qui ravissent les passionnés d’histoire et les curieux. Vous pourrez explorer les caves archéologiques (Route I) , qui présentent les vestiges de l’ancien château, puis admirer les salles d’apparat (Route II) , restaurées dans leur splendeur de la Renaissance et du baroque. La Route III est un véritable cabinet de curiosités, abritant des collections d’armes, d’objets de la vie quotidienne et d’instruments de musique. Enfin, le centre d’exposition (Route IV) accueille des expositions d’art internationales de premier plan. Des salles d’exposition moderne permettent d’admirer des collections d’art de grande envergure. Enfin, n’oubliez pas de lever les yeux : les plafonds richement décorés et les cheminées monumentales comptent parmi les trésors les plus remarquables du palais.
Les églises Sainte-Anne et Saint-Bernardin forment l’un des ensembles architecturaux les plus remarquables de la vieille ville de Vilnius, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce complexe historique, qui comprend également l’ancien monastère des Bernardins, offre un témoignage exceptionnel de l’architecture gothique en brique qui s’est épanouie autour de la mer Baltique à l’époque de la Ligue hanséatique. Le contraste entre la petite église Sainte‑Anne, véritable joyau de dentelle de pierre, et l’imposante église Saint‑François‑d’Assise, bien plus vaste, crée une harmonie saisissante qui a valu à ce lieu d’être comparé à la Sagrada Familia de Barcelone. C’est un passage obligé pour quiconque souhaite comprendre l’histoire et l’identité de la capitale lituanienne. Les deux églises sont situées l’une à côté de l’autre, rue Mairono, à quelques minutes à pied du centre historique de Vilnius.
Fondée en 1579 par le roi Étienne Báthory, l’Université de Vilnius est la plus ancienne des pays baltes et l’une des plus vénérables d’Europe centrale et orientale, ayant longtemps joué un rôle moteur dans la vie intellectuelle de la région. Surnommée le « berceau des élites lituaniennes », elle a formé au fil des siècles des générations d’écrivains, de scientifiques et d’hommes politiques, dont le prix Nobel de littérature Czesław Miłosz. Fermée par les tsars en 1832, rouverte en 1919, menacée sous l’occupation nazie, elle a toujours renaît, symbolisant l’identité nationale lituanienne. L’Université occupe une grande partie de la vieille ville, classée à l’UNESCO, et se déploie sur treize cours intérieures. Ce labyrinthe reflète l’évolution des styles européens : des voûtes gothiques du XIVe siècle aux galeries renaissantes, en passant par la splendeur baroque et la sobriété classique. Chaque cour, comme la Grand-Cour ornée de plaques commémoratives témoigne de l’histoire mouvementée des bâtiments, incendiés puis reconstruits à plusieurs reprises.
Les églises Sainte-Anne et Saint-Bernardin forment l’un des ensembles architecturaux les plus remarquables de la vieille ville de Vilnius, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce complexe historique, qui comprend également l’ancien monastère des Bernardins, offre un témoignage exceptionnel de l’architecture gothique en brique qui s’est épanouie autour de la mer Baltique à l’époque de la Ligue hanséatique. Le contraste entre la petite église Sainte‑Anne, véritable joyau de dentelle de pierre, et l’imposante église Saint‑François‑d’Assise, bien plus vaste, crée une harmonie saisissante qui a valu à ce lieu d’être comparé à la Sagrada Familia de Barcelone. C’est un passage obligé pour quiconque souhaite comprendre l’histoire et l’identité de la capitale lituanienne. Les deux églises sont situées l’une à côté de l’autre, rue Mairono, à quelques minutes à pied du centre historique de Vilnius.
Le clocher de l’église Saint-Jean est l’édifice le plus élevé de la vieille ville de Vilnius, culminant à 68 mètres de hauteur et dominant la skyline médiévale de ses tours et de ses toits de tuiles rouges. Construit à la fin du XVIe siècle dans un style Renaissance, il fut endommagé par l’incendie de 1737 puis reconstruit dans le style baroque tardif qui lui confère son allure actuelle. Cette tour emblématique, qui fait partie intégrante du prestigieux ensemble architectural de l’Université de Vilnius, attire naturellement le regard depuis la rue Pilies, les cours de l’université ou encore la colline de Gediminas, et incarne la silhouette si caractéristique de la capitale lituanienne. Depuis le sommet, e regard embrasse un océan de toits rouges que ponctuent les clochers des églises Sainte-Anne, de la cathédrale et la tour de Gediminas. Le panorama est particulièrement spectaculaire en fin d’après-midi, , lorsque le soleil couchant dore les façades et fait scintiller les vitraux.
La place de l’ancien Hôtel de Ville est l’un des espaces les plus anciens et les plus emblématiques de la vieille ville de Vilnius, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pendant des siècles, elle fut le véritable centre névralgique de la cité, le lieu où convergeaient les grandes routes commerciales, où se tenaient les marchés et où se déroulaient les événements les plus importants de la vie publique. C’est ici que les souverains étaient accueillis, que les documents solennels étaient proclamés et que les guildes d’artisans défilaient devant les autorités municipales. Le joyau de la place est sans conteste l’Hôtel de Ville lui-même, chef-d’œuvre du classicisme dessiné par l’architecte Laurynas Stuoka-Gucevičius à la fin du XVIIIe siècle. Sa façade au portique élancé et sa tour gracieuse structurent l’espace de la place. L’histoire de l’édifice remonte au Moyen Âge, et les constructions qui se sont succédé à cet emplacement ont été tour à tour de style gothique, Renaissance et baroque avant l’incendie de 1737 qui nécessita sa reconstruction majeure.
L’église orthodoxe du Saint-Esprit est la cathédrale principale de l’Église orthodoxe russe en Lituanie et le siège du diocèse orthodoxe du pays, ce qui lui confère une importance spirituelle et historique majeure. Cet édifice, reconstruit entre 1749 et 1753 par l’architecte Johann Christoph Glaubitz, est le seul exemple d’église orthodoxe de style baroque en Lituanie, avec des influences rococo visibles dans son décor intérieur. Le portail, de style néo-byzantin, contraste fortement avec l’ensemble baroque de l’édifice, résultat des ajouts effectués au XIXe siècle lorsque Vilnius faisait partie de l’Empire russe. L’intérieur de l’église contraste avec sa façade extérieure rose pâle. Les murs sont ornés de stucs et de fresques, les colonnes sont peintes dans des tons de vert, de bleu et de rose, et un dôme surplombe l’ensemble. Le point focal est l’iconostase vert menthe à trois niveaux, un mur de bois sculpté couvert d’icônes et de dorures qui sépare le sanctuaire de la nef principale. L’église abrite des sculptures en scagliola.
Construite entre 1503 et 1522, la porte de l’Aurore est la dernière des dix portes de la muraille défensive de Vilnius encore debout aujourd’hui. Alors que les Russes détruisirent les neuf autres portes à la fin du XVIIIe siècle, seule celle-ci fut épargnée, probablement en raison de la dévotion qu’inspirait déjà l’image miraculeuse qu’elle abritait. Ses ouvertures de tir encore visibles sur la façade extérieure rappellent sa fonction militaire et les menaces que la ville a traversées. Le cœur de la visite se trouve à l’étage, dans la chapelle baroque qui abrite le tableau de la Vierge Marie, Mère de Miséricorde. Peinte vers 1620 dans le style Renaissance, cette icône représente Marie sans l’Enfant, les mains croisées sur la poitrine, la tête inclinée sur le côté. Ce qui rend ce lieu exceptionnel est que la Vierge de la porte de l’Aurore est vénérée tant par les catholiques que par les orthodoxes, une rareté qui attire des pèlerins de toute la région et du monde entier. Les nombreux ex-voto en argent offerts par les fidèles en signe de gratitude tapissent les murs de la chapelle.
Avant de quitter Vilnius, je vais être pris par un mouvement de foule. Des drapeaux blanc et rouge aux couleurs de la Pologne sont agités le long des trottoirs, et bientôt un important défilé bouche entièrement la rue. De jeunes enfants costumés en habits traditionnels défilent fièrement sous les vivas de la foule. Je ne le sais pas encore, mais je suis aux premières loges du grand défilé de la Journée de la diaspora polonaise, a « Parada Polskosci » (le Défilé de la Polonité). Cet événement rassemble chaque année plusieurs milliers de participants pour célébrer l’identité polonaise, en particulier la Journée de la Diaspora Polonaise et des Polonais à l’Étranger. Il a lieu la veille de la fête nationale du 3 mai, qui commémore l’adoption de la Constitution polonaise du 3 mai 1791.
Le château de Trakai occupe une place centrale dans l’histoire lituanienne. Il fut le centre politique et la résidence favorite du grand-duc Vytautas le Grand, souverain qui porta le Grand-Duché à son apogée. C’est ici que furent reçus les ambassadeurs étrangers et que se prirent les décisions majeures du royaume. Témoin de la lutte acharnée contre les chevaliers Teutoniques, il fut assiégé et incendié à plusieurs reprises, mais toujours reconstruit, symbolisant ainsi la résilience du peuple lituanien. Ce passé glorieux et mouvementé en fait un lieu de mémoire et de fierté nationale. Contrairement aux forteresses strictement défensives, le château de Trakai allie la robustesse d’un bastion à l’élégance d’une résidence princière. Ses murs de briques rouges, ses tours imposantes et ses douves qui reflètent le ciel en font un spectacle enchanteur, surtout au coucher du soleil. Il a été méticuleusement restauré au XXe siècle, et sa silhouette pittoresque est l’une des plus photographiées de Lituanie.