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Vilnius, en descendant la rue Pilies, l’ancienne artère médiévale

Pourquoi visiter la rue Pilies à Vilnius ?

Un livre d’histoire grandeur nature

Dès le XVe siècle, la rue Pilies (littéralement « rue du Château ») était l’artère la plus importante de la ville, servant de voie royale vers le château des grands-ducs. C’est par ici que passaient les rois, les légats du pape et les ambassadeurs étrangers. Cette importance historique a culminé le 16 février 1918, lorsque la Déclaration d’Indépendance de la Lituanie a été signée dans la célèbre Maison des Signataires, située au numéro 26. Aujourd’hui encore, la rue est le théâtre de célébrations nationales, comme lors des victoires de l’équipe de basket-ball, dont les processions joyeuses descendent spontanément cette rue chargée de symboles.

Un musée d’architecture en plein air

Flâner dans la rue Pilies, c’est faire un voyage à travers les styles architecturaux qui ont façonné Vilnius. Mentionnée pour la première fois dans les annales en 1530, c’est la plus ancienne rue de la ville. De part et d’autre, les édifices gothiques côtoient les façades Renaissance et les frontons baroques. Les numéros 12 et 14 sont de superbes exemples de l’architecture gothique, tandis que le bâtiment Renaissance du collège épiscopal au numéro 4 et le majestueux fronton baroque de l’église Saint-Jean illustrent cette riche diversité. Ce mélange harmonieux témoigne de la longue et riche histoire de la cité.

Le cœur de la vie culturelle

Loin d’être un musée figé, la rue Pilies est un lieu de vie intense et chaleureux. Son atmosphère y est animée, rythmée par la présence d’artistes de rue, de musiciens et de l’agitation joyeuse des terrasses de café. Tout au long de l’année, elle accueille processions religieuses et festivals. La rue est particulièrement connue pour abriter la foire de Kaziukas, l’un des plus anciens et des plus chers festivals folkloriques de Lituanie. Chaque année en mars, la rue s’emplit des couleurs de l’artisanat, de la musique et des délices de la cuisine traditionnelle, attirant artistes et visiteurs de tout le pays.

Une artère commerçante

Autrefois occupée par un grand marché près de l’hôtel de ville, la rue Pilies a conservé cet esprit commerçant. Aujourd’hui, c’est l’endroit idéal pour dénicher des souvenirs uniques. Les boutiques regorgent de produits artisanaux, notamment la vaisselle et les bijoux en ambre, souvent surnommé « l’or de la Baltique », ainsi que des vêtements en lin de grande qualité. La rue est ainsi le point de rendez-vous des marchands et des visiteurs, perpétuant une tradition séculaire où l’artisanat local est à l’honneur.

Comment visiter la rue Pilies à Vilnius ?

Une artère piétonne au cœur de la vieille ville

La rue Pilies (Pilies gatvė) constitue l’axe principal de la vieille ville de Vilnius, reliant la place de la Cathédrale (Katedros aikštė) à la place de l’Hôtel de Ville (Rotušės aikštė). Longue de quelques centaines de mètres, entièrement piétonne, elle est l’une des artères les plus anciennes et les plus fréquentées de la capitale lituanienne. Pour vous y rendre, si vous venez de l’aéroport, les bus 88 et 3G desservent le centre ; depuis la gare, les trolleybus 1, 2, 5, 7 et 20 vous déposent aux abords de la vieille ville. Une fois sur place, la rue se parcourt exclusivement à pied, les véhicules y étant interdits.

Des horaires adaptés

La rue elle-même est accessible en permanence, la plupart des commerces et des cafés ouvrant généralement de 9h00 à 21h00, les boutiques d’artisanat ayant souvent des plages réduites (par exemple 11h00‑19h00 du lundi au samedi). L’entrée sur la voie publique est naturellement gratuite. Les principaux musées situés le long de la rue ont leurs propres horaires : la Maison des Signataires (Pilies g. 26) est ouverte du mardi au vendredi de 10h00 à 18h00, et le week-end de 12h00 à 17h00, avec un tarif d’entrée d’environ 5 euros (2,50 euros en tarif réduit). L’église Saint-Jean et les cours de l’université de Vilnius sont accessibles du lundi au samedi (de 9h00 à 18h00 en été, de 9h30 à 17h30 en hiver) pour environ 1,50 euro.

L’itinéraire des visites guidées

De nombreuses visites guidées gratuites (free walking tours) empruntent la rue Pilies ; un départ quotidien est souvent proposé à 11h00 depuis la place de la Cathédrale, la promenade durant environ deux heures et se terminant généralement par un pourboire libre. Si vous prévoyez de multiplier les visites, le Vilnius Pass (24h, 48h ou 72h) vous offre l’accès gratuit ou à tarif réduit à plus d’une vingtaine d’attractions, ainsi qu’à la navette touristique hop‑on hop‑off. Comptez environ 46 dollars (soit une quarantaine d’euros) pour une validité de 24 heures.

Conseils pratiques :

La rue est particulièrement animée le week-end, avec des artisans et des musiciens de rue ; pour une promenade plus paisible, préférez les matinées en semaine. L’embranchement avec les ruelles adjacentes (comme la rue Didžioji, le théâtre de l’Hôtel de Ville ou le quartier d’Užupis) se fait facilement à pied. Enfin, si vous souhaitez prolonger votre découverte, sachez que la rue Pilies concentre de nombreuses boutiques d’ambre, de lin et d’artisanat local.

Vilnius, en descendant la rue Pilies, l'ancienne artère médiévale

Samedi 2 mai. Avant d’explorer le coeur du centre historique de Vilnius (que je préfère à celui de Riga), je veux d’abord évoquer la rue Pilies, l’ancienne artère médiévale qui dessert la plupart des sites historiques de la ville.

Cette rue Pilies est la véritable épine dorsale de l’ancienne cité médiévale. Elle aligne ainsi son pesant de belles demeures et palais.

De part et d’autres s’échappent d’adorables ruelles, prenant la nuit de fascinantes formes expressionnistes. Au n° 32, ne manquez pas la maison Victoria, l’une des plus croquignolettes cours intérieures de la ville.

A gauche, part la rue Literatu, qui doit son nom aux nombreux libraires qui y tenaient boutique. En face du n°7, à gauche, sur un modeste mur bleu-gris sont incrustées une centaine de petites plaques rendant hommage aux écrivains du pays.

Au n°30, au coin de Literatu, la maison de la Guilde des Barbiers date du XVIIe siècle, mais a hérité d’une façade historiciste.

Au n+28, on pourra voir la maison Schwarz, du XVIIe siècle, avec une façade néobaroque, tirant sur le néoclassique.

Au n°26, la maison Stralis, appelée aussi maison des Signataires, offre une élégante façade historiciste avec son double balcon, ses pilastres et cariatides.

Le 16 février 1918 y fut signé l’acte d’indépendance de la LItuanie (petit musée à l’intérieur). Le décor de sa façade brille par ses symboles de l’agriculture et de la pêche dans ses niches.

Au n°24, l’hôtel Narutis, du XVIe siècle, qui hérita d’une façade classique au début du XIXe siècle, tout en remettant en valeur le rez-de-chaussée médiéval en brique.

Et bien évidemment, il ne faudra pas manquer la plus vieille maison de Vilnius, au numéro 12, qui sont en réalité deux édifices en brique du XVe siècle, joints dans un même ensemble.

Largement restaurés après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, ils présentent quelques coquetteries décoratives en brique.

La maison de droite a en revanche été victime d’une rénovation un peu violente…

Au 13 de la rue Pilies, se dresse aussi un palais du XVIIIe siècle. Et plus loin, deux élégantes demeures reliées par une arche annoncent le rue Bernardinu, l’une des rues les plus romantiques de Vilnius.

La rue Pilies est mentionnée dans les sources dès 1530, et on y trouve encore les traces de son développement médiéval. Elle reliait le château supérieur, résidence des grands-ducs de Lituanie, à la place de l’Hôtel de Ville, cœur politique et économique de la cité.

C’est par cette voie que les cortèges royaux, les légats du pape et les ambassadeurs étrangers se rendaient au château, ce qui en fit la « route royale » la plus prestigieuse du grand-duché. Sa vocation première étant commerciale, la rue se couvrit rapidement d’échoppes, de boutiques et d’un marché, ce qui fit d’elle un lieu de rencontre et d’échanges ininterrompus. Le quartier devint rapidement l’un des plus recherchés de la capitale, habité par la noblesse, les riches citadins, ainsi que par les professeurs de l’université.

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