Pourquoi visiter le pont japonais ?
Un pont historique
Le Pont Japonais de Hoi An, également connu sous le nom de Pont Couvert, est bien plus qu’un simple ouvrage d’art. Construit au début des années 1600 par la communauté japonaise établie dans la ville, il est l’un des symboles les plus emblématiques de cette ancienne cité portuaire classée au patrimoine mondial de l’UNESCO . Ce pont à l’architecture unique, avec son toit de tuiles, traverse un petit canal et reliait autrefois les quartiers japonais et chinois de la ville. Au fil des siècles, il a été restauré à plusieurs reprises, notamment en 1719 par la communauté chinoise, qui a ajouté les sculptures et les inscriptions qui l’ornent aujourd’hui.
Un monument chargé de symboles et de légendes
La légende la plus célèbre autour du pont raconte qu’un dieu marin, Namazu, un monstre géant qui provoquait des tremblements de terre, avait la tête en Inde et la queue au Japon. Pour l’empêcher de secouer la terre, les Japonais auraient construit le pont sur son corps pour le maintenir immobilisé. Le pont est également un symbole de protection, comme en témoignent les statues de chiens et de singes à chaque extrémité, qui représentent les années du calendrier chinois correspondant au début et à la fin de la construction du pont. Ces détails symboliques confèrent à l’édifice une dimension spirituelle et mystérieuse qui fascine les visiteurs.
Une architecture unique
Ce pont couvert en bois mesure environ 18 mètres de long et 3 mètres de large, et il est unique en son genre par son architecture. Il possède deux entrées et une petite chapelle à l’intérieur, dédiée à Quan Đế, le dieu de la loyauté et de la justice. La façade est ornée de sculptures raffinées d’oiseaux, de phénix et de dragons, tandis que le toit en bois et tuiles est soutenu par d’élégantes colonnes de pierre. La construction, qui a conservé son aspect d’origine, est un exemple parfait de l’architecture japonaise traditionnelle de l’époque, avec des influences chinoises et vietnamiennes.
Un point de rendez-vous incontournable
Le Pont Japonais n’est pas un monument figé, c’est un lieu vivant, fréquenté par les habitants et les touristes toute la journée. Il sert de point de repère central dans la vieille ville, offrant un cadre idéal pour les promenades, les photos et les rencontres. En traversant le pont, on admire le dédale des canaux, les vieilles maisons colorées et les bateaux de pêche. Le soir, lorsque les lanternes s’allument, le pont se pare d’une lumière chaleureuse et romantique, faisant de ce lieu l’un des plus photogéniques de la ville.
Comment visiter le pont japonais ?
Localisation et accès
Le Pont Japonais, également connu sous le nom de Chùa Cầu, est situé en plein centre de la vieille ville de Hôi An, reliant les deux rues emblématiques Nguyên Thị Minh Khai et Trân Phú. Il se trouve au bord d’un bras de la rivière Hoài, ce qui en fait un point de repère facile à repérer lors de votre promenade dans le centre historique classé à l’UNESCO. Étant donné que la vieille ville est une zone piétonne, l’accès se fait uniquement à pied, en vélo ou en cyclo-pousse, ce qui ajoute au charme de la découverte.
Horaires d’ouverture
Les informations sur les horaires d’ouverture varient selon les sources. La plupart s’accordent sur une large plage horaire, généralement de 7h00 à 21h00 pour accéder à la vieille ville et au pont. D’autres sources mentionnent des horaires plus restreints pour le pont lui-même, comme de 9h00 à 22h00 ou selon les tranches horaires de la vieille ville. Pour profiter d’une expérience plus paisible et de belles lumières pour la photographie, il est conseillé de visiter le pont tôt le matin, avant l’arrivée des groupes de touristes, ou en fin d’après-midi.
Tarifs et billetterie
L’accès au Pont Japonais n’est pas gratuit et est inclus dans le billet d’entrée à la vieille ville de Hôi An. Ce billet, au prix de 120 000 VND (environ 4,50 euros) pour les visiteurs étrangers adultes, est valable pour visiter plusieurs sites historiques de votre choix parmi une liste de 22 attractions, comme les maisons anciennes et les salles d’assemblée. Il est possible de voir et de photographier le pont de l’extérieur sans billet, mais pour le traverser et accéder au petit temple qu’il abrite, vous devrez présenter votre ticket.
Conseils pratiques
Le Pont Japonais est un monument très populaire, il est donc conseillé d’arriver tôt le matin pour éviter la foule et profiter d’une atmosphère plus sereine. Le pont fait partie intégrante du patrimoine culturel vietnamien et figure sur le billet de 20 000 dongs, un clin d’œil à son importance nationale.
Hoy An, au pied du pont japonais
Lundi 29 janvier. Je poursuis ma visite par l’édifice le plus emblématique de Hoy An, son pont japonais. Celui-ci n’est pas vieux comme Hérode, mais c’est tout comme. Il affiche plus de 450 ans au compteur. Il fut édifié ici en 1593.
Ce pont en dos d’âne mesure plus de 20 mètres de long. Et couvert avec ça. La légende locale le dit indestructible. Et pour cause ! Il échappa par miracle à l’incendie qui réduisit en cendre tout le quartier japonais après une épidémie de peste dans la région.
Le secret de cette longévité… ou de ce miracle sur quatre pattes ? Peut-être la plaque votive retrouvée par des Japonais dans les années 80 et destinée justement… à protéger le pont ! Située à plus de 200 mètres du pont, cette plaque avait disparu sous une épaisse végétation. Un banian gigantesque avait poussé dessus ! Le tronc de l’arbre fautif est aujourd’hui évidé en forme d’autel. Pour les habitants de Hoy An, il fait donc nul doute que si on enlève la plaque, le pont disparaîtra aussitôt, englouti par les eaux de la rivière qu’il enjambe.
Originalité de ce pont couvert qui rappelle quelques ponts couverts célèbres, pas forcément le Pont des Soupirs, mais plutôt le Ponte Vecchio de Florence, on peut enjamber la rivière sans craindre la pluie ou le vent. Une solide collection de poutres soutient la couverture.
Pas de boutiques, de marchands d’or ou de bijoutiers à l’intérieur du pont, mais un petit pagodon dédié à deux personnages de légende vénérés par les Japonais de Hoy An : Daï Dé et Tran Vu.
Autour du pagodon, un étroit corridor permet d’admirer quelques vieilles peintures de la ville qui donnent une idée de la cité au siècle dernier.
Puis on passe à l’autre extrémité du pont. Ici, pas de contrôle des autorités touristiques. On ne paye que dans un sens ! Un couple de singes et de chiens en garde l’entrée… Normal, ce pont fut commencé une année du Singe pour être achevé une année du chien. En fait, il fut construit en seulement trois ans.
Le pont représente le corps d’un monstre s’appelant Cu dont les parties sont éparpillées avec la tête en Inde, la queue au Japon et bien sûr le corps à Hoi An. C’est pour garder l’esprit de ce qui ressemble à un dragon que la pagode fut construite.