Pourquoi visiter Mua Caves ?
La vue récompense l’effort
L’expérience commence par l’ascension d’un escalier de pierre de près de 500 marches, taillé à flanc de montagne, qui rappelle la Grande Muraille de Chine. L’effort est notable, surtout sous le soleil, mais il est largement récompensé. Du sommet, la vue sur la vallée de Tam Cốc est à couper le souffle : les rizières verdoyantes, la rivière Ngo Dong qui serpente et les impressionnantes formations calcaires qui ont valu à la région le surnom de “baie d’Ha Long terrestre”. Les photographes comme les amoureux de la nature y trouvent leur compte.
Une légende et des statues emblématiques
Le lieu doit son nom, “Múa” qui signifie “danse”, à une légende du XIIIe siècle. On raconte que le roi Trần Thái Tông venait ici pour assister à des spectacles de danse royale. Pour renforcer ce caractère mythique, une grande statue de dragon, symbole de protection et de prospérité dans la culture vietnamienne, a été installée au sommet et offre un cadre unique pour les photos.
Un cadre paisible au pied de la montagne
Le site est également agréable à explorer avant ou après l’ascension. À l’entrée, un grand bassin de lotus offre un spectacle magnifique, surtout pendant la saison de floraison estivale. Le complexe est aménagé pour se promener et se détendre, avec des cafés et des restaurants à proximité. Il est bon de noter que le site est très populaire, et peut être bondé en fin de journée, il est donc conseillé de venir tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule et la chaleur.
Comment visiter Mua Caves ?
Horaires d’ouverture et tarifs
Les grottes de Mua sont ouvertes au public tous les jours de 6h00 à 19h00. Le tarif d’entrée a été récemment ajusté : à partir du 1er avril 2026, le billet est passé de 100 000 à 150 000 dongs par personne, pour les adultes et les enfants mesurant plus d’un mètre. L’entrée est gratuite pour les enfants de moins d’un mètre. Ce prix inclut l’accès à l’ensemble du site touristique, comprenant la grotte, le parc de lotus et l’ascension vers le sommet de la montagne Ngoa Long.
La localisation du site et comment s’y rendre
Les grottes de Mua se situent dans le village de Khe Dau Ha, commune de Ninh Xuan, district de Hoa Lu, dans la province de Ninh Binh . Elles se trouvent à environ 5 km du centre-ville de Ninh Binh et à une courte distance de la zone touristique de Tam Coc. Pour vous y rendre depuis Hanoï, vous avez plusieurs options : le bus ou la navette limousine (environ 2 à 3 heures pour un coût allant de 4 à 15 dollars), le train jusqu’à la gare de Ninh Binh, ou encore la voiture privée, pour plus de flexibilité. Une fois arrivé à Ninh Binh, vous pouvez louer un vélo ou une moto, ou prendre un taxi ou un VTC (comme Grab) pour les 5 derniers kilomètres jusqu’à l’entrée du site.
Conseils pour l’ascension
L’attraction principale des grottes de Mua est l’ascension des près de 500 marches en pierre jusqu’au sommet de la montagne. La montée est assez raide et peut être éprouvante, surtout avec la chaleur, mais la récompense est au sommet : une vue panoramique à couper le souffle sur la vallée de Tam Coc, les rizières et la rivière Ngo Dong.
Les meilleurs moments pour votre visite
Pour profiter pleinement de cette expérience, il est conseillé de visiter le site tôt le matin, idéalement avant 9h00, pour éviter la foule et la chaleur. La période de fin mai à début juin est idéale, lorsque les rizières sont dorées, offrant un contraste saisissant avec les pitons calcaires.
Mua Caves, au sommet de la montagne du dragon
Jeudi 25 janvier. Deuxième étape de ma longue journée dans la région de Ninh Binh, la baie d’Halong des terres, Khu Du Lich Hang Mua, autrement dit Mua Caves, la montagne du dragon. Tout un programme ! Pour m’y rendre, je loue les services d’un taxi qui me servira de guide pendant toute la journée.
Contrairement à ce qu’on peut penser, ce n’est pas tellement la grotte du coin qui a de l’intérêt (d’ailleurs, je n’irai même pas la visiter !), mais c’est surtout et avant tout l’extraordinaire pain de sucre qui domine le paysage et les rizières alentour.
Pour cela, il faut d’abord pénétrer dans le parc (100.000 dongs), puis remonter la longue allée qui borde les champs de riz des paysans du coin. Balade très agréable qui ne présente aucune difficulté. En tournant la tête, j’admire les paysages extraordinaires de cette baie d’Halong des terres, ces merveilleux pains de sucres qui se reflètent dans les eaux des rizières inondées.
Quelques mètres plus loin, voici la grotte au milieu de laquelle se dressent d’énigmatiques personnages sans doute vénérés par les gens du coin.
Puis commence l’ascension elle-même matérialisée par deux énormes dragons qui encadrent l’escalier principal menant au sommet de la montagne. Pour escalader tout là-haut, il me faudra tout de même gravir les 450 marches qui mènent au sommet. Éprouvant et impossible à faire sans une bouteille d’eau.
À mesure que je monte, la montagne du dragon dévoile ses secrets qui ne sont autres que cette roche basaltique rendue visible par l’érosion de la couche calcaire par la pluie et le vent.
Plus on grimpe, plus les champs de riz s’étendent jusqu’à perte de vue. Champs remplis d’eau et de semences, écartelés par les pains de sucre et les rochers karstiques. Tout simplement magnifique et exceptionnel de beauté.
Après quelque 400 marches escaladées, me voici donc au sommet de la montagne du Dragon. Le paysage est grandiose.
Au sommet de la montagne du Dragon, impossible de détacher son regard de cette succession de pains de sucre qui forment comme un long et étroit corridor de rochers karstiques, dessinant une gorge dans laquelle stagnent les eaux de la rivière.
Moins baigné par la lumière du soleil, c’est pourtant ce versant de la montagne qui me fascine le plus. Ici, plus qu’ailleurs, on se rend compte de la forêt de pitons rocheux qui encadrent la rivière.
Sur l’autre versant, exposé à la pluie et au vent, l’action de l’érosion est évidente et bien visible. Les couches sédimentaires ont depuis longtemps disparu, laissant le sol à nu et les montagnes basaltiques taillées dans la violence du volcan qui les a vues naître il y a des millions d’années de ça.
Le spectacle de cette forêt de pitons karstiques est saisissant de beauté. Entre les rochers, on distingue aisément les parcelles des champs de riz encore inondées.
Une fois encore, je tente quelques clichés en mode hdr, mais décidément, cela ne me satisfait pas du tout. Trop artificiel à mon goût.
Pour accéder au dragon qui garde le sommet de la montagne, il faut encore escalader le petit tertre qui chapeaute le pic rocheux. Là, sur un petit plateau de roche volcanique, le dragon déroule son corps parsemé d’écailles.
Je ne resterai pas longtemps là, je préfère encore me réfugier, à l’abri de la foule et des Chinois qui commencent à rejoindre le sommet, sur l’autre versant de la montagne où la vue sur la roche déchiquetée et le corridor formé par les pitons karstiques est absolument fantastique.
Une fois au sommet de la montagne du dragon, je vais prendre tout mon temps pour admirer le paysage. Ça, c’est le gros avantage de pouvoir voyager en solo : prendre son temps et se nourrir des choses que l’on voie. Et que dire face à une telle merveille ?
Pour être au plus près (et au plus calme), je franchis la première barrière de rochers et me trouve un endroit où m’asseoir pour admirer le paysage.
Comment se lasser devant un tel paysage ? Du coup je prends cette vallée sous toutes les coutures… et en mode hdr en prime. Mais décidément, toujours pas convaincu.
C’est à contrecœur que je me résous finalement à redescendre cette montagne du dragon. Sur l’autre sommet, un temple bouddhiste a été élevé, dominant toute la vallée de Ninh Binh et tous les champs de riz alentour.
Il ne me reste plus qu’à redescendre les 400 marches qui me séparent du plancher des vaches… et des rizières en l’occurrence !