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Sur la route chaotique qui mène à San Agustin

Sur la route chaotique qui mène à San Agustin

Mercredi 4 juillet. Après cette visite éclair de Popayan, retour à l’hôtel. Le temps d’aller chercher Léa et de trouver un taxi qui veuille bien nous emmener jusqu’à la station de bus centrale (pas si simple pour notre réceptionniste…), et on file à la gare. Une heure d’attente avant de grimper dans une « buseta » affrétée par la compagnie Sotracauca.

Plus de cinq heures de route nous attendent. Enfin, quand je dis de route… Surtout au début du parcours. Une belle occasion d’admirer les pentes du volcan Puracé situé à 58 km de Popayan (un de mes objectifs quand je reviendrai dans la région !). Bref, des paysages magnifiques défilent derrière la fenêtre de notre “buseta”, une dizaine de places maximum.

Très rapidement, la route commence à s’élever. La brume de la forêt tropicale accrochée aux flancs de la cordillère centrale fait son apparition. Au passage, on croise des troupeaux de chevaux.

Après une heure de route, le voyage se complique… Certes, les paysages sont toujours aussi magnifiques, mais la route disparaît pour laisser la place à une piste caillouteuse, creusée de trous et de crevasse qui oblige les conducteurs (ils sont deux, et je commence à comprendre pourquoi !) à une attention de tous les instants. Et pour cause, de l’autre côté de la route, les ravins sont nombreux. Bref, le danger est permanent.

Mis à part la route (ou plutôt la piste !), les paysages sont plutôt sympas. On roule pendant des heures sur un haut plateau qui traverse la Cordillière centrale de part en part. Pour info, il vaut mieux faire le trajet de jour. De nuit, c’est non seulement beaucoup plus dangereux, mais la plupart des voyageurs sont débarqués à environ 5 km du centre-ville de San Agustin… Non, merci. Surtout avec ma fille dans mon sac à dos.

Admirez l’attitude stoïque de ma fille ! Une petite recommandation… Il vaut mieux manger léger avant de s’embarquer dans l’aventure ! Quant aux « baños », pas de problème, on prévient le chauffeur qui nous ouvre tranquillement la porte coulissante de la camionnette et on fait pipi au bord du chemin. L’aventure, c’est l’aventure ! J’adore.

Enfin, on arrive au sommet du plateau. La forêt tropicale émerge de la brume. Les paysages sont à couper le souffle.

Encore une heure de route avant d’arriver à San Agustin. Pas question de manquer l’arrêt… Sinon, on sera bon pour descendre à Pitalito !

Après une longue journée de bus, nous voici donc arrivés à San Agustin. Autant le dire tout de suite… Vidés ! Cela fait presque trois jours que nous ne faisons que du bus depuis que nous avons quitté Puerto Lopez, sur la côte pacifique de l’Équateur. Et soudain, voir le petit paradis de verdure dans lequel nous avons atterri ce soir nous remplit de bonheur. Nous allons enfin pouvoir recharger les batteries. Quelle aventure !

Cerise sur le gâteau, notre habitation est tout simplement géniale. Un petit appartement pour nous tout seul. À peine débarqués du bus de Popayan, nous avons grimpé dans un taxi qui nous a emmenés là : hôtel Valladollyd. Un vrai petit paradis.

En plus de ça, les gérants de l’hôtel sont tout simplement adorables. Ils m’offrent un café et me permettent de le prendre à la terrasse de ma chambre. Pour la première fois depuis trois jours, je peux enfin souffler… Ouf ! Nous sommes arrivés à bon port ! C’est dingue, mais c’est seulement maintenant que je me rends compte que nous sommes arrivés en Colombie.

Après ces trois jours de mauvais sommeil, de malbouffe, de galères, de rebondissements, d’angoisse de manquer un bus… Bref, après ces trois jours d’aventure, chose promise, chose due, nous allons manger dans un bon restaurant ! Ça tombe bien, les meilleurs restaurants de San Agustin se trouvent justement de l’autre côté de la route. Vamos Léa ! Vamos !

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