Pourquoi visiter les temples Hay Nam et Quang Cong à Hoy An ?
Le temple Quan Cong, un sanctuaire dédié à la loyauté et à la justice
Le temple Quan Cong (également appelé Chùa Ông) est l’un des sites les plus emblématiques de Hoi An, dédié à Quan Cong, un célèbre général chinois de la période des Trois Royaumes, vénéré comme l’incarnation de la loyauté, de la bravoure et de la justice. Construit en 1653 par la communauté chinoise de Hoi An, ce temple servait autrefois de lieu où les marchands chinois venaient signer leurs contrats, persuadés qu’il était impossible de tromper en présence du visage de Quan Cong. Sa superbe architecture, avec ses murs en briques roses et son toit de tuiles vertes vernissées orné de dragons et de licornes, en fait un exemple remarquable de l’artisanat chinois traditionnel. L’intérieur abrite une imposante statue de Quan Cong en papier mâché, flanquée de ses deux gardes Quan Binh et Chau Thuong, ainsi que des statues grandeur nature de ses chevaux et des objets rituels offerts par l’empereur Bao Dai.
La salle d’assemblée Hai Nam, un hommage aux 108 martyrs de Hainan
La salle d’assemblée Hai Nam (également appelée Hainan Assembly Hall ou Quynh Phu Assembly Hall) fut construite entre 1883 et 1891 par la communauté chinoise de Hainan, avec le soutien financier de la cour impériale. Son histoire est intimement liée à un drame survenu en 1851, lorsqu’un navire transportant 109 marchands chinois fut attaqué près de Hoi An. Accusés à tort d’être des pirates, 108 d’entre eux furent exécutés. Après que la vérité eut éclaté, l’empereur Tự Đức, ému par cette injustice, édicta un décret royal en 1875 pour honorer les victimes et finança la construction d’un mémorial. La salle d’assemblée est aujourd’hui un lieu de mémoire où sont vénérés ces 108 marchands, dont les âmes sont considérées comme des esprits protecteurs.
Une architecture chargée de symboles et d’histoire
Ces deux édifices offrent un témoignage précieux de l’architecture chinoise traditionnelle à Hoi An. Le temple Quan Cong se distingue par ses couleurs vives et ses décorations complexes, tandis que la salle Hai Nam, plus modeste, est profondément symbolique. Dans la salle principale de Hai Nam se trouve un autel en bois laqué rouge et or représentant les trois royaumes du ciel, de la terre et de l’eau, derrière lequel une tablette ancestrale est dédiée aux 108 marchands. Bien que moins ornée que d’autres salles d’assemblée, Hai Nam possède une atmosphère de recueillement particulier, renforcée par la tragédie qu’elle commémore . Ces deux sites sont ouverts gratuitement aux visiteurs et font partie intégrante du patrimoine culturel national protégé de Hoi An.
Une plongée dans la vie et les traditions de la communauté chinoise
Visiter le temple Quan Cong et la salle Hai Nam, c’est s’immerger dans l’histoire de la communauté chinoise de Hoi An, qui a joué un rôle crucial dans le développement de la ville en tant que port commercial florissant. Ces lieux sont encore aujourd’hui des centres de vie communautaire et spirituelle. Le temple Quan Cong est particulièrement actif lors de la fête d’Ong Pagoda, qui a lieu deux fois par an, et attire de nombreux fidèles venus prier pour la bonne fortune dans les affaires. La salle Hai Nam, bien qu’ayant ouvert ses portes au public plus tardivement, en 2016, offre une expérience plus intime et souvent moins fréquentée que d’autres sites, permettant une découverte sereine de son histoire émouvante . Ces deux temples sont facilement accessibles dans le centre de Hoi An, à quelques pas l’un de l’autre sur la rue Tran Phu.
Comment se rendre à Hoy An depuis Hué ?
Le bus, la solution économique pour relier Hué à Hội An
Le bus est de loin le moyen de transport le plus économique et le plus simple pour rejoindre Hội An. Plusieurs compagnies, comme Hanh Cafe, proposent des trajets directs quotidiens, avec des départs très fréquents tout au long de la journée . Le prix d’un billet standard commence autour de 110 000 à 180 000 VND, soit environ 4,50 à 7 euros, ce qui en fait une option imbattable pour les petits budgets. La durée du trajet est en moyenne de 4 heures 30 minutes pour une distance d’environ 102 kilomètres. Le confort des bus est variable, mais il est tout à fait correct pour un voyage de quelques heures.
Le train, une option nécessitant une correspondance
Pour ceux qui privilégient le paysage, le train est une alternative agréable, bien qu’elle ne soit pas directe. Il n’y a pas de gare à Hội An, il faut donc prendre un train de Hué jusqu’à la gare de Đà Nẵng, puis un taxi ou un bus pour les 30 derniers kilomètres jusqu’à Hội An. Le trajet en train dure environ 1 heure 50 à 2 heures 30. Le train est un bon choix pour les amateurs de voyages ferroviaires qui ne sont pas pressés, mais la correspondance à Đà Nẵng peut être contraignante avec des bagages.
La voiture privée ou le taxi
Pour un transfert sans stress, la voiture privée ou le taxi est la meilleure option. Le prix d’une voiture privée avec chauffeur est généralement fixe et inclut le carburant et les péages. Un transfert en voiture privée coûte entre 1 400 000 et 1 800 000 VND, soit environ 55 à 72 euros, pour un trajet d’environ 3 heures. Le taxi est un peu moins cher, autour de 85 à 110 dollars . Ce mode de transport est idéal pour les groupes ou les familles, et permet de voyager à son rythme en choisissant l’itinéraire par le col de Hải Vân pour les paysages ou par le tunnel pour la rapidité.
Le tour à moto “Easy Rider”
Pour une expérience mémorable, le tour en moto avec un guide local (“Easy Rider”) est une option très prisée. Vous voyagez à l’arrière de la moto de votre guide, qui vous fait découvrir les routes, les villages et les sites cachés de la côte centrale, comme le col de Hải Vân, la lagune de Tam Giang ou les Montagnes de Marbre. Un tour d’une journée coûte environ 55 dollars américains par personne. C’est une aventure idéale pour les voyageurs en quête d’authenticité, mais il est conseillé de bien vérifier la réputation du guide et de s’assurer que le transport des bagages est prévu.
Hoy An, les temples Hay Nam et Quang Cong
Lundi 29 janvier. Me voici donc à Hoy An. Par le bus, je n’ai eu aucun mal à venir ici depuis Hué. Depuis la gare routière, un taxi m’a déposé à mon hôtel qui est légèrement excentré. Mais rien d’excessif.
J’ai même la chance d’échapper un peu à la cohue des touristes chinois qui fréquentent cette ville par milliers. Et pour cause ! Hoy An demeure la ville la plus chinoise de tout le Vietnam.
Sur le premier temple que je visite, le temple Hay Nam, mis à part ces quelques photos que j’ai prises, je n’ai pas vraiment d’information. Du coup, j’en profite pour revenir un peu sur l’histoire de cette ville de Hoy An, qui fut, dès le Xe siècle, le principal débouché sur la mer du royaume Cham. Son port aujourd’hui ensablé (ce qui la sauva des destructions massives des bombardements américains) lui permettait de commercer avec le monde entier (Portugal, Fance, Angleterre, Japon, Chine, Inde, Hollande), nations qui venaient chercher là épices, porcelaines, thé et autres produits « des Indes ». C’est ainsi à Hoy An que débarquèrent les premiers missionnaires portugais, puis les Jésuites.
À l’époque, les moussons et les tempêtes obligeaient les marins à demeurer à quai. Et du coup, ces derniers se faisaient construire des demeures à proximité du port. Parmi les Jésuites arrivés ici, on se souviendra d’Alexandre de Rhodes qui apprit le vietnamien à une vitesse déconcertante et commença son travail de latinisation de la langue locale. Il inventa l’alphabet vietnamien à partir des lettres de l’alphabet latin.
L’influence chinoise commença à se faire sentir dès le XVIIe siècle, quand la dynastie Ming fut renversée par les Mandchous. De nombreux mandarins, nobles et commerçants chinois vinrent se réfugier ici et y firent souche. Des Japonais vinrent aussi s’établir à Hoy An et le mélange des cultures donnant naissance à un art sino-nippon donnant à la ville le cachet qu’on lui confère aujourd’hui.
Aujourd’hui, la plupart des belles demeures et des temples de la ville sont issus de ce syncrétisme sino-japonais.
Plus connu que le précédent le temple, Quang Cong est un monument religieux construit en 1653. Il contient des photographies et beaucoup d’objets anciens précieux comme des cartes, statues, porcelaine, céramique, balance, ancre, urnes funéraires, stèle, rapports de famille.
Il fournit des informations scientifiques précises et nécessaires pour comprendre le développement général de l’histoire et la culture de Hội An. En visitant ce musée on peut imaginer Hội An aux temps préhistoriques. Ah, j’allais oublier ! Pour visiter les temples de la ville, on peut acheter un pass de cinq coupons détachables qui permet de faire son choix parmi les nombreux édifices de la ville.
Le temple Quan Cong porte le nom d’un ancien général chinois qui a remporté un bon nombre de victoires militaires à l’époque de la dynastie Han (de 206 av. J.-C. à 220 apr. J.-C.).
L’extérieur du temple est en briques colorées en rose, et le toit est fait de tuiles vertes vernies et orné de créatures mythiques comme des dragons et des licornes. L’embrasure de la porte est décorée de deux dragons entrelacés dans les nuages.
Quan Cong était l’incarnation du Thanh Long (le dragon bleu) et de Bach Ho (le tigre blanc). Dans l’entrée principale se trouve une statue imposante de Quan Cong flanquée par ses deux gardes, Quan Binh et Chau Thuong. De l’autre côté de l’autel se trouvent un certain nombre d’instruments et d’armes rituels. La cloche et le tambour ont été offerts au XXe siècle par Bao Dai. Derrière l’entrée avant se trouve le sanctuaire, avec deux statues grandeur nature des chevaux de Cong.