Arrivée à Riyadh, un long voyage vers l'Arabie Saoudite
Lundi 20 octobre. Mon voyage autour du monde se poursuit. Aujourd’hui, je mets le cap vers la péninsule arabique et l’Arabie Saoudite, un pays qui m’a longtemps paru comme absolument inaccessible, mais qui depuis 2020 s’est ouvert au tourisme mondial. Avec la succession de régime, le prince MBA a souhaité ouvrir le pays au reste du monde entier et désormais, il ne suffit plus que d’un simple visa électronique (91 euros tout de même !) pour accéder au pays.
Attention, ce visa comprend une assurance voyage obligatoire, raison pour laquelle il est si cher. On peut l’obtenir directement en ligne et la procédure est non seulement ultra simple, mais ne prend que quelques minutes. À condition d’avoir la bonne photographie à la taille convenue ! Bref, passons !
Tout ça pour dire que c’est avec quelque 40 minutes de retard que mon vol pour Francfort (première étape de mon voyage) décolle de Roissy, ce qui va m’occasionner une belle frousse car je ne dispose que d’environ 1 h 50 d’escale pour aller prendre ma correspondance pour Ryad.
L’angoisse de manquer mon vol pour la capitale saoudienne et donc mon rendez-vous à l’aéroport, va gâcher mon vol pour Francfort. Mais heureusement, le commandant de bord a décidé d’appuyer sur le champignon et de rattraper une grande partie de son retard dans le ciel qui sépare la France de l’Allemagne. Du coup, à mon arrivée à Francfort, j’en suis quitte à une grande course à travers les halls de l’aéroport pour me rendre à l’autre bout du terminal B où se trouve la porte d’embarquement pour l’Arabie Saoudite ! Ouf, je vais arriver juste trois minutes avant la fermeture de la porte ! Je suis sauvé in extremis ! Alléluia !
À bord du vol affrété par la Luthtansa, je vais profiter du magnifique coucher de soleil depuis le hublot de l’avion et de mes derniers verres d’alcool consommés avant la fin de la semaine. Et oui, si l’Arabie Saoudite s’est enfin ouverte au tourisme mondial, elle n’en reste pas moins stricte au niveau de la consommation d’alcool. La tolérance reste à zéro. Il vous faudra donc faire une petite cure si vous souhaitez découvrir cette belle destination.
Après les nombreuses péripéties de mon vol matinal, celui qui m’emmène à Riyad, la capitale saoudienne, n’est qu’une simple formalité. Voyage sans encombre et sans aucune turbulence. Elle est pas belle, la vie. Et c’est donc en tout début de soirée que j’arrive tranquillement en Arabie Saoudite. Atterrissage en douceur et une première vision de cette ville-champignon qui a poussé au milieu du désert d’Arabie.
Côté formalité, là encore, rien à déclarer. Le passage de la frontière se fait absolument sans encombre. Une petite photo à l’arrivée, un coup de tampon sur le passeport (82e pays visité) et me voici en Arabie Saoudite. Il ne me reste plus qu’à commander un taxi via Uber et à me rendre à mon hôtel, Ewaa Express Hotel Khorais, pour y passer une courte nuit avant de retourner à l’aéroport où m’attend le lendemain un vol pour Al Ula. Mais rien ne va se passer comme prévu…