You are currently viewing Arrivée à Riyadh, un long voyage vers l’Arabie Saoudite

Arrivée à Riyadh, un long voyage vers l’Arabie Saoudite

Pourquoi visiter l’Arabie Saoudite ?

Des trésors archéologiques millénaires

L’Arabie saoudite abrite des sites historiques d’une valeur inestimable qui témoignent de civilisations antiques fascinantes. Le joyau du pays est sans conteste AlUla, qui renferme Hegra, le premier site du royaume classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, où d’impressionnantes tombes nabatéennes vieilles de deux mille ans ont été taillées à même la roche. À Diriyah, berceau de la dynastie saoudienne, les visiteurs peuvent déambuler dans le quartier d’At-Turaif, avec ses maisons en briques de terre crue magnifiquement restaurées qui racontent l’histoire de la naissance du royaume. Ces sites archéologiques offrent une immersion unique dans le passé de la péninsule arabique, loin des foules touristiques des destinations plus conventionnelles.

Une diversité de paysages naturels

Contrairement aux idées reçues, l’Arabie saoudite possède une étonnante variété de paysages naturels. Le Rub’ al Khali, ou Quart Vide, est le plus vaste désert de sable ininterrompu au monde, offrant des panoramas de dunes dorées à perte de vue et des ciels étoilés d’une pureté exceptionnelle. Dans la région d’Asir, les montagnes verdoyantes et les températures fraîches surprennent agréablement, avec des possibilités de randonnée dans le parc national d’Asir. Le littoral de la mer Rouge dévoile quant à lui des récifs coralliens préservés et une vie marine d’une richesse exceptionnelle, idéale pour la plongée et le snorkeling.

Une scène gastronomique et culturelle en plein essor

Le pays connaît actuellement une renaissance culturelle remarquable qui séduit les voyageurs en quête d’authenticité. La gastronomie saoudienne, avec des plats traditionnels comme le kabsa (riz épicé à la viande) ou le jareesh, est mise à l’honneur et l’arrivée prochaine du Guide MICHELIN à Riyad et Djeddah témoigne de la vitalité de cette scène culinaire. Les festivals se multiplient, comme le Winter at Tantora à AlUla qui propose concerts et installations artistiques dans un décor désertique spectaculaire. À Djeddah, le quartier historique d’Al-Balad, avec ses maisons en pierre de corail et ses souks animés, a été restauré et offre une plongée fascinante dans l’architecture traditionnelle de la mer Rouge.

Des projets futuristes visionnaires

L’Arabie saoudite se tourne résolument vers l’avenir avec des projets touristiques d’une ambition inédite qui attirent les voyageurs du monde entier. Le Projet de la mer Rouge vise à développer des complexes hôteliers de luxe sur des îles préservées, alliant écologie et confort haut de gamme . NEOM, cette mégapole futuriste en construction dans le nord-ouest du pays, promet de redéfinir les standards de l’urbanisme et du tourisme durable. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre de la Vision 2030, un plan de transformation économique qui facilite considérablement l’accès des touristes internationaux grâce à un système de visa électronique simple et rapide, rendant cette destination autrefois secrète désormais accessible à tous.

Comment visiter l’Arabie Saoudite ?

Le type de visa et les conditions d’obtention

Pour voyager en Arabie Saoudite en tant que touriste, le principal sésame est le e-visa en ligne, un système mis en place pour simplifier considérablement les démarches. Ce visa électronique, valable un an, permet des entrées multiples et des séjours n’excédant pas 90 jours par visite. Il est accessible aux citoyens de 66 pays éligibles, et sa demande s’effectue entièrement sur le portail officiel, avec une approbation quasi instantanée, souvent en 5 à 30 minutes. Il est important de noter qu’un visa unifié des pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) a été lancé en 2026, permettant théoriquement de visiter l’Arabie Saoudite ainsi que les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et Oman avec un seul permis, bien que son fonctionnement pratique reste à confirmer.

Le prix du visa touristique

Le coût de l’e-visa touristique pour l’Arabie Saoudite est d’environ 500 riyals saoudiens (SAR), ce qui équivaut à peu près à 134 dollars américains ou 102 euros. Ce prix inclut obligatoirement une assurance médicale de voyage, couvrant les éventuels frais de santé durant le séjour. Il est à noter que les frais peuvent varier si vous passez par un prestataire de services ou une agence, qui ajouteront leurs propres commissions. Pour les visas d’affaires ou de travail, les coûts et les procédures diffèrent et sont généralement plus élevés.

Les documents requis pour la demande

Pour effectuer votre demande de e-visa, vous devrez fournir un passeport en cours de validité pour une durée minimale de six mois à compter de la date d’entrée prévue sur le territoire saoudien. Vous aurez également besoin d’une photographie d’identité récente aux normes, ainsi qu’une adresse e-mail valide pour recevoir votre visa. Bien que non systématiquement demandé pour l’e-visa, il est prudent de disposer d’une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel) et d’un billet d’avion retour ou de continuation de voyage.

Se déplacer en Arabie Saoudite

Une fois sur place, les options de transport sont variées et modernes. Dans les grandes villes comme Riyad ou Djeddah, les taxis et les applications de VTC (comme Uber ou Careem) sont très courants et constituent un moyen pratique de se déplacer. Pour les trajets interurbains, il existe un réseau de bus et un réseau ferroviaire en développement, notamment la ligne à grande vitesse “Haramain” qui relie La Mecque, Médine, Djeddah et l’aéroport Roi Abdallah. La location de voiture est également possible, mais il est impératif d’être titulaire d’un permis de conduire international en plus de votre permis national.

Arrivée à Riyadh, un long voyage vers l'Arabie Saoudite

Lundi 20 octobre. Mon voyage autour du monde se poursuit. Aujourd’hui, je mets le cap vers la péninsule arabique et l’Arabie Saoudite, un pays qui m’a longtemps paru comme absolument inaccessible, mais qui depuis 2020 s’est ouvert au tourisme mondial. Avec la succession de régime, le prince MBA a souhaité ouvrir le pays au reste du monde entier et désormais, il ne suffit plus que d’un simple visa électronique (91 euros tout de même !) pour accéder au pays.
Attention, ce visa comprend une assurance voyage obligatoire, raison pour laquelle il est si cher. On peut l’obtenir directement en ligne et la procédure est non seulement ultra simple, mais ne prend que quelques minutes. À condition d’avoir la bonne photographie à la taille convenue ! Bref, passons !

Tout ça pour dire que c’est avec quelque 40 minutes de retard que mon vol pour Francfort (première étape de mon voyage) décolle de Roissy, ce qui va m’occasionner une belle frousse car je ne dispose que d’environ 1 h 50 d’escale pour aller prendre ma correspondance pour Ryad.
L’angoisse de manquer mon vol pour la capitale saoudienne et donc mon rendez-vous à l’aéroport, va gâcher mon vol pour Francfort. Mais heureusement, le commandant de bord a décidé d’appuyer sur le champignon et de rattraper une grande partie de son retard dans le ciel qui sépare la France de l’Allemagne. Du coup, à mon arrivée à Francfort, j’en suis quitte à une grande course à travers les halls de l’aéroport pour me rendre à l’autre bout du terminal B où se trouve la porte d’embarquement pour l’Arabie Saoudite ! Ouf, je vais arriver juste trois minutes avant la fermeture de la porte ! Je suis sauvé in extremis ! Alléluia !

À bord du vol affrété par la Luthtansa, je vais profiter du magnifique coucher de soleil depuis le hublot de l’avion et de mes derniers verres d’alcool consommés avant la fin de la semaine. Et oui, si l’Arabie Saoudite s’est enfin ouverte au tourisme mondial, elle n’en reste pas moins stricte au niveau de la consommation d’alcool. La tolérance reste à zéro. Il vous faudra donc faire une petite cure si vous souhaitez découvrir cette belle destination.

Après les nombreuses péripéties de mon vol matinal, celui qui m’emmène à Riyad, la capitale saoudienne, n’est qu’une simple formalité. Voyage sans encombre et sans aucune turbulence. Elle est pas belle, la vie. Et c’est donc en tout début de soirée que j’arrive tranquillement en Arabie Saoudite. Atterrissage en douceur et une première vision de cette ville-champignon qui a poussé au milieu du désert d’Arabie.

Côté formalité, là encore, rien à déclarer. Le passage de la frontière se fait absolument sans encombre. Une petite photo à l’arrivée, un coup de tampon sur le passeport (82e pays visité) et me voici en Arabie Saoudite. Il ne me reste plus qu’à commander un taxi via Uber et à me rendre à mon hôtel, Ewaa Express Hotel Khorais, pour y passer une courte nuit avant de retourner à l’aéroport où m’attend le lendemain un vol pour Al Ula. Mais rien ne va se passer comme prévu…

Laisser un commentaire