Au cœur de la forêt noire, l'ascension du Feldberg
Samedi 15 juillet. Bon voilà, pour ma dernière étape en Allemagne avant mon retour en France, j’ai décidé de faire une petite promenade de santé. Pas une grande ascension aujourd’hui, mais une petite qui tout de même permet de monter au Feldberg (1.493 m d’altitude), soit le sommet des montagnes de la Forêt-Noire.
Une vraie belle balade en fait qui va me prendre une bonne partie de l’après-midi. La première partie de l’ascension permet de grimper parmi les jolies fleurs violettes qui colorent les coteaux. Tout simplement magnifique.
Un peu plus loin, et plus haut aussi, les espèces se diversifient. Et les palettes de couleurs s’enrichissent. Avec, toujours en toile de fond, la forêt épaisse de la Forêt-Noire.
Ses monts vallonnés, ses tapis de fleurs de toutes les couleurs, ses forêts, ses vallées… La Forêt-Noire atteint un summum de beauté du côté du Feldberg.
Un véritable petit paradis pour mon Nikon. En ouvrant au maximum mon 14 mm, je tente de donner du relief à ce beau ciel torturé qui accompagne mon ascension.
En été, c’est le moment idéal pour randonner ici. L’hiver, le site est une station de ski desservie par de nombreux téléphériques.
En attendant, je ne me lasse pas des tapis de jacinthes violettes qui accompagnent mon ascension.
La deuxième partie de la randonnée est un pur régal. Rien de bien physique en fait puisqu’il s’agit de traverser le plateau du Feldberg pour accéder à la petite butte qui marque le sommet.
Ici, le plateau du Feldberg est une vaste prairie à ciel ouvert où poussent ici et là quelques sapins qui ont échappé à l’appétit glouton des troupeaux de vaches qui arpentent cette vaste étendue herbeuse.
Depuis le chemin qui transperce le plateau, c’est une succession infinie de vallons et de prairies ponctuée de quelques touches colorées.
Forcément, l’été, le plateau du Feldberg est une des promenades les plus prisées des familles, même si la première partie de l’ascension peut en décourager les jeunes enfants ou les ados.
Et forcément, au milieu de cet incroyable espace naturel, il y a toujours un banc… Et sur un banc, des amoureux.
Allez hop, je poursuis mon chemin. Tout au bout se dresse la tour du Feldberg qui offre un panorama à 360 degrés sur toute la Forêt-Noire. Par temps clair (pas comme aujourd’hui), on peut même apercevoir, paraît-il, quelques-uns des plus hauts sommets alpins.
En chemin, je m’arrête quelques instants pour dire bonjour aux vaches du coin. Pour sûr, ici, on est très loin de l’élevage intensif et de la ferme des « mille vaches » !
L’ascension du Feldberg se poursuit. Mais avant de continuer, je m’arrête un moment pour profiter de la vue sur ces champs de jacinthes sauvages qui étalent leur couleur violacée jusqu’à perte de vue. Tout simplement époustouflant.
Ce paysage est fantastique. Je m’amuse à fermer et à ouvrir le diaphragme de mon Nikon pour m’efforcer de jouer sur les clairs-obscurs, de renforcer l’épaisseur du ciel et de vigneter légèrement à ouverture à 2,8. Je m’éclate, moi !
Allez zou, le sommet du Feldberg m’attend encore. Je reprends mon chemin sur le sentier de randonnée qui traverse les champs de jacinthes.
En m’approchant su sommet, les champs de jacinthes laissent la place à la prairie herbeuse… Pas pour longtemps !
J’arrive enfin au sommet matérialisé par une petite place circulaire. Mais avant ça, je veux profiter à plein de l’exceptionnel panorama qui s’offre à moi.
Depuis le sommet du Feldberg, c’est une succession de montagnes émoussées recouvertes de pins et de sapins. La Forêt-Noire dans toute sa splendeur. Et de nouveau mes champs de jacinthes…
À droite, du chemin, je bifurque vers un petit promontoire au bout duquel se trouve un banc. Un épais tapis de jacinthes mauves, tirant sur le bleu s’offre en premier plan. Je profite pleinement de ce moment, puis sors mon casse-croûte pour l’après-midi. Plutôt pas mal la vue depuis la terrasse de mon restaurant !
Après une courte halte au sommet du Feldberg (rien d’exceptionnel en fait), je décide de continuer mon chemin en descendant le versant ouest du mont.
Ici, des fleurs de gentianes poussent librement au milieu de prairie. Le chemin descend lentement au milieu de la prairie herbeuse. Plus sauvage que l’autre versant.
Depuis le versant ouest, on a une vue incroyable sur l’épaisseur de la Forêt-Noire, ses cimes recouvertes de conifères que le vent, la pluie et le temps ont fini par éroder au fil des millénaires.
À force de descendre, je finis par vite comprendre que l’ascension ne sera que plus éprouvante pour revenir vers mon point de départ. Il est déjà presque quatre heures, et je dois rapidement faire un choix. Je peste encore une fois contre le temps qui coule, et finis par rebrousser chemin.
Bonne pioche tout de même. En retournant vers l’Est et le sommet du Feldberg, je profite du ciel ténébreux et tourmenté pour réaliser quelques très beaux clichés. Un coup de chance.
Allez zou, me revoici enfin au sommet du Feldberg.
Après cette belle ascension du Feldberg, il est grand de redescendre les pentes douces du sommet. Et pour cela, il n’y a pas 36 moyens : il faut emprunter le chemin en sens inverse.
Pour ce chemin du retour, je profite d’un magnifique ciel tourmenté qui donne un tout autre éclat à mes photos. Avec le plein format de mon Nikon, j’en suis désormais à préférer les ciels tourmentés plutôt que les beaux ciels bleus.
Mes pas me ramènent naturellement vers les hautes prairies herbeuses mouchetées du jaune des gentianes sauvages.
Puis bientôt, le chemin me ramène au bord des grands champs de jacinthes mauves et violettes.
Cette fois-ci, je chausse mon 35 mm et tente quelques belles perspectives en faisant la mise au point sur les champs de fleurs.
Ce chemin, tantôt bordé de gentianes, de jacinthes ou de prairies herbeuses est de toute beauté. Bref, je ne m’en lasse pas…
Retour sur le haut plateau. Un ciel ténébreux et tourmenté recouvre l’horizon. Idéal pour de belles photos de paysage.
Au bout de l’horizon se dresse la tour du Feldberg. Toujours pas le temps de monter là-haut, mais je profite à plein du spectacle. Avec toutes ces jolies fleurs sauvages au premier plan. C’est dingue, on se croirait sur une autre planète !
Devant moi, un couple d’amoureux remonte le chemin avec leurs bâtons de randonnée. J’adore cette photo. Un vrai reflet de mon idée du bonheur.
Enfin, au bout du chemin qui traverse le plateau, avant la descente, on a une vue carrément splendide sur tous les massifs de la Forêt-Noire. Époustouflant.
Sur le chemin du retour. C’est fou qu’avec une luminosité différente, les paysages changent du tout au tout. Sous ce beau ciel ténébreux transpercé par de nombreux rayons de soleil, la Forêt-Noire prend ici toute sa dimension.
Juste avant la descente finale vers le grand parking de la station, me voici à la croisée des chemins. Continuer sur le chemin bitumé ou prendre les sentiers de traverse. Je choisis la deuxième option.
Ici, les paysages sont beaucoup plus sauvages. Je m’enfonce dans des forêts profondes et rencontre bientôt le lit d’une petite rivière… Euhhhh… Quelque chose me dit que je suis en train de faire fausse route et que si je continue comme ça, je vais effectivement redescendre dans la vallée, mais à des kilomètres de mon point de départ… Ok, je descends encore cinq minutes pour profiter des paysages sauvages puis je remonte rejoindre le chemin bitumé. Mauvaise pioche.
Après un bon petit quart d’heure de remontée éprouvante, me revoici sur la bonne voie. Enfin, j’espère ! La vision des champs de jacinthes balayées par les rayons de soleil de cette fin d’après-midi est rassurante.
Un peu plus loin, ce sont les troupeaux de vaches que j’avais croisés sur le plateau qui sont descendus profiter de l’herbe grasse de la vallée.
Et dire que les Français pensent que l’Allemagne n’est qu’un pays industriel. Les paysages naturels sont de toute beauté au contraire.
Enfin, me revoici au point de départ. Je profite une dernière fois du paysage, des sapins qui hérissent les collines, le ciel ténébreux et le soleil qui darde ses rayons sur ce paysage sublime. C’est la fin de mon voyage qui m’aura vu visiter une partie de l’Allemagne, de l’Autriche et de la République tchèque. Certes, ce n’était pas les volcans du Kamchatka, en Russie, mais j’espère bien m’y rendre enfin si mes intestins me le permettent. En route vers de nouvelles aventures !