Pourquoi visiter la voie royale à Cracovie ?
Sur les traces des rois, un voyage au cœur de l’histoire polonaise
La voie royale est bien plus qu’une simple rue, c’est le chemin cérémoniel emprunté pendant des siècles par les monarques polonais, les dignitaires étrangers et les invités de marque pour leurs processions de couronnement, leurs funérailles ou leurs entrées triomphales dans la capitale. En arpentant ce tracé historique, vous marchez littéralement sur les pas des souverains qui ont façonné la Pologne, vous plongeant dans l’atmosphère solennelle et prestigieuse d’une époque où Cracovie était le cœur battant du royaume. Cette immersion dans l’histoire vivante est une expérience unique qui relie le visiteur à un passé glorieux et lui permet de comprendre l’importance de chaque monument comme une page de l’histoire nationale.
Une cathédrale à ciel ouvert jalonnée de chefs-d’œuvre architecturaux
Parcourir la voie royale, c’est déambuler dans un musée à ciel ouvert où chaque étape révèle un joyau architectural. Le parcours débute par l’impressionnant Barbakan, l’une des forteresses médiévales les mieux préservées d’Europe, avant de passer la majestueuse porte Saint-Florian, seule porte médiévale encore debout. Il mène ensuite vers la place du marché, la plus grande place médiévale d’Europe, dominée par la basilique Sainte-Marie avec son célèbre autel gothique et la Halle aux Draps. En continuant par les rues Grodzka et Kanonicza, bordées de palais Renaissance et d’églises baroques, le chemin s’achève en apothéose sur la colline du Wawel, avec son château et sa cathédrale, nécropole des rois et des héros nationaux.
Une immersion dans l’âme culturelle de Cracovie
Au-delà des monuments, la voie royale offre une immersion dans l’âme même de la ville. Flâner dans la rue Floriańska, c’est ressentir l’énergie d’une artère commerçante historique. La rue Kanonicza, qui serpente au pied du Wawel, est la rue la mieux préservée de Cracovie, avec ses demeures de chanoines datant du XIVe siècle. C’est ici que séjourna Karol Wojtyła, le futur pape Jean-Paul II. Chaque église, chaque palais raconte une histoire, des marchands médiévaux aux artistes de la Renaissance, en passant par les figures de la résistance nationale, faisant de cette promenade une leçon d’histoire vivante.
Une expérience accessible
Que vous soyez un passionné d’histoire, un amateur d’art ou un simple flâneur, la voie royale s’adapte à tous les rythmes et à toutes les envies. Elle est l’introduction parfaite à Cracovie, une manière idéale pour les visiteurs novices de capturer l’essence de la ville en un seul parcours. La marche ne prend qu’environ quinze minutes, mais pour en profiter pleinement et visiter les nombreux musées et églises, il faut prévoir entre trois et cinq heures. Accessible à tous, ce chemin est une expérience sensorielle complète, un voyage dans le temps qui laisse un souvenir impérissable, celui d’avoir, le temps d’une promenade, foulé le sol des rois.
Comment visiter la voie royale à Cracovie ?
Un parcours royal à travers l’histoire
La Voie Royale est une immersion grandeur nature dans l’histoire de Pologne, un parcours qui relie les principaux trésors de la ville en vous faisant littéralement marcher sur les pas des anciens rois. L’itinéraire commence au nord par le Barbakan, une imposante forteresse défensive, puis emprunte la rue Floriańska bordée de demeures patriciennes pour arriver sur la place du Marché (Rynek Główny). Vous la traversez pour poursuivre par les rues Grodzka et Kanonicza, deux des artères les plus anciennes et les plus belles de la ville, jusqu’à la colline du Wawel. L’intégralité de ce parcours extérieur est gratuite et accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La meilleure façon de la découvrir est de flâner et de lever les yeux, en prévoyant environ quinze minutes de marche directe mais plutôt trois à cinq heures pour une promenade contemplative.
Les horaires et tarifs des monuments
Pour visiter l’intérieur des bâtiments, plusieurs informations pratiques sont à connaître. Le Barbakan et les remparts sont payants avec un tarif adulte à vingt zlotys, réduit à quinze zlotys et un billet famille à quarante zlotys, ouverts du mardi au dimanche de dix à dix-huit heures. La basilique Sainte-Marie propose une entrée gratuite pour assister aux offices, mais l’accès pour les visiteurs en dehors des offices coûte environ dix zlotys, avec des horaires du lundi au samedi de onze heures trente à dix-huit heures et le dimanche de quatorze à dix-huit heures. Le musée de la Galerie d’Art Polonais du XIXe siècle au premier étage de la Halle aux Draps affiche un tarif adulte de trente-cinq zlotys, réduit vingt-cinq zlotys, famille soixante-dix zlotys, un euro symbolique pour les jeunes de sept à vingt-six ans, et gratuit pour les moins de sept ans ainsi que pour tous le mardi, avec une ouverture du mardi au dimanche de dix à dix-huit heures.
Les trésors du château et de la cathédrale du Wawel
Le château royal du Wawel offre un accès extérieur gratuit aux cours intérieures et aux jardins. Les expositions intérieures comme les Salles d’Apparat, le Trésor de la Couronne ou les Appartements Privés nécessitent un billet adulte de trente-cinq à quarante-cinq zlotys selon le circuit choisi. La cathédrale du Wawel permet quant à elle un accès gratuit à la nef principale, mais la visite complète incluant la cloche Sigismond, les cryptes royales et le musée est payante. Pour l’usine d’Oskar Schindler, le billet adulte coûte entre vingt-six et quarante zlotys, et la réservation à l’avance est vivement recommandée pour éviter les longues files d’attente, surtout en haute saison.
Comment se rendre et s’organiser sur place
Le centre historique étant parfaitement piéton, vous n’aurez pas besoin de transports pour parcourir la Voie Royale elle-même. Pour rejoindre le départ depuis la gare centrale, de nombreux tramways et bus vous déposent aux abords. L’application Jakdojade, disponible en français, est un outil précieux pour calculer vos trajets et acheter des billets de transport sur votre téléphone. Pensez à vérifier les horaires mis à jour sur les sites officiels avant votre visite, et pour les sites très fréquentés comme l’usine Schindler ou les intérieurs du Wawel, la réservation en ligne à l’avance est vivement conseillée, particulièrement au printemps et en été.
Cracovie, promenade ensoleillée dans les rues de la vieille ville
Samedi 11 mars. Voici venu mon dernier jour passé à Cracovie. Il fait un temps splendide aujourd’hui. Pas un nuage à l’horizon ! J’ai toute une matinée pour retourner dans la vieille ville et profiter du beau temps pour faire quelques clichés ensoleillés de la belle ville de Cracovie. Pour ce parcours, j’emprunterai la Voie Royale : de la Place Matejki jusqu’au château de Wawel.
Mais tout d’abord, la belle place Matejki en hommage au grand peintre polonais du XIXe siècle. Au centre trône l’imposant monument commémoratif de la bataille de Grunwald… Qui fut détruit par les Nazis en 1939, puis remplacé en 1976 par une copie. Le monument est associé à la tombe du Soldat inconnu et demeure le symbole d’un État polonais souverain. C’est ici qu’eurent lieu les grandes manifestations de Solidarnosc.
Je traverse ensuite l’avenue. Le beau temps règne en maître. Chouette alors ! Me voici devant les remparts et les jardins du Planty.
Derrière moi se dresse Barbacane, l’ancien bastion du Moyen Âge, dernier grand vestige encore debout des remparts mis à terre par l’occupant autrichien au XIXe siècle.
Rentrons dans la vieille ville et levons la tête. Voici la porte Saint-Florian qui constituait autrefois l’entrée principale de la Voie Royale.
Faisons quelques pas sur la voie royale. Ici s’étend la belle et majestueuse rue Florianska qui mène jusqu’au Rynek, la place principale de la Vieille ville. De part et d’autre de la rue se dressent quelques-unes des plus belles maisons de la ville.
Allez zou, je suis un petit moment ce papy pour réaliser quelques jolis clichés de la rue. À cette heure matinale, il n’y a pas encore foule. Les touristes sont encore au lit ou sous la douche. Me voici enfin au bout de la rue. La tour de la basilique pointe son nez.
Je continue ma belle balade sous cet éclatant soleil matinal. J’adore ces belles journées ensoleillées d’hiver quand le ciel bleu inonde de lumière les bâtiments d’une jolie ville. C’est le cas ce matin à Cracovie.
À cette heure matinale, la foule n’est pas encore présente et j’ai la place du Rynek pour quasiment moi tout seul. Même les premiers carrosses pour touristes ne sont pas encore arrivés. Quelques cyclistes traversent la place avec, en toile de fond, le reflet de la halle aux draps sur le pavé encore luisant de la rosée du matin. Sublime.
Sur la place, les fleuristes sont déjà à pied d’œuvre. Ce samedi matin, c’est le grand marché aux fleurs de Cracovie. Un vrai régal pour les yeux en ce printemps qui approche.
En ce début de matinée, la halle aux draps resplendit sous le soleil rasant. Du haut de son piédestal, la statue d’Adam Mickiewicz profite elle aussi du soleil.
De l’autre côté de la place, l’un des deux lions qui gardent l’entrée de la tour de l’hôtel de ville profite aussi des premiers rayons de soleil. Magnifique.
Tiens, je n’avais pas fait attention, hier. Au pied de la tour, il y a aussi une réplique exacte, toutes proportions gardées, de ce qu’était l’hôtel de ville au Moyen Âge. Construit au XIVe siècle, il fut démoli en 1820. Des regrets peut-être ?
Quant à la tête sculptée qui gît au pied de l’ancien beffroi de l’hôtel de ville, elle est encore plongée dans l’ombre, incapable de donner encore tout son éclat de beauté.
Sous ce beau soleil matinal, la tour de l’ancien beffroi de l’hôtel de ville se gorge d’une belle lumière blonde. Je n’ose imaginer la beauté de l’ensemble de l’édifice lorsqu’il s’élevait encore ici.
La halle aux draps prend elle aussi le soleil. Rien de mieux que les premiers rayons du soleil pour immortaliser les paysages ou les grands bâtiments de ce monde.
Entre deux arcades de la halle aux draps, panorama parfait sur la place dominée par les deux tours de la basilique. Magique.
En sortant de la place, impossible de ne pas se retourner une dernière fois sur la halle aux draps ensoleillée, pleine de la belle lumière dorée du matin.
À mon retour sur la place, après mon petit tour sur la colline de Wawel, je ne peux m’empêcher de repasser une dernière fois admirer la belle place du Rynek. Et je ne suis pas le seul. Deux amoureux enlacés ne se lassent pas de ce moment. Je suis chanceux ce matin.
Dernière vision des tours de la basilique depuis la statue d’Adam Mickiewicz.
Un dernier petit tour de calèche ? Hélas, je n’ai pas le temps. Mais si la vie me donne la chance de retourner ici en bonne compagnie, je n’hésiterai pas un instant.
Passé le Rynek, je reprends la rue Grodzka pour reprendre la Voie royale. Sous le soleil matinal, l’église Saint-Gilles prend une tout autre dimension.
Plus loin, la rue Dominikarski coupe la rue Grodzka pour laisser passer les rames du tramway.
Au bout de la rue Dominikarski se dressent la façade de la basilique de la Sainte-Trinité et le couvent des Dominicains.
Ici, chaque ligne de tramway possède son propre code couleur. Du coup, impossible de se tromper de ligne. Au fond, toujours la façade de la basilique de la Sainte-Trinité et le couvent des Dominicains.
J’oblique à droite, je reprends la rue Grodzka pour suivre la voie royale et je passe devant les grilles de l’église Saint-Pierre Saint-Paul. J’y reviendrai au retour.
De l’autre côté de la rue se dresse la statue de la Liberté en plein cœur de la place Sainte-Marie-Madeleine.