Villa de Leyva, autour de la Plaza Mayor
Mardi 10 juillet. Ce mardi matin n’est pas un jour comme les autres. Pour deux raisons, d’abord parce que nous quittons Bogotá pour monter plus au nord, dans la région de Bocaya et la ciudad de Villa de Leyva, puis parce qu’aujourd’hui, la France joue une demi-finale de Coupe du Monde contre la Belgique.
Du coup, je suis on ne peut plus nerveux. Coup de chance ce matin, non seulement le bus est à l’heure depuis la grande gare centrale de Bogota, mais les 2 h 30 de route annoncés sont respectés ! Inouï. Tout simplement. C’est la première fois depuis le début de notre voyage qu’un bus respecte ses horaires ! Ce sera d’ailleurs la seule fois.
Un bon signe pour la suite ? Pas vraiment. Car une fois arrivés à Villa de Leyva (la France achève de jouer la première mi-temps sur le poste de télé dressé en plein milieu de la gare routière !), c’est la douche froide. On a beau tourner et tourner dans le cœur de la ciudad (17.000 habitants à peine), impossible de trouver la maison d’hôte que j’avais réservée la veille au soir… Grrrrrrrr… On perd un temps précieux, et je suis vraiment à bout.
Ok, on change notre fusil d’épaule et je demande au chauffeur de taxi de nous trouver une petite auberge pour la nuit près du centre-ville. Bingo ! Après deux essais infructueux, il nous trouve un vrai petit paradis au même prix que notre chambre d’hôte à moins de 60 mètres de la Plaza Mayor. Chambre vraiment magnifique, mais j’y reviendrai…
Pour l’instant, on file au seul café de la place qui diffuse le match de foot et qui sert encore à manger. On a une faim de loup. La deuxième mi-temps commence. Je vais mettre le feu jusqu’au but libérateur de Samuel Umtiti. La France est en finale ! Cela vaut bien un bon coup d’eau de vie pour fêter ça ! Agua Caliete ! C’est ma tournée, Léa ! Merde alors ! Dimanche, on revient juste à temps en France pour assister à la finale de la Coupe du Monde, ça va être de la folie…
Après ce pur moment de bonheur, on file du côté de la Plaza Mayor enserrée dans une gangue de nuages bas et gris. Pas de chance. Mais bon, ce n’est pas ça qui nous arrêter. N’est-ce-pas, Léa !
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