Pourquoi visiter le monument de la Renaissance à Dakar ?
Un géant de bronze symbole de la renaissance africaine
Perché à 100 mètres au-dessus du niveau de la mer sur l’une des célèbres collines volcaniques des Mamelles, le Monument de la Renaissance africaine domine fièrement la capitale sénégalaise de toute sa stature de 52 mètres. Cette statue colossale en bronze et cuivre, la plus haute d’Afrique, représente un homme musclé au torse nu portant un enfant sur son épaule et guidant une femme élancée de l’autre main, l’ensemble de la famille tourné vers l’océan Atlantique. Inauguré le 3 avril 2010, veille du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal, le monument incarne le triomphe de la libération du continent, émergeant des cendres de la colonisation et de l’esclavage pour entrer dans une nouvelle ère de prospérité et d’unité.
Un panorama époustouflant sur Dakar et l’Atlantique
Au-delà de sa portée symbolique, le monument offre l’un des plus beaux points de vue de la région. Après avoir gravi les 198 marches qui mènent à l’esplanade, un ascenseur vous emmène jusqu’au 15e étage, situé dans la tête de la figure masculine. De ce belvédère à plus de 100 mètres d’altitude, le regard embrasse l’immensité de Dakar, la presqu’île du Cap‑Vert et l’océan Atlantique qui s’étend à perte de vue. La vue est particulièrement saisissante au coucher du soleil, lorsque la lumière dorée embrase la statue de bronze et que l’horizon se teinte de nuances chaudes, offrant un spectacle inoubliable aux photographes et aux amoureux de paysages grandioses.
Un musée et des espaces dédiés à la mémoire africaine
À l’intérieur du socle, plusieurs niveaux abritent un musée riche d’expositions permanentes sur l’histoire du continent, la construction du monument et les grandes figures de la diaspora. Vous pourrez y découvrir des artefacts, des sculptures et des panneaux illustrant les étapes de la renaissance africaine, ainsi qu’une salle de projection retraçant les 34 mois de travaux. Le monument dispose également de vastes espaces d’exposition dédiés à l’art contemporain africain, d’un salon authentique et même d’un salon royal orné d’un trône majestueux, témoignant de l’ambition démesurée de ce projet hors norme.
Un lieu de fierté et de débat
Visiter le Monument de la Renaissance africaine, c’est aussi se confronter à une œuvre controversée qui suscite des réactions passionnées. Son coût de construction, estimé entre 15 et 27 millions d’euros, a été vivement critiqué dans un pays où une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Son style figuratif, jugé trop proche du réalisme socialiste en raison de l’implication d’une entreprise nord‑coréenne, et la nudité des personnages ont également heurté une partie de la communauté musulmane. Pourtant, aujourd’hui largement adopté par les Sénégalais et les touristes, ce « colosse aux pieds d’argile » attire entre 300 000 et 500 000 visiteurs par an et s’est imposé comme l’un des symboles majeurs du Sénégal contemporain. Que l’on adhère ou non à son message, il incarne avec une puissance rare l’aspiration de toute une génération à la reconnaissance et au progrès.
Comment visiter le monument de la Renaissance à Dakar ?
Horaires et accès
Le monument est ouvert tous les jours de 9h00 à 19h00, avec une dernière montée au belvédère à 18h30. Il est situé sur la colline des Mamelles, à environ 15 minutes du centre-ville. Pour vous y rendre, le taxi ou une application de VTC (Yango, Heetch) est le moyen le plus simple et vous dépose directement sur le parking du site. Si vous venez en voiture, des parkings sont disponibles au pied de la colline. Pour les plus sportifs, un grand escalier de 198 marches mène à l’entrée, mais il est également possible d’emprunter un ascenseur.
Tarifs et types de visite
Les tarifs diffèrent entre résidents et non-résidents. Pour les visiteurs internationaux, le tarif de la visite complète est de 10 € (6 500 F CFA) pour les adultes et de 5 € (3 250 F CFA) pour les enfants. Cette formule inclut l’accès au musée, aux espaces d’exposition, à l’ascenseur et au belvédère situé au 15e étage, dans la tête de la statue. Si vous préférez une visite guidée, des guides francophones, anglophones ou en wolof sont disponibles sur réservation. Il est également possible d’acheter son billet directement sur place.
Ce qu’il faut voir et ne pas manquer
La visite complète vous emmène jusqu’au 15e étage, offrant une vue imprenable à 360 degrés sur Dakar, l’océan Atlantique et la presqu’île du Cap-Vert. Au rez-de-chaussée, un diaporama et une fresque retracent l’histoire de la construction du monument et les grandes figures de l’Afrique. Au 3e étage, une exposition temporaire est proposée, tandis que le 4e étage abrite un salon d’honneur décoré par l’artiste Aïssa Dione. Comptez environ 45 minutes pour le musée et 20 minutes pour le belvédère.
Conseils pratiques
Prévoyez de bonnes chaussures, de l’eau et une protection solaire, car le site est exposé. Les photos sont autorisées pour un usage personnel, mais les trépieds et les drones sont interdits sans autorisation. Les bagages volumineux ne sont pas recommandés, mais des consignes peuvent être disponibles. Enfin, respectez les consignes de sécurité et le calme dans les espaces d’exposition.
Dakar, halte mémorielle au monument de la Renaissance
Dimanche 23 septembre. De retour à Dakar. Bon, franchement, il n’y a pas grand-chose à voir dans cette ville sans âme. Du coup, nous la traversons sans regret. À la sortie de la ville, avant de prendre la route pour le lac Rose, on s’arrête au monument de la Renaissance.
Un monument qui a toute son importance pour le peuple sénégalais puisqu’il est censé redonner la fierté à tout un peuple qui fut pendant longtemps asservi par la France. Le Monument de la Renaissance africaine est un groupe monumental de 52 mètres en bronze et cuivre à Ouakam, sur l’une des deux collines volcaniques coniques qui surplombent la capitale sénégalaise, les Mamelles, la plus haute portant déjà le phare des Mamelles.
L’ouvrage, dont les travaux ont débuté en 2002, a coûté entre 15 à 23 millions d’euros. Il fait partie des grands projets du président Abdoulaye Wade qui veut la « dignité du continent ». Il s’agit de montrer au travers d’une famille dressée vers le ciel, l’homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille, « une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière ». Le monument figure en effet une famille africaine résolument tournée vers le Nord-Ouest.
Pour ce qui est de la visite, elle est interminable, et qui plus est inintéressante au possible. De quoi avoir des regrets de n’être pas allé plutôt voir le musée Théodore-Monod, le seul véritable point d’intérêt de la capitale… Mais Yérim n’était visiblement pas chaud à l’idée de retourner dans le centre de Dakar.
Ok, je m’embourbe donc la visite de ce fameux monument de la Renaissance. Pour la petite histoire (africaine ?), l’œuvre a été « dessinée » par le président Wade qui en détient 35 % des droits d’auteur, mais avait été initiée par le célèbre artiste sénégalais Ousmane Sow qui s’est depuis retiré du projet suite à une mésentente avec Abdoulaye Wade.
Sa maîtrise d’œuvre fut assurée par l’atelier Mansudae de Corée du Nord. Le paiement s’est effectué en nature, avec 30 à 40 hectares de terrain qui seront mis en valeur par un homme d’affaires sénégalais… Encore une belle histoire africaine !
La polémique concerne notamment son coût jugé pharaonique dans un contexte de crise économique du pays, un financement jugé par l’opposition peu transparent et l’annonce publique que le chef de l’État se réserverait, au titre de la propriété intellectuelle, 35 % des recettes engendrées par la visite du monument et la fréquentation des infrastructures attenantes et que son fils Karim Wade présiderait le conseil d’administration de la fondation chargée de la gestion. Il est également critiqué que sa construction ait été menée par la dictature nord-coréenne… L’Afrique… Toujours l’Afrique.
Depuis le sommet du monument (attente interminable avant de pouvoir y accéder !), on a une vue panoramique sur le béton des tours de Dakar.
Le monument représente un couple et son enfant, dressés vers le ciel. Il est officiellement inauguré le 3 avril 2010 lors des cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal.