Meersburg, de l'Altes Schloss aux rives du lac de Constance
Samedi 1er juillet. Après Fribourg-en-Brisgau, je quitte les rives du Rhin pour mettre le cap au sud-est, direction les rives du lac de Constance.
Une petite heure plus tard, je peux déjà contempler les eaux bleues du plus grand lac d’Allemagne fréquentée par une nuée de touristes dès les premiers beaux jours. Il est vrai que le climat est ici idéal. Creusé lors de la dernière glaciation, le lac se divise entre un lac supérieur entre Bregenz en Autriche et Constance en Allemagne.
Sur ses rives, les paysages sont enchanteurs bordées par des cohortes de ceps de vignes qui donnent l’un des meilleurs vins d’Allemagne.
S’il existe une myriade de petites bourgades perchées sur les hauteurs et sur les rives du lac de Constance, il en est une toutefois qui surpasse toutes les autres par sa beauté et son charme : Meersburg.
Meersburg possède une ville basse, nichée sur les rives du lac, et une ville haute calfeutrée bien au chaud au milieu de son vignoble. C’est d’abord celle-ci que je visite en premier. Le temps de se garer dans un petit parking extérieur à la cité historique (coup de chance !) et je pénètre dans la ville haute.
La commune obtint le statut de ville libre en 1299, mais continua d’appartenir à l’évêché de Constance, dont elle constitua la ville de résidence après la Réforme, lorsque la ville de Constance se convertit au protestantisme.
Se promener dans la ville haute est un vrai régal pour les yeux avec cette multitude de maisons à colombage qui ne sont pas s’en rappeler la ville de Colmar. Et puis il y a toutes ces maisons baroques, ces façades colorées et cette multitude de fleurs qui sont entretenues aux portes des entrées.
Mais pour véritablement explorer la ville et se nourrir de son charme, il faut savoir se perdre dans son dédale de rues moyenâgeuses. Puis en grimpant encore, on débouche sur une petite placette qui offre une vue magnifique sur la ville et son château ancien.
Depuis ce panorama, on a une vue d’ensemble sur la ville, comme une tranche d’époque et de style qui se superpose et s’entremêle. Sans aucun doute, une des plus belles villes d’Allemagne que j’ai pu visiter.
Et l’été venu, un véritable festival de couleurs avec les jolies grappes d’hortensias cultivées aux quatre coins de la ville.
Impossible de passer à côté de la véritable attraction de Meersburg : son château fort domine le village et les rives du lac de Constance. C’est dans cet Altes Schloss que résida la célèbre poétesse allemande Annette Droste-Hulshoff.
Le Burg, le château fort, fut construit au-dessus de la partie basse de la ville. D’après une ancienne légende et une tradition de 1548, il aurait été construit au VIIe siècle par le roi mérovingien Dagobert Ier.
Un double escalier conduisant au château baroque est bordé par de très jolies statues… Du coup, j’en profite pour faire quelques perspectives.
Depuis le sommet de l’escalier, la vue sur l’Alter Schloss est de toute beauté.
La citadelle offre des vues imprenables sur le lac, et, en période de bonne visibilité, sur les imposantes chaînes montagneuses des Alpes.
Le double escalier mène directement à la grande terrasse du Nouveau château qui offre une vue imprenable sur le lac.
C’est aux princes-évèques de Constance que la ville doit sa silhouette baroque. En effet, ils bâtirent des châteaux somptueux avec la participation de l’architecte baroque Balthasar Neumann, qui était déjà très connu à l’époque. Le Nouveau château en est le plus bel exemple.
Pour accéder à la ville basse, il faut emprunter un petit sentier qui contourne le château baroque et serpente au milieu des vignes. Très pittoresque. Le lien étroit de la ville avec la nature, le lac et son environnement naturel fait tout le charme de Meersburg.
Au bas du petit sentier, ma voilà arrivé directement au port de Meersburg. L’occasion de prendre quelques jolis clichés du lac, du ciel tourmenté qui le domine et des embarcations.
En ce début d’après-midi, la faim se rappelle à mon bon souvenir. Coup de chance, aujourd’hui, c’est la fête au village ! Les concerts se succèdent et je déjeune au son des flonflons.
Le temps de commander un hot-dog sauce moutarde (une tradition dans le sud de l’Allemagne), de remplir mon gobelet de bière (consigné !) et je pose mes fesses au milieu de la foule attablée en plein milieu de la place principale de la ville basse. Génial ! Je suis trop content d’être ici.