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Sine Saloum, en descendant le cours du delta

Pourquoi visiter la réserve ornithologique du Sine Saloum ?

Un sanctuaire ornithologique de classe mondiale

La réserve ornithologique du Sine Saloum, cœur du Parc National du Delta du Saloum, est l’un des sites d’observation des oiseaux les plus importants d’Afrique de l’Ouest. Ce vaste labyrinthe de mangroves, de bolongs (chenaux salés) et d’îles constitue un refuge exceptionnel pour plus de 350 espèces d’oiseaux recensées, ce qui en fait le troisième site ornithologique le plus important d’Afrique de l’Ouest. Ce territoire de 76 000 hectares bénéficie de multiples reconnaissances internationales : classé réserve de biosphère par l’UNESCO, site Ramsar pour ses zones humides et patrimoine mondial de l’humanité.

Une biodiversité aviaire exceptionnelle à observer

Les observateurs peuvent admirer une impressionnante variété d’espèces tout au long de l’année. Les pélicans gris, présents par milliers, côtoient les flamants nains, les majestueux hérons goliath, les sternes royales et caspiennes, ainsi que de nombreux rapaces comme les aigles pêcheurs. Pendant la saison des pluies, des centaines de limicoles paléarctiques, représentant environ 70 000 individus selon les experts, viennent se reproduire dans ce sanctuaire. Les vasières isolées et les bancs de sable accessibles uniquement par l’eau forment des sites de nidification où des milliers d’oiseaux se rassemblent à la tombée du jour, offrant un spectacle naturel d’une beauté saisissante.

Des conditions idéales pour l’observation

Le Sine Saloum est l’endroit rêvé pour les ornithologues amateurs comme pour les passionnés aguerris. La meilleure période d’observation s’étend de novembre à avril, lorsque les oiseaux migrateurs paléarctiques rejoignent le delta pour échapper à l’hiver européen. L’observation peut se faire directement depuis une pirogue lors des traversées entre les îles, ou lors de balades à pied dans la brousse. L’excursion en pirogue, au départ tôt le matin (avant 9h), est particulièrement recommandée car la faune est alors la plus active. Un guide local aguerri vous aidera à repérer les espèces, à décrypter l’écosystème complexe de la mangrove et à pousser l’embarcation jusqu’aux sites les plus isolés.

Un cadre préservé pour une expérience authentique

Contrairement à la Petite Côte très touristique, le Sine Saloum séduit par son ambiance paisible et sa nature sauvage, offrant une expérience d’écotourisme authentique. La déconnexion y est totale : la plupart des villages sont accessibles uniquement par pirogue, et l’on peut passer des nuits en bivouac sur des îles inhabitées au rythme lent des marées. Prévoyez des jumelles (même si vous n’êtes pas un expert, beaucoup de voyageurs les oublient et le regrettent), ainsi qu’une protection solaire et un chapeau, car l’ensoleillement est intense. Les circuits sont modulables, de la simple boucle de deux heures à l’immersion de plusieurs jours en campement ou bivouac sur une île.

Comment visiter la réserve ornithologique du Sine Saloum ?

Parc national du Delta du Saloum

Situé dans l’ouest du Sénégal, le Parc national du Delta du Saloum est un véritable labyrinthe aquatique de mangroves, de bolongs et d’îles, qui constitue l’un des plus importants sites ornithologiques d’Afrique de l’Ouest. Il s’y trouve plus de 350 espèces d’oiseaux, dont des pélicans gris, des flamants roses, des hérons goliath et des sternes royales. La visite de ce sanctuaire de biodiversité est une expérience unique, mais elle nécessite une bonne préparation en raison du caractère particulier de la région.

Localisation et accès : comment se rendre dans le delta ?

Le parc s’étend sur 760 km² de la Petite Côte à la frontière gambienne. Les principaux points d’entrée se situent à Ndangane, Toubacouta, Djiffer ou Palmarin. Depuis Dakar, il faut compter entre 2 h 30 et 3 h 30 de route, selon le point de départ choisi. On y accède en voiture privée, en taxi ou dans le cadre d’un circuit organisé. Une fois sur place, l’exploration se fait presque exclusivement en pirogue, seul moyen de s’enfoncer dans le dédale des bolongs et d’approcher les oiseaux.

Tarifs et modalités pratiques

Les excursions en pirogue qui sillonnent les bolongs et les îles sont payantes et durent généralement une demi-journée ou une journée complète. Le coût varie selon le nombre de participants : par exemple, une journée complète avec repas coûte 25 000 FCFA (environ 38 €) pour un groupe de 8 à 10 personnes. Tous les prix incluent l’essence, le repas et les boissons, mais pas toujours le guide supplémentaire. Il faut aussi prévoir un budget pour les pourboires. À noter que l’entrée sur le territoire du parc lui-même est payante, son accès est généralement inclus dans les forfaits des excursions en pirogue. Il n’y a pas d’« horaires d’ouverture » fixes en raison de l’absence de structure d’accueil centralisée, mais les départs se font de préférence tôt le matin : la faune est plus active avant 9 h, et la navigation est plus agréable.

Conseils pratiques

La saison sèche, de novembre à avril, est la meilleure période pour observer les oiseaux migrateurs et bénéficier d’un ciel dégagé. Il est impératif de prévoir crème solaire, chapeau et vêtements légers, mais aussi de bonnes jumelles, que beaucoup de visiteurs oublient et regrettent ensuite de ne pas avoir emportées. Les repas sont souvent inclus dans les excursions, mais il est recommandé d’emporter de l’eau en quantité suffisante. Pour une immersion totale, il est possible de dormir sur place, dans des campements ou lodges situés sur les îles. De nombreuses agences, comme Salam Saloum, proposent des forfaits tout compris avec guide francophone, en fonction de la taille du groupe. Un dernier conseil : même si l’on n’est pas un ornithologue confirmé, le spectacle des milliers d’oiseaux à la tombée de la nuit reste inoubliable.

Sine Saloum, en descendant le cours du delta

Vendredi 28 septembre. Nous laissons derrière nous l’île aux oiseaux qui sert de reposoirs, la nuit venue, aux nombreux échassiers de la région, puis nous suivons le chemin qui sillonne le delta. Sur la rive, des enfants s’amusent avec des seaux.

En s’approchant de plus près, on devine que certains, tout en chahutant, nettoient leurs chaussures en plastique dans le fleuve.

Plus loin, d’autres s’essayent à la pêche, tandis que d’autres encore s’en vont en quête de coquillages et d’huîtres.

Une dernière fois, nous croisons la route d’une famille de pélicans isolée sur un des nombreux bancs de sable du delta.

Désormais, nous nous enfonçons plus profondément dans le delta. Nous navigons le long de la mangrove. Notre piroguier me montre les huîtres que les jeunes du delta tentent de décrocher des racines de palétuviers.

Quant à Yérim, il prépare le thé à la menthe. Un peu moins sucré que dans le Maghreb, il est tout aussi délicieux. Bref, c’est la bonne ambiance sur le bateau.

La pirogue poursuit son chemin et file le long de la mangrove en prenant soin d’éviter les racines des palétuviers qui pourraient nous faire chavirer.

Le moment de grâce se poursuit. Quel bonheur de remonter le fleuve si paisiblement. Je me tourne vers Yérim pour le remercier de ce merveilleux moment.

Tout ça vaut une petite photo-souvenir avec Yérim et notre piroguier.

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