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Vallée de Katmandou, le sanctuaire bouddhiste de Bodhnath

Pourquoi visiter le sanctuaire bouddhiste de Bodhnath ?

Le plus grand stupa du Népal, un monument d’exception

Dès les premiers pas dans le sanctuaire, on est immédiatement saisi par la puissance spirituelle qui se dégage du lieu. Avec une circonférence de cent mètres et une hauteur de trente-six mètres, le stupa de Bodhnath est le plus grand du Népal et force le respect. Sous les yeux de Bouddha, dessinés sur chaque face du monument et qui semblent vous observer où que vous soyez, on se sent tout petit. Les drapeaux de prières, virevoltant dans le vent, sont autant d’éclats de couleur qui contrastent avec la blancheur immaculée du dôme.

Une architecture porteuse de symboles millénaires

Le stupa n’est pas qu’un simple monument, c’est une représentation tridimensionnelle des éléments primordiaux et du chemin vers l’éveil. De la base qui symbolise la terre, le regard est irrésistiblement attiré vers la flèche dont les treize niveaux représentent les étapes à franchir pour atteindre le nirvana. Le dôme en forme de meringue représente l’eau, la flèche dorée symbolise le feu, l’ombrelle qui la coiffe représente l’air, et le pinacle couronne l’ensemble en symbolisant la sphère céleste. Autour de la base, cent huit niches renferment des moulins à prières que les pèlerins font tourner en libérant les mantras sacrés.

Un lieu de pèlerinage vivant et envoûtant

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, Bodhnath est bien plus qu’un site touristique, c’est le cœur battant de la communauté bouddhiste tibétaine de Katmandou. Le spectacle le plus fascinant s’observe en fin d’après-midi quand tous les pèlerins entrent dans une danse frénétique autour du stupa, dans le sens des aiguilles d’une montre, tournant les moulins à prières et psalmodiant le mantra sacré Om Mani Padmé Hum. C’est un tourbillon de couleurs et d’odeurs où se mêlent le bordeaux des robes des moines, le noir des manteaux des pèlerins, les vapeurs d’encens et les flammes vacillantes des bougies au beurre de yak.

Un village monastique aux trésors cachés

Plus de cinquante monastères tibétains entourent le stupa, formant un véritable village monastique où il fait bon se perdre. Autour de la place circulaire, une multitude d’échoppes religieuses et de salons de thé s’alignent, offrant aux visiteurs la possibilité de s’installer en terrasse pour observer pendant des heures la ferveur religieuse qui règne en contrebas. Au sommet de plusieurs bâtiments, des petits restaurants offrent une vue splendide sur le stupa, particulièrement magique au coucher du soleil quand la lumière dorée embrase la flèche et que les habitants allument les lampes à beurre.

Comment visiter le sanctuaire bouddhiste de Bodhnath ?

Localisation et accès au sanctuaire

Le stupa de Bodhnath est situé dans le quartier de Boudha, à environ six à huit kilomètres au nord-est du centre de Katmandou et à seulement quinze à trente minutes de route de l’aéroport international Tribhuvan. Depuis le quartier touristique de Thamel, le taxi constitue l’option la plus pratique avec un trajet d’une vingtaine à une trentaine de minutes pour un coût d’environ six à huit cents roupies népalaises. Les voyageurs économes peuvent emprunter les microbus et bus réguliers au départ de Kantipath ou du Jamal Bus Stand, qui partent fréquemment en direction de Boudha pour une trentaine de roupies seulement, les conducteurs criant régulièrement “Chabahil, Boudha” pour signaler leur destination.

Horaires d’ouverture et meilleurs moments de visite

Le site présente deux réalités distinctes concernant ses heures d’accessibilité. La place et l’espace autour du stupa sont souvent accessibles très tôt le matin et tard le soir, mais les points d’entrée contrôlés avec billetterie fonctionnent généralement selon un horaire plus limité, couramment rapporté de cinq heures du matin à vingt et une heures. L’aube et le coucher du soleil sont les moments les plus propices pour une visite paisible, quand l’affluence touristique diminue et que l’atmosphère spirituelle s’intensifie avec l’arrivée des fidèles et l’allumage des lampes à beurre.

Tarifs d’entrée pour les visiteurs étrangers

Le droit d’entrée pour les visiteurs étrangers est fixé à quatre cents roupies népalaises par personne, ce qui équivaut approximativement à trois dollars américains. Les ressortissants des pays de l’Association sud-asiatique pour la coopération régionale bénéficient d’un tarif réduit à cent roupies, tandis que l’entrée est gratuite pour les citoyens népalais et les enfants de moins de dix ans. Le billet peut être acheté aux guichets situés près des entrées du complexe, et il est conseillé de le conserver précieusement si vous prévoyez de sortir pour une pause dans un café avant de revenir.

Recommandations pratiques

Pour s’imprégner pleinement de l’atmosphère unique du lieu, commencez par effectuer une kora, la circumambulation rituelle autour du stupa en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre, tout en faisant tourner les moulins à prières. Montez ensuite sur les toits des cafés et restaurants qui entourent la place pour admirer la vue imprenable sur le stupa et observer l’agitation des pèlerins en contrebas. Adoptez une tenue vestimentaire modeste couvrant les épaules et les genoux, et veillez à ne pas bloquer le chemin des dévots pendant leurs prières.

Vallée de Katmandou, le sanctuaire bouddhiste de Bodhnath

Mardi 21 novembre. Après l’effervescence hindouiste de Pashupati, c’est la zénitude du sanctuaire sacré bouddhiste de Bodhnath que je découvre. Pas facile d’accéder à ce stupa géant qui domine tout le quartier… Du coup, mon chauffeur me laisse à un kilomètre de là, et à moi l’aventure ! Ok, je remonte les ruelles et retrouve rapidement mon chemin pour découvrir enfin cet incroyable temple autour duquel tournent inlassablement des centaines de fidèles.

Il est vrai que Bodhnath demeure le principal sanctuaire bouddhiste de toute la vallée de Katmandou. Les pèlerins tibétains font le tour du stupa dans le sens des aiguilles d’une montre en faisant tourner les tambours à prières portant le mantra Om mani padme hum.

Devant le stupa, impossible de passer à côté de la chambre des reliques constamment surveillée par les yeux de Bouddha.

Devant l’entrée nord où pénètrent tous les pèlerins, on trouve deux éléphants et un petit sanctuaire de la déesse tutélaire Ma Ajima.

Avec ses 36 mètres de haut, le stûpa de Bodhnath est un des plus imposants du monde. Un premier stûpa fut élevé ici vers l’an 600, sur la vieille route des marchands et de pèlerinage entre le Tibet et l’Inde.

La structure du stûpa se caractérise par un socle presque carré à trois gradins coiffé d’un dôme blanc, d’une flèche pyramidale à treize gradins et du parasol autour duquel sont tirés les fils qui portent les drapeaux de prières.

La définition de ce bouddha pourrait être le « bouddha assis méritant ». Comme tous les pèlerins, je fais donc le tour du stûpa en empruntant les larges marches du socle pour atteindre la base ronde bordée de niches contenant soixante bouddhas.

Une fois arrivé sur la base, impossible de décoller son regard du sommet de la pyramide et des yeux du bouddha qui semble surveiller le monde.

Après m’être attardé un moment près de l’entrée et du sanctuaire de la déesse, je lance mon regard vers le socle où des femmes se prosternent en invoquant le bouddha.

Autour du sanctuaire de la déesse, des moulins à prières sont pris d’assaut par les pèlerins. Je crois que je n’arriverais jamais à comprendre une telle ferveur, moi qui me suis tant éloigné de la religion.

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