Pourquoi visiter Dakar ?
Un sanctuaire de mémoire et de résilience
Visiter Dakar, c’est d’abord se confronter à l’histoire douloureuse mais essentielle de l’île de Gorée, située à quelques kilomètres au large de la capitale. Ce lieu classé au patrimoine mondial de l’UNESCO fut l’un des principaux comptoirs de la traite négrière, et la célèbre Maison des Esclaves, avec sa Porte du Non-Retour, est un mémorial poignant qui accueille chaque année des visiteurs du monde entier. Les murs de pierre de cette ancienne “esclaverie” racontent le calvaire de millions d’Africains arrachés à leur terre natale. En déambulant dans les ruelles paisibles de l’île, on est frappé par la sérénité des lieux, qui contraste avec la violence de l’histoire. C’est un pèlerinage laïc vers la mémoire collective, un passage obligé pour quiconque souhaite comprendre les fondements de la diaspora africaine et rendre hommage à la résilience humaine.
Un berceau d’art et d’histoire au cœur du Plateau
Le quartier du Plateau, véritable “Downtown” dakarois, a récemment été piétonnisé, offrant une promenade agréable au cœur de l’héritage colonial et de la modernité africaine. Au sein de ce quartier emblématique se dresse le Musée des Civilisations Noires, une institution qui est bien plus qu’un simple musée : c’est un manifeste politique et artistique célébrant la contribution des civilisations noires à l’humanité. Les œuvres monumentales d’art contemporain africain qu’il abrite sont d’une puissance rare. Non loin de là, le marché Kermel, avec son architecture circulaire et ses étals colorés, offre une immersion sensorielle plus douce et respirable que le célèbre Sandaga, où l’on peut négocier des tissus wax et des paniers tressés dans une ambiance typiquement dakaroise.
Un paradis pour les papilles et les vagues
Dakar est également une destination de choix pour les amateurs de gastronomie et de sports nautiques. La ville regorge de restaurants où l’on peut savourer la richesse de la cuisine sénégalaise, du célèbre thieboudienne (riz au poisson) au yassa (poulet ou poisson mariné au citron et aux oignons), en passant par le mafé (ragoût à la sauce d’arachide). Les Almadies, quartier branché de la capitale, concentrent de nombreux établissements avec vue sur l’océan, comme le restaurant Le N’Gor. Après le repas, il est temps de se rafraîchir sur les plages de l’île de Ngor, un petit paradis de tranquillité où les vagues sont parfaites pour le surf et la baignade, offrant un contraste saisissant avec l’agitation de la ville.
Une effervescence culturelle sans pareille
En 2026, l’énergie créative de Dakar atteint son paroxysme. L’année a été marquée par l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse, qui ont laissé des infrastructures de classe mondiale, mais le temps fort pour les amateurs d’art est sans conteste la 16ᵉ Biennale de l’Art africain contemporain. Prévue du 19 novembre au 19 décembre 2026, cet événement prestigieux est l’un des plus importants rendez-vous de la création artistique sur le continent. Il met en lumière la diversité et la vitalité des artistes africains et de leurs diasporas, confirmant la place de Dakar comme capitale culturelle incontournable. Dans cette ville où l’histoire rencontre l’avant-garde, où les légendes du passé côtoient les tendances du futur, on ne visite pas : on vit une expérience.
Comment visiter Dakar ?
Les transports pour se déplacer dans la capitale
Dakar dispose désormais de plusieurs options modernes pour se déplacer, avec le Bus Rapid Transit (BRT) électrique lancé en mai 2024 et le Train Express Régional (TER) qui relie le centre-ville à Diamniadio, tous deux accessibles avec des tarifs subventionnés compris entre 150 et 250 FCFA pour un trajet urbain standard. Le TER fonctionne tous les jours de 5h35 à 22h05, avec une fréquence aux heures de pointe pouvant descendre à dix minutes. Les taxis jaunes et les cars rapides, ces minibus colorés typiques, couvrent toute la ville avec un tarif moyen de 0,50 à 1 euro par trajet et un pass journalier à 3 euros. Pour plus de confort, les applications de VTC comme Yango et Heetch sont très présentes et restent une option fiable, avec des tarifs très accessibles par rapport aux standards européens.
Les sites incontournables : musées, île de Gorée et marchés
Le Musée des Civilisations Noires, situé près du port, est ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 19h00 (fermé le lundi). Le tarif d’entrée pour la visite libre est de 3000 FCFA, avec un tarif réduit à 500 FCFA pour les étudiants et scolaires. Pour l’île de Gorée, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la traversée en chaloupe depuis le port de Dakar coûte environ 9 euros (environ 5900 FCFA) l’aller-retour et dure une trentaine de minutes. Les horaires des départs sont très réguliers, avec des rotations toutes les trente minutes environ, la dernière chaloupe quittant l’île à 23h00 le vendredi et à 20h30 le reste de la semaine. Sur l’île, la Maison des Esclaves est ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 18h, avec un droit d’entrée d’environ 2000 FCFA. Dans le quartier du Plateau, le marché Kermel, installé dans une belle halle circulaire du XIXe siècle, est ouvert du lundi au samedi de 8h à 15h et son accès est libre.
Les plages et l’île de Ngor pour la détente
À quelques encablures de la ville, l’île de Ngor offre une échappée paisible avec ses plages de sable fin et ses eaux cristallines. L’accès se fait par pirogue depuis la plage de Ngor, la traversée dure entre trois et dix minutes et coûte entre 500 et 1000 FCFA par personne (environ 0,75 à 1,50 euro), les pirogues fonctionnant généralement à partir de 8h. L’île est réputée pour ses spots de surf et son ambiance bohème, avec des restaurants proposant des fruits de mer frais. Pour ceux qui préfèrent rester sur le continent, la plage de Ngor elle-même est un lieu animé très prisé des locaux pour la baignade et le surf. Attention, certaines plages privées comme celle du resort Terrou-Bi sont payantes, avec des tarifs pouvant atteindre 35 000 FCFA la journée adulte.
Sur la route, de Warang à Dakar, bienvenue au Sénégal
Dimanche 23 septembre. Exceptionnellement, j’ai pu me dégager une semaine de vacances au mois de septembre. Du coup, j’en ai profité pour prendre un ticket pour l’Afrique où je suis trop peu allé jusqu’ici. Et cette fois-ci, mon tour du monde m’emmène jusqu’au Sénégal où j’ai loué les services d’un guide local pour la semaine entière. 900 euros tout compris la semaine pour me faire visiter les plus jolis spots du Sénégal.
Yérim sera donc mon guide pour toute la semaine. Vivement recommandé par les voyageurs du Guide du Routard, je n’ai pas hésité une seconde. Paiement en espèce à l’arrivée à Dakar et me voici, samedi, vers minuit, dans sa voiture, direction la Petite Côte, et le petit village de Warang, à deux pas de Mbour, au sud de Dakar.
Conduite de nuit. Yérim est très prudent. Les dos d’âne ne sont pas visibles la nuit… Et ils sont très nombreux sur la route ! Le trajet nous laisse tout le temps de faire connaissance tous les deux. Je n’ose pas l’avouer à Yérim, mais je suis trop heureux d’être de nouveau en Afrique. D’autant plus heureux, que le Sénégal sera mon premier pays d’Afrique noire.
Arrivé à Warang vers 2 heures du matin. Levé à 7 h 30. La nuit a été courte. Mais c’est le seul moyen d’atteindre le port de Dakar pour embarquer sur le ferry de 11 heures qui doit nous emmener jusqu’à l’île de Gorée, notre première grande étape du voyage.
Du coup, je n’ai pas trop le temps de profiter du paysage, de la plage de Warang et des vagues de l’Atlantique. Tout juste le temps de prendre quelques photos de l’océan, d’avaler un café et une biscotte de confiture, et nous prenons la route de Dakar.
À très bientôt Warang. Nous reviendrons dans cet hôtel, le Warang, dans cinq petits jours. Ce n’est donc qu’un au revoir.
Direction Dakar. Pour aller plus vite, nous empruntons la nouvelle autoroute fraîchement construite par les Chinois, à moindre coût que les entreprises de BTP françaises. Du coup, nous arrivons largement à l’heure à l’embarcadère de l’île de Gorée. Nous prenons même le temps d’un rapide tour de ville de Dakar où il n’y a pas grand chose à faire ou à voir, comme souvent dans les grandes capitales africaines qui ont cédé trop facilement à la modernité.
On passe donc devant le joli bâtiment de la Chambre de commerce mêlant étrangement art déco et néoclassicisme, puis nous faisons un stop devant la cathédrale de Dakar.
Pour rappel, plus de 80 % de la population est musulmane au Sénégal. La cohabitation entre chrétiens et musulmans se déroule sans aucun problème.
Dans la foulée, nous passons également au large d’une des plus grandes mosquées de Dakar. Le temps d’un stop encore.
Impossible de pénétrer à l’intérieur si on n’est pas musulman. Du coup, je remonte à bord de notre voiture et nous filons directement vers l’embarcadère. Gorée, nous voilà !