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Désert de Tatacoa, sous un grand ciel étoilé

Pourquoi visiter le désert de Tatacoa ?

Un territoire lunaire aux couleurs contrastées

Malgré son nom, le désert de Tatacoa n’est pas une mer de sable, mais une ancienne forêt tropicale sèche sculptée par des millions d’années d’érosion. Son paysage lunaire se divise en deux zones aux teintes radicalement opposées. La zone rouge d’El Cuzco déploie des canyons ocre et des formations rocheuses rougeoyantes qui rappellent les décors martiens, tandis que la zone grise de Los Hoyos offre un panorama minéral aux nuances cendrées, presque lunaires. Ce contraste saisissant, particulièrement spectaculaire au lever et au coucher du soleil, en fait un lieu unique en Colombie, parfait pour les amateurs de photographie et d’aventure.

Un sanctuaire pour l’observation des étoiles

Avec ses ciels parmi les plus purs du continent, le désert de Tatacoa est l’un des meilleurs spots d’Amérique du Sud pour l’astronomie. L’absence quasi totale de pollution lumineuse, couplée à une situation géographique privilégiée près de l’équateur, permet d’observer la Voie lactée à l’œil nu dans des conditions exceptionnelles. Plusieurs observatoires, comme l’Observatoire Astronomique de la Tatacoa, proposent des séances nocturnes avec des télescopes professionnels, où guides et astronomes amateurs vous font découvrir planètes, constellations et étoiles filantes. C’est une expérience inoubliable pour les passionnés d’espace comme pour les simples curieux.

Un voyage dans le temps géologique et paléontologique

Le désert de Tatacoa est aussi un formidable livre d’histoire naturelle à ciel ouvert. Il y a des millions d’années, cette région était une forêt tropicale humide ; son assèchement a laissé affleurer des couches sédimentaires exceptionnellement riches en fossiles. On y a découvert plus de six cents spécimens de mammifères et de reptiles préhistoriques, témoins d’une faune aujourd’hui disparue. Le Musée Paléontologique de Villavieja, tout proche, présente ces trouvailles de manière pédagogique et permet de comprendre l’évolution géologique de cette zone aride, transformant la visite en véritable leçon d’histoire de la Terre.

Une immersion complète dans la nature sèche

Explorer Tatacoa, c’est aussi s’adonner à de nombreuses activités de plein air. Des sentiers de randonnée sillonnent les deux zones, permettant de déambuler entre cactus géants (certains atteignent plusieurs mètres de haut), de crapahuter dans des labyrinthes de roches érodées et d’observer une faune surprenante : tortues, lézards, serpents à sonnette et aigles. Après l’effort, une baignade dans les piscines naturelles d’eau minérale, comme celle de Los Hoyos, offre une pause rafraîchissante très appréciable. Le calme, l’immensité du ciel et la beauté brute des formations rocheuses font de ce désert une parenthèse hors du temps, idéale pour les voyageurs en quête de dépaysement total.

Comment observer les étoiles ?

Un sanctuaire astronomique

Le désert de Tatacoa est l’un des meilleurs endroits au monde pour l’observation astronomique, reconnu par la certification internationale “Destination Touristique Starlight” de la Fondation Starlight, qui garantit la qualité exceptionnelle de ses cieux nocturnes. Cette région bénéficie d’une combinaison unique de facteurs favorables : une très faible pollution lumineuse dans un rayon de quarante kilomètres, un climat sec presque permanent, des horizons dégagés et des nuits intensément obscures pendant presque toute l’année. De plus, sa position proche de l’équateur permet d’observer à la fois les hémisphères célestes nord et sud avec une visibilité dépassant cent vingt degrés de la voûte étoilée, offrant des panoramas uniques sur la Voie lactée, les planètes et des constellations visibles à l’œil nu avec une clarté remarquable.

Un choix entre deux observatoires

Deux observatoires principaux se partagent le ciel de Tatacoa. L’Observatoire Astronomique de la Tatacoa (OATA), situé à Villavieja, propose des conférences en anglais et en espagnol du lundi au dimanche, de 18 heures à 22 heures. L’entrée coûte environ 10 000 à 12 000 pesos colombiens par personne, le tarif pouvant varier selon les sources. L’observatoire privé Astrosur, dirigé par l’astronome Guillermo, est également très réputé pour ses explications passionnées. Une expérience plus haut de gamme, incluant le transport en tuk‑tuk et une session d’1h30 à 2 heures avec télescopes puissants, est proposée autour de 173 dollars par personne. Les séances commencent généralement vers 19 heures.

Des panoramas célestes

Selon la période, vous pourrez assister à des pluies de météores comme les Perséides en août ou les Géminides en décembre, ainsi qu’à des alignements planétaires rares. Les guides vous apprendront à vous repérer dans le ciel, vous montreront Jupiter avec ses rayures colorées ou Saturne avec ses anneaux à travers leurs télescopes. La nuit, vous pouvez également explorer les deux zones du désert : la zone rouge d’El Cuzco offre des paysages dramatiques et un silence absolu, tandis que la zone grise de Los Hoyos présente un terrain lunaire idéal pour une observation méditative.

Conseils pratiques

Pour profiter pleinement de cette expérience, choisissez de préférence la saison sèche (décembre à mars) qui offre un ciel plus clair et un climat plus stable. Préparez-vous à des températures diurnes dépassant 40 degrés Celsius, mais prévoyez des vêtements chauds pour la nuit, car les températures peuvent descendre autour de 18 degrés. Éteignez votre téléphone pour laisser vos yeux s’adapter à l’obscurité et n’oubliez pas votre appareil photo pour capturer la magie du ciel étoilé, en privilégiant les nuits sans lune pour une visibilité optimale. Il est également recommandé de réserver à l’avance, surtout en haute saison.

Désert de Tatacoa, sous un grand ciel étoilé

Samedi 7 juillet. Nuit magique sous le ciel du Tatacoa. Ce soir, observation des étoiles. Le Tatacoa est un lieu unique pour ça. Et pour cause, proche de la ligne de l’Équateur, on peut profiter de conditions atmosphériques idéales pour observer les étoiles.

Avant de nous rendre à l’observatoire astronomique planté à côté de la Villa de Marquez, on part faire quelques photos à la tombée de la nuit pour profiter de l’heure bleue. Mais passé le coucher de soleil, il faut surtout attendre la nuit noire pour réaliser quelques clichés intéressants.

J’insiste encore un peu pour profiter des quelques paquets de nuages qui viennent moucheter le ciel.

Après quoi, nous partons à l’observatoire astronomique Astrosur tenu par le fantasque et passionné Javier Fernando Rua Estrepo. Une légende locale. L’homme a passé presque 17 ans à l’observatoire public du Tatacoa avant d’ouvrir à son tour son propre site un peu plus loin dans le désert. Ça tombe bien, celui-ci se trouve à moins de 100 mètres de la Villa de Marquez.

Plus d’une heure durant, Javier va nous parler des étoiles, ou plutôt de “ses” étoiles tant il est passionné, de la nomenclature du ciel, des constellations, de la cosmologie, de la vie et de la mort des astres tout en nous désignant les étoiles les plus célèbres du ciel. Étourdissant.

Durant ses explications (tout en espagnol), je profite de mon appareil posé à terre pour réaliser quelques clichés. Dommage que je n’ai pas pensé à monter « en iso », mais bon, après traitement, mes photos prises au 14 mm valent ce qu’elles valent. La prochaine fois, j’essaierai de laisser mon 35 mm qui ouvre à 1.4 pour tester le ciel.

Après cette leçon d’astronomie, hélas perturbée par les « bavards », je retourne auprès de mes cactus, le lieu que j’avais repéré la veille pour poser mon trépied et réaliser quelques pauses longues. Hélas, sans monter en « iso ». Tant pis.

Je vais réaliser ainsi toute une série de clichés avec au premier plan les cactus repérés la veille au soir. Léa m’accompagne. C’est pour moi l’occasion de lui enseigner quelques bases de la photographie… Sauf les « iso » hélas. Quel imbécile !

De retour à la Villa de Marquez, je m’éloigne un petit peu du groupe pour réaliser d’autres clichés à l’intérieur de l’enceinte du campement.

Enfin, comment ne pas évoquer cette nuit magique passée en compagnie de nos amis colombiens, du petit groupe de jeunes danseurs un peu éméchés tout d’abord, puis nos amis venus d’Armenia de Quindio, en pays cafétéria. C’est avec eux que nous allons passer la soirée à jouer aux dés, à rire et à discuter. Sans oublier Léonardo, un jeune étudiant de Bogota qui parle très bien français et souhaite s’installer au Canada. Et puis Diana et sa fille Brenda. Adorable et avec un cœur gros comme ça.

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