Bogotá, au museo des arts modernes
Vendredi 13 juillet. Il nous reste un morceau d’après-midi à tuer avant de partir prendre l’avion pour nous en retourner en France, via une longue escale à Montréal, au Canada. Léa souhaite se rendre dans le quartier de la Macareña (oui, le même que la célèbre chanson !) où se trouve le museo de arte moderno de Bogotá.
Installé dans un bâtiment dessiné par l’architecte colombien Roglio Salmona, le MamBo st consacré à l’art moderne à travers les œuvres d’artistes colombiens et étrangers.
Il abrita au total un peu plus de 2.000 œuvres (notamment des Colombiens Botero, Negret, Grau et Obregon).
Souvent originale, teintée de symbolisme social et politique, la collection est hétéroclite. Et parfois inégale à mon goût. Je présente ici les œuvres qui m’ont le plus touché.
Parmi elles, ces collections de photos et de portraits alignés sur le mur, caricatures et coupures de presse, qui ne sont pas sans rappeler les visages des disparus des juntes militaires sud-américaines, et dans mon imaginaire, les visages des victimes de la Shoah alignés dans les couloirs des bâtiments d’Auschwitz…
Sans le dire, je crois que Léa ressent les mêmes choses que moi au fond de son cœur. Je ne sais pas. Qui peut savoir ? Elle, seulement elle, sans doute.