Pourquoi visiter le musée des arts modernes ?
Entre audace architecturale et ouverture sur la ville
Le MAMBO occupe l’ancien Marché aux Écheveaux (Mercado de las Tejidas), un bâtiment industriel du milieu du XXe siècle. Son architecture fonctionnelle, avec ses grandes ouvertures et ses espaces modulables, a été réaménagée par l’architecte Rogelio Salmona pour accueillir des collections exigeantes. La muséographie contemporaine joue avec la lumière naturelle et les volumes, créant un parcours fluide et contemplatif. Le musée possède également une librairie spécialisée, un café et une terrasse surplombant le quartier de La Candelaria, offrant l’une des plus belles vues sur les toits coloniaux de Bogotá.
Une collection qui raconte l’évolution de l’art colombien
Fondée en 1955, la collection permanente retrace l’histoire de l’art moderne en Colombie, des années 1930 à nos jours. Elle rassemble des œuvres majeures d’artistes colombiens de renom, tels qu’Alejandro Obregón, Fernando Botero (avant son style « boteriano »), Enrique Grau, Edgar Negret, Eduardo Ramírez Villamizar, Beatriz González ou encore Doris Salcedo. Les œuvres couvrent tous les médiums : peinture, sculpture, dessin, photographie, installation et vidéo. Le musée met en lumière les mouvements qui ont marqué le pays, comme le « Groupe des barranquilleros » (avec Gabriel García Márquez comme figure littéraire) ou le mouvement « Nadaïste », qui a introduit la performance dans les années 1960. Une section est consacrée aux grands maîtres internationaux : on y trouve des œuvres de Picasso, Miró, Calder, Rauschenberg ou encore David Hockney.
Un laboratoire des tendances contemporaines
Le MAMBO n’est pas un musée figé. Il consacre une large place aux expositions temporaires, qui présentent des artistes émergents colombiens ou internationaux, souvent peu connus du grand public. Ces expositions permettent de découvrir la jeune scène artistique de Bogotá et d’autres capitales latino-américaines, comme Lima, Mexico ou São Paulo. Le musée organise également des performances, des projections de films expérimentaux et des cycles de conférences. Il abrite un laboratoire de restauration d’œuvres sur papier et un centre de documentation spécialisé.
Une programmation active
Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 10h00 à 18h00 (jusqu’à 20h00 le jeudi). Les tarifs sont très accessibles : 4 000 pesos pour les adultes (environ 1 dollar), 2 000 pesos pour les étudiants et les seniors. L’entrée est gratuite le samedi après-midi (de 14h00 à 18h00) – mais l’affluence est alors très forte. Le premier dimanche de chaque mois, l’entrée est également gratuite. Des visites guidées (en espagnol et parfois en anglais) sont proposées à 15h00 et 16h00. Le musée se trouve sur la carrera 24 (autrefois la calle 24), facilement accessible en taxi ou en bus depuis le centre-ville. Certaines salles sont équipées de bornes interactives et d’écrans tactiles pour approfondir les œuvres. Bref, une visite incontournable pour quiconque s’intéresse à la création plastique colombienne et aux échanges artistiques entre l’Amérique latine et le reste du monde.
Comment visiter le musée des arts modernes ?
Accès et localisation
Le Musée d’Art Moderne de Bogotá (MAMBO) est situé au cœur du centre culturel, accessible par la Carrera Sexta depuis le parc du Bicentenaire ou la Calle 24. Pour vous y rendre, le moyen de transport le plus pratique est le système TransMilenio : descendez à la station « Museo Nacional », située sur la Carrera 7 entre les calles 28 et 29, puis marchez quelques minutes en direction du centre. Si vous utilisez les applications de VTC comme Uber ou DiDi, le trajet depuis la plupart des quartiers du nord de Bogotá prend environ vingt à trente minutes. Le musée ne dispose pas de parking privé, mais des parkings payants sont disponibles dans les rues avoisinantes.
Horaires d’ouverture
Le MAMBO est ouvert du mardi au samedi de 9h00 à 17h00, avec des créneaux de visite par tranches horaires : 9h00-10h30, 10h30-12h00, 12h00-13h30, 13h30-15h00 et 15h00-17h00. Le dimanche, les portes sont ouvertes de 12h00 à 17h00, avec des créneaux à 12h00-13h30, 13h30-15h00 et 15h00-17h00. La vente des billets au musée s’arrête à 16h00, et la dernière entrée est autorisée à 16h00 également. Le musée est fermé le lundi, ainsi que les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre. Il est conseillé d’arriver tôt pour éviter l’affluence, surtout le week-end, et de réserver ses billets en ligne pour gagner du temps.
Tarifs d’entrée
Les tarifs du MAMBO sont différenciés selon la nationalité et le statut du visiteur . Pour les visiteurs étrangers adultes, le billet d’entrée coûte 30 000 pesos colombiens (environ 7 euros) . Le public national paie 21 000 pesos, tandis que les étudiants, les enseignants et les personnes de plus de 60 ans bénéficient d’un tarif réduit à 15 000 pesos. Les enfants de moins de cinq ans, les personnes en situation de handicap et les membres du MAMBO entrent gratuitement . Une offre intéressante est le « 2×1 » du mardi : si vous réservez votre billet en ligne, une seule entrée payante donne accès à deux visiteurs. Certains dimanches, l’entrée est totalement gratuite – il est conseillé de consulter la programmation sur le site officiel pour connaître les dates exactes.
Un édifice emblématique
Le MAMBO occupe un bâtiment emblématique conçu par l’architecte Rogelio Salmona, inauguré en 1979 et achevé en 1985. Cet édifice de quatre étages allie brique exposée, jeux de lumière naturelle et espaces labyrinthiques, créant un parcours de visite unique. La collection permanente compte environ 3 633 œuvres d’artistes colombiens et internationaux, couvrant les mouvements modernes et contemporains.
Bogotá, au museo des arts modernes
Vendredi 13 juillet. Il nous reste un morceau d’après-midi à tuer avant de partir prendre l’avion pour nous en retourner en France, via une longue escale à Montréal, au Canada. Léa souhaite se rendre dans le quartier de la Macareña (oui, le même que la célèbre chanson !) où se trouve le museo de arte moderno de Bogotá.
Installé dans un bâtiment dessiné par l’architecte colombien Roglio Salmona, le MamBo st consacré à l’art moderne à travers les œuvres d’artistes colombiens et étrangers.
Il abrita au total un peu plus de 2.000 œuvres (notamment des Colombiens Botero, Negret, Grau et Obregon).
Souvent originale, teintée de symbolisme social et politique, la collection est hétéroclite. Et parfois inégale à mon goût. Je présente ici les œuvres qui m’ont le plus touché.
Parmi elles, ces collections de photos et de portraits alignés sur le mur, caricatures et coupures de presse, qui ne sont pas sans rappeler les visages des disparus des juntes militaires sud-américaines, et dans mon imaginaire, les visages des victimes de la Shoah alignés dans les couloirs des bâtiments d’Auschwitz…
Sans le dire, je crois que Léa ressent les mêmes choses que moi au fond de son cœur. Je ne sais pas. Qui peut savoir ? Elle, seulement elle, sans doute.